Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)

Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
.
Soutenez nous en achetant à notre librairie en ligne sur priceminister/Rakuten VULCAINJH.

06 60 75 52 48 teleprovidence@yahoo.fr



"Désormais, vous pouvez profiter de nos vidéos sur you tube en demandant simplement "teleprovidence"ou"Halbronn". Si certaines vidéos en venaient à manquer sur notre site, elles seront sur You Tube"

vendredi 20 mars 2026

jacques halbronn Sur l’origine de la division en 12 en Astronomie/Astrologie

jacques halbronn Sur l’origine de la division en 12 en Astronomie/Astrologie On peut lire sur le web « Selon l’historien de l’astrologie Jacques Halbronn, le découpage en 12 est indissociable du calendrier et des 12 lunaisons dans l’année — l’ensemble des signes constituant un cycle annuel, et non la structure d’un homme — ce qui ne tient absolument pas compte des constellations. » Or, c’est là une explication que nous récusons désormais. Pour nous, le 12 est d’abord le double de 6. Mais le dispositif de départ a été corrompu, comme nous nous en sommes expliqué récemment, par le passage de 6 à 7 en raison de l’addition de Saturne aux côté du schéma à base 6 à savoir les 2 luminaires et les 4 planétes centrales, Mercure Vénus, Mars et Jupiter. Dans la Tétrabible, il est d’ailleurs exposé qu’il existe pour chaque planéte un registre diurne et un registre nocturne. Tétrabible (trad. Nicolas Bourdin, 1640) 7 — Des planètes diurnes et nocturnes Semblablement aussi, vu qu’il y a deux princi- paux intervalles du temps, le jour et la nuit, le jour s’accorde plus à la nature masculine, parce que pen- dant le jour la chaleur est plus grande et les natures plus vigoureuses et actives. Mais la nuit s’accorde à la nature féminine, à cause de l’humidité et de l’or- dinaire désir de repos. On dit donc que les planètes nocturnes sont la Lune et Vénus ; les diurnes, le Soleil et Jupiter ; et que Mercure participe de l’une et de l’autre condition5, à savoir quand il est oriental il est diurne, et quand il est occidental il est nocturne. Mais on attribue à l’une et à l’autre condition l’une des pla- nètes maléfiques, suivant en cela non la similitude, mais l’opposition de la qualité ; car lorsque des pla- nètes qui sont de bonne condition sont liées à celles qui sont semblables, leur bonté augmente, mais si des planètes dissemblables sont associées à des condi- tions pernicieuses, la force de leur malignité est atté- nuée. C’est pourquoi l’on associe à la chaleur diurne Saturne qui est froid, et Mars qui est sec à l’humidité de la nuit. Ainsi, l’un et l’autre rendus pondérés par une contraire constitution seront conséquemment dans une plus égale température.« La lecture du Livre de la Formation (Sefer Yetsira, quasi contemporain de la Tétrabible), parle de 7 lettres doubles de l’alphabet hébraïque alors que le Resh ne comporte pas une telle dualité phonique à la différence des six autres (bagadkphat), ainsi la lettre Beith se prononce « Veith » quand elle ne comporte pas de dagesh (point central) Exemple Bevakasha (SVP) avec les deux usages de la même lettre. Selon nous,le découpage en 12 secteurs correspond à une astrologie à base 6, donc Saturne étant exclu comme significateur mais central comme curseur. Ce serait donc une erreur que de se référer comme nous le faisions, à la suite de tant d ‘autres, aux 12 lunaisons pour expliquer la division en 12, à moins de supposer qu’il s’agisse là d’une clef mise en place par les concepteurs ET de notre systéme solaire. Cette division en 12 aura conduit (cf nos Clefs pour l’Astrologie. Ed Seghers 1976 à conclure qu’il devait existe 12 astres dans notre systémé solaire, en englobant 3 planétes transsaturniennes et 2 transplutoniennes (cf Lisa Morpurgo, Nouvelle Astrologie, Larousse, 1974, André Barbault, Traité pratique d’astrologie, Ed Seuil, 1961, sous l’influence de Jean Carteret). En fait, notre systéme solaire est saturno-centrique sous l’angle d’une anthropocosmologie et n’a besoin que d’un quatuor de planétes pour opérer, les luminaires constituant un ensemble doté d’un autre statut. Cela correspond notamment aux quatre saisons, aux quatre Eléments etc/ Le rôle de Saturne est d’impulser une cyclicité à base 7, ce qui est évidemment source de confusion. La semaine de 7 jours est selon nous shabbatocentrique (le nom hébraique de Saturne , dans le Sefer Yetsira, étant » Shabtay »), soit six Jours gravitant autour du jour du Shabbat. JHB 20 03 26

jacques halbronn Discours de sa Méthode. La synchronie au service de la diachronie, s'imposant à elle.

jacques halbronn Discours de sa Méthode. La synchronie au service de la diachronie, s'imposant à elle. Le présent texte a pour objet de faire le point sur notre méthodologie telle qu'elle s'est appliquée sur plus d'un demi -siècle dans les domaines les plus divers de la recherche historique, soit en histoire des textes et des langues. Notre présupposé était le suivant: au départ, tout dispositif obéit à une logique, à une symétrie, à un processus créationiste, ce qui pose des problématiques liées à des dialectiques de l'écrit et de l'oral, du masculin et du féminin, de la consonne et de la voyelle, de la prose et des vers, de l'astronomie et de l'astrologie et implique chaque fois la préexistence d'un dessein intelligente versus un évolutionnisme sauvage.. C'est ainsi que nous avons pu montrer dans le cas des éditions centuriques que les quatrains s'inscrivant dans ce cadre dérivaient d'épitres en prose figurant en tête des centuries, ce qui nous a permis de conclure à la présence de l'épitre au pape Pie IV en tâte d'éditions disparues des Centuries, certains quatrains ne pouvant s'expliquer en l'absence d'une telle épitre. Dans le domaine de l'astrologie, nous avons pu démontrer que celle-ci était le résultat d'un reformatage d'une matière première céleste , ce qui avait conduit à l'instauration d'un saturno-centrisme antérieur à la Tétrabible de Ptolémée, ensemble qui correspondait à une remise en question d'un saturno-centrisme lequel, bien entendu, était un reformatage d'un état antérieur du systéme solaire. En voulant intégrer Saturne dans un septénaire, l'on déconstruisait toute la structure première de l'astrologie. l'usage de planétes au delà de Saturne était une tentative pour démolir le saturno-centrisme. Nous accordons de l'importance à la dialectique du pair et de l'impair, notamment en ce qui concerne les aspects: ceux, impairs, de 15° (30°/2) et 45° (90°/2) sont dissonants alors que les aspects "pairs" sont harmoniques. Chaque période de 7 ans en sa seconde partie, est marquée par la tentation d'un abus de liberté, conduisant au Mal pendant un temps de 1260 jours (cf le Livre de Daniel). Le Mal fait partie intégrante du plan divin et n'est aucunement conjoncturel mais structurel. Le 12 n'est jamais que le doublement du 6 avec une face diurne et une nocturne; Dans le domaine théologique, nous avons montré toute l'importance d'un judéocentrisme, en lien avec ce que nous avons appelé une théologie de l'élection, à savoir la fixation d'un centre à partir d'une multitude et dès lors l'on ne pouvait que constater une tentative de nier une telle centralité en se référant à un projet universel de retour à un state indifférencié! Nous avons notamment dénoncé l'idée d'une "chute " du judaisme sur la base de la formule de Jésus "venu pour sauver les brebis perdues de la maison d'Israel" alors que Jésus entendait par là le pardon accordé aux populations schismatique ayant constitué, à la mort de Salomon, un "Royaume d'Israel" à la lisière du monde juif, rappelant que Moïse n'avait pas été appelé pour guider son propre peuple mais un peuple qui lui était étranger -(Exode III) Il faut en finir avec la thèse des juifs ayant refusé la Bonne Nouvelle (Evangile) de Jésus car celui ci ne s'était pas adressé à eux! En ce qui concerne le probléme du Mal, nous rejetons toute idée de péché originel (l'histoire d'Adam n'est qu'une parabole) car selon nous, le Mal constitue un enjeu constant de notre condition humaine et ne dépend pas de quelque incident de parcours! Dans le domaine linguistique, nous avons montré que l'oral reformatait l'écrit et qu'une dialectique consonnes voyelles était à l'oeuvre à l'oral visant à réformater l'écrit, concluant que la phonologie ne relevait pas de l'écrit mais bien d'un processus d'équilibrage laissé au locuteur, le positionnement d'une lettre important plus que la qualité intrinséque de celle-ci. Nous avons montré qu'en tête d'un monéme,devait figurer une dominante "vocalique" et en queue une dominante 'consonantique" . Le français nous est apparu comme ayant optimalement préservé une tradition orale jusqu'à nos jours alors que d'autres langues se sont corrompues et en sont revenues à la seule référence écrite, alphabétique. Le suffixe "ment" du français garantit une vocalisation d'ensemble des finales, en ce qu'il sert à constituer des adverbes se terminant par une diphtongue. Un terme comme "question", emprunté au français, par exemple, se doit d'être nasalisé pour produire un vocalisation, ce qui n'est pas respecté par l'anglais. Dans le domaine anthropologique, nous avons développé la notion de topique sensorielle, instaurant une symétrie entre hommes et femmes, ces dernières étant programmées pour réagir aux nuisances individuelles de proximité alors que les hommes ont à gérer les enjeux propres à la Cité. Il importe de faire la part de la cyclicité (cf supra) et de la sensorialité qui obéissent à une programmation rigoureuse dont toute éthique se doit de tenir compte dans le respect d'une certaine division du travail. En tout état de cause, nous opposons Science et Technique, la Technique étant une transmutation de la nature, d'où l'idée d'une Histoire "surnaturelle" et non pas "naturelle". Il ne s'agit pas de se demander notamment comment la "Science" valide ou invalide, tel ou tel phénoméne mais si celui-ci n'est pas le résultats, l'application d'un stade technologique plus avancé que le notre et donc issu d'un autre "monde" Il est donc illusoire de prétendre changer quoi que ce soit au "plan divin" dès lors que l'on ne dispose pas ou plus de la bio technologie approprié. L'idée que Jésus ait pu générer une "Nouvelle alliance" (un "nouveau testament) nous apparait comme illusoire et distopique cat il ne disposait pas du savoir faire pour y parvenir. JHB 19 03 26

jeudi 19 mars 2026

jacques halbronn Histoire de l'astrologie. Le funeste passage du 4 au 7 LEs jours de la semaine.

jacques halbronn Histoire de l'astrologie. Le funeste passage du 4 au 7 LEs jours de la semaine. Il importe de rechercher les causes d'une dérive.Si Saturne et les luminaires ont été ajouté au quatuor Mercure- Vénus, Mars Jupiter, cela tien à la constitution de la semaine où chaque jour porte le nom d'une planéte, la lune et lundi, mars et mardi etc. La semaine exigeait donc que l'on fasse apparaitre une corrélation céleste pour l'instauration de la semaine. Mais pour ce faire, il fallut déconstruire le dispositif initial comportant un axe Soleil Lune et un vecteur central, Saturne de façon à passer de 4 à 7. On note que le quatuor planétaire se retrouve au centre des jours de la semaine Lune - Mars- Mercure- Jupiter- Vénus- Saturne- Soleil (du lundi au dimanche (Sunday) Par rapport à un axe passant entre Mercure et Jupiter, on trouve le couple Mars-Vénus Certes, le 7 avait-il sa légitimité en ce que l'on passe de 28 ans à 7 ans, au moyen d'un diviseur 4 et de même pour la Lune, avec 28 jours donnant 7 jours mais ce faisant on allait bousculer pour 2000 ans la structure reine de l'Astrologie - jusqu'à nos jours - et la Tétrabible est l'illustration d'une telle dérive. On voit bien à quel point l'astrologie est tributaire d'une révélation textuelle et non de quelque mode d'observation quant aux corrélations du ciel. Elle aura été victime de contre-sens et seul un spécialiste des faux, des contrefaçons, comme c'est notre cas, était en mesure de restaurer son vrai schéma; Tel est bien le rôle du TIKOUN Isaac Louria met l'accent comme nous sur la dialectique Hessed/Din en Astrologie Septénale. wikipedia Le En Sof, selon Louria, comprend deux aspects fondamentaux : celui de la Miséricorde (l’aspect masculin) et celui du Jugement (l’aspect féminin). Toutefois l’aspect de la Miséricorde constitue comme un océan infiniment généreux, alors que l’aspect du Jugement est dissout « comme des grains de poussière infinitésimaux perdus dans un abîme de compassion sans bornes" JHB 19 03 26

mercredi 18 mars 2026

jacques halbronn Pour une nouvelle déontologie pour les astrologues du XXIe siècle

jacques halbronn Pour une nouvelle déontologie pour les astrologues du XXIe siècle Est ce vraiment qu'une telle exigence ci-dessous suffit? "Un astrologue éthique ne doit jamais faire de promesses irréalistes concernant les événements futurs L'astrologue doit informer le client que l'astrologie ne remplace pas les avis médicaux, psychologiques, légaux ou financiers, ou tous autres corps de métiers nécessitant un expert reconnu." Il est grand temps d'insister sur l'importance de la Recherche Astrologique (ce RA et AR qui aura marqué plusieurs associations astrologiques: CURA,ISAR, GERAS(H), CEDRA etc) sur le web " La Recherche Astrologique est bien plus qu'un simple cours d'astrologie ; c'est une véritable mine d'or pour tous les passionnés des astres ! Plongez dans un univers où la découverte et l'exploration des techniques, symboles et philosophies astrologiques sont au cœur de notre démarche" En effet, peut on sérieusement envisager une déontologie de l'astrologie sans la connecter avec l'avancée des recherches dans ce domaine? Cela vaut tant pour les praticiens que pour les enseignants. Peut-on ainsi transmettre une vision dépassée, caduque, erronée de l'Astrologie? Or, force est de constater que c'est bien trop souvent le cas et nous avons dans notre colimateur l'astrologie transsaturnienne avec ses cycles surdimensionnés qui se substitue à la vraie astrologie saturnocentrique à échelle humaine. Faut il encore valider le thème natal avec son fouillis d'astres et d'aspects? Rappelons que le statisticien Gauquelin n'a pas validé le thème natal tel que le pratiquent les astrologues. On ne saurait plus désormais se contenter d'une sorte de code de bonne conduite qui est souvent le symptôme, le cache sexe d'une science incertaine et peu sûre d'elle meme. Le pire, 'c'est que l'on présente une telle infirmité comme la marque d'une sagesse humaniste, au point de demander à renoncer à la prévision! sur le web L'astrologie, nouvelle thérapie?"Et si l'astrologie avait plus à nous apporter que ses prévisions? Découvrir des pans inconnus de notre personnalité grâce au thème astral, emprunter -enfin- le bon chemin, telles sont les promesses de cette discipline qui devient un allié du développement personnel." Pour notre part, nous pensons que l'astrologie doit s'ancrer sur la typologie masculin-féminin au lieu de couper les cheveux en quatre,; La prévision astrologique doit concerner, s'articuler sur les appartenances de genre. Il vaut mieux expliquer ce qui unit les femmes entre elles, les hommes entre eux, plutôt que de brouiller les pistes au nom de Jung qui a bon dos avec son animus et son anima! (cf nos travaux sur les topiques sensorielles). Il nous faut donc déplorer que les différents Colloques organisés à Paris et en province, notamment Source, FDAF, AAA) soiennt marqués par un certain syndrome d'impuissance et notamment ne laissent pas la parole aux chercheurs de pointe, probablement pour ne pas effrayer les "astrophiles", et donc pour ne pas décourager un public payant. Comme dirait Une Telle, il faut bien remplir le frigo et ne pas cracher dans la soupe. Quoi de plus détestable, diront certains, que le spectacle d'astrologues en désacord,, ce qui fait vraiment désordre. Il y a 50 ans, l'astrologie était sur la bonne voie du vrai débat mais l'on a assisté à l'ascension des "profs " d'astro qui apportaient la manne de leurs éléves laquelle permettait de faire venir quelques vedettes, bien rémunérées! Ajoutons que la recrudescence des congrès en présentiel permet de faire rentrer de l'argent . Or, actuellement, la vie astrologique se joue sur Face Book et sa multitude de groupes et la déontologie, c'est de réformer l'Astrologie en la recentrant, en la ressourçant sur des cycles courts de 7 ans et non sur des échéances à 36 ans genre Saturne-Neptune, configuration, chere à André Barbault. Paradoxalement, il importe que l'astrologie perçoive l'astronomie comme une matière première à transmuter et à décanter. Le futur de l'Astrologie dans ce second quart du XXI e siècle est de proposer au grand public des outils fiables et de recruter, d'attirer - sur une base interdisciplinaire - des intelligences aptes à dialoguer entre elles pour faire avancer le shmilblic et non pour radoter et se regarder le nombril. Paradoxalement, l'astrologie de demain devra être bien plus simple à manier et ne pas nécessité de recours à l'informatique, se limitant au "calcul mental" puisque l'astrologue n'aura plus le fardeau de tout le systéme solaire. Et pour ses clients, également, l'astrologie, sous sa mouture septénale, sera devenue bien plus accessible. JHB 18 03 26

lundi 16 mars 2026

jacques halbronn Le véritable défi pour les Juifs du XXIe siècle

jacques halbronn Le véritable défi pour les Juifs du XXIe siècle Notre Humanité est sur la sellette: saura-t-elle ou non déterminer ce qu'elle doit aux dieux (Elohim) qui ont choisi notre systéme solaire et la population terrestre, comme un terrain d'élection. Ces dieux sont quelque part lucifériens en ce qu'ils rivalisent avec un univers infiniment plus ancien, ce qui correspond à l'antagonisme millénaire entre Astrologie (le Nouvel Ordre) et Astronomie (l'Ancien Ordre). Il ne s'agit nullement de se perdre dans la diversité des cieux ni dans celle des hommes mais de prendre conscience d'une centralité, à la fois céleste et humaine, à savoir saturnocentrique, le cycle des phases de Saturne et adamocentrique, la lignée des Fils d'Adam. Quelle relation les Juifs peuvent et doivent entretenir avec les Gentils (Goyim). I Il importe d'ouvrir les synagogues aux non Juifs. Sur le web "La cour des gentils, appelée aussi cour commune par les juifs, était l'espace de l'ancien Temple de Jérusalem réservé aux non-juifs (les gentils) qui souhaitaient s'approcher du lieu le plus sacré du judaïsme, sans pouvoir accéder à l'enceinte intérieure du Temple" Signalons ainsi que le "Ecoute Israel" ne s'adresse pas aux Juifs mais à une population à laquele s'adresse le prophéte Ezékiel, "fils d'Adam" et il serait bon, par conséquent, d'inviter des non Juifs à être présent, dans un espace qui leur seait réservé - comme dans le Temple de Jérusalem, de façon à ce qu'on puisse les interpeller. II Il importe que les Juifs soient à l'écoute de l'attitude des non Juifs à leur égard dans le cadre des lieux de culte chrétiens, musulmans et autres. Il est bon de rappeler les racines juives du christianisme, à commencer par le cas de Jésus car nos adversaires entendent nous diviser, mettant les Juifs d'un côté, les Chrétiens de l'autre. Que dire notamment de l'Eglse de l'Unification (Moon) insistant sur les souffrances que Dieu (le "parent célest" a eu à endurer 6000 ans durant, soit, la durée du calendrier hébraique/5786 (hébreu : ה'תשפ"ו , abbr. : תשפ"ו) est une année hébraïque qui a commencé à la veille au soir du 23 septembre 2025 et se finira le 11 septembre 2026. Cette année compte 354 jours. On avouera qu'il y a plus que d'une coincidence entrre 5786 et 6000 ans: Sur le web — Le jour viendra où Dieu et Jésus se réjouiront ensemble, libres d'exprimer leur cœur plein de rancœurs et de peines éprouvées pendant 6000 ans". —" depuis 6000 ans à cause de la chute. " Le Principe nous enseigne que l'histoire se répète à des niveaux de plus en plus élevés. Parce que Jésus n'a pas pu accomplir sa mission, il y a 2000 ans, les mêmes événements historiques doivent se répéter à notre époque et il nous faut payer l'indemnité pour l'échec des contemporains de Jésus. Nous sommes en mesure d'achever sa mission. Sur le web Le "grand remplacement" sur le web "Dans cette optique, le peuple d'Israël autrefois choisi par Dieu a cessé d'être le peuple élu et il est maudit parce qu'il a rejeté et tué le Sauveur, Jésus-Christ. Les dons et les promesses de Dieu à l'« ancien Israël » sont transférés à l'Église, qui devient le « nouvel Israël », le « nouveau peuple de Dieu »." L'"échec" de Jésus qui n'a pu s'unir à une femme à la différence du Révérend Moon, constituant le vrai couple attendu. "Nous avons appris dans le Principe que le Messie ne peut venir ni dans une nation indépendante ni d'une manière glorieuse. Jésus est venu pour accomplir la providence en se tenant sur le fondement de la foi juive et de la nation d'Israël. Cependant ni le peuple juif ni la nation ne l'ont reconnu. Jésus n'a pu accomplir sa mission et la nation d'Israël ainsi que le peuple juif ont été dispersés. La base sur laquelle la mission de Jésus devait se dérouler a donc été perdue. Dès lors, Dieu a préparé un fondement semblable, sur lequel le Messie pourrait venir et accomplir la mission de Jésus. Dieu a cherché une nation similaire - une nation de souffrance - comme base pour la seconde venue du Messie. La Corée en tant que nation élue C'est la Corée qui fut choisie pour être dans cette position. La géographie d'Israël et de la Corée, de même que les caractéristiques de leurs peuples sont similaires. L'histoire de la Corée a suivi le schéma de la lutte entre Caïn et Abel selon des formes variées : la Corée a été attaquée tout au long de son histoire par des puissances étrangères, sans jamais agresser elle-même une autre nation. Elle a lutté à la fois intérieurement et extérieurement. La Corée a eu pour destin d'être annexée et soumise au Japon pendant 36 ans. Ces 36 ans de tribulations endurées par le peuple coréen équivalaient symboliquement aux 400 années de tribulations des Chrétiens sous l'Empire Romain et aux 400 années précédant la venue de Jésus, alors que la confusion intérieure et extérieure était très grande. C'est afin de compenser et payer l'indemnité pour ces périodes que la Corée a dû traverser 40 ans de tribulations." Or, selon nous, le plan divin a mis en place un plan que l'Humanité ne saurait modifier et qu'elle n'a de toute façon pas les moyens de le faire. La régle veut que le Saint Esprit inspire des descendants du lignage adamique, comme Ezékiel et Jésus. Mais ceux-ci n'ont pas été capables de décrypter et de décrire correctement le plan divin et notamment sa structure saturno-centrique. Le sort de notre Humanité dépend d'un tel décodage, ce qui la conduirait à un autre niveau de conscience. Faute de quoi, cette Humanité risquerait fort de se voir disqualifiée. On peut en effet imaginer que plusieurs Humanités soient confrontées à un tel enjeu "scientifique" et que sont des faux prophétes ceux qui se révélent incapables de maitriser un tel puzzle d'ordre techno-scientifique et ne relevant pas d'un quelconque Dieu originel- comme l'a cru un Spinoza, (Deus sive Natura) incapable de reconnaitre le génie créateur du dieu "biblique". Un Karl Marx s'est essayé à comprendre les lois de la Société mais il n'avait pas la trempe théologique requise et n'a pas su relier cet ordre avec un ordre céleste, instauré lors de la mise en oeuvre de la Création (Genése I) ce qui eut exigé une grâce comme celle invoquée par Paul dans le Nouveau Testament.Il importe que les Juifs reconnaissent et saluent cette nouvelle révélation, autrement plus étayée que celle du Tabernacle exposée dans le Livre de l'Exode.(Ch XXXVIII-XXXIX) Il importe de comprendre que de telles constructions/édifications sont tout à fait dérisoires au regard de l'ordre antropocosmique établi par les Elohim. Autrement dit, les Juifs du XXIe siècle auront l'occasion cette fois d'être à la hauteur en sachant distinguer le bon grain de l'ivraie. A notre connaissance, l'Astrologie n'est pas la tasse de thé de l'Eglise de l'Unificationniste et c'est une affaire trop sérieuse pour les "astrologues" qui se mettent aujourd'hui en avant, à la traine de l'astronomie, sans comprendre que la vraie astrologie ne saurait aucunement trouver sa vérité dans les révélations astro-mythologiques dont se pare l'Astronomie. JHB 16 02 26

samedi 14 mars 2026

jacques halbronn Astrologie. Dilemme du XXIe siècle, être une machine ou dépendre d’une machine. Réponse à Descartes

