Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)

Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
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dimanche 31 juillet 2022

Jaques Halbronn Réflexions sur le système RET de Jean Pierre Nicola et de l'astrologie conditionnaliste

Jacques Halbronn Réflexions sur le systéme RET de Jean Pïerre Nicola et de l'astrologie conditionaliste Pour compléter notre panorama de l'Ecole française d'astrologie, avant l'émergence au X (né en 1928) dont nous avions fait la connaissance il y a plus d'un demi siècle, lors des réunions du Centre International d'Astrologie (CIA), au Musée Social, rue Las Cases . Paris VIIe, peu après la parution de sa "Condition Solaire". On notera, à l'aune de nos dernières recherches sur l'évolution de la pensée astrologique (cf notre texte en préambule de l'Histoire de l'Astrologie (avec Serge Hutin), Artefact, 1986) une confusion entre le statut de prometteur et celui de significateur comme il ressort de la présentation Wikipedia: "Coupant court aux explications symboliques et mythologiques des signes - contrairement à certains astrologues selon lesquels, à la limite, la mythologie ne serait qu'un aide-mémoire bâti par des astrologues - Jean-Pierre Nicola a cherché un modèle théorico-scientifique de l'astrologie validant le fait qu'il ne s'agirait pas d'un ensemble de projections humaines illusoires sur les planètes. L'astrologie conditionaliste tente ainsi de reconstruire le discours astrologique à partir des données astronomiques (distance des planètes au Soleil pour ce que Jean-Pierre Nicola appelle le R.E.T. en particulier) et neuro-biologiques (théories de Ivan Petrovitch Pavlov notamment sur l'excitation et l'inhibition L'astrologue Yves Lenoble résume ainsi les travaux de Jean-Pierre Nicola sur le R.E.T. : « il a réparti les planètes en fonction de critères purement astronomiques (distance des planètes au Soleil, diamètre apparent et gravité à la surface des planètes). Cette répartition s’effectue selon un système ternaire qui regroupe : – les trois premières planètes dans le groupe “R” (Représentation) qui correspond à la sociabilité ; – les trois planètes intermédiaires dans le groupe “E” (Existence) qui correspond au concret ; – les trois dernières planètes dans le groupe “T” (Transcendance) qui correspond à l’ailleurs. Chacun des trois groupes est l’objet d’une semblable division : la planète la plus volumineuse est “r” (représentation) ce qui correspond à la synthèse ; l’intermédiaire est “e” (existence”), ce qui correspond au ressenti ; la plus petite est “t” (transcendance) et correspond à l’analyse, à la complexification » On peut dire que Nicola aura jeté le bébé avec l'eau du bain au moyen d'un syncrétisme entre ces deux notions complémentaires de prometteur et de significateur, qui auront notamment perduré avec la technique dite des "directions" dont le nom même est tout un programme, à savoir qu'il s'agit de "diriger" un prometteur vers un significateur, confondant notamment les luminaires avec les planétes dotées de noms de divinités de la mythologique; Or, malgré l'existence d'un dieu du soleil (Apollon) et d'un dieu de la Lune (Artémis), tant l'astronomie que l'astrologie n'ont pas cru bon de recourir à de telles dénominations, si bien que le nom des luminaires varie d'une langue à l'autre. Lune en français, Moon en anglais etc. Essayons de restituer le mode de raisonnement - son Euréka- qui aura été, peu ou prou, celui de Nicola dans sa volonté de "moderniser" l'Astrologie (cf Pour une astrologie moderne, Ed Seuil, 1977), ce qui l'aura, au final, fourvoyé. Il faut rappeler que Michel Gauquelin, dès 1955, avait prétendu (L'influence des astres) avoir validé, par le calcul des probabilités -les "significations" de plusieurs planétes du Septénaire, à commencer par Mars, Jupiter et Saturne, ce qui ouvrait la voie à la confusion prometteur-significateur. Sur ces entrefaites, Nicola exigera le tout astronomique comme fondement des significations des planétes "mythologiques" mais aussi des transsaturniennes, englobant le Soleil dans son dispositif (groupe R avec Mercure et Vénus), ce qui était déjà assez problématique, même s'il conférait à la Lune un statut à part. Pourtant, une astrologie "populaire" - celle qui déterminait sous quel "signe" on était né - lui donnait le bon exemple d'un Soleil dépendant du signe où il se trouvait à un instant T et dans ce cas, le Soleil n'était pas un significateur mais un prometteur! Mais, apparemment, cette astrologie solaire ne faisait pas référence pour Nicola et c'était au Soleil de s'intégrait au sein des planétes du systéme qui portait son nom. Pour Nicola, comme le rappelle un de ses disciples, Yves Lenoble (né en 1947), il s'agissait de traduire la terminologie mythologique en un code astronomique qui la sous-tendrait, ce qui aurait consisté en une contribution remarquable de la part d'un astrologue au langage astronomique. Le probléme, c'est que l'astronomie avait emprunté à l'astrologie sa terminologie, et comme, bien souvent, dans le cas des emprunts, avait commis un contre-sens. Certes, la Tétrabible de l'astronome Ptolémée (IIe siècle) avait placé au sein d'un même schéma les luminaires au sein d'un Septénaire.(Notons que Lenoble aura participé- il y a une vingtaine d'années - à une édition de la Tétrabible, dirigée par Pascal Charvet) Mais toute la question est bien celle du "bon" mode d'emploi du dit dispositif. Or, selon nous, le dispositif sépare les luminaires des 5 planétes mythologiques mais s'agit-il même de "planétes"? Le réflexe de l'astrologue ordinaire est de connecter d'office mythologie et astronomie, oubliant que jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, nombre de dieux du Panthéon n'avait pas servi à nommer des planétes pour l'excellente raison qu'il y avait plus de dieux que de planétes, jusques alors. Le poéme de Manilius (Ier siècle)nous montre d'ailleurs que l'astrologie pouvait faire appel à d'autres dieux que ceux dont se servirait l'astronomie. Autrement dit, les astronomes avaient utilisé les appellations mythologiques de l'astrologie pour nommer les planétes alors que pour les astrologues d'antan, ces appellations désignaient les 4 secteurs du Zodiaque, découpées par les équinoxes et les solstices. Le cas de Saturne ne sera pas abordé ici (cf nos précédentes études) un dieu qui ne figure pas dans l'Olympe.On aura compris que pour nous, les appellations mythologiques servirent de significateurs, voués à être activées par les luminaires, servant de prometteurs -comme dans le cas sus mentionné du rapport Solel- signes zodiacaux. Pour les astronomes, on était dans le métalangage, c'est à dire que le fait de nommer mythologiquement des planétes n'entrainait pas les mêmes effets que pour les astrologues, tout comme pour les dénominations des transsaturniennes et des astéroides, effectuées par les astronomes et non par les astrologues, il s'agissait d'une simple convention commode. Il ne faut pas se méfier au métalangage est une instrumentalisation, donc un détournement d'une fonction initiale! (cf notre préambule déjà cité sur la Pensée astrologique, Ibidem 1986) Il en est d'ailleurs de même pour les noms des signes du Zodiaque qui ont été empruntés à l'iconographie des mois de l'année de façon très lacunaire et l'on comprend que les astrologues se soient défiés de telles appellations. Or, dans la Tétrabible; le nom des signes est sans importance puisque ce sont les appellations mythologiques qui s'y superposent. Autrement dit, la mythologie n'aura pas servi au départ à baptiser les planétes mais les signes du Zodiaque, et notamment les quadrants saisonniers qui en sont la matrice. . Il faudrait s'interroger sur la technique prévisionnelle préconisée par Nicola puisque la dialectique prometteurs-significateurs est d'abord à usage prévisionnel (cf les "directions") Il semble que la technique des aspects - et cela vaut pour le travail d'André Barbault- se soit carrément substituée au référentiel zodiacal -on notera que Nicola se déleste complétement du dispositif des domiciles (maitrises) planétaires) . Le passage d'une planéte dans un secteur zodiacal (à base 12) ou saisonnier (à base 4) est sans incidence prévisionnelle pour l'astrologie conditionaliste mais ne vaut que pour le thème natal (Nicola a participé à l'experience 'Astroflash" aux côtés de Barbault et de Lenoble) Nicola y précise que "Le zodiaque possède sa propre réalité qui ne doit rien aux Constellations, ni aux saisons". Or, la symbolique des saisons est précisément la clef de toute la sémantique des significateurs en astrologie, tant les notions d'équinoxe et de solstice sont parlantes, sans laquelle le discours astrologique s'en trouve sensiblement appauvri. JHB 31 07 22