acques halbronn Astrologie. Dilemme du XXIe siècle, être une machine ou dépendre d’une machine. Réponse à Descartes Selon nous, le monde se divise entre les personnes qui fonctionnent comme des machines et celles qui n’existent que par elles. Nous sommes tous en quête de certitudes car c’est ce qui crée de la confiance. Contrairement à Descartes (cf infra), ce sont bien nos sens qui nous garantissent d’être ou non dans le vrai. Sur le web « Descartes et la certitude de la conscience de soi « Dans quelle mesure pouvons-nous faire confiance aux informations qui proviennent de nos sens ? Où sont les limites de nos connaissances ? Pour répondre à ces questions, nous accompagnerons Descartes dans la recherche de la certitude. « René Descartes (1596-1650) était un éminent scientifique qui a également apporté d’importantes contributions à la philosophie. Pour lui, les méthodes philosophiques utilisées par ses contemporains étaient erronées. Sa vision s’opposait à celle de ceux qui soutenaient que la connaissance pouvait être obtenue par les sens. De cette façon, il a essayé de trouver une sorte de certitude qui l’aiderait à avancer sur le chemin de la connaissance. « Pour Descartes, toute connaissance doit être déduite par la raison. C’est pourquoi sa philosophie s’appelle « rationalisme ». Sa pensée tente de transférer la méthode des mathématiques à la philosophie. Ainsi, à partir de vérités simples mais sûres, il tente de construire des connaissances solides et incontestables. » Ce sont bien, en vérité, nos sens qui nous confèrent quelque sentiment de certitude: d’aucuns ont un sentiment d’infaillibilité dans le domaine des odeurs. Ils savent que cela (ça) « pue » et rien ne saurait les en faire démordre. Les animaux partagent un tel « flair ». D’autres ont la certitude que quelque chose est « faux », sonne faux dans un discours, dans un texte, dans un systéme et cela en fait des chercheurs, des découvreurs, des pionniers. Et puis, pour ceux qui ne jouissent pas d’un tel équipement interne, il y a le recours à des machines non plus internes mais externes,c’est à dire fabriquées. Ils sont appareillés et ils se fient aveuglement à ces outils et sont à leur service. Selon nous, l’astrologie ne fait sens que dans la mesure où une partie de l’Humanité comporte en elle même une dimension mécanisée sur le plan cyclique. s’articulant sur une certaine structure sensorielle. Pour nous, la raison dépend d’une telle mécanicité et d’une certaine cyclicité. Sur le web Qu’est-ce qu’un « animal-machine » ? » René Descartes affirme que l’animal n’est rien d’autre qu’une machine perfectionnée. Selon lui, il n’y a pas de différence fondamentale entre un animal et un automate : ce sont des choses de même nature (ontologiquement indistinctes). Dans la Lettre au Marquis de Newcastle du 23 novembre 1646, il compare l’animal à une horloge : l’animal est comme un objet fabriqué par l’homme, composé de pièces mécaniques et de ressorts. Pour Descartes, l’animal n’a pas de pensées : il réagit de façon automatique à des stimuli. En dépit des apparences, c’est un pur système mécanique. Il n’est pas libre et ses actions sont intégralement déterminées. L’animal n’a ni âme ni raison. Dans le contexte religieux de l’époque, Descartes y voit un être mortel, qui n’est pas à l’image de Dieu.À l’inverse, l’être humain dispose de la pensée et du langage. C’est un être libre, avec une âme immortelle et une raison. Il porte en lui la marque du Dieu infini qui l’a créé. Malgré tout ce qui semble le rapprocher des animaux, l’humain est radicalement différent. Il est plus proche de Dieu que des animaux. Pour Descartes, la continuité humain-animal est trompeuse : il existe en réalité une rupture profonde, une différence métaphysique. » Or, pour nous, cette quête de certitude que poursuit Descartes implique précisément que nous fonctionnions comme des machines. Et d’ailleurs quand nous ne pouvons nous fier à nos certitudes intérieures, nous en sommes réduits à faire appel à des certitudes fournies par la technique. Quel dilemme! L’Humanité se diviserait ainsi en trois ensembles, ceux qui ont besoin des machines ou de ceux qui en tiennent lieu, ceux qui ont une sensorialité « mécanique » que l’on peut qualifier d’animale - la femme est en cela semblable à la femelle (procréation)- et enfin les hommes qui ont le sens inné du vrai et du faux , qui sont capables de raisonner -et qui constituent l’élite. C’est dire qu’en raison de notre besoin de certitude, nous ne pouvons pas nous passer des machines, qu’elles nous soient internes ou externes. Les gens qui relévent de machines extérieures ne sont pas affectées par la bruit environnant à la différence de ceux qui doivent être à l’écoute d’eux -mêmes, de leur démon. Sur le web « Pour rester dans le champ de l’humain, du non séparé et du raisonnable, le mot démon devrait plutôt être utilisé dans son sens originel, celui de l’antiquité polythéiste grecque. Le démon (daimôn) était alors interprété comme un esprit situé entre le divin et l’humain, comme le génie (bon ou mauvais) qui inspire ou qui dirige une destinée. Plus précisément, le démon de Socrate était son bon génie (agathos daimôn), son génie intime et familier, l’idée qui lui conseillait judicieusement de ne pas croire savoir ce qu’il ne savait pas. Pour Socrate qui a sans doute inventé la dialectique (l’art d’interroger et de répondre), son démon était un guide mystérieux qui n’était pas surhumain mais simplement le représentant d’une idée morale. Il était, en quelque sorte, la lumière de sa conscience de philosophe, et cette lumière lui permettait de refuser l’opacité des fausses vérités ainsi que les prouesses creuses et mensongères des rhéteurs ». Comment appréhender l’astrologie sous un tel angle? Selon nous, c’est elle qui nous parle de nos horloges intérieures. Epistémologiquement, l’astrologie reléve davantage de la Technique que de la Science, de l’état d’avancement de notre technologie. Quand celle-ci aurait progressé,les objections contre elle tomberont. La question n’est donc pas de savoir si la Nature (assimilée à la Science) explique l’astrologie mais si l’Astrologie est le fruit de la Technique d’un passé ancien ou d’un futur à l’horizon. Selon notre théologie de l’Election, notre Humanité a été formatée (cf Livre de la Formation (Yetsira) par quelque Deus Faber. Dans sa partie supérieure, elle n’est pas le résultat de quelque Evolution mais bien le fait d’une Création , au sens artisanal du terme. JHB 14 03 26

jeudi 12 mars 2026

jacques halbronn Epistémologie. Un texte de 1968-1969. Portrait de l’homo Astrologicus

jacques halbronn Epistémologie. Un texte de 1968-1969. Portrait de l’homo Astrologicus Les années 68-69 furent marqués par nos premiers écrits, en Israel. L’un fut imprimé en juin 1968 dans un journal d’étudiants de l’Université sous le titre Portrait de l’homo Astrologicus (en ligne sur la plateforme SCRIBD) et d’autres restèrent manuscrits. Ci dessous, on trouvera un développements que nous ne renierons pas près de 50 ans plus tard, il est extrait d’une étude intitulée ‘Les 4 carrfours de l’Astrologie » l s’agit d’une « Introduction à l’étude de l’Astrologie » Un paragraphe s’intitule « Science sans passé ». » On reproche souvent à l’Astrologie de ne pas avoir de base scientifique et par là de ne pas être science. Le fait est que l’astrologue moderne n’est pas en mesure de justifier les principes dont il se sert grâce au matériel de connaissances de la science moderne. Mais la seule conclusion qui s’impose est que l’Astrologie fut bâtie par une civilisation plus avancée que la notre qui n’a pu que transmettre le résultat synthétique de ses recherches et non ses bases scientifiques non encore revérifiées par la Science- ce qui ne prouve rien sinon que l’homme ne doit pas limiter son intellect à un niveau provisoire de connaissances scientifiques. En l’occurence, l’Astrologie n’a pu être bâtie que sur des connaissances extrémement évoluées, sinon elle n’existerait pas. Aussi, plutôt que d’affirmer que l’Astrologie n’a pas de fondement « scientifiqu », vaut-il mieux considérer que c’est une science sans passé. (…) L’astrologie est longtemps restée une belle machine dont on ne connaissait pas le fonctionnement et dont – tout au plus – on pouvait actionner le klaxon ou les essuie glaces sans pouvoir faire tourner le moteur ». Cette argumentation ne nous semble pas avoir été reprise en 1976 dans nos « clefs pour l’Astrologie » (Ed Seghers) mais nous espérions trouver des éléments qui ne pouvaient relever de notre science actuelle. JHB 12 02 26

jacques halbronn Astrologie Septénale. La phase Din fatale aux leaders féminins : Marie de Médicis, Golda Meir, Margaret Thatcher, Angela Merkel. Marine Le Pen

jacques halbronn Astrologie Septénale. La phase Din fatale aux leaders féminins : Marie de Médicis, Golda Meir, Margaret Thatcher, Angela Merkel. Marine Le Pen Les périodes de déclin du leadership féminin nous semblent coincider chaque fois avec l'arrivée de Saturne en phase Din (en Astrologie Septénale) à savoir dans un des 4 signes cardinaux correspondants aux axes équinoxiaux et solsticiaux, indiféremment. Nous en donnerons ici 4 exemples. La phase Din qui succéde à une phase Hessed clot temporairement une période de retour à un état primitif de l'Humanité, antérieur au reformatage de notre système solaire. (cf notre théologie de l'Election) Le cas de Marie de Médicis, veuve d'Henri Iv et mère de Louis XIII est exemplaire. A deux reprises, en 1617 et 1630, elle tombera en disgrâce avec respectivement Saturne sortant du bélier (assassinat de Concini) et Saturne sortant de la Balance.(Journée des Dupes avec Richelieu) Rappelons que dans le découpage en 8, le passage de Din à Hessed s'effectue à la moitié du signe fixe (à 15°), à savoir le mi-point entre les axes saisonniers. En 1974, la première ministre israélienne quitte le pouvoir à la suite notamment de la guerre de Kipour qui avait été mal engagée. Saturne est en Cancer — ..." Golda Meir décide de rendre sa démission. Elle annonce sa décision à la knesset le 11 novembre 1974 et est alors remplacée par Yitzhak Rabin. En 1990, quinze ans plus tard, la première ministre britannique Margaret Thatcher renonce au pouvoir sous Saturne en capricorne sur le web " le 22 novembre 1990, Margaret Thatcher s'apprête à mener son dernier combat politique : son pouvoir vacille car elle doit faire face à une fronde au sein de son parti. Elle appelle à élire John Major pour diriger les Tories à sa place, afin d'éviter d'être renversée par son opposant Michael Heseltine" En 2018, 28 ans plus tard, la chancelière allemande Angela Merkel laisse la place sous Saturne en capricorne "Tirant les conséquences d'une nouvelle défaite lors d'élections régionales, la chancelière allemande affirme qu'elle renoncera à tout mandat '. En mars 2026 Rachida Dati quitte le gouvernement pour se présenter aux Municipales de Paris. En 2027, Marine Le Pen passera vraisemblablement le relais à Jordan Bardella.Saturne étant en bélier. En ce qui concerne la vie astrologique, l'arrivée de Saturne en 2004 en cancer conduit, en bovembre, à la tenue d'un congrès national organisé par Jacques Halbronn, réunissant tout le gratin de la communauté astrologique dont Catherine Gestas (SEP Hermés) est absente alors qu'Yves Lenoble y intervient.. JHB 12 02 26

jacques Halbronn La révolution Ebertinienne en Astrologie.

jacques Halbronn La révolution Ebertinienne en Astrologie. Nous avons rencontré à Aalen Reinhold Ebertin, en compagnie de Paul Colombet, en 1971 Ce congrès s’inscrivait au sein de l’ISAR (International Society for Astrological Research, fondée par Julienne Mullette (Sturm). En 1975, nous y donnerons une conférence sur Saturne et le cycle du Colonialisme. La division binaire opérée par Ebertiin se retrouve de nos jours dans notre Astrologie Septénale. Il nous apparait que la Kosmobiologie d’Ebertin constitue un progrès bien plus évident que ce qu’a proposé un André Barbault. (cf Das 90 Grad Arbeitsgerât in der Praxis. Aalen, 1954) Photo courtesy of his son, Baldur Reinhold Ebertin, 1901-1988, came to Uranian astrology, and, according to the story, was denied permission to use the new Transneptunians in his work. So he reduced the Uranian system to the 90 degree dial, 45 degree graphic ephemeris and half sums (eg, midpoints). His use of these materials was brilliant. For those of you who don’t know what these 45 or 90 degree things may be, the short answer is that they are methods of reducing all hard aspects to conjunctions on a wheel or graph. By means of this simplification, a powerful means of analysis was created. traduction partielle:Il s’intéressa à l’astrologie » uranienne » mais on lui refusa l’usages des nouvelles transneptuniennes/ Aussi, réduisit-il le systéme Uranien à un à 90°, 45° et mi-points. Méthode de réduction de tous les aspects à des conjonctions. Simplification. Wikipedia »Reinhold Ebertin « a fondé une maison d’édition à Aalen (Wurtemberg), ville où, depuis 1948, il a organisé des congrès annuels, dont il rendait compte dans son Kosmobiologisches Jahrbuch[2]. Bien que le terme Kosmobiologie ait été précédemment employé par le Dr Friedrich Feerhow et le statisticien suisse Karl Ernst Krafft (de) dans un sens plus général «pour désigner cette branche de l’astrologie travaillant sur des bases scientifiques et ancrée aux sciences naturelles» le terme cosmobiologie fait maintenant le plus souvent référence à l’école d’astrologie fondée par Ebertin. » Pour la petite histoire, la ville de Heilbronn, à laquelle se référe notre patronyme appartient au Bade-Wurtenberg, comme Aalen (Franconie) Photos de la ville de Heilbronn dans astrologie septennale Château de Burg Guttenberg Sur le web LES SCEPTIQUES DU QUÉBEC Dictionnaire Cosmobiologie Forme d’astrologie créée par Reinhold Ebertin dans les années 1920. La cosmobiologie rejette le concept, traditionnel en astrologie, des maisons astrales au profit de cosmogrammes d’objets célestes aux tracés complexes mettant l’accent sur les points médians. Ces points médians sont situés à mi-chemin entre deux planètes (ou autres corps célestes importants). Par exemple, «la distance entre 0° du Bélier et 0° du Cancer est de 90°. Comme quatre-vingt-dix divisé par deux donne 45, le point médian entre les deux constellations est le 15° du Taureau.»* Les «points médians indirects» comptent également beaucoup aux yeux des cosmobiologistes. «Le point opposé au 15° du Taureau est 15° du Scorpion; il s’agit d’un point médian indirect. En fait, on utilise fréquemment tous les points médians indirects situés à un intervalle de 45 degrés, et même de 22,5 degrés. Les points médians indirects possèdent pratiquement la même énergie que les points médian directs.»* (Le lecteur remarquera comment les cosmobiologistes continuent de se référer à ce qu’ils prétendent rejeter.) L’influence d’Ebertin s’est accrue de façon astronomique après la publication de The Combination of Stellar Influences en 1940, ouvrage dans lequel il donnait une interprétation de toutes les combinaisons planétaires et de tous les points médians possibles. On consulte les cosmobiologistes, comme les astrologues, pour obtenir des conseils en matière de vie personnelle ou professionnelle » Combinaison des influences astrales - 1

mercredi 11 mars 2026

jacques halbronn Astrologie et Symbolisme. Les trois maîtres du signe du Verseau. Les Saturnales.

jacques halbronn Astrologie et Symbolisme. Les trois maîtres du signe du Verseau. Les Saturnales. En 1979, nous avons publié nos Actes du Colloque de 1999 'Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau" (411 pages; Ed Albatros)Une partie de l'ouvrage traitait du signe du Verseau, avec des articles de Catherine Aubier,Jacqueline Bony Belluc, toutes deux enseignantes au sein de la Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP) et Germaine Holley, entre autres/ Cet ouvrage fournissait, pour chaque auteur une notice biographique. Dans le texte de Jacqueline Bony Belluc 'L'énergie du Verseau selon l'Astrologie Trinitaire, pp. 266 -274), l'on retrouve le lien entre ce signe et Saturne, également maitre du Signe préfécdant, le Capricorne ,sans oublier Uranus, attribué au Verseau depuis le milieu du XIXe siècle. Sur le web Pourquoi l'astrologie moderne a-t-elle simplement enlevé tous les attributs du Verseau à Saturne et les a-t-elle donnés à Uranus ? À l'origine, Saturne, comme toutes les autres planètes, régnait sur 2 signes, un masculin et un féminin. Le féminin étant toujours une sorte d'inversion de celui-ci. Quand tu trouves une nouvelle planète, tu ne devrais pas juste remplacer complètement les anciennes maîtrises avec elle. Maintenant, Uranus a reçu tous les attributs du Verseau comme l'opposition à l'ordre, la rébellion, la pensée abstraite, la recherche de la compréhension, la technologie, etc. Alors que Saturne, à qui ces attributs appartenaient en réalité, n'est connu que par son côté féminin (le signe de terre gouverné par le Capricorne) et est traité entièrement comme une restriction, une difficulté et une restriction terrestre. Ça ne peut pas être correct. Et j'ai commencé à le remarquer en essayant de comprendre ce que Saturne représente réellement." En fait, le signe du Verseau aura connn trois maitres successifs; le premier étant la Lune, puis Saturne, puis Uranus, ce que la plupart des astrologues ignorent. Comment, cependant, concevoir que les deux luminaires puissent être domiciliés, comme le propose Ptolémée dans la Tétrabibel dans la même saison et inversement pour leur exil? Comment en est-on arrivé à une telle aberration? Cela tient à l'introduction forcée de Saturne dans le dispositif duodénaire, articulé sur le 6 (x2) et non sur le 7. Ce passage du 6 au 7 aura également perturbé l'agencement au sein du Livre de la Formation (Sefer Yetsira, Kabbala) qui passera de 6 à 7 lettres "doubles), chaque planéte se déclinant en diurne et en nocturne. Et enfin, la découverte d'Uranus-Herschel, en 1781 conduira traiter une nouvelle fois du signe du Verseau (cf notre communication L'évolution de la pensée astrologique. Congrès des Sociétés Savantes, 1978) et comme Uranus se situe après Saturne, on attribuera logiquement le Verseau à Uranus. Il y a là un grave contre sens et ce ,à plus d'un titre. D'abord parce que Saturne n'est pas un significateur mais un "prometteur" , un curseur, à l'instar du Soleil (dans l'astrologie solaire). Il n'avait donc pas à se voir attribuer un signe en particulier. Ensuite, parce que, ce faisant, la Lune, astre des nuits, allait se voir attribuer le signe estival du Cancer alors que son domaine était celui du Capricorne et du Verseau! Aucun des contributeurs à notre Aquarius de 1979 n'aura relevé une telle anomalie. Nous avons déjà signalé dans un précédent texte, que les personnages mythologiques en rapport avec le Verseau et le Capricorne étaient des serviteurs, des domestiques, ce qui correspond bien à une tonalité lunaire à savoir Ganyméde et Amalthée. Quand Paul Le Cour, en 1937, relie le Verseau à l'échanson des dieux, Ganyméde, il rétablit une certaine vérite symbolique. Sur le web. " Dans la mythologie grecque, Ganymède (en grec ancien Γανυμήδης / Ganumếdês) est un jeune mortel qui succède à la déesse Hébé dans la fonction d'échanson des dieux" On trouve d'ailleurs dans l'iconographie des mois de l'année (Livres d'Heures),une sorte d'amphore, de vaisseau placés sur la table du banquet, ce qui correspond au "verseur d'eau".(Aquarius) Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry - Janvier.jpg — Wikipédia On se demande d'ailleurs pourquoi ce signe est classé en tant que signe d'air et non d'eau, dans la tradition astrologique! La Lune ne saurait symboliser le pouvoir, à la différence du Soleil (cf le Louis XIV, le Roi Soleil) et il est donc aberrant de la placer à la suite du signe du Lion! Mais il est aussi aberrant de faire du signe hivernal du Capricorne un signe de pouvoir alors qu'il symbolise la servitude propres à la Lune. sur le web " La Lune est souvent sous-estimée en astrologie caractérielle. Elle est pourtant le juste pendant du soleil et c’est par elle que filtre son énergie. C’est d’elle que dépendent nos émotions, nos humeurs, notre sensibilité, notre créativité et nos rêves. Bref, sous-estimer la Lune, c’est sous-estimer le côté sensible de tout être humain." Une telle inversion aura donné lieu aux saturnales: " Les saturnales : le carnaval d'hiver où les esclaves deviennent les maîtres. Les Saturnales étaient une période de fête célébrée chaque année dans l'Antiquité romaine qui consistait à inverser les rôles entre les maîtres et les esclaves pendant 7 jours (du 17 au 24 décembre)". Fichier:Tres Riches Heures du Duc Jean de Berry January detail with nef.jpg — Wikipédia Sur le web! La vie et la politique pour le Capricorne, l'Ascendant Capricorne, la dominante planétaire Saturne ou la maison X chargée "Le Capricorne étant le signe politique par essence, vous nourrissez un intérêt naturel pour les affaires publiques. D'abord, vous êtes plutôt ambitieux, et donc pas question de vous contenter de jouer les militants de base : vous voulez effectivement le pouvoir. Mais attention, ce n'est pas tellement pour ses avantages personnels et visibles, mais parce que vous êtes convaincu de pouvoir apporter votre contribution, votre pierre à l'édifice social. D'ailleurs, vous avez le sens du devoir. S'il s'agit un jour de prêter serment que vous servirez bien votre pays, vous n'hésiterez pas à vous donner corps et âme, et bien sûr dans la durée. Fondamentalement honnête, vous êtes aussi patriote, et mettez votre fierté en jeu à chaque décision. Si l'économie de votre pays progresse, si sa place dans le monde se renforce, alors vous pourrez mieux respirer. Mais vous ne vous reposerez jamais. Comme Anouar el-Sadate, vous seriez prêt à tout pour recevoir le prix Nobel de la paix, même si vous êtes en général d'un caractère un peu réservé. . Vous êtes Verseau, Ascendant Verseau ou Uranus dominant La vie et la politique pour le Verseau, l'Ascendant Verseau, la dominante planétaire Uranus ou la maison XI chargée En politique, vous êtes le trublion que l'on ne voit pas venir. Très idéaliste, vous pensez que rien n'est jamais trop farfelu puisque vous voulez sérieusement changer le monde ! Les lendemains qui chantent est un slogan qui a dû être imaginé par quelqu'un dans votre genre. Quant à votre relation au pouvoir, elle peut s'avérer ambiguë. Vous n'hésitez pas en effet à vouloir renverser tous ceux qui sont en place. D'ailleurs, le rôle de l'opposant est un de ceux qui vous conviennent le mieux. N'oublions pas que l'on compte pas mal de révolutionnaires nés sous votre signe. Par contre, une fois au sommet, vous faites preuve d'idées larges et originales, n'hésitant pas à tendre la main à vos adversaires, à écouter la société civile et à oser sortir du cadre. En résumé, vous faites toujours beaucoup de bien à l'establishment, traitant chacun à égalité. Bien avant la mode, vous avez pourfendu les élites. Et comme Abraham Lincoln, vous auriez aboli l'esclavage... JHB 10 03 26

Jacques halbronn Epistémologie. Paradoxe du signifiant :La symbolique zodiacale vise à distinguer ce qui se ressemble, se confond comme dans le cas d’étoiles.

Jacques halbronn Epistémologie. Paradoxe du signifiant :La symbolique zodiacale vise à distinguer ce qui se ressemble, se confond comme dans le cas d’étoiles.. Selon nous, le fait de nommer ne vise pas à signaler une différence mais à en créer artificiellement, arbitrairement, une, et en ce sens les termes de signifiant et se signifié (voir note article sur le signifiable) prétent singulièrement à confusion en ce qu’ils laissent entendre qu’ils reflétent et rendent compte de ce qui serait intrinséquement distinct, ce qui est un contre sens..Le fait d’attribuer des noms de rue d’une ville n’est pas censé nous décrire l’esprit de telle ou telle rue et ces noms sont en fait interchangeables.Quand les astronomes appellent tel ensemble d’étoiles (constellation), en empruntant à la mythologie, ils n’entendent pas, ce faisant, indiquer les « significations » qui seraient propres à ‘un certain espace céleste. De même, l’on peut penser que les noms des constellations zodiacales sont repris d’un dispositif planétaire instaurant un certain ordre C’est ainsi que nous avons pu montrer que les signes des Gémeaux et de la Vierge renvoyaient nons pas à Mercure mais à Vénus. (cf notre article Astrologie in Encyclopaedia Universalis, 1994) qui se retrouve chez l’astronome-astrologue Claude Ptolémée. (Tetrabiblos. IIe siècle). Il y a là un usage des dénominations qui sert avant tout, au départ, à situer les astres dans le Ciel sans pour autant que cela serve à nous décrire ce que pourrait bien signifier tel ou tel « signe ». C’est pourquoi l’usage du mot signe et de ses dérivés (signifiant/ Signifié , signification etc) induira en erreur si on le prend « à la lettre ». Quand on s’intéresse à la fortune des dénominations de planétes, de constellations, de signes, force est de constater que l’astrologie fait fausse route dans son intention de déterminer ainsi le « message » propre à telle planéte, à telle constellation, partant du principe que si deux planétes ne portent pas le même nom, si deux constellations ont des intitulés différents, ce n’est quand même pas par hasard alors qu’il ne s’agit que d’une mesure de simple repérage tout comme d’ailleurs le nom des mois, des jours, les millésimes, les siècles. D’ailleurs, l’usage des Quatre Eléments aura supplanté des siècles durant celui des 12 signes, comme chez un Albumasar (AbouMashar, cf l’ouvrage de Richard Lemay) lequel considérait comme identiques les signes associés à un même Eléments dans sa théorie des Grande Conjonctions (Jupiter Saturne) De même chez l’astrologue allemand, Reinhold Ebertin, des planétes situées dans la même division quaternaire (Cardinal, Fixe, mutable) ne sont pas censées se distinguer par leur signification. La vérfitable fonction des aspects semble bien être de connecter les facteurs entre eux (triplicité, quadruplicité) comme se partageant le même rôle et en ce sens des astres en carré ne sont pas en dissonnnce mais bien en harmonie, d’autant qu’ils se placent dans des signes ayant le même statut cyclique (début, fin de saison etc) à l’instar des signes de même Elément. Les astrologues, à un certain stade, se seront cru obligés d’accorder des significations différenres à des signifiants (dénominations) différents. D’où les collections de 12 livrets zodiacaux parus au Seuil, chez Tchou ou chez Solar. En revanche, pour ce qui est des saisons, les différences correspondent bel et bien à des tonalités distinctes, météorologiquement. Mais le classement alpha-numérique évite de telles pratiques en tant que sur le web « combinaison du classement alphabétique et du classement numérique. Après le classement à la lettre, on attribue un numéro en fonction de la date d’arrivée pour effectuer le classement numérique par date ». Décidément, l’astronomie aura beaucoup emprunté et on lui aura également beaucoup emprunté, tant et si bien que l’on ne sait plus trop bien ce qui revient à l’astronomie, à l’astrologie ou à la mythologie. Si l’on s’intéresse aux quatrains des Centuries, dérivant de la production de Michel de Nostredame), il est clair que le projet de produire des centaines de quatrains aura conduit à moult emprunts à gauche et à droite. JHB 11. 03 26

mardi 10 mars 2026

jacques halbronn Epistémologie. Le principe d’enchainement et de suivi en Astrologie Mondiale Audit.