vendredi 22 janvier 2021

jacques Halbronn L'astrologie de Barbault face à cellle de Jean Pierre Nicola

Les limites de l’oeuvre astrologique de Jean-Pierre Nicola par Jacques Halbronn Quand on compare l’oeuvre de Nicola (né en 1928) à celle de feu André Barbault, l’on remarque qu’il y a chez Barbault une plus grande créativité; plus d’audace dans son rapport au savoir astrologique. Prenons le cas de l’indice cyclique:Barbault ne tient compte ni du nom des planétes, ni de celui des signes où se forment les configurations. Sait-on dans quel signe se forme la conjonction Saturne-Neptune de 1953 ou de 1989 ou du moins est ce qu’une telle information joue un role quelconque et cela vaut même au regard des Quatre Eléments, à la différence d’un Albumasar au Xe siècle avec ses « grandes conjonctions » Jupiter Saturne dont on parle en ce moment chez les astronomes. En fait, pour comprendre la démarche de Barbault, il faut remonter un texte oublié, paru durant l »Eté 1946 dans les Cahiers Astrologiques (n° 4) de Volguine – et dont nous avons récemment traité(cf notre Enquéte sur la prévision de Barbault, site Nofim, janvier 2021, année de son centenaire ) mais dont Barbault ne parlera guère par la suite, à notre connaissance. « Les cycles planétaires et leurs interférences ». Dans cet article, le jeune Barbault -il va sur ses 25 ans – met en scène 4 planètes, Jupiter et Saturne, d’un côté, Uranus et Neptune de l’autre. Les premières étant mineures et les secondes majeures et en fait le cycle central est ici celui d’Uranus et de Neptune, formant une sorte de binome. Il serait donc erroné de dire que Barbault était centré à l »époque sur le cycle Saturne Neptune, qui n’était qu’une composante de son dispositif, cela ne deviendra déterminant que dans « 1965, la Crise Mondiale » (1964 Albin Michel) avec la mise en avant de l’opposition Saturne -Neptune comme marqueur de l’avenir de l’URSS (cf Le Pronostic Expérimental en Astrologie, Paris, Payot 1973) Mais revenons à Nicola que nous avons rencontré régulièrement, lors des réunions du Centre International d’Astrologie dans les années 1969-1974.Certes, Nicola se sera illustré par un travail de reformulation des diverses notions propres à l’astrologie.: planétes, signes, maisons, aspects. Certes Nicola aura-t il proposé de nouveaux fondements à la doctrine astrologique, se présentant comme un commentateur attentif du corpus astronomico-astrologique. Nicola fera paraitre un an après nos Clefs pour l’Astrologie un manifeste « Pour une astrologie moderne » (Seuil, 1977), le terme « Astrologie moderne » étant repris du titre du bulletin du CIA des années Cinquante. Qu’entendait-il par « moderne »? Il semble qie l’alignement sur les données astronomiques les plus récente ait été le principal gage de cette « modernité ». Dès mars 1978, un disciple de Nicola, Yves Lenoble, publiait un fascicule « maison » d’une trentaine de pages, depuis quelque peu tombé dans l’oubli et que son auteur ne signale nulle part » malgré le nombre fort réduit de ses publications. » L’astronomie, base de l’astrologie ».-(document n°2 de l’ARRC, Charenton) où il dénonce l’anachronisme d’une astrologie qui serait décalée par rapport aux conquétes de l’astronomie contemporaine. Or, si l’on compare les publications des années 1973-1977 de Barbault, Halbronn et Nicola, force est de constater que Nicola est celui qui bouscule le moins l’outil astrologique. Tout se passe comme si – et l’on retrouve ce pli chez un Patrice Guinard, un autre de ses disciples, (cf le Manifeste, paru dans des numéros successifs de la revue L’Astrologue de Barbault) Autrement dit, l’astrologue peut continuer à travailler comme par le passé si ce n’est au prix d’un certain ravalement de façade. Comprenons que l’astrologie ne saurait changer structurellement mais seulement dans son métalangage. D’ailleurs Nicola participera à l »opération Astroflash tout comme, au début des années 80 à la série des Grands Livres du Zodiaue (Tchou Sand) En vérité, les adversaires de l’astrologie ne s’y trompent pas: la réforme est en surface. On veut bien ajouter mais on n’enlève rien! On est dans une position apologétique qui entend donner le change, en collant à l’astronomie. Nicola en 1971 , avait publié Nombres et formes du cosmos..