jacques halbronn Epistémologie. Le principe d’enchainement et de suivi en Astrologie Mondiale Audit. L’Astrologie Mondiale, aujourd’hui, est bien malade. Elle souffre de deux maux tous deux liés à une carence de suivi et d’enchainement, tant au niveau astronomique qu’historique. Qu’est ce qu’une chaine? En principe, c’est un ensemble de chainons de taille identique. wikipedia Chaîne Wikipédia https://fr.wikipedia.org › wiki › Chaîne « Une chaîne à rouleaux est un ensemble de mailles ou maillons identiques et reliés entre eux pour permettre la transmission d’un mouvement de la même façon » Or, force est de constater que chez Barbault (Les astres et l’Histoire, 1967), il n’est pas question de maillons identiques mais d’une sorte de graphique de synthèse (indice cyclique), incluant deux planétes inconnues de l’Antiquité et en fait repérées au plus tôt il y a un siècle et demi. A contrario, notre Astrologie Septénale, s’articulé sur une série de chainons identiques et donc parfaitement prévisibles et il est bon que l’astrologue dispose d’un schéma ainsi constitué qui lui soit familier et bien défini, une fois pour toutes. Au final, les configurations se succédent dans la pratique actuelle de la Mondiale d’une façon aléatoire ne permettant guère la statistique. Une telle façon de faire est le symptôme d’un manque de confiance de la part du milieu astrologique en se ménageant des échappatoires! Mais ce n’est pas tout! Car il y aussi le volet du suivi historique qui est en souffrance si bien que l’astrologue se trouve doublement démuni et en perte de contrôle. En effet -et le dernier Colloque Source du 6 mars 2026 le confirme l’astrologue moyen semble vouloir se contenter de signaler quelques corrélations qui ne font sens que pour son modéle astronomique mais qui, pour l’Historien, apparaissent des plus décousues avec des dates bien trop espacées et décalées. En fait, il faut peu de temps pour qu’un événement ne soit contredit par le suivant. Il importe de préciser quelle vision de l’Histoire sous tend l’Astrologie Mondiale et il serait bon de parler de socio-histoire et non d’une Histoire hors sol. sur le web « La socio-histoire est un courant de recherche qui s’est développé depuis une quinzaine d’années, en combinant les principes fondateurs de l’histoire et de la sociologie. Ce livre retrace la genèse des relations longtemps tumultueuses entre ces deux disciplines. Il rappelle la dimension historique de l’œuvre des grands sociologues, d’Émile Durkheim à Pierre Bourdieu en passant par Max Weber et Norbert Elias, et souligne la contribution que les historiens ont apportée à la connaissance du monde social, dans le sillage des Annales. L’ouvrage explique ensuite en quoi consiste la démarche propre à la socio-histoire en insistant sur deux aspects essentiels : l’étude du passé dans le présent et l’analyse des relations à distance qui lient entre eux un nombre sans cesse croissant d’individus. Les grands problèmes actuels, comme la mondialisation du capitalisme, la bureaucratisation des États ou l’emprise des médias, sont placés au cœur de la réflexion. Les aspects méthodologiques sont abordés concrètement, grâce à de nombreux exemples portant sur des questions économiques, sociales, politiques et culturelles. » Il est essentiel en effet de développer une approche dialectique de la prévision en recherchant en amont et en aval des évenements allant dans le sens contraire et ce, dans un délai relativement court, de 3 ans et demi en Astrologie Septénale. Il importe donc que le chercheur en Astrologie se spécialise sur un certain siècle au lieu de s’en tenir à un événement isolé par ignorance. C’est bien entendu au niveau des leaders, des monarques qu’il faut se concentrer, qui sont les héros liés à l’Astrologie Mondiale. Cela ne signifie nullement, dans notre esprit, de dresser leur thème de naissance mais de décrire un parcours, une orbite, une destinée au moyen de chainons astronomiques standardisés et comparables dans le temps et dans l’espace. selon les mêmes modalités Sur le web La non falsifiabilité de l’astrologie. « L’astrologie est-elle une science ? Pour le philosophe viennois Karl Popper, la réponse est non. Car, pour être scientifique, une théorie doit pouvoir être réfutée, contredite par l’expérience » » Pour Karl Popper : «Si ce sont des confirmations que l’on recherche, il n’est pas difficile de trouver, pour la grande majorité des théories, des confirmations ou des vérifications » et donc « une théorie qui n’est réfutable par aucun événement qui se puisse concevoir est dépourvue de caractère scientifique ». Il est clair que le traitement actuel du cycle Saturne-Neptune n’est pas sérieux.On nous donne les date des conjonctions tous les 36 ans ce qui limite le nombre de recoupements alors qu’au minimum, il faudrait tester le cycle en ses phases successives comme le permettent les aspects. Mais là encore, la question est de savoir lesquels sont majeurs. Une prévision ne fait sens que si elle comporte sa contradiction, positive ou négative. Dans le cas de 1989, par exemple, il importe de réaliser un suivi de ce qui a préparé et de ce qui a suivi, au lieu de s’en tenir à une représentation ponctuelle et sans lendemains qui apportent un « bémol ». Jacques Halbronn Doctorat es Lettres en Histoire. Université Paris X Nanterre)

lundi 9 mars 2026

jacques halbronn De la corrruption de l'astrologie mondiale.

jacques halbronn De la corrruption de l'astrologie mondiale. Selon nous, l'astrologie mondiale n'a pas à se combiner avec le thème natal. sur le web Pour une astrologie groupale – Yves Lenoble J’ai pendant longtemps développé mes recherches dans deux grandes branches de l’astrologie : d’une part en astrologie mondiale et d’autre part en astrologie individuelle. J’éprouve de plus en plus le besoin d’établir le lien entre ces deux dimensions de notre art. On sait qu’à ses débuts les astrologues pratiquaient avant tout l’astrologie mondiale et qu’avec les Grecs l’astrologie individuelle s’est fortement développée. Cette astrologie individuelle a pris au cours du XXème siècle une importance si considérable que beaucoup d’astrologues contemporains minimisent l’astrologie mondiale. Ce qui est bien dommage, car cela va à l’encontre de l’enseignement de Ptolémée pour qui il est absolument indispensable de subordonner l’astrologie généthliaque à l’astrologie mondiale, le particulier dépendant de l’universel. J’ai eu la chance d’avoir des maîtres en astrologie qui m’ont appris aussi bien l’astrologie mondiale que l’astrologie généthliaque. Par ailleurs j’ai suivi des études en sciences humaines. Les maîtres de ces disciplines m’ont appris les notions essentielles de la psychologie, de la sociologie et de l’ethnologie mais ils m’ont familiarisé également avec la psychosociologie. Il m’est apparu depuis déjà fort longtemps que l’astrologie souffrait d’une grave lacune et qu’il devenait indispensable, dans la perspective d’une approche unitaire de l’astrologie, de développer ce que l’on pourrait appeler l’astrologie groupale". Or, la voie suivie par André Barbault en Astrologie Mondiale est fortement marquée par le clavier de l'Astrologie personnelle, puisqu'il combine plusieurs planétes comme cela se pratique en astrologie généthliaque. Par ailleurs, l'on peut regretter la défaveur de l'astrologie solaire, popularisée par la presse féminine dès les années trente du siècle dernier. Cette astrologue avait au moins le mérite de ne pas enfermer les gens dans leur bulle personnelle, sachant pertinemment qu'ils n'étaient pas les seuls de tel ou tel signe. D'ailleurs, Barbault, dans les années Cinquante aura vulgarisé cette astrologie solaire (Ed du Seui). JHB 09 03 26

dimanche 8 mars 2026

jacques halbronn Théologie. Le plan de dieu est il prévisible et immuable? Astrologie septénale.

jacques halbronn Théologie. Le plan de dieu est il prévisible et immuable? Astrologie septénale. Selon nous, le plan divin ne se concilié pas avec le temps présent. Il faut que cela ait été déjà prévu. On nz souscrira donc pas avec le Inshallah de l'Islam. Il faut dire "si Dieu l'a voulu" et non "si Dieu le veut" sur le web Incha'Allah est une transcription francophone de la formule arabe (ar) إِنْ شَاءَ ٱللَّٰهُ ( In Shaa Allah en translittération baha'ie) qui signifie « si Dieu le veut » ... Ce plan divin est prévisible, sinon ce ne serait pas un plan. Les clefs de ce plan sont elles accessibles, ont-elle été transmises aux humains,à l'instar du feu prométhéen? Dans Genése III, Dieu s'inquiéte:ב וַיֹּאמֶר יְהוָה אֱלֹהִים, הֵן הָאָדָם הָיָה כְּאַחַד מִמֶּנּוּ, לָדַעַת, טוֹב וָרָע; וְעַתָּה פֶּן-יִשְׁלַח יָדוֹ, וְלָקַח גַּם מֵעֵץ הַחַיִּים, וְאָכַל, וָחַי לְעֹלָם. 22 L'Éternel-Dieu dit: "Voici l'homme devenu comme l'un de nous, en ce qu'il connait le bien et le mal. Et maintenant, il pourrait étendre sa main et cueillir aussi du fruit de l'arbre de vie; il en mangerait, et vivrait à jamais. Mais le bien et le mal sont liés, selon nous, à une certaine cyclicité. C'est la connaissance de cette cyclicité qui fait probléme. Et quand à l'homme, est-il prévisible? Peut-on prier pour qu'il agisse en accord avec le plan divin, dans le respect de celui-ci? Dans le livre de Jérémie XXXI, l'ancienne alliance ne garantit pas l'obéissance de l'homme alors que la Nouvelle Alliance garantit celle-ci dans les temps à venir. Mais où en est-on de nos jours? Est ce que la loi elle même a-t-elle été bien reçue, bien perçue? Mais l'on peut penser que l'homme adamique serait connecté avec le plan divin et donnerait le "la" à toute l'Humanité. En tout état de cause, il est hors de question que Dieu ait à changer quoi que ce soit à un tel plan cosmique, puisque Dieu a accordé le ciel et la terre, dès l'oeuvre de sa Création.(Genése I, 1) C'est pourquoi l'usage du présent concernant l"idée de Dieu est inconvenante tout comme le miracle qui ferait que Dieu ne respecterait pas son plan. En bref, il importe de connaitre le plan de Dieu, son calendrier immuable, faisant alterner les saisons,les périodes, en en respectant la durée, ce qui signifie que l'homme doit respecter un certain rythme. Il y a certes changement, mais ce changement est dument programmé, une fois pour toutes. La prière fait-elle sens, dans ces conditions? Elle ne peut s'adresser qu'à l'homme et non à Dieu, sur la base de la Première Alliance. L'homme primitif jouit d'une liberté qui n'est pas accordée à l'homme nouveau.Cela vaut notamment pour les femmes qui n'en font qu'à leur tête car elles échappent au plan divin et ne s'y conforment que sous la contrainte. La phase Hessed, en astrologie septénale, est marquée par le caprice humain, cela l'expose à la tentation alors que la phase Din met fin aux débordements. Il y a donc plus de liberté, de libre arbitre en phase Hessed, ce qui peut conduire à privilégier le moment présent qui fait pendant au passé et au futur. JHB 08 03 26

Jacques halbronn L'astrologie selon Kepler et Jakob Böhme/

Jacques halbronn L'astrologie selon Kepler et Jakob Böhme/ Dans les premières années du XVIIe siècle, deux auteurs liés au monde germanique viennent au secours de l'astrologie , Kepler et Böhm. Dans les années 1630, Descartes rejettera dans son Discours de la Méthode cette "science" en ne lui voyant aucun avenir.(sous l'influence de Mersenne et de Gassendi) En 1800, 200 ans après la première publication, Louis Claude de Saint Martin publiait une traduction française l'Aurore Naissante de Jacob Böhme."L'Aurore naissante, ou la Racine de la philosophie, de l'astrologie et de la théologie... Traduit de l'allemand, de Jacob Bêhme, sur l'édition d'Amsterdam, de 1602, par le philosophe inconnu (L.-C. de Saint-Martin). . L'oeuvre de Böhme nous a longtemps échappé et nous ne l'avons point mentionnée dans nos travaux alors qu'en 1800, en était parue une traduction françiase de son Aurore Naissante, avec un sous titre se référant explicitement à l'Astrologie. (cf nos Recherches sur l'Astrologie et le Tarot avec L'astrologie du Livre de Toth d'Etteilla (1785) Pour Bölm, le lien entre Théologie et Astrologie était incontournable bien qu'il reconnaisse ne pas avoir étudié l'Astrologie en profondeur. Quant à Kepler, l'astrologie doit être sérieusement réformée..(cf Jacques halbronn) « Les historiens des sciences face à l'activité astrologique de Kepler ... Bordeaux, 1979, Paris, Bibliothèque Nationale; 1979 Gérard Simon Kepler, astronome, astrologue. En 1946, Robert Amadou avait publié un ouvrage sur Böhm (1946, Ed Du Griffon d'Or)— ‘Malgré l'enseignement d'Antoine Faivre, à l'EPHE Ve section, à partir de 1986 et la fréquentation de Robert Amadou) nous étions restés étrangers à l'oeuvre de Böhme quant à son rapport à l'astrologie (cf l' Avant-propos’ de Faivre, in "Jacob Böhme", Paris, Albin Michel (‘Cahiers de l’Hermétisme’), 1977, 9. En collaboration avec Frédérick Tristan.) Pour Böhme, il fallait attendre quelque révélation par le truchement du Saint Esprit pour recevoir les clefs de l'Astrologie. Pour Patricia Lasserre, (Jacob Böhme: Le divin parleur, Préface de Jean-Jacques Wunenburger ) l'Astrologie, pour Böhme," permet de comprendre le cours du destin, ainsi que la cause de l’existence du bien et du mal dans notre monde. Les planètes sont des signes symboliques, elles constituent un intermédiaire entre le monde céleste et le monde terrestre. L’astrologie fait le lien entre Dieu et l’homme, car ce dernier est soumis à l’influence des astres depuis sa chute. L’astrologie permet à l’homme de mieux se connaître et de savoir quelle place il tient au sein de l’univers. L’astrologue a donc une fonction opératoire, scientifique, on pourrait presque dire que l’astrologie est une « méta-science ». Böhme envisage cette science occulte uniquement de son point de vue théorique c’est-à-dire philosophique, et non pratique. L’aspect magique et donc prédictif ne l’intéresse nullement45 : 44 Jacob Böhme, L’aurore naissante, traduit par Saint-Martin, collection « Sébastiani », Editions Archè, Milano, (1793-1977), pp. 40-41. 45 Ibid. chap. 25, verset 1, p. 419 28 « Les savants et les maîtres expérimentés dans l’astrologie ont pénétré si avant et si profondément dans leur art, qu’ils connaissent le cours et les opérations des étoiles ; ce que leur conjonction signifie ; ce que peut produire leur influence (…) Mais leur science ne réside que dans la maison de la mort. » Les astrologues ignorent la plupart du temps la racine de l’arbre, et c’est justement cette racine qui intéresse Böhme, d’où le sous-titre de son ouvrage. Tout en respectant leur art, le théosophe met en évidence leur ignorance sur le fondement même de cette science. Elle est avant tout symbolique, signe du divin, correspondance entre Dieu et les hommes. Il faut la considérer comme un enseignement sur l’homme, sur dieu et sur la nature." JHB 08 03 26

jacques halbronn Le Congrès Astrologique 'Source" du 7 mars 2026 et les femmes. Le club de l'Astrologie Sauvage

jacques halbronn Le Congrès Astrologique 'Source" du 7 mars 2026 et les femmes. Le club de l'Astrologie Sauvage Il nous apparait au vu du dernier congrès astrologique de l'association Source (7 mars 2027) qu'il existe une astrologie des femmes, pour la femmes, centrée sur le thème natal "personnel". Dans nos études, nous avons insisté sur un certain égotisme féminin et il semble bien que celui-ci soit exacerbé par une certaine astrologie bien différente de celle que nous proposons. Le récent congrès réunissait 90% de femmes, la plupart des inconnues. Le thème astral est présenté comme un objet strictement privé:"Mais que dit mon thème?" (cf notre brochure L'astrologue face à son client. Les ficelles du métier", 1994) . En fait, le thème est une sorte de trou noir dans lequel la femme s'engouffre. Chaque thème est différent en raison de la diversité des planétes prises en compte. on pense à la Tour de Babel. Mais justement, les femmes semblent gouter un certain secret guère communicable et dont elles seraient seules à avoir la clef. En fait, le thème natal se présente comme une forteresse inexpugnable, inaccessible, incomparable, unique, inimitable. Il importe de souligner que chaque thème se présente comme une sorte de kaléidoscope. que l'on aurait bien du mal à mémoriser dans sa dynamique, tant synchronique (ses aspects ) que diachronique (transits) alors qu'en astrologie septénale, l'on dispose d'un seul et même modéle, pour tout le monde, se reproduisant tous les 7 ans, une similitude pouvant être ressentie, vécue, comme insupportable par une femme, comme un viol de sa personnalité, de sa personne. Seul l'astrologue est toléré en tant qu'intrus, tel un chirurgien, à condition qu'il fasse preuve de tact! Ce qui nous a frappé, c'est que ce Colloque annoncé de longue date se sera nourri de l'actualité la plus immédiate si bien que s'il avait eu lieu un mois plus tôt, le ton en aurait été bien différent. A partir du moment où l'on utilise des planétes lentes, l'on est voué à accorder la plus grande importance à tout ce qui se passe lors des configurations. C'est le piégé dans lequel un tel congrès est tombé à savoir l'exagération des enjeux du moment, du fait notamment de l'entre des trois transsaturniennes dans de nouveaux signes zodiacaux, ce qui nous aura été présenté comme astronomiquement rarissime, ce qui s'appelle jeter de l'huile sur le feu! A contrario,le discours de l'astrologie septénale apparait comme bien plus raisonnable, du fait même que les configurations prises en compte se reproduisent, comme son nom l'indique, tous les 7 ans, ce qui permet une pratique statisticienne qui n'est pas à la portée de l'astrologie transsaturnienne défendue dans le dit congrès, laquelle se voit contrainte de jongler avec les siècles et donc en se référant à des périodes historiques distantes, éloignées et mal connues du public. Autrement dit, il ne serait pas question pour ce courant -que nous qualifierons volontiers d'hérétique et d'anachronique - puisqu'il se sert d'astres resté inconnus au mieux jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.- de nous signaler des événements relativement récents, datant tout au plus d'une décennie et susceptibles de se représenter prochainement. Paradoxalement, cette astrologie qui se veut proche des personnes leur impose une temporalité surdimensionnée! Nous dirons qu'il y a une astronomie-astrologie sauvage et une astronomie-astrologie domestiquée. Celle qui nous a été présentée à ce Congrès appartient au premier groupe, cela correspond à une astrologie primitive, antérieure au temps de la Création - car pour nous comme pour Jakob böhme, astrologie et théologie sont intimement liées. Cette astrologie du thème natal, généthliaque, est antérieure à l'astrologie monoplanétaire/monothéiste et quelque part, les femmes appartiennent à une humanité première face à une nouvelle humanité adamique dont nous avons traité ailleurs et il n'est donc pas étonnant que ce Colloque ait réuni une très grande majorité de femmes, lesquelles sont très attachées à leur individualité irréductible, notre astrologie leur apparaissant comme un carcan. Nous avons montré que le systéme de l'astrologie septénale faisait alterner les deux sensibilités, Or, l'entrée de Saturne en bélier (tout comme dans tout signe cardinal) est le retour à cette nouvelle astrologie laquelle a mission de dénoncer les dérives de l'humanité première. L'étalage du scandale est la conséquence d'une certaine chasse aux sorcières. JHB 07 03 27

vendredi 6 mars 2026

jacques halbronn Critique astrologique: le dispositif des maitrises/trônes dans la Tétrabible de Ptolémée. (IIe siècle après JC)

jacques halbronn Critique astrologique: le dispositif des maitrises/trônes dans la Tétrabible de Ptolémée. (IIe siècle après JC) Il y a 50 ans, dans Clefs pour l'Astrologie, nous avions consacré une grande partie du texte au décryptage des "rulerships' , un peu à la façon d'une Lisa Morpurgo (1974 Introduction à la Nouvelle Astrologie; Ed Hachette).(cf aussi nos Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel -Grande Conjonction, 1983). Nous n'avions pas abordé correctement la diachronie d'une telle présentation, axée sur le septénaire planétaire (Repris dans les 7 jours de la semaine). En fait, il aurait fallu exclure Saturne du dit dispositif puisque pour nous Saturne était le curseur principal (à l'instar du soleil en astrologie "solaire") Or, un curseur (un prometteur, selon la terminologie des "directions) ne saurait être mis sur le même plan que les "significateurs" Nous proposons ci après une reconstitution du dispositif original axé sur la dialectique des luminaires; le Soleil et le solstice d'Eté (cancer-lion) et la Lune et le solstice d'Hiver (capricorne/verseau) Selon la description du Tetrabiblos, il est pourtant évident que les deux luminaitee étaient vouées à s'opposer et non à se joindre au sein d'une même saison)/ Tétrabible (traduction Nicolas Bourdin) "Il est certain que le Soleil a la vertu d’échauffer et de dessécher modérément. Ses effets se reconnaissent très facilement en raison de sa grandeur et des évidentes mutations qu’il cause dans les saisons de l’année, car plus il se trouve proche du zénith plus il nous donne de chaleur et de sécheresse. Quant à la Lune, elle excelle en humidité, parce qu’elle est plus proche de la Terre et plus voisine des humides vapeurs. Aussi voit-on clairement qu’elle affecte les corps, leur donnant une mollesse suivie le plus souvent d’une pourriture qu’elle a coutume d’engendrer. Elle ne laisse pas néanmoins d’échauffer quelque peu, à cause de la lumière qu’elle tire du Soleil" Bel exemple d'incohérence et de compilation de cette Tétrabible! Par la suite, on aura voulu ,par erreur, introduire Saturne au sein du dit dispositif, ce qui conduisit faire passer la lune de l'hiver à l'Eté! Dès lors, on avait les luminaires n'occupant qu'un seul signe à la différence de Mercure, Vénus, mars et Jupiter. Mais alors on générait un déséquilibre avec Saturne tout seul face aux deux luminaires, aux deux extrémités du dispositif. Ce déséqulibre sera corrigé au XIXe siècle, quand on attribuera la nouvelle planéte baptisée Uranus, au signe du Verseau, générant ainsi un couple Soleil-Lune face au couple Saturne-Uranus. Dispositif qui sera à nouveau remis en cause après 1846 et la découverte de Neptune qui sera associé au signe des Poissons, venant après celui du Verseau. Des spéculations transneptuniennes suivront au début du XXe siècle avec l'école de Hambourg puis après 1930, autour de Pluton et des transplutoniennes. En fait, la division en 12 de l'écliptique n'est jamais que la multiplication de 4 planétes plus 2 luminaires ( luminaires, Mercure Vénus, Mars et Jupiter) par deux (doubles domiciles, diurne et nocturne, cf les lettres doubles dans le Sefer Yetsira (livre de la Formation/Création et notre étude dans Clefs pour l'Astrologie. Ed Seghers 1976 où nous signalons que la grammaire hébrapique ne comporte que Six lettres doubles, le Resh n'en faisant pas partie))à partir du moment où l'on écarte Saturne de cette roue et que l'on instaure un axe Soleil-Lune. Il est aberrant d'associer les deux luminaires à une même saison., ce qui est incompatible avec une logique météorologique. Le Soleil ne saurait correspondre à l'Hiver et à la Nuit ni la lune à l'Eté ou au Jour! Le passage du 6 au 7 est dû à l'introduction indue de Saturne. Ce qui prête à confusion tient au fait que chaque phase de Saturne et de la Lune donne le chiffre 7 (28/4) De même, le fait qu'il y ait 12 conjonctions (lunaisons) Soleil- Lune n'est pas la cause de l'importance accordée au 12. Dans notre article "Astrologie", dans l'Encyclopaedia Universalis (1993/2006), nous avions souligné les liens entre le symbolisme zodiacal et la dimension mythologique des astres qui étaient assignés aux signes, notamment en montrant que les Gémeaux avaient une valeur non pas mercurienne mais vénusienne (tout comme d'ailleurs la Vierge, autre signe présenté comme mercurien!), ce qui était déjà la marque d'une corruption. Essayons de restituer les stades de formation du Zodiaque. Dans un premier temps, un dispositif à 4 planétes(Mercure, Vénus, Mars et Jupiuter) et 2 luminaires placés aux antipodes (cf Le collectif Soleil Lune, dirigé par André Barbault) puis adjonction de Saturne qui conduit à placer la Lune avec le Soleil et donc Saturne à l'opposé de la Lune!. Selon nous, les 12 signes sont issus d'un tel dispositif diurne-nocturne soit 4x2 + 2x2/. On devrait se contenter par conséquent de ne retenir que les attributions astro-mythologiques sans tenir compte du symbolisme zodiacal stricto sensu qui n'est qu'un épiphénoméne. On retiendra surtout la place des 4 planétes disposées initialement entre les deux luminaires, ces 4 planétes se dédoublant (diurne (soleil)- nocturne(lune), ce qui recoupe notre astrologie septénale où chaque période de 7 ans se divise en deux temps de 3 ans et demi ( Hessed lié à la Lune, Din au Soleil) En fait, tout indique que la dénomination des signes s'est produite à une époque où l'on plaçait Vénus plus près du Soleil que Mercure. En ce qui concerne Mercure, la balance et le taureau renvoient à une activité commerciale et il est donc ridicule que des astrologues aient cru bon d'associer ces facteurs à la déesse Vénus! Par ailleurs, il est clair que le symbolisme zodiacal quand il s'est mis en place ne connaissait pas encore Saturne, dont on a dit qu'il avait été rajouté. Le signe du verseau renvoie à une activité ancillaire, celle de l'échanson Ganyméde-(comme le dit Paul Le Cour dans son ouvrage sur l'Ere du Verseau) Si le soleil correspond au maître, le verseau correspond au serviteur, ce qui correspond à la Lune. Quant au capricorne, il désigne Amalthée, une nourrice, donc une domestique. Amalthée, mère nourricière de Zeus, un mythe du Capricorne Publié par Viviane Caroline L'éducation de Jupiter (1652) - Jacob Jordaens (1593-1678) JHB 06 03 26

mercredi 4 mars 2026

jacques halbronn Epistémologie de l'Histoire. Le sens de la vraisemblance

jacques halbronn Epistémologie de l'Histoire. Le sens de la vraisemblance. Nos travaux auront abordé parallélement sinon conjointement- sur un demi-siècle les champs de l'Histoire des texes et de la linguistique. Nous pensons que l'historien doit se détacher des documents qui lui sont parvenus -ce qui reléverait d'une diachronique basique - pour s'appliquer à la pratique d'une diachronie structurelle, ce qui implique de déterminer un modéle, un paradigme de référence. En ce sens la diachronie passe par la synchronie, ce qui vaut notamment dans le cas de figure de l'Intelligent Design. entendons par là qu'il s'agit d'admettre l'existence d'un plan logique, symétrique, cohérent qui aura certes pu se corrompre, ce qui implique que l'historien aunthentique se doit de mettre en évidence toute structure sous-jacente. sur le web « Synchronie » et « diachronie », introduites dans la linguistique par le linguiste suisse Ferdinand de Saussure, fondateur du structuralisme, et traitées dans son Cours de linguistique générale publié après sa mort, en 1916[1], se réfèrent à deux dimensions d’une langue. La synchronie est l’état d’une langue à un moment donné, et son étude synchronique se réfère à tous ses aspects à ce moment-là, effectuée par la linguistique descriptive. Son étude diachronique est pratiquement l’histoire de la langue, l’étude diachronique faisant l’objet de la linguistique historique[ Selon nous, il y a récurrence statistique des fondamentaux, des paradigmes. Rien de nouveau sous le Soleil (Ecclésiaste). Cette récurrence ne reléve pas de la longue durée comme on a pu le croire et en fait, tout est circonscrit sur des périodes de 7 ans.En ce sens, la diachronie doit se soumettre à la synchronie. Il importe que l'historien ait un sens aigu de la vraisemblance, tel est l'axe de notre Discours de la Méthode. Pour paraphraser Descartes, le sens de la vraisemblance de ce qui peut être ou ne pas être serait la chose du monde la plus répandue car nul ne se plaint d'en manquer. Et pourtant. Boileau mettait en garde :"Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable. Mais toute la question est de déterminer ce que l'on appelle le vrai. Selon nous, un faux peut avoir les apparences du vrai, ce qui est propre aux contrefaçons mais au nom de la vraisemblance, il peut tout à fait devoir être rejeté. Les hommes disposant du sens du vraisemblable -antidote par rapport au "vrai" sont des Justes, au sens du Livre de la Genése (cf le sort de Sodome) et une société qui aura échoué à les recenser, à les recruter, sera éminemment vulnérable et prendra des vessies pour des lanternes, en raison d'une telle forme de cécité mentale. A contrario, l'homme doté de l'esprit de vraisemblance verra juste, il disposera d'un fil d'Ariane qui lui évitera de se perdre dans le labyrinthe des faux semblants, des fausses pistes. Cela exige évidemment de savoir raisonner et de savoir raisonner autrui,lui faire entendre raison. JHB 04 03 26

lundi 2 mars 2026

jacques halbronn Astrologie septénale/ La phase « Din » et la mise à l’écart, au ban, la diabolisation des éléments douteux

jacques halbronn Astrologie septénale/ La phase « Din » et la mise à l’écart, au ban la diabolisation des éléments douteux Les attaques actuelles de ‘Israel et des USA contre l’Iran, en ce mois de mars 2026, sous un Saturne repassé en bélier, prolongent l’Opération Midnight Hammer qui avait coincidé avec une première entrée de la planéte sur un axe saisonnier, comme c’est le cas tous les 7ans. sur le web Le 22 juin 2025, les États-Unis avaient mené l’opération Midnight Hammer, visant les installations nucléaires iraniennes de Fordow, Natanz et Ispahan à l’aide de bombardiers furtifs B-2 Spirit et de missiles de croisière Tomahawk. En réponse, l’Iran avait lancé une attaque de missiles sur la base américaine d’Al-Udeid au Qatar, sans faire de victimes américaines; Cela n’est pas sans rappeler ce qui o eut lieu contre DAESH, sept ans plus tôt. avec Saturne arrivant en capricorne comme en 1989.avec la chute du Mur de Berlin; sur le web Après de longs mois de siège, la force multinationale finit par reprendre l’autoproclamée capitale du califat, Mossoul, en 2017. En mars 2019, les territoires occupés par Daesh dans le nord-est de la Syrie sont complètement libérés.jacques halbronn Astrologie septénale/ La phase « Din » et la mise à l’écart, au ban, des éléments jugés douteux.Après de longs mois de siège, la force multinationale finit par reprendre l’autoproclamée capitale du califat, Mossoul, en 2017. En mars 2019, les territoires occupés par Daesh dans le nord-est de la Syrie sont complètement libérés. C’est dire que le recours de Barbault aux conjonctions planétaires est elle aussi à évacuer. et on a vu au début des années 1980 que son annonce d’une prochaine Guerre Mondiale aura fait pschitt. Arrêtons de jouer avec la polysémie des configurations qui constitue une échappatoire. Depuis 60 ans, Barbault aura monopolisé l’Astrologie Mondiale en termes de publications. Est ce que le passage de Saturne en Bélier ne pourrait pas mettre fin , cette fois, à un tel mythe, à une telle mystification.? Le monopole Barbault: 1964 et la crise mondiale de 1965 La présentation de l’ouvrage Quelle connaissance avons-nous, en général des prévisions astrologiques ? Celle que nous donne la lecture distraite ou amusée de l’horoscope des journaux quotidiens. Ici, une tentative sérieuse est faite en vue de montrer ce qu’est réellement l’astrologie appliquée à l’étude des événements mondiaux. Le néophyte est introduit sans difficulté dans le secret d’une discipline qui vise à surprendre l’évolution des différentes sphères de la Société. Que nous réservent, en Afrique du Nord par exemple, les secousses de la mi-février 1964 ? Le rapprochement Est-Ouest sera-t-il définitif le 1er Mai 1964 ? La troisième guerre mondiale, comme le croient beaucoup d’astrologues, éclatera-t-elle au moment de l’éclipse solaire du 30 Mai 1965 ? Les astres et l’histoire André Barbault Présentation de l’iouvage: « Cet ouvrage est le fruit de trente années de recherches continuelles. À la veille de la dernière guerre mondiale, un jeune néophyte se plonge dans les ouvrages d’astrologie mondiale, pour s’efforcer de saisir l’histoire en marche, et tenter de la prévoir. Déconfit de n’avoir rien vu venir de l’éclatement de la tragédie, en septembre 1939, tenu – du même coup – de donner une signification à son échec, il cherche à se reprendre, en estimant que la validité de ce genre de spéculation requiert la nécessité de prévisions formelles, que doit rendre d’autant plus convaincantes l’échelle monumentale des bouleversements de l’échiquier mondial. » Prévisions astrologiques pour le nouveau millénaire Auteur : André Barbault Par une série de courbes qu’il a créées, André Barbault propose ses analyses et brosse ainsi un tableau de l’avenir de la France, de l’Europe, des nouveaux enjeux et équilibres mondiaux, ainsi que de leurs interactions. ©Electre 2026 Quatrième de couverture Voici un livre événement, longtemps attendu par tous ceux qui tentent de comprendre et d’anticiper l’évolution du siècle à venir. Qu’ils soient spécialistes – historiens, géopolitologues, analystes économiques et sociaux, chercheurs en sociologie, ou astrologues mondiaux – ou qu’ils fassent partie du public évidemment concerné par ces prospectives, le dernier ouvrage d’André Barbault répondra à leur attente. En effet, nulle trace ici d’intuitions ésotériques ou de <> dignes des prophètes des temps anciens. Fidèle à la réputation dont il jouit depuis quarante ans auprès d’un public mondial, André Barbault fait une exceptionnelle démonstration de son érudition polymorphe autant que de sa rigueur analytique et conceptuelle. Il donne ainsi une vision contemporaine de la technique astrologique, qui ne peut se concevoir sans intégrer l’histoire, l’économie, la sociologie autant que la notion d’inconscient collectif, et qui ne peut faire l’économie d’un suivi quotidien de l’actualité nationale et internationale, ainsi que de la mise en pratique des grands cycles planétaires qui ont accompagné les grands tournants de la civilisation occidentale depuis 574 av. J.-C. A la faveur de ces faisceaux croisés, André Barbault crée des courbes inédites, à partir desquelles il propose ses analyses, et établit ses prospectives en reprenant l’analyse des dernières décennies, pour les trente premières années du XXIe siècle. Il brosse ainsi un tableau de l’avenir de la France, de l’Europe, des nouveaux enjeux et équilibres mondiaux, ainsi que de leurs interactions. Qu’en conclue-t-il ? L’histoire se répète, mais en évoluant à partir de ses propres bases. Et si nous vivons les prémices d’une nouvelle humanité, cette fin de millénaire nous invite sans doute à plus de vigilance, d’exigence et d’audace, tant individuelles que collectives. » JHB 02 03 26

Heurs et malheurs de l’astrologie mondiale française au XXe siècle (De Paul Le Cour à André Barbault) par Jacques Halbronn