(Editions Traditionnelles) où il démontre la nécessité pour l’astrologie d’intégrer les planètes au delà de Saturne. Quant à l’intitulé ‘Astrologie Conditionnelle » et plus tard « Conditionaliste », il ne fait guère problème et vient renforcer le rôle de l’astrologue qui doit avoir le dernier mot au prisme de son interprétation du thème au vu de tout un ensemble de facteurs extra-astrologiques, position tout à fait pragmatique..On retiendra probablement le travail sur les Ages, où Nicola montre que le caractère des planètes et fonction de leur vitesse de révolution, les plus rapides correspondant aux premières ages de la vie et ainsi de suite. En ce qui concerne les passerelles entre astrologie et philosophie, Nicola propose (La Condition Solaire) de recourir à des concepts; Représentation, Existence, Transcendance (RET), pour qualifier les trois groupes de planètes des plus rapides aux plus lentes. On voit donc que Nicola a pris le parti d’adopter toutes les planètes du système solaire et de les différencier par leur cyclicité et non pas seulement par leur nom mythologique, ce qui aura bien plus pédagogiquement à l’entre soi des enseignants en astrologie. C’est donc un hommage rendu aux astronomes qui en quelque sorte auront apporté à l’astrologie de précieuses données dont l’ignorance ne pouvait forcément qu’hypothéquer le discours astrologique et pourtant les attaques contre l’astrologie n’auront point cessé avec à partir de 1989 un Que Sais je sur l’astrologie confié à ses adversaires-(Zarka) nullement désarmés et point dupes de certaines manoeuvres de type Potemkine. Où est l’erreur? Nicola ne semble pas avoir compris quels dangers représentait pour l’astrologie l’inflation des facteurs planétaires. Il parle d’une « solidarité » du système solaire. On est dans le tout ou rien.Tout est bon dans le cochon! Rien à jeter. Rappelons que Gauquelin n’a jamais rien trouvé pour les astres au delà de Saturne au niveau socio-professsionnel. Fallait-il voir le monde au prisme de l’astronomie ou l’astrologie au prisme du monde?Il semble en comparaison que Barbault ait compris qu’il fallait partir de notre observation du monde et en tirer un enseignement pour l’astrologie, quitte à structurer la dimension astronomique en conséquence, par le biais des cycles, lesquels dépassaient le plan purement astronomique.. Déjà, Albumasar, avant l’An Mille avait isolé le cycle Jupiter Saturne. En effet, le cycle ne respectait plus les données de l’astronomie en introduisant un nouveau degré de cyclicité. C’est ainsi que Barbault avec le cycle de 36 ans constitué par Saturne et Neptune se décalait à la fois de la révolution de Saturne (29 ans) et de celle de Neptune.(165 ans) alors que Nicola restait scotché à la Loi de Bode. On aura compris qu’aussi bien Gauquelin que Barbault s’ancraient dans l’observation de la société, de l’Histoire, c’est à dire du connu pour aller vers l’inconnu(e), à savoir l’interprétation des astres alors que Nicola partait du cosmos dont il proposait une lecture endogéne -RET- pour revenir vers le monde sublunaire comme si le monde d’en bas lui était plus étrange, plus étranger que le monde d’en haut! C’est d’ailleurs un syndrome propre à bien des personnes qui viennent à l’astrologie et qui sont en révolte contre ce qui les entoure immédiatement., utilisant l’astrologie pour nier ou relativiser certaine réalités alors que Barbault était en prise directe avec le monde, notamment dans son analyse des relations entre USA et URSS. Dans un cas, avec Nicola on préfèrera changer le regard sur le monde à l’aune de l’astronomie et dans l’autre, avec Barbault, on préfèrera voir dans l’ordre céleste le reflet de l’ordre ou du désordre terrestre et donc mettre le cosmos en conformité avec nos préoccupations ici bas et non l’inverse. Dans un cas, l’on a affaire à des astrologues qui sont plus proches des sciences dures et quelque peu décalés par rapport aux faits socio-historiques et dans l’autre des astrologues plus en prise avec les sciences humaines et disposés à organiser le ciel en accord avec les données politiques. Nicola avait cru trouver un compromis avec son conditionalisme servant de soupape de sécurité à un modèle astronomique dont il percevait qu’il n’était pas vraiment opérationnel. JHB 22 01 21