Heurs et malheurs de l’astrologie mondiale française au XXe siècle (De Paul Le Cour à André Barbault) par Jacques Halbronn L’Histoire de l’astrologie connaît un tabou, celui de se prolonger jusqu’au XXe siècle. Une thèse de doctorat sur le sujet est censée ne pas dépasser la Révolution Française, sauf à se situer dans le champ sociologique. Dans le cas de la théorie précessionnelle, on fait cependant exception et un Paul Le Cour peut faire l’objet d’une thèse qui nous conduit jusqu’à l’Ere du Verseau. En revanche, on imagine assez mal un historien de l’astrologie, honorablement connu, qui se hasarderait à étudier de quelle façon les astrologues du XXe siècle ont tenté de gérer la question des planètes transsaturniennes.(cf « L’évolution de la pensée astrologique face aux découvertes des nouvelles planètes du système solaire ( 1781-1930) communication au Congrès des Sociétés Savantes, Nancy, 1978, sciences, fasc. V, pp/ 145-156) C’est cependant ce que nous nous sommes proposé de faire dans cette étude qui clôture un ensemble de travaux s’étalant du XVe siècle au XIXe siècle. La question zodiacale On analysera donc l’émergence d’une astrologie ayant intégré les nouvelles planètes dans son discours et nous verrons comment un André Barbault, frère d’astrologue (Armand Barbault alias Rumélius, qui l’initia dès 1935) s’efforça, dans les années Soixante, de renouveler l’astrologie mondiale en prenant en compte les dites planètes, soit dans le cadre du cycle Saturne/Neptune appliqué à l’Histoire du communisme soit en mettant en place un « indice de concentration des planétes lentes », comportant les dites planètes transsaturniennes, en rapport notamment avec les grands conflits mondiaux. Le père de ce graphique, qui n’incluait pas encore Pluton, en astro-histoire est Henri Gouchon, auteur à la Libération dePrévisions annuelles malheureusement introuvables à la BNF (cf A. Barbault, Les astres et l’Histoire, op. Cit., pp. 32-33), dans lesquelles le dispositif est exposé: » A moins, écrit Gouchon, d’un concours extraordinaire de circonstances, on dirait bien qu’il existe, en effet, une relation entre ce graphique et les périodes de bouleversements mondiaux, surtout économiques, comme on peut le voir en 1914 -1918 et 1938-1945: Chaque dépression ne correspond pas à une guerre mais elle cadre toujours avec quelque anomalie d’ordre économique (…) Ce graphique est établi en mesurant au début de chaque année astrologique l’arc de cercle qui englobe toutes les planétes lentes de Jupiter à Neptune » Ces travaux que nous décrirons sont à l’évidence des témoignages d’hommes ayant été imprégnés par l’Histoire de leur temps et cherchant à l’ expliciter au moyen de certaines combinatoires célestes. Peut-on , au demeurant, reprocher à des chercheurs de ne pas accorder quelque importance à ce qui se déroule sous leurs yeux dans la mesure même où cela leur donne le sentiment parfois illusoire que l’astrologue n’est pas enfermé dans sa tour d’ivoire et qu’il est bel et bien en prise sur les événements, avec à la clef l’espoir d’une reconnaissance de leur démarche, quitte à pactiser avec le diable! Si l’astrologue était moins seul, il serait peut être mieux à l’abri de certaines tentations. Dans les deux cas de figure, on ne peut d’ailleurs parler stricto sensu d’astrologie mais plutôt d’astro-histoire.(cf notre étude sur ce site) On observe en effet que le champ de l’astrologie mondiale est plus propice à l’innovation que celui de l’astrologie horoscopique, c’est à dire que les données astronomiques utilisées ne recouvrent pas celles de l’astrologie traditionnelle. Quelque part, l’astrologie mondiale et l’on pense notamment à la théorie des grandes conjonctions en constitue une remise en question. Les deux auteurs que nous avons choisis représentent certes des orientations extrêmement différentes. Si Paul Le Cour tend à ne pas tenir compte des planètes et ne se réfère qu’au zodiaque, que ce soit le tropical ou le sidéral, selon les cas, en revanche, l’astrologie mondiale selon André Barbault semble « oublier » totalement la structure zodiacale, qu’elle soit saisonnière ou stellaire, pour ne considérer que les aspects et autre interrelations – leur concentration ou leur dispersion sur l’écliptique mais sans prise en compte d’un quelconque découpage zodiacal – entre planètes du système solaire. Ce faisant, André Barbault rompt avec la théorie des grandes conjonctions (Jupiter-Saturne), déjà évoquée, articulée autour de la répartition des signes, selon le découpage tropicaliste, entre les Quatre Eléments. En fait, à y regarder de près, le cycle planétaire auquel recourt A. B. avec sa conjonction, son carré, son opposition, constitue bel et bien un « zodiaque planétaire » dont le point de départ serait la conjonction des deux planètes constitutives du cycle, la quadrature correspondant analogiquement avec l’axe solsticial, l’opposition avec l’axe équinoxial et ainsi de suite; Dans ce système, autant de cycles, autant de zodiaques. En fait, il n’y a pas d’astrologie sans une quelconque forme de zodiaque, dans la mesure où c’est la zodiacalisation de l’espace, quel que soit le critère adopté, qui permet de déterminer des phases en procédant à une structuration de l’espace-temps. Signalons en passant, que les travaux de Michel Gauquelin, dans les années 1950-1960, font également abstraction – non sans recourir à un découpage du mouvement circadien qui rappelle celui des maisons- des positions zodiacales à la naissance, à la différence d’un Paul Choisnard, au tournant du XXe siècle, intéressé par les signes ascendants dans ses statistiques (notamment les ascendants en signe d’air chez certaines catégories de personnes) alors qu’au contraire ceux d’un Jean-Pierre Nicola, qui n’est pas un spécialiste d’astrologie mondiale, dans les années 1960-1970, visent en partie à légitimer le découpage tropicaliste (zodiaque réflexologique). La question zodiacale nous semble ainsi être un enjeu majeur de la recherche astrologique française au XXe siècle. On appellera zodiacalisation toute tentative de découper la courses des astres. Pour reprendre le texte d’un dialogue humoristique que nous avions écrit pour L’astrologue face à son client (Ed. La Grande Conjonction, 1994) l’astrologue a un modèle dont il ne sait pas de quoi il traite et le « non astrologue » a une vie à laquelle il aimerait conférer une structure. Il importe en effet de ne pas confondre les signes avant coureurs avec l’exposition d’un système prévisionnel. Nous avons voulu montrer, par cette étude, que l’astrologue, quel que soit son genre, est marqué par les idéologies de son temps et cela était déjà vrai, bien entendu, pour le phénomène Nostradamus, au cours de la seconde moitié du XVIe siècle (cf notre étude sur ce site consacré aux nostradamologues). Partir du postulat selon lequel l’astrologue ne s’appuie que sur un savoir transcendantal revient à commettre selon nous un contresens du point de la méthodologie de l’Histoire des textes. En fait, l’astrologue ou le prophète se nourrissent des attentes et des espérances dont ils sont les témoins. On ne peut reprocher son antisémitisme à Le Cour ni son communisme à André Barbault, ils n’ont fait que mettre en musique (des sphères) de tels thèmes porteurs, le problème, c’est qu’ils ont été conduits à focaliser les techniques dont ils disposaient sur ces enjeux au point de porter atteinte à l’intégrité du savoir astrologique. Un Jean-Paul Sartre ne fut-il pas tenté, à la même époque, par une certaine synergie entre sa/la philosophie et le marxisme politique? Les deux auteurs auxquels nous consacrons cette étude, Paul Le Cour, né en 1871 et André Barbault, né en 1921, soit à cinquante ans d’écart, ont recouru à des modèles et se sont efforcé de leur trouver des justifications au niveau des événements dont ils étaient les témoins, ils ont pratiqué, avec plus ou moins de bonheur, une astrologie – ce que nous préférons donc appeler une astro-histoire, le terme astrologie renvoyant à un savoir relativement figé – en prise avec l’actualité parfois la plus immédiate. L’astrologie mondiale nous apparaît bel et bien comme un espace de créativité qui échappe à la discipline et à la rigidité horoscopiques et il semble bien que le renouvellement de l’astrologie passera par elle. Malgré la différence d’âge- un demi -siècle, leurs pronostics se sont croisé de peu et en tout état de cause Barbault a pris le relais de Le Cour comme chroniqueur des grands événements politiques dans la mesure même où c’est au moment où Le Cour meurt, en 1954, que l’étoile de Barbault monte au firmament. Tous deux ont fait l’objet d’un certain culte passant par le rite de la biographie. Tous deux ont pratiqué une forme d’astrologie mondiale, l’une plutôt axée sur le zodiaque des étoiles, l’autre sur une sorte de zodiaque planétaire mais par delà leurs différences de modèles, ils furent confrontés à un même défi, à savoir mettre le monde qui se déployait sous leurs yeux en équation, l’indexer sur le ciel. Et pour ce faire, ils ont du choisir leur camp. Barbault les communistes contre les Américains, et avant lui, Le Cour l’Europe continentale contre l’Angleterre. Tout se passe comme si l’astrologie mondiale française avait canalisé une certaine hostilité au monde anglo-saxon et qu’à chaque reprise, ce soit l’adversaire anglo-saxon qui l’ait emporté. . Tout se passe comme si les astrologues peinaient à apprécier la durée d’un processus. Leur échec tient presque toujours à ce qu’ils n’ont pas su annoncer l’échec, la fin, la chute, de ceux dont ils analysaient l’ascension, au fait qu’ils n’ont pas su déterminer la durée d’une expérience. Leur pronostic est juste s’il reste ponctuel, il correspondait à une certaine apparence des choses, sur le moment, mais l’astrologie ne saurait s’en contenter et se doit de limiter dans le temps toute expérience… Le Cour a parié, en son temps – et quoi qu’en dise Evelyne Latour (« L’Ere du Verseau comme projet de société », Actes du Colloque Astrologie et Pouvoir) – du moins à partir de l’invasion allemande de 1940- pour les temps nouveaux auxquels appelait un Hitler alors que Barbault a souscrit aux perspectives lumineuses brossées par un N. Krouchtchev, à la fin des années Cinquante, un Monsieur K qui symbolisera, à partir de 1956, la rupture avec l’époque de Staline, comme une sorte de Gorbatchev avant l’heure. Choix courageux puisque d’une certaine façon ils ont l’un et l’autre choisi le challenger, celui qui prétendait incarner un ordre nouveau et peut -être l’astrologie est-elle stratégiquement amenée à de telles options. Disons les choses autrement, avec quelque euphémisme. Ce qui nous intéressera par delà l’engouement de ces deux auteurs pour leurs « poulains » respectifs, c’est aussi la façon dont ils en traiteront face à l’échec patent des dits poulains, qui sera aussi le leur. Dans le cas de Le Cour, nous interpellerons aussi son alter ego et successeur, Jacques d’Arés, qui procédera à des éditions « corrigées », et dans le cas de Barbault, nous analyserons ses propres « relectures », jusque dans les années 1990. . I.- Paul Le Cour ou l’aquarisme Paul Le Cour ( 1871-1954) occupe une place particulière dans l’histoire de l’astrologie du XXe siècle. Il est à coup sûr l’auteur d’un des ouvrages les plus célèbres de la littérature astrologique contemporaine de langue française. Son Ere du Verseau, parue dans les années Trente, est un monument, elle a connu de nombreuses rééditions, à partir des années Quarante et dans le genre, on ne peut guère la comparer, toutes proportions gardées, qu’aux Centuries, avec les remaniements et les ajustements de rigueur. Mais comment doit-on lire cet ouvrage que nous désignerons sous le sigle EVAG (Ere du Verseau. Avènement de Ganyméde)? Est ce que seul le titre est prophétique ou également son contenu? En vérité, nous risquons fort d’ébranler ou de choquer nos lecteurs, tant il est vrai que Le Cour apparaît comme une des grandes références astro-prophétiques mais combien de Le Cour y a-t-il, quel est le « vrai » Le Cour? Bien entendu, par delà le cas Le Cour, nous interpellerons ceux qui lui ont consacré des travaux ou du moins qui ont traité de l’Ere du Verseau, à commencer par ceux qui ont collaboré à la fin des années Soixante-dix au projet ANEV. (Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau) dont nous fûmes au demeurant le maître d’oeuvre, à l’époque assez naïf. Signalons que certains textes de l’ANEV paraîtront, en 1981, à notre instigation en collaboration avec Krista Leuck, au sein du Grand Livre des Prédictions, Paris, Ed. Balland, ouvrage de futurologie en partie traduit de l’anglais, dans une section intitulée « L’âge d’or ou la fin des temps », pp. 141 – 225) Y a -t-il un après Paul Le Cour? Le changement à observer relève, nous semble-t-il, de la différence d’implication. Dans les années trente-quarante, le discours astrologico-prophétique était directement en prise avec les enjeux de l’époque, avec la réalité ambiante socioculturelle, socio-religieuse, bref, il comportait une dimension polémique, pouvait espérer peser sur certaines représentations ( pour une description de la littérature astrologique prévisionnelle à cette époque, cf A. Barbault, L’Avenir du monde par l’astrologie, Paris, Ed. Du Félin, 1993, et J. Halbronn, La vie astrologique, années Trente-Cinquante, Paris, Trédaniel, 1995)) En revanche, à la fin des années soixante-dix, l’astrologie française a refoulé ses engagements d’avant guerre, autour de l’Ere du Verseau, autour de Pluton, autour de la question juive. Elle a pris du recul, dans tous les sens du terme. La preuve en est que celui qui va diriger le congrès et le livre consacré à la question est un jeune juif qui n’a alors aucune conscience de l’usage qui fut fait précédemment de cette idée du Verseau, chacun, autour de lui, citant Paul Le Cour avec révérence et ne signalant pas le caractère sulfureux de son propos. Mais participent à ce collectif des personnes proches d’Atlantis, comme Jacques d’Arés, Robert Amadou, Jean Phaure- qui vient de décéder – ou encore Andrée Petibon, qui évoque la fondation de la revue.On trouvera des notices sur les astrologues contemporains cités dans ce travail dans notre Guide Astrologique,Paris, Ed. O. Laurens, 1997. Mais qu’est ce alors que l’Ere du Verseau, au début du dernier quart du XXe siècle(cf de Culver & Ianna, « The age of Aquarius » in The Gemini Syndrome, New York, 1984, pp. 67 et seq)? Probablement l’annonce de la fin du christianisme en tout cas de la papauté, ce qui expliquerait le succès du message aquarien dans des pays de culture protestante. Or, tel n’était nullement la position de Le Cour pour qui c’était au contraire le Second Avènement de Jésus, comme si, finalement, Le Cour avait voulu empêcher qu’il y ait rupture de la tradition chrétienne, quitte à prôner sa déjudaïsation. Le Cour ne prenait-il pas ainsi à contre-pied les astrologues anglo-saxons? Après Le Cour, les astrologues qui ont récupéré l’Ere du Verseau qui était restée jusque là aux marges de l’astrologie, en raison notamment de son sidéralisme, n’ont pas le bagage théologique voulu et préfèrent, tout simplement, annoncer l’avènement d’un nouveau culte, lié aux valeurs du Verseau telles que l’astrologie moderne les a reformulées, passant d’ailleurs étrangement du dieu Poséidon, cher à Le Cour à l’astre Ouranos/Uranus, nouveau maître du signe.. Si l’on considère le zodiaque comme typique de l’approche horoscopique, le fait d’interpréter l’ère du Verseau (constellation) selon la représentation que l’on se fait du signe nous apparaît comme une récupération par cette dernière. Les signes « avant coureurs« Certes; Le Cour a-t-il fixé un terme encore assez lointain pour l’avènement de Ganyméde- selon son expression- mais cela ne l’empêche nullement de tenir, dans sa revue Atlantis - comme le fera Barbault dans sa revue L’Astrologue fondée quarante ans plus tard- une sorte de chronique aquarienne de son temps. Son livre L’Ere du Verseau ne fait d’ailleurs en partie que reprendre des développements précédemment parus dans la dite revue et eux mêmes intitulés « L’Ere du Verseau », et déjà pourvus du dessin de l’échanson qui se retrouvera en frontispice du livre. Son ouvrage fonde ce que nous proposerons d’appeler l’aquarisme français, ce qui correspond peu ou prou au New Age (cf Michel Lacroix,L’idéologie du New Age, Paris, Flammarion, 1996, pp. 79-80) marqué par un très grand sentiment de liberté et de libération face aux anciens clivages. L’EVAG, ouvrage assez mal ficelé, où la préface fait suite étrangement à l’introduction, dans l’édition de 1937, est un catalogue des notations les plus diverses, censées révéler une convergence, un inventaire à la Prévert. On peut d’ailleurs inscrire l’EVAG dans la tradition des recueils prophétiques qui va du Mirabilis Liber (cf notre étude sur ce site) aux productions du XIXe siècle, émanant souvent des milieux ecclésiastiques. Parmi les signes avant coureurs, selon la formule de Le Cour, il faut compter la prophétie des papes qui, rappelons-le, est une liste parue en 1595 (cf Le Texte prophétique en France) qui avec chaque pape qui décède voit se rapprocher la « fin du monde », la venue de l’Antéchrist., dans un compte à rebours nécrologique. Le Cour et à sa suite Jacques d’Arés semblent accorder la plus grande importance à ce phénomène qui fait ainsi de l’Eglise et de son chef un présage vivant .Chaque nouveau pape nous rapprocherait de la nouvelle ère. Cette prophétie des papes faussement attribuée à Saint Malachie nous fait songer à ces chronologies prophétiques qui contribuèrent à l’écroulement de la civilisation précolombienne. En 1945, Le Cour fait une analyse de la situation qui – on s’en aperçoit rétrospectivement – accordait apparemment trop d’importance au ressenti immédiat si bien que les « réussites » prévisionnelles sont parfois redoutables en ce qu’elles se fondent sur une certaine interprétation des « faits » – et l’astrologue – on le verra avec André Barbault – n’échappe pas à cet écueil, où l’on fait flèche de tout bois: il n’y a jamais de faits bruts. N’oublions pas que même une horloge arrêtée marque deux fois par jour la bonne heure! Dans un chapitre intitulé « L’ère du Verseau », PLC écrit en 1943-1945, en plein bombardement des villes : « Ceux qui ne croient pas que notre religion chrétienne, avec ses magnifiques cathédrales, soit parvenue au terme de sa durée et qu’elle sera remplacée par une autre en rapport avec les progrès de la pensée humaine devraient songer aux sanctuaires abandonnés de l’Egypte, de la Grèce, de l’Asie, de l’Amérique (…) Seuls les touristes curieux errent au milieu de leurs ruines (…) Il y aura toujours nécessité de se grouper autour d’un symbole qui ne sera plus l’image du Christ souffrant fixé sur une croix mais quelque autre signe rempli de dynamisme (comme la double hache) correspondant au Christ-Roi » La douleur que nous éprouvons à voir s’écrouler les monuments religieux, merveilles léguées par les siècles précédents, doit donc être atténuée par (notre) vision de l’avenir ». (Dieu et les dieux. Dieu existe-t-il?,Bordeaux, Ed. Bière, 1945, pp. 192 et seq) Avec le recul de plus d’un demi siècle, alors que tout a été reconstruit depuis belle lurette, ces signes « avant coureurs » semblent un peu trop « datés », ils ont fait long feu.. On voit donc que si le paradigme précessionnel, astronomique, est posé d’entrée de jeu, en revanche, les signes sont à rechercher partout, à tous les niveaux: tension entre la cause unique et les effets multiples.. P. Lecquet (« Le Hiéron du Val d’Or et l’ésotérisme chrétien autour de Paray le Monial ») et E. Latour (« L’ère du verseau ») se sont intéressés (cfPolitica Hermetica, 1998) à la place des prophéties précessionnelles dans les années 1880-19004, et dont Paul Le Cour serait l’héritier et le vulgarisateur. Il s’agirait du milieu ésotérisant de Paray Le Monial (Saône et Loire) Dans son recueil de 1937, certes, Paul Le Cour cite à plusieurs reprises Paray le Monial (sur Atlantis et les recherches du Baron de Sarachaga « qui envisageait pour l’an 2000 le 4° cycle du Graal », cf P. Lecquet, « Le Hiéron du Val d’Or etc », op. Cit. pp. 95-96; J. Halbronn, Le texteprophétique en France, I, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2002, pp. 329-330 ) mais c’est pour souligner le fait que les cultes qui s’y pratiquent sont annonciateurs de l’Ere du Verseau et non pour affirmer qu’il a trouvé dans ce groupe l’exposé de la théorie des ères. C’est toute la différence entre le signifiant et le signifié. Paray le Monial annonce, de facto, le Verseau, pense Le Cour, mais cela ne signifie nullement qu’on y propose un exposé circonstancié comme le fait Brunton (cf « Newton et le précessionalisme », sur ce site). Pour Le Cour, le culte du Christ Roi, cher à Paray le Monial, annonce un nouveau stade du christianisme, c’en est fini du Christ représenté sur la Croix. Mais s’il mentionne ces pratiques, c’est que précisément elles émanent de personnes ignorant la précession des équinoxes. Car que vaudrait leur témoignage si elles en connaissaient le mécanisme? C’est donc commettre un grave contresens que de laisser entendre que Paul Le Cour aurait reconnu, en quoi que ce soit, qu’il se serait appuyé sur les computations propres aux gens de Paray Le Monial. Pour Le Cour, les spéculations qui furent développées dans ce cercle ne l’impliquent nullement, elles sont l’expression d’un processus qu’il explicite mais qu’il n’attribue pas, stricto sensu, aux protagonistes. En d’autres termes, le mode de calcul prôné par Le Cour n’est pas celui de Paray le Monial lequel vient recouper, ponctuellement, et coïncider avec la Précession des Equinoxes. A trop vouloir prouver on ne prouve rien: une chose est d’observer que telle personne a tel comportement qui vient corroborer nos thèses, une autre d’attribuer à cette même personne la connaissance précise des dites thèses car, à ce moment, là on ne peut être juge et partie: si la personne connaît le système, son comportement ne vaudra plus comme preuve. En réalité, Le Cour n’a aucune prétention d’innovateur en ce qui concerne la description du mécanisme précessionnel et, citant tel ou tel auteur, il note ainsi, qu’il n’apporte rien de bien intéressant, avouant ainsi reprendre un sujet dans le vent. C’est ainsi qu’en 1929, dans la revueAstrosophie, fondée à Carthage (Tunisie) par l’anglais Francis Rolt-Wheeler, dans la lignée de la revue Modern Astrology d’Alan et Bessie Leo (cf La vie astrologique il y a cent ans, Paris, Trédaniel, 1992), on trouve un article muni d’un schéma, extrait de l’ouvrage d’Edouard Carpenter, consacré aux croyances païennes et chrétiennes (Pagan and Christian Creeds (1920, British Library, 045503 g 51). Cet article paru au mois de mars 1929 est immédiatement, dès le mois de mai de cette même année par Le Cour dans Atlantis ( « La date de l’entrée dans le signe du verseau », n°18) : « un article d’une revue nouvelle de Carthage luxueusement éditée et intitulée l’Astrosophie ». Cette revue de l’Institut Astrologique de Carthage – affilié à l’Institut Astrologique de Londres, « fondé en 1890 par Alan Leo », s’installera ensuite, de l’autre côté de la Méditerranée, à Nice, sur la Côte d’Azur. Cet extrait paraît donc dans le numéro 1 de l’Astrosophie, revue d’astrologie ésotérique et exotérique etc (BNF, Jo 75607, microfilm) sous le titre « Le symbolisme de l’Equinoxe » d’Edward Carpenter (pp. 38-40). Donnons quelques passages de ce texte qui fit partie des lectures de Le Cour: « Beaucoup de gens pensent que l’association de l’Agneau Divin et de la Croix provint du fait que la constellation du Bélier se trouvait à cette époque sur la Croix Céleste (le croisement de l’Ecliptique et de l’Equateur) à la place précise où le Soleil-Dieu devait passer avant son triomphe final. Justin Martyr, dans son « Dialogue avec Trypho » (un juif) fait allusion à une vieille pratique juive consistant à rôtir un agneau sur les bâtons placés en forme de croix ». La croix serait une sorte de barbecue! Pour Carpenter, chaque ère dure carrément 2000 ans et non pas 2160 ans. L’auteur anglo-saxon poursuit: (Astrosophie, p. 40) » En 1936, le Soleil entrera dans la constellation du Verseau, le signe de l’électricité, de l’air, de l’éther et en religion, des êtres surnaturels, des esprits, des fantômes; beaucoup de monde pensent voir en ce moment, dans les découvertes matérielles comme les vagues éthériques de la T. S. F. ( = radio) et dans les recherches psychiques et spirites de notre temps le commencement du nouveau signe sur l’équinoxe du printemps ». On rapprochera 1936 (dans Atlantis, le 3 semble manquer et on trouve la forme 19 6!) de la parution de l’ouvrage de Le Cour en 1937. Il reste que Carpenter s’exprime avec une certaine prudence : » En considérant que le signe des Poissons vient aussitôt après le Taureau et le Bélier dans la succession des signes du zodiaque de l’équinoxe du printemps et que c’est actuellement (l’ouvrage date de 1920) la constellation dans laquelle le Soleil se tient à cette époque de l’année, il ne semble pas impossible que le changement astronomique ait été la cause déterminante de l’adoption de ce nouveau symbole » Mais le propos reste ambigu: est-ce une influence cosmique directe ou bien une initiative humaine: « Il est facile d’imaginer que le changement du culte du Taureau en culte de l’Agneau qui incontestablement eut lieu chez les différents peuples fut seulement une modification rituelle émanant des prêtres en vue de rétablie l’harmonie avec la situation astronomique ». Question importante si l’on sait que le passage d’un culte à un autre apparaît pour nombre d’astrologues modernes comme la validation par excellence du symbolisme zodiacal. L’apport de PLC semble devoir se situer ailleurs: peut être dans certaines corrélations qu’il propose entre l’avènement du Verseau et certains événements de son temps. Quand on sait ce qui marque les années Trente et quel « ordre nouveau » est ainsi proposé, on ne peut voir en Le Cour qu’un homme fasciné de plus en plus par ce qui vient d’Italie et d’Allemagne. Quel serait donc le véritable apport de PLC à la question précessionnelle? Il faudrait pour cela parfaitement identifier toutes ses sources, celles qu’il cite et celles qu’il ne cite pas. On peut dire qu’il a su sensibiliser certains milieux français à ce système et qu’il a mis ce système au service de certaines idées de son époque. C’est d’ailleurs moins l’EVAG qui aura joué ce rôle qu’Atlantis et ce dès les années Vingt et il ne faudrait pas oublier la personnalité de Le Cour, son enseignement oral, dans le cadre de l’association du même nom, tant dans la région parisienne (Paris/Vincennes) qu’à Arès, sur le bassin d’Arcachon.. La déjudaïsation selon Le Cour En 1937, Paul Le Cour adoptait encore une position classique judéochrétienne. Un de ses chapitres, qui disparaîtra par la suite, ne s’intitule-t-il pas « Juifs et Chrétiens d’accord’? Mais cinq ans plus tard, Le Cour remanie sensiblement son texte: la France a été vaincue ou plutôt comme il le note mise en réserve, puisqu’elle ne participe pas aux combats. Désormais, Le Cour maniera volontiers l’opposition des aryens aux sémites – trouvant que Jésus a un type aryen, japhétien (de Japhet -fils de Noé – un des frères de Sem, dont le nom servit à forger le mot sémite) – tient les propos suivants, avec quelque ingénuité : « Pour résoudre le « problème juif », il suffit (sic) de considérer les Juifs comme des étrangers ». (Hellénisme et christianisme, pp. 1106-107) et les persécutions les aideront à aller là où il est écrit qu’ils doivent aller. Dans cet ouvrage qui paraît en 1943 puis est réédité sans retouche, chez Dervy, en 1953, Le Cour précise certains aspects de l’Ere du Verseau, mais en en accentuant le caractère antijuif – occupation nazie oblige puisque pour Le Cour rien n’arrive par hasard – comme il le reconnaît lui-même: on peut, dit-il, être contre le judaïsme tout en n’étant pas contre les Juifs, à condition, toutefois qu’ils deviennent un peuple comme les autres, rassemblé sur un seul et même point du globe. Il est en faveur du statut des Juifs octroyé par le régime de Vichy et qui servira à ce que les Juifs ne s’attachent pas trop à la France. Pour Le Cour, l’Ere du verseau annonce une hellénisation du christianisme et sa déjudaïstion. Il conviendrait plutôt à propos de Le Cour de parler de déjudaïsation plutôt que d’antisémitisme. En fait, Le Cour ne fait pas mystère de ce qu’il doit à Rohling, dont le nom figure dans son Ere du Verseau de 1937, réputé, au XIXe siècle, pour l’érudition de son antitalmudisme, auteur par ailleurs d’un ouvrage prônant le retour des Juifs à Sion (cf notre ouvrage: Le sionisme et ses avatars,au tournant du XXe siècle, chez Ramkat). Le Cour serait ainsi parvenu à relier antisémitisme et mouvement aquarien, chacun consolidant et justifiant l’autre. On ne peut nier une certaine fascination de Le Cour pour le fascisme italien et il célèbre, dans l’Ere du Verseau, la prise de l’Ethiopie, en 1931, comme l’annonce des temps nouveaux, puisque le roi d’Italie, grâce à Mussolini, devient, de ce fait, empereur et il en sera ainsi, au fil des rééditions de l’ouvrage, sans parler d’Hellénisme et Christianisme, paru à Bordeaux, en 1943 qui en est le complément anti-judéo-chrétien. De fait, l’Ere du Verseau, version 1937, est jugée par trop complaisante, par les temps qui courent, envers le judaïsme et il va d’agir, dans les éditions suivantes, d’élaguer certains développements qui ne sont plus de mise et il n’y aura pas de retour, après guerre; aux positions antérieures, même si l’on ne réédite plus après la mort de Le Cour, en 1954, Hellénisme et Christianisme.. Pour la petite histoire, le siège d’Atlantis passera sous l’Occupation de Vincennes à Paris, dans le Quartier Latin pour revenir à la Libération à Vincennes. La raison semble en avoir été que les dits locaux parisiens auraient été la demeure de Juifs qui les auraient réintégrés, contraignant ainsi Atlantis à l’exode. Atlantis ne cesse donc nullement ses activités et en 1943, on nous précise que si « la revue est actuellement suspendue (elle est) remplacée par un bulletin d’informations, mais on peut se procurer les anciens numéros non encore épuisés. Des conférences ont lieu régulièrement au siège d’Atlantis » (Hellénisme et Christianisme, op. cit. pp. 126-127). Les raisons de cette suspension ne sont vraisemblablement pas à chercher dans la ligne de la revue mais tiennent probablement à des considérations plus matérielles.. Un chapitre incriminé sera donc supprimé: « Juifs et chrétiens d’accord » qui va disparaître mais la BNF a conservé la version 1937 ou du moins l’une d’entre elles. Le Cour commençait alors imprudemment ce chapitre par la formule suivante: « Un des grands événements de l’Ere du Verseau doit être logiquement la réconciliation des juifs et des chrétiens. Les premiers chrétiens et Jésus lui-même étaient juifs.(…) il y a identité entre la révélation judaïque et celle du Christ. » D’ailleurs, Le Cour annonce la conversion des juifs au christianisme à l’heure du Verseau: « Dans le temple de Salomon restauré on verra donc entrer par la même porte les fils de la synagogue et ceux des diverses églises chrétiennes ». Et (le premier) Le Cour de méditer sur une telle perspective: » Que peut-il résulter d’un accord entre juifs et chrétiens? Sans doute, une grande force spirituelle qui se dressera en face du matérialisme (…) Nous voyons déjà d’esquisser un rapprochement entre l’Eglise et la Maçonnerie qui, l’une et l’autre, condamnent les deux extrémismes anti-religieux, fascisme et communisme ». Or, six ans plus tard – en 1943 et l’on conçoit que Le Cour n’ait pas aussitôt réédité son Ere du Verseau, reparue en 1942, vu qu’entre temps, il a opéré un certain revirement – les premières pages de son petit livre Hellénisme et Christianisme, parues chez l’imprimeur bordelais Bière, qui avait déjà imprimé l’édition de 1937 de l’Ere du Verseau (L’avènement de Ganiméde(sic) - il s’agit d’une coquille car Le Cour avait annoncé dès 1929 (p. 123) la parution de « L’avénement de Ganyméde dans les Cahiers d’Atlantis » – sont les suivantes: « S’il est une opinion profondément accréditée chez les Chrétiens, c’est celle de l’origine uniquement judaïque de leur religion.(..) Il est devenu d’usage courant d’appeler judéo-christianisme la religion née il y a 2000 ans sur les bords du Jourdain.. En réalité, précise Le Cour – et c’est ce que je voudrais tenter de démontrer ici – le christianisme a sa source non dans le judaïsme mais dans l’hellénisme » Le livre obtient l’autorisation des autorités, ce qui signifie un certain regain d’activité pour Atlantis, ce qui se conçoit en raison des thèses collaborationnistes, anglophobes, et racistes qui y sont développées. Antisémitisme et astrologie faisaient d’ailleurs, depuis longtemps, bon ménage (cf J. Halbronn, « Antisémitisme et occultisme en France aux XIXe et XXe siècles« , Revue des Etudes Juives, Paris, 1991) en tant que systèmes explicatifs interdits mais d’autant plus fascinants, en tant que contre-culture déstabilisants- pour des esprits marginaux et asociaux et le mouvement sioniste – remède pire que le mal – mentionné par Le Cour, dans son Ere, n’aura fait qu’apporter de l’eau au moulin de l’antisémitisme, en transformant un malaise (névrose) – les juifs parmi nous – en un délire (psychose)- les juifs ailleurs et pourquoi pas dans l’au-delà?. C’est qu’en effet, les astres et les juifs peuvent être instrumentalisés et diabolisés pour rendre compte de certains déboires, personnels ou/et collectifs, avec des effets déculpabilisants. (cf Cahiers du CERJ, L’instrumentalisation des Juifs, voir site CERIJ. Org) Le Cour parle d’une « curieuse unité des traditions mythologiques, judaïques et chrétiennes ainsi que les données de l’astrologie religieuse » alors que dans une version plus tardive, il remplace mythologique par hellénique, terme qui désormais sera au coeur de son propos, notamment avec l’ouvrage Hellénisme et Christianisme (1943). Autant, la mythologie n’était -elle pas un concept suffisamment puissant pour asseoir le christianisme, autant ce sera, aux yeux de Le Cour, le cas en ce qui concerne l’hellénisme. On ne saurait pour autant qualifier une telle position d’antisémite: en effet, si le christianisme ne dérive pas du judaïsme, il lui a pour le moins beaucoup emprunté et se serait en quelque sorte judaïsé, ce qui est source de confusions qu’il convenait en effet de dénoncer. Le syncrétisme Le Courien Paul Le Cour semble n’avoir que des connaissances de seconde main en ce qui concerne la précession des équinoxes à tel point qu’il ne semble même pas se rendre compte de ce qu’il se réfère au zodiaque tropique quand il évoque les événements marquants, selon lui, qui se déroulent chaque année quand le soleil séjourne dans le signe du verseau, en tropique. C’est ainsi, dans l’Ere du Verseau, que pour « prouver » que l’ère précessionnelle du Verseau approche, Le Cour s’arrête sur ce qui se passe en février (et notamment en février 34). Evelyne Latour (« L’Ere du verseau », Politica Hermetica, n°12, p. 205) fera le même amalgame lorsqu’elle attribuera à tel auteur un intérêt pour l’Ere du Verseau uniquement parce qu’il traite du signe du Verseau: « L’ère du Verseau passionnait aussi les savants (comme) Pierre-Maxime Schuhl qui en traitait dans un article (que nous n’avons pas retrouvé.) consacré à la Ive Eglogue de Virgile ». De même, tout ce qui se trouve dans l’ouvrage intitulé L’Ere du Verseau ne concerne pas ipso facto le processus même de l’ère du Verseau, au sens précessionnel du terme, mais peut n’être mentionné en tant que recoupement. En ce qui concerne la durée des ères, s’il reconnaît que l’ère du Verseau ne commencera que 2160 après J. C., Le Cour n’hésite pas pour autant à dater le début de l’ère du bélier vers -2000. Ce nombre 2000 le fascine. Certes, au niveau symbolique, on peut tout comparer mais il est regrettable que Le Cour ne s’en soit pas davantage expliqué. D’ailleurs, c’est dans la façon que Le Cour recherche des « signes » avant coureurs venant confirmer l’avènement de Ganyméde, que son ouvrage est original mais fortement marqué par la vie politique de son temps. Quel décalage, en effet, entre d’une part les considérations sur des transformations s’étalant sur des siècles et des observations presque au jour le jour: exercice éminemment périlleux et qui fait songer à la façon dont un Piobb, dans les années 1920, commentait la vie parlementaire en se servant des Centuries. Ces textes là vieillissent souvent mal La prise de conscience de 1936 Qu’est-ce qui pousse Le Cour à publier enfin ses travaux en 1937? Il s’en explique dans son Introduction, et l’idée subsiste d’une mouture à l’autre: il comprend enfin que la nouvelle Ere correspond au Second Avènement du Christ-Ganyméde- à rapprocher du titre du livre L’Avènement de Ganiméde (sic), personnage mythologique – ce qui était apaisant en ce que ses calculs ne débouchaient pas ainsi sur l’annonce d’une nouvelle religion. En tant que chrétien, Le Cour se trouvait ainsi apaisé. De fait, l’idée d’un retour de Jésus était un leitmotiv dans certains milieux catholiques, ce qui apparemment n’était pas le cas à Paray Le Monial car dans ce cas pourquoi Le Cour aurait-il du attendre jusqu’en 1936? A Paray le Monial, l’idée d’un second avènement est bien connue mais Le Cour n’avait probablement pas fait le lien entre cette attente adventiste et ère zodiacale, notion qui n’était pas usitée, stricto sensu, dans cette communauté de Bourgogne, quoi qu’ait pu laissé entendre Evelyne Latour.(pour une étude des périodiques de Paray le Monial, cf également C. Lazarides, dans Vivons-nous les commencements de l’Ere des Poissons?,1989) . Certes, comme le note E. Latour, il y est fort question de la précession des équinoxes dans un article de la revue Politicon (Huitième Protocole, 1902, BNF, 4° R 1842) de Francis-André (Mme Bessonnet-Favre), mais d’une façon fort différente de celle de Paul Le Cour. En effet, l’auteur de « Géodésie Politique. Les sept Eglises d’Asie ou révélations de la Mercaba des Chrétiens ». La sixième période précessionnelle (25920/7 et non /12) est celle de l’ »Ere chrétienne en laquelle nous sommes ». Reste une septième période « où se manifeste l’Esprit qui n’est pas encore venu et qui découvre l’occulte et dévoilera le caché » . Il est vrai qu’un peu plus loin, il est question de « la période de rétrocession d’un signe du zodiaque en vertu de la précession des équinoxes » à propos de la rencontre de Saturne et de l’étoile gamma de la Vierge, le Ier mars 228 avant notre ère: « il y a par conséquent 2130 ans. Si le même phénomène se produisait dans une trentaine d’années( donc vers 1932), le passage de l’astre dont le nom est synonyme de temps (Kronos) marquerait juste les 2160 ans ». L’auteur semble ne pas avoir parfaitement assimilé la notion de point vernal et ignorer que Saturne repasse tous les trente ans au même endroit du ciel (cf notre étude sur ce site consacrée à Brunton, « Newton et l’école française etc « ). En bref, nous croyons ne pas devoir souscrire au jugement d’E. Latour selon laquelle Francis-André « est le véritable créateur de l’Ere du Verseau. Le Cour n’a trouvé que le titre (…) Elle devance de plus de 20 ans les Anglo-saxons dans ce domaine » ( « L’Ere du Verseau »,Politica Hermetica, op. Cit.; p. 213)., alors qu’elle n’emploie jamais le mot verseau, à la différence d’un Dupuis ou d’un Brunton. Francis-André ferait plutôt partie des « précurseurs de l’Ere du Verseau », pour reprendre le titre d’un ouvrage de la québécoise Marie-France James, elle greffe en effet sur la chronologie précessionnelle des spéculations religieuses mais elle ne fait même pas référence à Dupuis et à sa théorie de la succession astrale des cultes qui reste la matrice du courant dans lequel s’inscrit Le Cour. Signalons que les thèses de Dupuis connurent une diffusion en diverses langues et notamment en anglais, comme en témoigne, dès 1799, l’ouvrage de Joseph Priestley (« Remarks on Mr Dupuis’s Origin of all religions » à la suite de « A comparison of the Institutions of Moses with those of the Hindus etc, Northumberland, BNF A 14154) et l’on peut raisonnablement penser que c’est à partir des thèses de Dupuis que les anglo-saxons se familiarisèrent avec le système que Le Cour, après un long détour, adoptera.. En tout état de cause, la piste française n’est probablement pas la plus pertinente en ce qui concerne la dimension prophétique de la théorie précessionnelle du Verseau; Il reste que Le Cour a probablement pu récupérer certaines idées émises par les gens de Paray le Monial autour du précessionalisme.. Si nous avons souligné l’existence de publications précessionnelles dans la France des années 1870, il semble bien que Le Cour puise dans une littérature anglo-saxonne (cf l’article de David Williams, » le Verseau du XIXe siècle », dans ANEV), ce qui pourrait sembler paradoxal dans la mesure même où notre auteur développera des thèses hostiles au monde anglo-saxon. Or, il semble bien que les ouvrages – probablement dans la mouvance protestante, antipapale – dont il ait pris connaissance aient vu les choses sensiblement autrement qu’il ne le fera. L’édition de 1942 de l’EVAG La Bibliothèque Nationale n’a pas l’édition parisienne de 1942 et la bibliothèque d’Atlantis est actuellement indisponible. Heureusement, nous avions eu l’occasion, antérieurement, d’en reproduire quelques pages.(Cote SA 23) et notamment un paragraphe qui ne figurait pas en 1937 et qui ne sera pas conservé par la suite.(pp. 30-31); il est intitulé: « La doctrine de la « Rénovation » du chanoine Chabauty »; auteur bien connu de textes antisémites, de la seconde moitié du XIXe siècle. Le Cour cite dans ce même développement un autre chanoine, le « sioniste » chrétien, August Rohling, haute figure de l’antisémitisme allemand, dont Drumont avait rédigé une préface à son Juif du Talmud, et dont Le Cour cite un ouvrage paru en 1901 - Auf nach Zion oder die grosse Hoffnung Israels und aller Menschen (AIU J 3867a) et publié l’année suivante en français sous le titre d’En route pour Sion ou la grande espérance d’Israël et de toute l’humanité, Paris, P. Lethielleux (AIU, J 4054 ) et qui, note Le Cour, fut « retiré du commerce à la demande de la Congrégation de l’Index, en 1909″.. Que lit-on dans En route pour Sion? On y regrette la position antisioniste de l’abbé Lehmann, juif converti au catholicisme. Rohling analyse ainsi la situation et ce d’une façon que semble approuver Le Cour, quarante ans plus tard: « Beaucoup de juifs ne veulent certainement rien savoir de ce Retour, pour le moment, parce qu’ils se sont amassé de la fortune à l’étranger(sic) et qu’ils préfèrent leurs aises aux fatigues qu’il leur faudrait d’abord affronter pour cultiver leur patrie devenue stérile » (p. IX). Rohling semble d’ailleurs reprendre une argumentation propre à l’Etat Juif (der Judenstaat) de Herzl, parue en allemand, cinq ans plus tôt: « Mais même ces Juifs aisés aimeront tout de même à y aller à leur tour, après que les éléments les plus pauvres et les plus énergiques auront de nouveau rendu habitable le sol de leurs Pères. Et ceux qui ne voudront pas y aller de leur plein gré y seront forcés plus tôt qu’ils ne pensent par la force sans cesse croissante des événements ». C ‘est ce prophétisme rohlingien que Le Cour prend à son compte. Signalons parmi d’autres auteurs mentionnés dans les bulletins d’Atlantis sous l’occupation, celui de René Irle, La Guerre de l’Apocalypse. Bientôt…? Notre sublime délivrance, ouvrage qui paraîtra, à deux reprises, à Bordeaux, ville où était alors publié Hellénisme et Christianisme.Irle est notamment concerné par le bolchevisme juif combattu par le nazisme: « Antéchrist sera un produit (sic) JUIF, il s’agira donc d’un grand Chef juif (ou pro-juif) provenant des milieux bolchevistes » ( Ed. 1944, p. 85) Enfin, que penser de cette déclaration de Le Cour en 1945 (Dieu et les Dieux, op. Cit. p.111) : « Il y a lieu d’ajouter maintenant l’action du précurseur Jean ou Ioan, lequel s’efforce, comme il y a 2000 ans, de préparer les voies à Celui qui doit revenir ». Le Cour ne pensait-il pas être un nouveau Jean-Baptiste? Il nous semble que l’oeuvre de Le Cour sera revue dans un sens apologétique, de façon à ce qu’elle ne soit pas trop datée et marquée par un certain contexte qui servira plus tard de repoussoir, ce qui n’est guère recommandé dans le cadre d’une telle opération vouée à rassembler toutes les bonnes volontés. Aucune oeuvre prophétique n’échappe d’ailleurs à un pareil traitement. Au moins, en ce qui concerne l’Ere du Verseau n’a-t-on pas, à notre connaissance, produit d’ éditions contrefaites et antidatées, comme cela a pu se produire, en ce qui concerne les Centuries (cela dit, le dépôt légal de la BNF est loin de posséder l’ensemble des éditions successives) Mais il est d’autres façons de procéder… Les retouches de Jacques d’Arés L’historien des textes est privilégié lorsqu’il parvient à se faire une idée de ce que l’auteur étudié – ou ses successeurs et disciples, tentent de dissimuler. L’exégèse a le plus souvent comme première motivation de brouiller les pistes ou en tout cas de faire dire au texte ce qu’il ne disait pas initialement voire de lui faire dire le contraire de son propos initial. Le cas Le Cour est un cas d’école, tant il est évident que certaines de ses déclarations ont gêné, parce qu’elles ne correspondaient plus vraiment à ce qui était bien pensant, intellectuellement correct. L’astrologue reste l’homme de son temps, avec ses mirages et ses fausses évidences.. Jacques d’Arés (en fait, Jacques Anjourand (cf Arès, un siècle de vie culturelle, Arès, 1999, pp. 20 et seq) dont le nom de plume est issu du village d’Arés (Gironde), situé sur le bassin d’Arcachon, donnant sur l’Océan Atlantique où Paul le Cour avait créé, avant guerre, un centre de villégiature (camping), dont la mère de Jacques d’Arés, Suzanne Anjourand-Langlois était un pilier jusqu’à sa mort dans les années Soixante-dix (la « Pignada Atlantis », au 60, rue du 14 juillet, que nous avons visitée en août 2002 et qui existe toujours; occupée par des personnes qui furent proches de Le Cour, contrairement aux allégations d’E. Latour, même si elle n’a plus les activités d’antan), à partir de 1962, huit ans après la mort de Le Cour - »l’homme de l’Atlantide » – a eu l’occasion de corriger le tir, il l’a fait à sa manière. Cette présence de Le Cour, sur le bassin d’Arcachon, lieu ponctué par un jeu complexe de marées, dont la circulation en bateau dépend étroitement, pourrait avoir joué un rôle dans sa réflexion cyclique Notons que l’organisation Atlantis repose géographiquement sur trois pôles: la région parisienne (Paris, Vincennes, avec la bibliothèque, les bureaux de la revue), la région d’Arcachon (Arés avec la Pignada Atlantis) et la région de Blois-Amboise (berceau des deux principaux animateurs qui se sont succédé, Jacques d’Arés n’ayant qu’une trentaine d’années à la mort de PLC, la « succession » de ce dernier, pourtant de son vivant, au profit du « jeune » Jean-Marc Savary, en 1993, s’étant, elle, assez mal déroulée).. Nous étudierons ainsi la façon dont J. d’Arés s’y prit, étant évident qu’il chercha, avec plus ou moins de réussite, à masquer les passages de Le Cour qui auraient pu choquer certains lecteurs, en donnant le change. Dans certains cas, d’Arés parvint à ses fins, en supprimant telle ou telle formule, dans d’autres, par négligence ou désinvolture, il laissa certaines lignes compromettantes mais il pouvait tabler sur le manque de culture de ses lecteurs. Certes d’Arés, d’entrée de jeu, reconnaît-il, sans les énumérer, ses ajustements mais est-ce que cela lui donne le droit, par exemple, de retoucher les préfaces de Le Cour? Par ailleurs, il ne restitue pas le premier Le Cour, plutôt philosémite, ne rétablit pas certains passages favorables aux Juifs. A quoi parvient-il? A un texte plutôt inconsistant, fait de diverses strates. Quand Jacques d’Arés récapitule les ouvrages de Le Cour, à l’occasion de son centenaire, il prend quelque liberté: il indique pour 1937 : L’Ere du Verseau, le secret du zodiaque et le proche avenir de l’humanité (2e Ed 1941) etc (p; 332) alors que le titre d’origine est L’Ere du Verseau (l’avènement de Ganiméde (sic) » . Il est vrai que seule l’édition de 1937 porta une référence à Ganyméde, celle de 1942 s’appelle simplement L’Ere du Verseau et elle ne date pas de 1941 mais de 1942. Idem pour la troisième édition, en 1949 et pour celle de 1962. C’est en fait le titre de 1971 (5e édition) lors du centenaire, que Jacques d’Arés impose cette année là dans sa bibliographie. Dans son Que sais-je (« Le New Age, PUF, 1992, p. 39) Jean Vernette cite ce sous-titre de 1971 comme figurant dès 1937! Par ailleurs, Vernette attribue à Le Cour tout le travail de repérage entrepris avant ce dernier, incapable d’en signaler les précurseurs. En 1971, en effet, Atlantis ne pouvait pas ne pas célébrer le centenaire de son fondateur. Outre une nouvelle édition, à l’Omnium Littéraire, del’Ere du Verseau, reprenant celle de 1962, la revue, dans son n° 263, allait s’y consacrer: « A la rencontre d’un maître Paul Le Cour ». Un ensemble assez « lissé » mais avec tout de même deux fausses notes. D’une part, le rappel des incidents de 1946, avec le départ de Le Cour, au bout de 4 ans, du 40, rue des Ecoles, à proximité de cette Sorbonne où il avait mis, vingt ans plus tôt, son association sur les fonts baptismaux, « expulsé (…) à la suite d’un procès invraisemblable » (J. d’Arés, p. 333). Cette expulsion, nous en trouvons le détail dans plusieurs numéros de la revue, pour l’année 1946: il s’agissait de restituer l’appartement dans le cadre de l’ordonnance de novembre 1944, « en faveur de la réintégration d’israélites » (n°125). En tout état de cause, Le Cour, au lendemain de la guerre, continuait à considérer, dans sa revue Atlantis, que les principales puissances étaient « l’Amérique, la Russie et Israël », il mourra d’ailleurs en ayant assisté aux prémisses du rapprochement franco-allemand des années Cinquante.(cf, en 1955, son témoignage posthume, Ma vie mystique) D’autre part, dans un article du même numéro du centenaire, l’abbé Jean Fonda écrit ‘Un jour de 1954 (alors qu’il savait que son départ était proche (.) il ne regrettait rien car il prévoyait le déchaînement des forces sataniques qui veulent empêcher le retour du démiurge solaire. Pour la première fois, j’entendis parler des « PROTOCOLES »; je les ai lus depuis et j’ai compris ce qu’il voulait dire quand il parlait du détraquement de l’esprit humain » (« Ma rencontre avec Paul Le Cour », p. 384) On aura compris que Le Cour s’était référé aux Protocoles des Sages de Sion, la bible de l’antisémitisme du XXe siècle (voir notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Feyzin, Ramkat, 2002) mais comment encore en 1971 a-t-on pu laisser paraître un tel témoignage qui en dit long? On peut parler d’un antisémitisme le Courien, avec ses spécificités, son programme dont les thèmes principaux sont: que les juifs se rassemblent en Israël, que l’on cesse de relier le christianisme au judaïsme, Jésus n’étant de toute façon pas juif, pas plus d’ailleurs, affirme-t-il, que Nostradamus (cf Atlantis, n°125, septembre 1946) dont le nom même, n’est-ce pas, est révélateur de sa christianité et qui, à la Centurie VIII s’en prend à la synagogue (cf notre ouvrage Documents inexploités sur le phénomène Nostradamus, Feyzin, Ramkat, 2002).. Evelyne Latour qui reconnaît « une certaine violence dans l’Ere du Verseau, qui emprunte au Hièron certain…antisémitisme, dirait-on, mais plutôt faut-il comprendre « antijudaisme », « antipharisianisme » (…) Dans l’Ere du Verseau, Le Cour oscille sans cesse entre Jésus écrasé sur sa croix, symbole d’une ère périmée et le Dieu vindicatif et cruel des Hébreux » ( « L’ère du verseau », op. Cit., p.222). Nous ne partageons pas cet avis: Le Christ Roi de Le Cour n’est pas censé revenir au Dieu des Hébreux, appartenant à une ère de longue date révolue, celle du Bélier. Le Cour verra en 1943/1945 dans l’astrologie des astrologues un savoir hébraïque: « l’astrologie dite judiciaire, qui a tant de fervents est rattachée aux doctrines des kabbalistes hébreux, comme le prouve (sic) l’importance accordée au Bélier, signe zodiacal de la religion de Moïse et le rôle secondaire donné au soleil mis au même rang que les six autres planètes » ( Dieu et les dieux., Bordeaux, 1945, p. 153). PLC et plus loin, il précise: « Quant à l’hébraïsme, son ésotérisme se trouve renfermé dans la Kabbale qui est un mélange d’astrologie, de magie et de spéculations métaphysiques qui touchent à l’occultisme, si souvent maléfique « ( op. Cit., p. 288) Par ailleurs, l’antisémitisme de Le Cour n’en est pas moins marqué par une opposition entre aryens et sémites, qui ne relève plus de l’antijudaïsme religieux. C’est ainsi que Le Cour traite d’Albert Einstein dont les travaux débouchèrent sur la bombe atomique: « Celui -ci qui appartient à la race juive, ce qu’il revendique avec fierté, se montre ainsi un des agents involontaires les plus actifs de cette puissance du mal »(L’évangile ésotérique de Saint Jean, Paris, Dervy, p. 222 ). On notera que les éditions Dervy ont accueilli de Le Cour dans les années Cinquante des textes comme Hellénisme et Christianisme que la présence allemande n’est plus là pour excuser mais aussi une édition de l’Ere du Verseau comme le révèle un extrait du catalogue, figurant en quatrième de couverture des Manifestations posthumes. Mes rapports avec les invisibles etc, 1908-1918, de P. Le Cour, ouvrage paru chez Dervy en 1950. Nous n’avons pas eu à notre disposition cet exemplaire; en revanche, nous possédons la copie de la troisième édition de 1949, parue aux Editions A.L.S.A., dans le Ixe arrondissement, sous le nom de L’Ere du Verseau. Il semble donc que peu après l’ouvrage soit paru chez Dervy puisqu’un ouvrage daté de 1950, on l’a vu, s’y réfère en en résumant ainsi le contenu: « L’ERE DU VERSEAU. Le secret du Zodiaque et le proche avenir de l’humanité. Comment tous les deux mille ans (sic) les religions et les civilisations changent. La seconde venue du Christ. Les signes avant coureurs de la transformation qui se prépare. La prophétie de Saint Malachie. Ceux qui seront épargnés, etc ». Cette notice montre bien que la durée des ères tend à passer, pour des raisons qui sont très vraisemblablement liées à l’approche de l’an 2000, de 2160 ans à 2000 ans. A la mort de Le Cour alias Pelekus (terme qui signifie en latin francisque, symbole de Vichy), en 1954, l’Ere du Verseau, revue par Jacques d’Arés, paraîtra à l’Omnium Littéraire, (1962, 1971) puis c’est à nouveau chez Dervy que sortiront les dernières éditions (1977, année du Congrès sur l’Ere du Verseau, 1995), et que sera édité Atlantis mais aussi l’ouvrage de Jean Phaure, Le cycle de l’humanité adamique, préfacé par Jacques d’Arès (1973, 1975, 1983) qui déclare que l’ouvrage de Le Cour peut lui servir d’introduction. Cette fois, l’ouvrage comportera un sous titre qui n’est autre que le début du descriptif du catalogue Dervy de 1950: L’Ere du Verseau. Le secret du zodiaque et le proche avenir de l’Humanité. En ce qui concerne les liens qui unirent, tout au long du dernier demi-siècle Dervy et Atlantis, avec une interruption d’un quart de siècle environ, il convient de préciser que la mère de Jacques d’Arés avait participé à la fondation de cette maison d’édition, après la guerre. Le temps du nouvel Aquarius En 1979, nous avons publié Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, aux Editions de l’Albatros, dirigées par Bertrand Sorlot dont le père avait édité Mein Kampf, d’un certain Adolf Hitler, aux Editions Latines, avant guerre. Mais nous n’avions pas accordé plus d’importance que cela à une telle filiation tout comme ceux qui se servent de Pluton ne pensent pas que cet astre intéressa avant tout les astrologues allemands, dans l’attente d’un Ordre Nouveau, au cours des années Trente. (cf La vie astrologique, années trente-cinquante, Paris, 1995) L’astrologie n’a pas d’odeur! La lecture de notre présentation d’alors, reproduite en annexe, « Le sphinx des astrologues », révèle une certaine méconnaissance des tenants et des aboutissants de ce à quoi avait servi, quelques décennies plus tôt, la théorie des ères précessionnelles mais trahit aussi un certain embarras à une époque où nous étions encore victime du préjugé antisidéraliste. Cependant, on trouve dans notre introduction une mise en garde, plus propre au sociologue qu’à l’historien: « Il est probable que dans le cas de l’Ere du Verseau, chacun est enclin à projeter ses intuitions personnelles: se sent-on en divorce par rapport au monde moderne et celui-ci est dès lors chargé de connotations apocalyptiques, catastrophalistes. Au contraire, entretient-on une image d’une génération en pleine possession de ses moyens (l’aventure spatiale par exemple et non plus Hiroshima), cela montrera, sans doute, que des temps bénis et attendus sont enfin arrivés (…) Il n’est pas toujours facile de distinguer entre une période de crise, provoquée par un changement, un enfantement d’un nouvel âge et qui n’augure pas de l’époque qui s’annonce et entre une phase particulièrement sombre et dans laquelle on s’installerait pour des siècles » (p. 17) En tant que juif, nous n’avions nullement conscience, alors, du lien qui avait pu exister chez Le Cour, la figure emblématique de l’aquarisme en France avec des processus qui allaient déboucher sur la Shoah, selon un engrenage que l’on ne pouvait guère prévoir – Le Cour le premier – et quelle que soit la valeur, par ailleurs, de leur philosophie politique. Disons que, pour le moins, la naissance du précessionnalisme aquarien, en France, épousait l’antisémitisme des années Trente qui se projetait ainsi dans sa formulation. Il va de soi qu’il n’y a pas de raison pour que cette théorie des ères ne se concilie pas, tout au contraire, sous le signe d’Aquarius, avec une nouvelle mission des Juifs, pour reprendre le titre d’un ouvrage de Saint Yves d’Alveydre. Cela dit, Le Cour incarne, pour le pire et le meilleur, une eschatologie chrétienne qui passe par l’avènement de l’Antéchrist et le retour du Christ, un tel bagage faisant souvent défaut aux astrologues d’aujourd’hui, ce qui les conduit à se projeter sur l’avenir plutôt qu’à assumer les promesses et les menaces d’antan. Est-ce que l’ANEV continue à véhiculer un certain antijudaïsme voire un certain antisémitisme? Il semble bien que rien de tout cela n’est plus désormais avouable car la France des années Soixante-Dix s’interdit certains propos. En outre, le passé quelque peu sulfureux de l’ouvrage de Le Cour n’est pas signalé par les diverses contributions à ce collectif. On préféra y parler du passé lointain que du passé proche. . On notera en tout cas que ceux qui traitèrent, dans l’ANEV, de l’ère du Verseau évitèrent scrupuleusement de recourir à la question juive pour mettre en perspective leurs prévisions, ce dont Le Cour, on l’a vu, ne s’était pas privé. Il semble que le temps des polémiques antichrétiennes et antijuives ait été révolu et que les astrologues de la fin des années Soixante-dix aient cherché à jouer plutôt la carte technologique qu’idéologique. A chaque génération ses mythes. La référence, dans les années Soixante-dix, à Le Cour n’implique pas qu’on l’ait lu et encore moins compris: parmi ceux qui prôneront alors l’ère du verseau combien se situent dans une perspective chrétienne, combien envisagent le retour du Christ? Pour notre part, nous ne nous serions certainement pas « mouillé » en nous associant à ce thème qui d’ailleurs à l’époque ne nous était pas familier. Or, force est de constater que la véritable contribution de Le Cour à la question des ères précessionnelles réside dans un tel rapprochement qui rend cette théorie astrologique acceptable par les Chrétiens et qui, en outre, annonce que les Juifs, enfin, quitteront les terres chrétiennes, alliant ainsi sionisme et second avènement de Jésus Christ (Christ, en grec oint, messie). Tout s’emboîte désormais à merveille: les Juifs se hâtent vers Sion comme il est dit dans les Ecritures et Jésus va revenir. Il semble qu’il aura fallu une telle exaltation des esprits catholiques et antisémites, à la fin des années Trente, suscitée par la défaite de la France, pour que l’idée du Verseau prenne tout son élan. Par la suite, une version édulcorée, où chacun projettera ce que bon lui semble s’imposera. En pratique, schéma tripartite: avant l’ère chrétienne, pendant l’ère chrétienne, après l’ère chrétienne,. de là naîtra le New Age. Dire comme le soutiendra par la suite Jacques d’Arés que personne en 1937 n’avait entendu parler de l’Ere du Verseau constitue un contresens car c’est la lecture chrétienne ou néo-chrétienne que fait Le Cour de la précession qui constitue un événement, l’astrologie se mettant ainsi au service de l’eschatologie chrétienne. Il est un fait que l’approche le courienne a pu familiariser et intéresser au précessionalisme un milieu social plus large, en une sorte de positivisme religieux, où science et religion semblaient pouvoir enfin se conjuguer.. Signalons en 1939, la traduction française par Colombelle de The Gospel of Aquarius, de Dowling alias Lévi (1844-1911), sous le titre de l’Evangile du Verseau,expression que l’on retrouvera dans les éditions arésiennes de l’Ere du Verseau. Cet ouvrage selon l’historique de C. Lazarides ( Vivons-nous les commencements de l’Ere des Poissons?, 1989, op. Cit., p. 64), daterait de 1908-1909. On en a conservé une édition, à la BNF (8° D2 455), datant de 1920 et dont le titre complet est The Aquarian Gospel of Jesus the Christ. The philosophic and pratical basis of the religion of the Aquarian Age of the World and of the Church Universal. Les Anglo-saxons ont forgé l’adjectif aquarian et même piscean, alors qu’en France, signe d’un moindre impact, le zodiaque n’est guère adjectivé. Lazarides signale notamment de H. Künkel, Das grosse Jahr, 1922. On notera que, sur le plan prophétique, les années Vingt sont plus déterminantes que les années Trente: elles font suite au carnage de la Grande Guerre, à la Révolution d’Octobre et au mandat britannique sur la Palestine dont la vocation est de rassembler les juifs du monde entier. C’est également, dans cette décennie, que les Protocoles des Sages de Sion vont paraître en français et en anglais. Le Cour au prisme de l’ANEV Deux collaborateurs proches d’Atlantis ont contribué à l’ANEV, en 1979, vingt cinq ans après la mort de Le Cour: Jacques d’Arés, né en 1925, et depuis 1953, secrétaire général de l’association (loi de 1901) Atlantis et Jean Phaure.. Comment ont-ils abordé l’oeuvre de PLC, en ont-ils, pour la bonne cause, occulté certains aspects au lieu de les assumer ? Nous reproduisons leurs contributions en annexe. Jacques d’Arés (« L’ère du Verseau. L’héritage de Paul Le Cour »). Ce qui frappe, dans ce texte, c’est que l’on a l’impression que Le Cour a tout inventé, qu’il n’y avait rien avant lui, l’auteur ne cite aucun antécédent au précessionalisme le courien. Désormais, on passe sur la dimension idéologique du message de Le Cour pour lui attribuer – ce qui n’est nullement son dû – un mérite au niveau de la modélisation : « Il mit en lumière le rapport existant entre la représentation des signes zodiacaux et le symbolisme religieux des périodes correspondantes » (p. 28) « Quel rapport avec l’astrologie? Il appartiendra à Paul Le Cour (…)de découvrir, de manière magistrale, le lien extraordinaire qui demeurait invisible ». On a l’impression que Jacques d’Arés n’a jamais lu l’Origine de tous les cultes de Dupuis, pourtant maintes fois réédité mais ouvrage auquel Atlantis - du temps de Le Cour et après – n’accorda guère d’attention. Insistant à juste titre sur le rôle de la revue et de son impact bien avant 1937, date à laquelle parait l’ouvrage auquel d’Arés attribue un titre qui n’était pas le sien mais celui que lui-même élabora bien plus tard, après la mort de l’auteur: L’Ere du Verseau. Le secret du zodiaque et le proche avenir de l’humanité. Jean Phaure, « Panorama de la fin des temps » Né en 1928, son nom est mis en avant dans son article de l’ANEV par Jacques d’Arès qui rappelle que ses ouvrages ont d’abord été des articles dans Atlantis. D’entrée de jeu, Phaure se réfère à René Guénon( cf R. Guénon, « Atlantis et Hyperborée », Formes traditionnelles et cycles cosmiques, Paris, Gallimard, 1970) qui fut fort maltraité par Le Cour, en raison de son penchant pour l’Orient. En revanche, on trouve dans le propos de Phaure des intonations le couriennes lorsqu’il parle de la présence du mal dans le monde. Phaure est plus proche de la vérité que Jacques d’Arès quand il situe l’apport de Le Cour sur le plan christique: « C’est ce dont Paul Le Cour a tant parlé dans l’Ere du Verseau, c’est le Grand Avènement du Verbe sur la Terre, non plus Jésus crucifié mais le Christ triomphant, le Christ en gloire, tel que depuis mille ans nous le voyons sculpté sur le tympan de nos églises romanes ».. Certes, l’ère du Verseau selon Le Cour s’inscrit dans une tradition catholique alors quel’Aquarius Age anglo-saxon et non sans rapport avec les spéculations des Témoins de Jéhovah, serait plutôt protestant. Avant et après l’ANEV Quelle aura été, en définitive, la contribution de ce collectif de 34 textes ( à paraître sur ce site en 2003) à la question précessionnelle en général et aquarienne en particulier, le paradoxe étant que la plupart des contributeurs étaient des tropicalistes, ce qui les conduisit à privilégier le caractère virtuel du symbole Verseau sur le substrat astronomique? Autrement dit, ne sommes-nous pas là en plein syncrétisme, les mêmes signifiants ne renvoyant pas aux mêmes signifiés, ce qui fait le jeu des partisans d’une astrologie non physiciste? On notera que l’argument anti-astrologique de la précession des équinoxes se voit ainsi intégré – exorcisé? – par la pensée astrologique contemporaine. L’Ere du Verseau serait un enterrement de première classe du sidéralisme, dans la mesure où personne n’est disposé à basculer vers un stellarisme du moins dans sa pratique horoscopique, ce qui vient, en quelque sorte, renforcer le clivage entre une astrologie mondiale et une astrologie individuelle, l’une qui serait peu ou prou sidéraliste ou du moins non-zodiacale, l’autre, l’horoscopique, tropicaliste. Robert Amadou – qui exigera de l’éditeur une édition séparée et corrigée de son texte- « La précession des équinoxes. Schéma d’un thème astrosophique » -et qui plus est ne faisant plus référence à l’ouvrage (ANEV) mais seulement au congrès du MAU de 1977 – est parfaitement à son aise pour faire le grand écart et concilier par l’absurde des postures doctrinales – tropicalisme et sidéralisme – apparemment incompatibles. Peut-on pour autant affirmer que la précession des équinoxes était connue bien avant Hipparque puisque les cultes auraient évolué avec celle-ci, notamment, au troisième millénaire avant l’ère chrétienne, lors du passage du Taureau vers le Bélier, dans des temps bien plus reculés(cf l’article de l’astronome Filipoff, dans la Revue Scientifique, 1931, accusé par Le Cour de s’être inspiré de lui sans le citer, d’avoir utilisé un de ses textes paru dans Atlantis d’avril 1930 sur « Virgile et l’énigme de la IVe Eglogue », à propos de la précession) qui, selon nous, aurait conduit à faire attribuer l’exaltation du soleil non plus au Taureau, mais au Bélier – d’où une permutation des fiefs des luminaires – tout en laissant son domicile au Lion au lieu de passer au Cancer, le dispositif des dignités/ maîtrises, et à sa suite celui des aspects, s’en trouvant ainsi tout chamboulé? Il se trouve que nous n’avions pas, à l’époque, fait le rapprochement entre ce que nous écrivions, dès 1976, dans Clefs pour l’Astrologie et le problème de la précession. O combien, en effet, il apparaîtrait, la tradition astrologique antique aurait-elle été affectée par la prise en compte, ne serait-ce qu’empirique, de la précession des équinoxes? Mais affirmer que les hommes auraient construit leurs cultes sur l’évolution du point vernal ne va-t-il pas à l’encontre d’une astrologie qui s’imposerait inconsciemment, à son insu, à l’humanité; est-ce que cela ne vient pas apporter de l’eau au moulin de la thèse projectionniste, chère à Bachelard, sauf à admettre que ce changement de repère zodiacal se serait imposé à la psyché humaine? On est frappé par cette oscillation constante, chez les « membres » de l’ANEV entre repère astronomique et historique: tantôt, les temps sont venus parce que c’est inscrit dans le ciel, tantôt, les événements politiques démontrent que l’on change d’ère précessionnelle. Et cela est d’autant plus patent que l’on a affaire à un référentiel astronomique assez flou, à savoir la frontière entre deux constellations, aux contours arbitraires. D’ailleurs, le passage d’un signe zodiacal à l’autre est des plus délicats en astrologie, y compris chez les tropicalistes: car si les étoiles et les planètes sont une réalité, voire même les saisons, qu’en est-il d’une division en douze, dès lors que l’on ne s’appuie pas explicitement sur le cycle soli-lunaire? Nous avons toujours été incommodé par ce couperet qui fait que telle planète, à une minute d’arc près, est considérée comme étant dans un signe ou dans le suivant. C’est là que l’on saisit la tension entre les exigences et les contraintes du langage et la fluidité, la porosité, du réel, entre le cloisonnement des signes et la souplesse des orbes entre planètes, sans oublier le phénomène de la rétrogaradation. En tout état de cause, une chose est de localiser le repère, une autre de déterminer à partir de quand l’approche du dit repère exerce des effets, par anticipation, d’où des notions comme la « rivière du Verseau », « l’aube du verseau ».(cf notamment, les textes de Brahy, « Le monde du verseau », et de A. Delalande, « Le temps urnal », ANEV). Réflexion faite, les astrologues sidéralistes n’ont que faire de la précession des équinoxes: ils en restent à calculer le découpage des douze signes à partir d’une étoile de la constellation du Bélier, à l’instar des astrologues de l’Inde. Or, il semble bien qu’initialement, en Inde, c’est une étoile de la constellation du Taureau qui jouait ce rôle. Dès lors, le fait est qu’en pratique, les astrologues occidentaux articulent désormais leur zodiaque sur une étoile située à la frontière entre la constellation des Poissons et celle du Verseau, étant entendu que l’étoile de repère change au fur et à mesure que le point vernal terrestre se déplace par rapport à la sphère céleste.. Les inventeurs de l’ »Ere du Verseau« Quel aura été, en fin de compte, l’apport de Paul Le Cour à l’ »idée de l’Ere du Verseau » qui, selon E. Latour, « remonte au début du XXe siècle et se développe dans les années 1920, grâce à Alice Bailey, Van de Kerckhove dit S. U. Zanne, Francis Rolt-Wheeler, Paul Le Cour, entre autres » (« L’Ere du verseau », Politica Hermetica, op. Cit., p. 205)? D’emblée, il est évident que les calculs consacrés à la date de la période précessionnelle du Verseau datent de la fin du XVIIIe siècle. En ce qui concerne, en revanche, ce que l’on a projeté sur cette nouvelle ère, notamment dans une perspective chrétienne voire plus spécifiquement catholique, il semble que (cf J. Halbronn, La vie astrologique, années trente cinquante, op. cit pp. 68-77. Sur Alice Bailey, cf J. Vernette, Que sais-Je sur Le New Age, Paris, 1992, pp. 42 et seq. ), le basculement se fait lorsque l’on s’efforce de transformer une théorie qui valait surtout pour le passé et qui signalait surtout que les religions s’étaient laissé délibérément influencer par le référentiel céleste en une prophétie pour l’avenir, à caractère transcendantal et inconscient. C’est cetteprophétisation de la précession des équinoxes en général et de la période du Verseau, en particulier, qui est en effet à situer au début du XXe siècle. En tout état de cause, ce sont d’abord, des deux côtés de l’Atlantique, les milieux protestants aux Etats Unis et catholiques en France, notamment, qui auront participé à une telle prophétisation, dans la première moitié du XXe siècle, avant que l’Ere du Verseau ne devienne, dans la seconde partie du XXe siècle, l’emblème de marginaux, étrangers, le plus souvent, aux institutions religieuses établies, en un mouvement répertorié sous le nom de Nouvel Age et dégagé des spéculations antéchristiques et antisémites qui avaient marqué l’émergence de la prophétie de l’Ere du Verseau.. On peut donc dégager, sur deux siècles, trois étapes: la première, chronologique, rétrospective, s’inscrivant dans les études d’Histoire des Religions, autour de Charles François Dupuis à Thomas Brunton (sur ce dernier cf notre étude « Newton et l’école précessionaliste française » sur ce site) la deuxième, théologique, liée aux attentes messianiques, recourant aux grands thèmes de l’eschatologie chrétienne, et dont Le Cour est, certes, une figure significative, la troisième, utopiste, appropriée, récupérée, d’une façon que l’on pourrait qualifier de syncrétique, en raison de la juxtaposition des référentiels tropicalistes et sidéralistes, par les milieux astrologiques, comme en témoigne l’ANEV, jouant sur des variations symboliques, mythologiques voire néo-paganistes. On notera que l’on tend de nos jours à associer le début de la nouvelle ère avec la fin du XVIIIe siècle – surtout chez ceux qui ont attribué Uranus, découvert en 1781, à ce signe. Or, c’est bien alors que l’on commence à aborder la dimension cultuelle et culturelle de la précession des équinoxes. Mais Dupuis, au travers de son système, adopte une posture franchement antichrétienne et en tout cas relativiste, dans la mesure où il tente de démontrer la permanence des représentations célestes et ce quel que soit le culte. Ainsi cet extrait de l’Origine de tous les Cultes (1794), reparu en 1904, à Papeete (Polynésie française), Christolatrie équinoxiale. Explication de la fable faite sur le soleil adoré sous le nom de Christ » (BNF, D2 17609) qui comporte les lignes suivantes: « Après avoir, j’ose dire, démontré que l’incarnation du Christ est celle du soleil, que sa mort et sa résurrection ont également le soleil pour objet et qu’enfin les chrétiens ne sont dans le fait que des adorateurs du soleil comme les Péruviens (…) je viens à la grande question de savoir si Christ a existé oui ou non. Si dans cette question, on entend demander si le Christ, objet du culte des chrétiens est un être réel ou un être idéal, évidemment il est un être réel puisque nous avons fait voir qu’il est le soleil (..) Si l’on demande s’il a existé un homme, charlatan ou philosophe, qui se soit dit être Christ (…) peu importe à notre travail qu’il ait existé ou non. Néanmoins, nous croyons que non » (p. 72) Paul Le Cour, un siècle et demi plus tard, à l’instar de Dupuis, militera en faveur d’un dieu solaire dont les avatars, les manifestations, seraient zodiacaux. Il nous semble donc que c’est bien à la veille de la Révolution Française que la théorie précessionnelle aura été la plus prégnante, la plus active, qu’elle aura, éventuellement, influé sur les esprits tandis que son rôle dans les années Trente du XXe siècle n’aura consisté qu’à orchestrer un processus politique probablement d’ailleurs imité peu ou prou du modèle de 1789 alors même que le christianisme a intégré les forces qui étaient censées le déstabiliser: Le Cour n’incarnerait alors qu’une sorte de « contre-réforme » face à un Dupuis qui serait une sorte de Calvin. Auguis, son biographe, (Notice biographique sur la vie et les écrits de Dupuis, en tête de l’édition de 1822 de l’Origine de tous les Cultes, p. XI) rapporte: « L’abbé Leblond (par ailleurs collaborateur de De l’aulnaye, cf La vie astrologique, il y a cent ans, Paris, Trédaniel, 1992., L. Winckler,L’ère du verseau. Défis pour les temps à venir, Auxerre, Ed. Des trois monts, 1999 ) alla au club des Cordeliers annoncer l’Origine des cultes, comme un ouvrage dont la publication intéressait l’esprit humain. (..) C’est sous les auspices de la tourmente révolutionnaire que parutl’Origine des cultes » en trois volumes in 4° et un atlas mais aussi en douze volumes in 8°, la même année 1794. Un Club qui comporta notamment Danton, Marat, Desmoulin, Hébert et qui péricliterait d’ailleurs peu après la parution de l’ouvrage de Dupuis. Signalons que l’ouvrage aurait pu paraître à Berlin, à la demande de Frédéric II de Prusse, mais celui-ci mourut en 1786, ce qui montre qu’il était probablement déjà prêt à cette époque. En tout cas, Dupuis va bientôt figurer, en bonne place, comme un des pourfendeurs du christianisme, comme en témoigne, en 1858, un article paru dans la Revue de l’Anjou et du Maine, III, « Monothéisme du peuple juif, ses explications: Voltaire, Dupuis, Cousin, Renan, Littré » (BNF A 8468) On sait que l’on accuse(cf les thèses d’un Barruel) les francs maçons d’avoir préparé la Révolution: Dupuis était lié à ces milieux; Son système a pu tout à fait contribuer à persuader les esprits qu’astronomiquement, il était temps de passer à autre chose, ce qui est le sens propre du mot « révolution », emprunté à l’astronomie et qui signifie fin de cycle et donc début d’un nouveau. Dupuis, certes, ne raisonnait pas comme un astrologue: il n’affirmait pas que le changement était inscrit dans le Ciel comme une fatalité mais qu’il y avait comme une sorte de Loi des cultes que les hommes avaient toujours respectée, à laquelle il convenait de se conformer, et qu’il appelait Religion Universelle. Et, le tableau de Delaulnaye, qui en est contemporain, montre à l’évidence que ces temps nouveaux étaient bel et bien désignés comme étant ceux du Verseau. Que par la suite, on ait repoussé la date d’un tel changement ne saurait surprendre l’historien du prophétisme: le texte prophétique est, en effet, à la fois, voué à être antidaté et à se situer dans une logique déterminée longtemps à l’avance, ce qui est ici le cas d’une théorie qui s’appuie sur une pratique religieuse plurimillénaire, remontant à la nuit des temps et à la fois de préserver une certaine force prédictive, alimentant ainsi une tension, une attente. En ce sens, l’Ere du Verseau de 1937 se situerait dans la lignée de l’Origine de tous les cultes de 1794, publiée au lendemain de l’exécution de Louis XVI mais dont des éléments étaient parus dès les années 1777-1781, donc avant la Révolution. On ne peut d’ailleurs ignorer ce qui rapproche ces deux époques qui virent les frontières de la vieille Europe balayées comme si la nouvelle ère exigeait aussi la fin des cloisonnements nationaux et la résorption de la question juive, selon des procédés, il est vrai, fort différents. Et bien entendu seront filles du révolutionisme français les révolutions russes de 1905 et de 1917. (sur la dimension prophétique de cette période charnière, voir notre ouvrage, le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Feyzin, Ramkat, 2002) Cela dit, comme le montre Lazarides, marqué par l’anthroposophie de Rudolf Steiner, il y a bien des façons de décoder le ciel et de décoder l’Histoire et il semble bien que Sepp dont l’abbé Lacuria s’inspirera (cf R. Amadou, articles in Cahiers Astrologiques, années 1980-1981) ait été surtout connu à travers une traduction fautive de l’allemand. C’est également, selon Lazarides, à travers le pseudo Sepp que Madame Blavatsky aurait évoqué la question dans la Doctrine Secréte. En effet, Sepp, dans sa Leben annonçait le passage dans les Poissons pour le milieu du XIXe siècle et non dans le Verseau! Ce serait, a montré Lazarides (texte à paraître), le traducteur Sainte Foy alias Jourdain qui aurait, peut -être délibérément, modifié le texte. II.- André Barbault et la Guerre Froide Le communisme a joué un rôle important dans la recherche en astrologie mondiale d’André Barbault; on peut même dire que c’est par cet angle là que l’on pénètre le mieux ses méthodes de travail, le traitement sémantique des textes qu’il produit, pour le pire et pour le meilleur. On peut d’ailleurs raisonnablement supposer que c’est sur ce sujet que Barbault aura connu ses plus grandes joies et ses plus grandes déconvenues… Si Le Cour fut le chantre de la construction de l’Europe à l’Ouest, Barbault, pour sa part, fut celui du grand défi de l’Europe à l’Est. On suivra Barbault, sur près de cinquante ans, depuis 1945, avec l’Astrologie Agricole, qui comporte un appendice sur les cycles et où il aborde le cycle Saturne-Neptune jusqu’aux approches immédiates de l’An 2000. Il est rare, pour l’historien du texte prophétique que nous sommes, de pouvoir suivre un astrologue ou un prophète sur une aussi longue durée, commentant ainsi lui-même ses propres textes, reflétant inévitablement les enjeux idéologiques de son temps, en tout cas de sa génération. Une mort providentielle: 1953 Devant rédiger un article pour la fin de l’année 1952, dans le quotidien, l’Yonne Républicaine, le journal qu’A. B. lisait déjà avant guerre, celui-ci fait remarquer que la conjonction Saturne-Neptune va -formule qu’on appréciera plus loin – se reproduire. Or c’était, note A. B., cette même configuration qui s’était formée en 1917, année de la Révolution d’Octobre. Pourquoi, dès lors, ne pas annoncer un événement important pour la Russie, en 1953? Trois mois plus tard -puisque l’article considéré paraît pour le premier de l’an, Staline mourrait. C’est ce que l’on peut appeler une prévision à court terme avec des outils à long terme. Cela dut être pour Barbault, qui venait de franchir le cap de la trentaine, une grande satisfaction encore que nous n’avons pu vérifier s’il s’en était vanté dans les mois qui suivirent dans une revue. 1953 qui correspond à un an près à la mort de Paul Le Cour, est, pour Barbault, qui est au début de sa trentaine, celle d’une ascension qui se manifestera notamment avec une série de publications chez des éditeurs renommés, Bernard Grasset (éditeur qui avait publié, dans les années 1920/1030, les Protocoles des Sages de Sion) et Le Seuil, sans parler du titre de l’accès Vice-président du Centre International d’Astrologie, fondé en 1946 ( CI) qu’il arborera quinze années durant et qui figure encore sur la quatrième de couverture de son Traité Pratique d’Astrologie, ou de son poste de responsabled’Astrologie Moderne, organe de l’association, sans oublier son rôle joué lors du 7e Congrès International de Paris à la fin de 1953. Cependant, la lecture des journaux de l’époque permettait de se rendre compte que les choses bougeaient et pourraient aboutir à quelque changement en Russie, même sans la mort de Staline qui n’est même pas un assassinat et qui en soi échappe peu ou prou à l’astrologie. Car qu’est ce que cet astrologue « moderne » qui croit que la mort « naturelle » est inscrite dans les astres? Il aurait été en réalité plus convaincant si Staline avait été déchu. Toujours est-il que, dès lors, Barbault fera figurer la date de 1953 au même titre que celle de 1917 comme étant « la » date importante depuis la Révolution d’Octobre. En réalité, la conjonction s’était d’abord déjà formée en 1952 et l’année suivante, elle se reforme du fait des rétrogradations. D’ailleurs quand AB publie en 1945 son Astrologie agricole, il avance la date de 1952 et non de 1953. Autrement dit, le pronostic pour 1953 sent déjà le réchauffé. Il concernait initialement l’année précédente. A aucun moment A. B. ne s’en est expliqué! On peut d’ailleurs se demander pourquoi il n’a pas donné l’année 1952…Tout se passe comme si A. B. s’était aperçu, au vu des événements qui se préparaient alors à Moscou, qu’il serait judicieux de se brancher finalement sur la « queue » de cette conjonction. Peut-être – qui sait?- A. B. n’avait-il pas eu l’opportunité de publier son travail plus tôt? Au demeurant, il faudra encore quelque temps, notamment le XXe congrès du Parti Communiste d’Union Soviétique (PCUS) de 1956 pour que l’on puisse vraiment parler d’un nouveau cycle. Quant au moment où ce cycle, historiquement sinon célestement, va s’achever, cela est largement sujet à débat. Mais reconnaissons que sur le moment et sans recul cette mort de Staline a pu frapper les lecteurs et plus encore l’astrologue A. B. qui en fait une affaire personnelle. De là à faire de cette mort l’événement principal entre 1917 et 1989, il n’y avait qu’un pas! En effet, par la suite, on peut être surpris que cette date reste en évidence dans les travaux de Barbault non pas comme une fin de cycle, mais comme « la » fin du cycle engagé en 1917 – la maladie et la mort de Lénine ont eu un effet également marquant, qui aboutit précisément à l’avènement de Staline – d’autant que son système exige une certaine précision, en raison des subdivisions mises en oeuvre, sur la base des aspects. 1953 n’est pas 1956. L’histoire de l’Union Soviétique comporte d’autres échéances d’importance au moins égale. 1953 ne revêt cette importance que parce qu’elle fonde le cycle Saturne-Neptune! et parce que A. B. s’est impliqué dans son processus. En réalité, on a quelque mal à comprendre ce que peut vouloir signifier un pronostic de la fin décembre 1952 concernant un événement se produisant tous les 36 ans! S’il s’agit d’une périodicité aussi longue, il va de soi qu’elle se sera probablement manifestée déjà en 1952 de la même façon que A. B. attribue les événements de 1848 à cette même conjonction survenue deux ans plus tôt! Que signifie dès lors un pronostic aussi tardif alors que l’astrologue est censé déjà vivre en cette nouvelle période: qu’a-t-il à annoncer qu’il ne connaisse déjà? On le conçoit: s’il avait rappelé que cette date lui tenait particulièrement à coeur, on lui en aurait fait le reproche. En revanche, en présentant cette date « à froid » comme une évidence historique rétrospective, cela passait mieux. Après 1989, A. B. baisse la garde et reconnaît son investissement personnel de façon à constituer un « doublé ». A. B. aura donc annoncé et pas seulement expliqué après coup et 1953 et 1989. En réalité, ce pronostic de décembre 1952 corrige celui de 1945. La prophétie du plan septennal En 1963, A. B. publie un petit livre, chez Albin Michel, qui annonce la prochaine suprématie de l’URSS ou plus exactement la confirmation d’un processus en cours, symbolisé par l’industrie spatiale soviétique. C’est la Crise mondiale de 1965. Prévisions astrologiques avec comme date de référence 1964., paru fin 1963. On y notera la présence d’une terminologie spécifique: « La guerre révolutionnaire? » (p. 31), « Une nouvelle ère révolutionnaire » (p. 59) C’est justement et cela n’est nullement un hasard-ce qu’affirme un Nikita Khrouchtchev dans son Rapport au XXIe congrès extraordinaire du Parti Communiste d’Union Soviétique (PCUS) et notamment dans un texte intitulé « Les chiffres de contrôle du développement de l’économie nationale de l’URSS pour 1959-1965″. Texte prospectif dont A. B. fait son beurre. Comment Barbault a-t-il pu croire que les dates avancées par Khrouctchev pouvaient être pertinentes sur le plan astrologique? Car il ne saurait bien entendu s’agir d’une coïncidence, Barbault a bien calqué sa prophétie sur celle du plan septennal, qui ne fut décrété qu’en 1959. Un texte traduit en français paraissait dans la Collection « Etudes Soviétiques »: le Septennat soviétique (1959-1965) » et ce n’était point là un ouvrage rétrospectif. Reverchon, dans son étude critique, Valeur des jugements et pronostics astrologiques, fascicule bilingue qui porte aussi un titre anglais, Value of the astrological judgements and forecasts » (Département 91, Yerres) souligne, en 1971, ce rapprochement sans préciser que A. B. a purement et simplement emprunté à Mr K. Un assez piètre calcul, au demeurant car soit le pronostic s’avérait juste et on aurait pu reprocher à A. B. d’avoir fondé sa prévision sur une autre prévision bien assurée, soit – comme ce fut le cas – le pronostic était démenti par les faits et l’astrologie n’en sortait pas grandie. En réalité, rien d’étonnant: pourquoi l’astrologue ne ferait-il pas alliance avec le politique ou l’économique pour étayer son propos prévisionnel, quitte à commettre un délit d’initié? Qu’est ce que ne seraient pas prêts à faire certains pour prouver qu’ils ont bien servi l’astrologie? La décennie Soixante débute dans l’euphorie dans le camp communiste – la crise de Cuba, en 1962, il y a quarante ans, montre bien que la Russie est devenue une superpuissance militaire- et Barbault est emporté par cet enthousiasme aux relents prophétiques. Il reprend mot pour mot, date pour date, l’argumentation soviétique et communiste, pensant ainsi crédibiliser, avant et surtout après coup, son pronostic concernant le trigone Saturne-Neptune. Il lui faudra assez vite déchanter et il passera sous silence ce grand rendez-vous de 1965 qui aurait du correspondre à un dépassement économique des USA par l’URSS, selon les termes mêmes de Khrouchtchev. On sait qu’il n’en fut rien et que ce sont les américains et non les russes qui débarquèrent les premiers en 1969 sur la Lune, malgré la prédiction de Barbault. Ce spectacle à la télévision a du sonner un temps le glas de ses vaticinations. Encore en 1967, dans les Astres et l’Histoire (p. 309), il tient le pari de la victoire communiste. Pour cette étape d’antithèse – de 1965 à 1972 - » Mais ni le trigone Saturne-Neptune, ni l’opposition Saturne-Neptune ne parviendront à inverser les rapports de force entre les deux super puissances. En 1989, dans L’Astrologue, Barbault cite divers textes concernant sa prédiction. Or, curieusement, il omet de mentionner le texte suivant: pp. 308-30, paru dans Les Astres et l’Histoire): « A la thèse, nous savons que les deux partants Américains et Russes posés, le premier avec une supériorité et une avance, le second une infériorité et un retard, dans la finalité d’une domination mondiale. A la synthèse nous avons vu se présenter la perspective de l’enfantement d’une société nouvelle, issue de cette double évolution mais où, en tant que tendance, le second partant aurait l’avantage sur le premier » Il lui en préfère un autre, figurant dans le même ouvrage: « Ces deux partants sont en fin de course, l’un l’autre, pour la dernière destination de 1988-1989, à l’échéance de laquelle le monde tend à se renouveler pour enfanter une nouvelle société » Cette dernière formule est reprise après 1989 : « Or, ces deux partants arrivent ici en fin de course au même point et au même moment, comme pour se fondre en un unique courant. Cette destination commune et unique de 1989, c’est l’échéance à laquelle le monde tend à se renouveler pour enfanter une nouvelle société » ( L’avenir du monde, p. 145) Le choix par A. B. des textes qui attestent de sa prédiction n’est nullement innocent. Dans un cas, il s’agit bien de la victoire annoncée de l’Union Soviétique sur les USA en termes économiques et il est typique que A. B. ne cite aucun passage de sa Crise mondiale de 1965: « Tout donne finalement à penser qu’à l’arrivée de l’opposition de 1971-72, l’URSS vivra (…) un temps de dépassement en ayant « doublé » les USA. » (p. 98) Dans l’autre cas, il est vaguement question d’une nouvelle société à l’échelle mondiale….Ce qui ne mange pas de pain. A. B. en évacuant ses propres formules malheureuses sur la prochaine victoire du communisme trahit ainsi son malaise. Décidément, l’opposition Saturne-Neptune ne donne pas grand chose. Entre 1953 et 1989, on obtient 1971 et c’est alors que Reverchon, dans un texte bilingue, fait un constat d’échec….Certes, 1989 rachètera… 1971. Mais, il ne s’agit pas de jouer au casino, surtout si l’on se sert d’un même cycle: un succès ne saurait dans ce cas compenser un échec! L’astrologie n’est pas du tir à l’arc! Comme William Lilly, André Barbault a du opérer des revirements, il a assisté à la victoire de ceux dont il avait annoncé la défaite, écrite dans les astres. Lilly a assisté au retour des Stuarts sur le trône d’Angleterre, lui qui avait prédit la fin historique du régime monarchique en Europe Occidentale; Barbault aura été le témoin du retour des nations dans cette Europe Orientale, avalés par l’URSS puis recrachée par un Saturne en la personne d’un successeur de Staline. Mais n’est-il pas logique que l’astrologie annonce une chose et son contraire dans la mesure où l’Histoire n’est qu’une succession perpétuelle de revirements? En tout état de cause, dans quel état d’esprit se trouvait A. B. au lendemain de cette opposition Saturne-Neptune si décevante tant pour les communistes suivant la ligne de Khrouchtchev que pour les astrologues suivant la ligne de Barbault? Pudiquement, dans ses Entretiens (Pierre Horay) avec Michèle Reboul, A. B. note en 1978: « Une large confirmation de corrélations successives ayant été obtenue, nous nous sentons autorisés (sic) à pronostiquer une étape capitale pour le communisme et l’Union Soviétique à la nouvelle conjonction Saturne Neptune de 1989 et une crise préalable sous le carré de ces astres qui se produira en 1980″ (p. 86) A cette date, il n’est pas disposé à reconnaître son échec. Il en sera différemment en 1989 dans l’Astrologue: « Par contre, autant reconnaître que j’ai trébuché sur l’opposition de 1971-1972 (180°) estimée pouvoir correspondre à un dépassement de la puissance économique américaine(!) » (p. 4) Mais comment se fait-il qu’AB ne propose pas une autre lecture de cette opposition? Il ne suffit pas de déclarer que l’on a trébuché, il eut convenu de corriger le tir! Sinon, c’est réduire l’astrologie à une série de coups prévisionnels. André Barbault semble obnubilé par l’idée que l’URSS et les USA fassent au moins jeu égal. Faute pour l’URSS de dépasser l’Amérique, il annonce encore en 1987( L’Astrologue n°80) la confrontation entre les deux « empires » et ce précisément pour les années 1988-92, années de la conjonction Saturne Neptune mais aussi de celle de Saturne et d’Uranus et d’Uranus-Neptune mais là encore le déclin de l’URSS empêchera que cela se produise et d’ailleurs en 89, les Etats Unis ne joueront qu’un rôle assez secondaire. Et inversement quant à 1991, les russes ne seront eux-mêmes que des spectateurs forcés à la neutralité dans la Guerre du Golfe. L’ère Gorbatchev Fin 1987, alors que Gorbatchev est déjà au pouvoir, A. B. publie un article dans sa revue. Il y est question pour 1989 des relations russo-américaines puisque en cette année là deux cycles se rejoignent. Or, le paradoxe, c’est que c’est précisément à partir de 1990 et de la Guerre du Golfe que l’on considère qu’il n’y a plus désormais qu’une seule super puissance! Barbault lui aussi a complètement perdu son pari! Dans son « Histoire d’une Prévision » (L’Astrologue, 4e trimestre 1989), A. B. ne sait pas encore que quelques mois plus tard, la marginalisation de l’URSS va se confirmer de façon éclatante sur la scène mondiale. Certes, il se passe des choses importantes dans le bloc communiste autour de 1989 mais exactement en sens inverse de ce que Barbault avait annoncé.. Pour donner l’impression qu’il a réussi, il est obligé de réduire son propre discours à un propos insignifiant: on passe d’un dépassement des USA par l’URSS à… une date importante dans l’histoire de l’URSS puis pour la paix du monde!!! Mais alors, la question reste posée: est-ce que dans son ensemble le cycle Saturne-Neptune est ou non valable? Car ce pronostic pour 1989 n’a de sens, du point de vue astrologique, que s’il s’inscrit dans une série passé et à venir satisfaisante. Il y aurait donc réussite dans les dates et échec dans le pronostic de ce à quoi ces dates correspondraient. Mais si l’événement annoncé n’a pas eu lieu, quel sens pourrait avoir de dater un non événement ou un contre-événement? Imaginons l’effet qu’un tel pronostic pourrait avoir à l’échelle individuelle. Il n’y a même pas eu de guerre, avec un vainqueur et un vaincu, c’est le bloc communiste qui est tombé tout seule, de ses propres contradictions. Encore faudrait-il situer cela au sein d’un cycle des décolonisations et des indépendances. Au fond, A. B. aurait eu la chance que la date annoncée coïncide avec un autre cycle qu’il n’a jamais étudié! Bien plus, peut-on sérieusement, rétrospectivement, faire un lien entre 1989 et 1953? Est-ce que la mort de Staline mit fin alors à la domination de l’URSS sur l’Europe de l’Est? Dès 1956, la répression soviétique en Hongrie démontrait le contraire et il faudra attendre précisément jusqu’en 1989 pour que les choses changent! Prédiction ou prévision? En ce qui concerne la date avancée de 1989 s’agit-il d’une prévision articulée sur un système cohérent ou bien d’une date obtenue par hasard voire par on ne sait quelle intuition ne relevant pas stricto sensu de l’astrologie? Dix ans après 1989, force est de constater que cette date n’a pas constitué le début d’un nouveau cycle pour la Russie. Il n’y a pas eu après la déstalinisation qui aurait débuté à la mort de Staline en 1953, un nouveau régime militaire, par exemple. 1989 n’a pas été marqué par une entente entre l’URSS et les USA pour le gouvernement du monde. Depuis l’époque de Gorbatchev, dans les années Quatre Vingt, la Russie n’a pas, avec Eltsine et Poutine, changé de régime quinze ans plus tard! Le pouvoir n’est pas passé aux mains des généraux du type Lebed. Il semble bien que les événements des années 88 – 89 appartiennent à un autre cycle que celui d’Uranus Neptune. Ceux-ci relèveraient, bien plus tôt, on l’a dit, de la décolonisation, ce qui n’est nullement propre aux dates de ce cycle, comme on l’a montré.. Ce processus frappe alternativement tel ou tel empire. Et d’ailleurs, la meilleure preuve que les événements ne sont pas propres à la Russie est qu’ils ont lieu ailleurs comme ce fut le cas en 1988 en Israël avec l’Intifada.(voir notre article in Ayanamsa 2000) Car le problème de cette affirmation d’un cycle réservé à un seul pays est que cela est falsifiable, cela exige que l’onde de choc s’arrête aux frontières. L’avenir du cycle Saturne-Neptune En bonne logique, A. B. aurait du tout tabler sur ce cycle, le seul qui ait vraiment fait ses preuves et même consacrer un livre entier à ce seul cycle. Or, il n’en est rien. Bien au contraire, lorsque A. B. parle du début du XXIe siècle, il n’accorde au cycle Saturne-Neptune qu’une place bien modeste parmi d’autres cycles pourtant moins bien validés. Attitude somme toute surprenante comme si n’aurait pas suffi à sa gloire la mise en évidence de la réalité d’une influence planétaire sur l’Histoire des hommes. Mais peut-être pense-t-il que c’est tout ou rien et que si tel cycle « marche », il doit en être de même de tous les autres. C’est ainsi qu’ astrologue, marqué par la Ive République (1946-1958), avec sa valse chronique de ministères, A. B. crut y trouver, quinze ans d’affilée, son pain bénit, confirmation écrasante et répétée de son approche cyclique mais on peut se demander ce qu’il en aurait été s’il avait été formé sous la Ve République, aux changements ministériels soudainement beaucoup plus rares. Existe-t-il une astrologie différente pour chaque République? En tout état de cause, l’’astrologue n’a-t-il point besoin d’un certain recul? En 1989, sous l’excitation de la réussite, A. B., dans le N° 89 del’Astrologue (p. 19) n’hésite pas, en effet, à baliser les vingt ans à venir sur la base du cycle Saturne-Neptune. Mais il ne semble pas qu’il ait eu le sentiment d’avoir réussi ses pronostics car il ne s’en fera pas l’écho dix ans plus tard, en 1998, dans ses Prévisions astrologiques pour le nouveau millénaire » (p. 192): « Ce cycle (Saturne-Neptune) qui avait incarné l’idéal communiste d’une population laborieuse revient donc à la charge sous un jour nouveau de type coopératif; là où le marxisme d’Etat a tragiquement échoué… » Mais déjà en 1993, dans l’Avenir du Monde (Editions du Félin), le discours s’était édulcoré: « la conjonction Saturne-Neptune est surtout (sic) expressive d’une promotion des couches inférieures de la population mondiale etc « (p. 202) On tombe dans l’insignifiance! Exit la Russie, bonjour la générosité sociale: on est passé du communisme au socialisme bon teint! Or la Russie existe toujours, on le sait avec le recul que n’avait pas encore A. B. qui réagit trop souvent à chaud, parfois plus en journaliste qu’en historien. Parallèlement, A. B., à partir des Astres et l’histoire, traite de l’indice de concentration planétaire et annonce une très grave conflagration pour la première moitié des Années 1980. Sur la quatrième de couverture de l’Astrologie Mondiale, en 1979- parue la même année que notre ANEV – , il est indiqué: « Que nous réservent les années 1980? Une étape capitale pour le communisme et l’Union Soviétique à la nouvelle conjonction Saturne-Neptune de 1989. De 1981 à 1984, cinq conjonctions se renouvelleront entre les cinq planètes lentes, en 1982-1983, seront rassemblées en une zone d’exceptionnelle concentration : celle-ci qui se reproduit tous les cinq siècles (..) annonce une phase particulièrement importante de l’histoire du monde ». L’ouvrage paraît chez Fayard qui avait publié en 1973 un ouvrage de Raoul Auclair, La fin des temps. Or, que penser dès lors de la prévision pour 1989 qui fait suite à ces années annoncées comme catastrophiques et qui le seront beaucoup moins que Barbault a voulu le laisser entendre? Est-ce que ces années de concentration planétaire n’étaient pas a priori susceptibles de marquer l’URSS plus encore que cette année 1989? C’est un peu comme ce prophète qui annonce la fin du monde et qui traite de l’avenir au delà de cette date comme si de rien n’était! Barbault a-t-il annoncé que la troisième guerre mondiale du début des années 80 épargnerait l’URSS? C’était hautement improbable. Si les choses s’étaient passé comme prévu par A. B. nul doute que l’URSS eut aussi traversé des heures graves. On voit donc là cohabiter plusieurs échéances liées à des systèmes prévisionnels distincts chez le même auteur et élaborés à différentes époques de sa vie. Le pronostic russe d’AB appartiendrait au fond à une phase plus ancienne, celle du jeune Barbault tandis que le pronostic Troisième Guerre Mondiale, relèverait d’une nouvelle étape. A ce propos, quand on signale à A. B. que la troisième guerre mondiale n’a pas eu lieu et elle aurait du avoir lieu avant l’échéance de 1989 qu’il avait posée à une époque où il n’avait pas encore recouru à l’indice de concentration planétaire, il a coutume de répondre, encore récemment, qu’il y eut une longue guerre entre l’Irak et l’Iran, tout au long des années Quatre Vingts. Mais une guerre mondiale ne se caractérise-t-elle pas précisément par un embrasement à partir d’un conflit local – que l’on songe à l’affaire de Sarajevo en 1914, pour la Première Guerre Mondiale, par l’invasion allemande de la Pologne en 1939 pour la Seconde Guerre Mondiale – ce qui ne s’est précisément pas produit. Rappelons que l’indice de concentration est un modèle qui a été mis en place a posteriori, et qui n’ a guère été confirmé pour l’avenir. On dira donc qu’au bout du compte, si l’on fait le bilan prédictif des années 1980, le « jeune » Barbault; celui du début des années Cinquante, est venu, syncrétiquement, à la rescousse du Barbault des années Soixante ( Les Astres et l’Histoire ( 1967). En vérité, comment pourrait-on attribuer à un indice de concentration planétaire reflétant une évolution céleste ayant toujours existé un phénomène aussi spécifique qu’un conflit mondial, propre au XXe siècle? En fait, pour la pensée astrologique mondiale des années Quarante, les deux guerres mondiales non annoncées – alors que tant d’autres échéances qui avaient été fixées semblaient comparativement dérisoires – apparaissaient comme la remise en cause des schémas célestes existants, la faillite de certains modèles comme cela avait été le cas trois siècles plus tôt, en 1649, au lendemain de l’exécution de Charles Ier d’Angleterre. Il devenait dès lors urgent de refonder l’astrologie mondiale de façon à ce qu’une nouvelle lecture du ciel intégrât ces événements majeurs, avec à la clef, bien entendu, la possibilité d’annoncer la prochaine échéance d’une ampleur comparable. Mais est-ce que de telles « révolutions » pouvaient ainsi se représenter à intervalles relativement brefs? Mais comme dit l’adage, jamais deux sans trois…. Une révolution oubliée: 1905 Comment un historien du communisme réagit-il quand il voit l’historique proposé par Barbault concernant son étude du cycle Saturne-Neptune puisque c’est ce cycle que Barbault assigne au communisme et qui serait la clef de son devenir? Nous avons eu l’occasion d’étudier la question des deux révolutions à propos des Protocoles des Sages de Sion, dans notre thèse d’Etat, leTexte prophétique en France,(cf J/ Halbronn, « The term Protocols, from the Zionist Congresses to the Protocols of the Elders of Zion and the reception of the Russian Protocols in Central Europe before 1917″; Proceedings of the 12th World Congress of Jewish Studies, Division E, Jérusalem, 2001). C’est en réalité autour de la Révolution de 1905 (F.X. Coquin. La révolution russe manquée, Paris, Ed. Complexe, 1985) et Colloque « 1905. La première révolution russe », Paris, 1986.) qui aboutit notamment à la création d’une Douma que l’on considéra d’abord que ce texte antisémite revêtait un caractère prophétique. Par la suite, l’on se reporta sur celle d’Octobre 1917 qui en était la répétition à une autre échelle.(cf J. Halbronn, Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Feyzin, Ramkat, 2002) Donnons d’abord la parole à A. B. narrant les grandes étapes du communisme, et faisons abstraction des correspondances astronomiques qu’il place en vis à vis.: A. B. décrète qu’un nouveau cycle pour la Russie commence en 1917. Mais il prend ses désirs pour des réalités, tout simplement en raison de la conjonction Saturne-Neptune, l’Histoire n’a qu’à suivre: « 1882…. 1917….1952 » et il poursuit: « Donc 1917, c’est la conjonction et avec elle la prise de pouvoir » En 1973, dans le Pronostic expérimental en astrologie (Payot), A. B. pariait encore sur les étapes successives – et pas seulement la conjonction et l’opposition – du cycle Saturne Neptune. Il ne s’y essaiera plus avant 1989. Ce qui frappe le lecteur, c’est qu’à propos de ce cycle (pp. 149-150), A. B. ne dit rien pour 1971-1972 alors que l’ouvrage parait en 1973 et pour les années à venir, il se contente d’énumérer les aspects mais ne donne aucun pronostic. Bizarre! On sent quand même une gêne dont il s’expliquera… en 1989 sur la déception de l’opposition pour 1971. En 1973, A . B. ne veut pas encore faire le bilan et constater l’échec alors il préfère ne rien inscrire. Quant à sa prévision du dépassement des USA par l’URSS, il ne reste plus qu’une modeste note: sextil (1959): « période d’essor économique sans précédent et de supériorité technique et scientifique ». Mais cette période, combien de temps dure-t-elle? Est-ce une « longue » ou une « courte » période? A. B. navigue entre les phases de 36 ans et celles de 2/3 ans. C’est selon. Cela permet de limiter les dégâts des extrapolations: oui en 1959, il y avait un essor extraordinaire et c’est d’ailleurs pour cela qu’AB a fantasmé sur 1971. Il traite de l’économique comme du politique alors que l’économique est à long terme! Mélange des genres! Exit en fait l’économique qui est trop casse cou, bonjour le politique avec ses revirements constants, ce qui limite les dégâts. Quand on se trompe de tendance, c’est toujours par anticipation en politique alors qu’en économie, cela risque d’être rédhibitoire de façon définitive. Tout se passe comme si, à lire Barbault, la Révolution de 1905 n’avait pas existé, comme si elle n’avait pas été une répétition générale. Comment A. B. peut-il faire abstraction dans son descriptif de cette date? Comment, en fait, peut-il délimiter son étude à 1917? Comment une Michèle Reboul, en 1978, dans ses Entretiens, ne lui fait-elle pas remarquer une telle lacune? Cette éclipse de la révolution de 1905 n’a jamais été signalée, à notre connaissance ni par Barbault, ni par ses lecteurs, ce qui en dit long sur l’esprit critique de ce public. Comment ignorer que les deux révolutions sont couplées et que l’une prépare en quelque sorte la seconde? Un Trotsky, notamment, a participé aux deux révolutions et la première fut, selon l’expression même de Lénine, une répétition générale de la seconde. L’affaire du Potemkine, reprise par S. Eisenstein, dans un film, est de 1905. Plus grave, si 1917 est l’aboutissement de 1905, il n’y a pas à chercher d’aboutissement pour 1917! La boucle est bouclée et un nouveau cycle commence dont les enjeux seraient à définir. La mort de Lénine aurait assez bien convenu pour déterminer une nouvelle phase, qui pourrait être appelée stalinienne. Or, Yves Lenoble, dans son ouvrage sur les cycles (Ed. de l’ARRC), commentant Barbault, veut faire démarrer cette période stalinienne à 1917, ce qui permettrait de donner du sens à l’échéance de 1953. Refuser la dualité 1905-1917, c’est ne pas comprendre que l’astrologie a pour vocation de situer une activité au sein d’un cycle, avec en effet une phase préparatoire, une phase de maturation et une phase de conclusion et de renouvellement. Si l’astrologie a un discours à tenir sur l’Histoire, c’est bien celui de la répétition. (cf P. L. Assoun, La répétition historique chez Marx, PUF, Reed 1999). D’autant que Barbault va retenir des événements infiniment moins importants pour correspondre aux aspects successifs qui rythment le cycle Saturne-Neptune. En dépit des publications successives que A. B. va consacrer à l’astrologie mondiale, il ne parviendra- ou ne tentera – jamais d’ insérer 1905 dans son tableau! Ce qui montre le carcan du système utilisé (cf notre article in La lettre des Astrologues, 2000) Or, entre 1881 et 1917, s’il fut une date importante, c’est bien celle de 1905. Malheureusement, elle ne correspond pas à l’opposition intermédiaire qui a lieu en 1897….Notons d’ailleurs 1881- 36 ans avant 1917 qu’ A. B. aurait pu, au demeurant, citer l’assassinat du tsar Alexandre II. Il ne l’a pas fait. L’expansion soviétique en Europe La Russie n’a nullement disparu en 1989! Et c’est l’URSS qui a éclaté et non la Russie qui en est de très loin la partie centrale et la plus massive, d’autant que les anciennes républiques de l’URSS en restent largement dépendantes., échappant pour l’heure à l’attraction de l’Union Européenne. Si les Etats d’Europe de l’Est ont retrouvé une indépendance perdue au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, la Russie reste ce qu’elle est et son destin ne s’est pas arrêté.. A ce propos, si 1989 a vu certains pays s’émanciper du joug soviétique, on aurait pu s’attendre à ce que le même cycle ait fixé le moment de leur asservissement et ce ne fut pas 1953 mais plutôt les années 1946-1948, en raison de l’occupation soviétique liée à la fin de la Seconde guerre mondiale. La domination soviétique en Europe de l’Est n’a pas commencé ni encore moins cessé en 1953 – les événements de Hongrie en 1956 et de Tchécoslovaquie en 1968 en témoignent – et par conséquent 1989 ne saurait faire pendant à cette date. Il faudrait la dater du reflux de l’armée allemande après Stalingrad, en 1942. On aura probablement grossi l’importance pour l’avenir de 1989. Cela n’est pas plus important, en tout cas, que la perte par la France de ses colonies! Or, voilà que Barbault décide que le communisme s’est effondré et qu’il n’y a donc plus de se servir du cycle Saturne Neptune à son endroit! Logiquement, les astres se doivent de fixer le début et la fin d’un processus. A vrai dire, il nous semble que ces deux dates de 1917 et de 1953 sont des dates intermédiaires ou en tout pas des dates de commencement de cycle: 1917 vient à la suite de 1905 qui devrait donc être « conjonctionnel » et 1953 est bien moins pertinent par rapport à 1989 que les années 1940 (1942-1948) point de départ de la domination soviétique qui s’achève précisément en 1988-1989. Avec un recul de dix ans, on est amené à relativiser l’importance de cette perte des pays satellites pour la Russie, et la révolution de 1917 – tout comme celle de 1905 – concernait la seule Russie. 1989 n’a pas sonné le glas de la Russie, n’a pas non plus placé la Russie sur le même plan que les Etats Unis, n’a pas davantage rapproché l’une de l’autre. Aucun des scénarios envisagés par Barbault ne s’est réalisé. On ne peut mélanger Russie et bloc communiste et surtout il ne faut pas lier les événements du lendemain de la Seconde Guerre Mondiale avec ceux du début du XXe siècle. A vrai dire si l’on revient sur le pronostic de l’Yonne Républicaine, du Ier janvier 1953, que faut-il comprendre de la formule: « Du fait que le parti communiste russe est né sous la conjonction de 1881 et qu’il a pris le pouvoir à celle de 1917, on doit penser que l’année 1953 sera capitale pour l’URSS » A la rigueur, on pourrait considérer l’expansion du communisme soviétique au delà des frontières de la Russie comme un étape essentielle mais… elle n’eut pas lieu en 1953. Comment A. B. ne s’est-il pas rendu compte qu’il ne prenait pas en compte ce qui s’était passé sous ses yeux au cours des dernières années? La réponse est simple: il ne voulait voir l’Histoire qu’au travers les lunettes d’une certaine astrologie. Etrangement A. B. semble ne pas accorder toute son importance à l’expansionnisme soviétique dès 1939 à moins qu’il ne souhaite pas signaler cette affaire délicate du rapprochement entre Hitler et Staline qui perturba les communistes français: pas un mot de l’invasion conjuguée de la Pologne, du fait du pacte germano-soviétique ni d’ailleurs des « révolutions » communistes en Europe de l’Est, à la fin des années 1940, qui sont l’expression d’une véritable conquête. (voir La crise mondiale, pp. 92-93). Or, c’est bien cela qui justement sera remis en jeu en 1989! On nous parle de la fin de quelque chose dont on n’a pas bien situé l’origine. Certes, A. B. s’est également consacré à une typologie événementielle, avec l’indice de concentration. Mais est-ce que la dialectique guerre/paix est vraiment pertinente? Ne vaut-il pas mieux classer les conflits en plusieurs catégories? Cette polarisation sur la « paix » relève presque d’une vision mythique de l’Histoire et on rappellera que la propagande russe a très fortement investi le mot « paix », ses adversaires apparaissant toujours comme ceux qui menacent la paix du monde. Toujours la rhétorique communiste Il importe que le chercheur en astrologie mondiale commence par analyser le terrain avant de chercher une corrélation planétaire: tout se passe comme si A. B. avait défini d’une part une philosophie cyclique de l’Histoire, faite d’étapes successives et de l’autre un modèle planétaire, sans être parvenu à ajuster ces deux niveaux. Barbault utilise une grille qui fait alterner les moments de crise et les moments de progression et ce un an sur deux environ, par le jeu des aspects. N’est-ce pas là un rythme trop rapide et qui reste à la surface des choses? L’auto- bilan de Barbault Il semble bien que Barbault, dans les années Cinquante, de même qu’il a souhaité relier l’astrologie à la psychanalyse freudienne, a été tenté de se servir du marxisme pour refonder l’astrologie mondiale. Il est assez remarquable de voir Barbault commenter son propre texte sur Saturne-Neptune et s’accorder un satisfecit. Apparemment, c’est « le » pronostic de sa carrière. Pour aucun autre, A. B. n’aura fait une telle rétrospective. Il lui aura fallu attendre l’âge de 70 ans ou presque pour enfin toucher dans le mille! Il revient de loin, depuis la déconvenue de 1971 et plus généralement, par delà l’erreur de date, la croyance utopique du dépassement historique des USA par l’URSS vouée à ne jamais se réaliser! Il y a ceux qui se trompent dans la date d’une guerre mais au moins la guerre existe mais A. B. lui annonce un non-événement! Qu’est ce qui est pire: annoncer un événement qui n’aura pas lieu – comme Barbault pour la Troisième Guerre Mondiale – ou ne pas annoncer un événement qui aura lieu. Barbault s’est beaucoup moqué de ces astrologues d’avant guerre – pas la sienne, mais la vraie – qui ont manqué le conflit. Mais la question reste ouverte: cette guerre était-elle inévitable et définitivement écrite dans le ciel? Comment peut-on reprocher quelque chose qui aurait pu être évité? De même, d’ailleurs, que rien ne prouve que la première Guerre Mondiale était inévitable. C’est là une vision somme toute assez naïve de l’Histoire. C’est justement le syndrome de la recherche rétrospective qui conduit à rechercher une justification de ce qui s’est finalement passé. Il importe que le chercheur connaisse de très près tous les tenants et aboutissants et pas seulement ce qui s’est produit au bout du compte. Mais d’un autre côté, est-ce une si bonne chose de faire des prévisions en astrologie mondiale plutôt que de rendre compte de la succession des événements? Il est à craindre que l’astrologue ne s’implique trop personnellement et cherche ensuite à n’importe quel prix à interpréter ce qui se produit dans le sens de sa prévision. Par ailleurs, encore faudrait-il user, pour qualifier les rendez-vous annoncés, d’un langage un peu moins simpliste que le terme « important »; on préférerait une typologie un peu plus élaborée. Il conviendrait que le chercheur en astrologie mondiale soit en mesure de fournir un modèle non plus seulement astronomique mais relevant d’une cyclologie socio-politique un tant soit peu sophistiquée : si l’on . Quant à l’attribution de tel cycle/totem à tel pays, cela nous laisse perplexe: nous ne croyons pas à un tel compartimentage matricialiste, au sens où l’entend P. Guinard. Il semble bien qu’à certains moments, les frontières entre pays s’estompent (empires, unions) et qu’à d’autres, elles se figent, la notion de « pays », d’ »Etat » devrait donc être contextualisée, elle ne saurait servir de fondement à l’astrologie mondiale mais seulement d’illustration. Montrer ainsi qu’à la même époque, les mêmes processus ont lieu dans des pays différents nous paraît plus concevable que de se polariser sur un seul et unique espace. Dès 1976, dans Clefs pour l’astrologie, parues chez Seghers (pp.158-160), nous avions avancé la date de 1988 comme devant correspondre à une période de décolonisation, à la mise à mal des empires.! Donc, nous proposions alors que le passage de Saturne au début du Cancer et du Capricorne correspondît toujours à une phase de 7 ans environ de démembrement des empires, de par le monde. Or, en 1988, Saturne entrait en Capricorne! Nous ne désignions certes pas l’URSS pour 1988 mais notre système « prévoyait » le type d’événements auxquels l’URSS fut confrontée. Déjà, il y a près de 30ans, nous avions rejeté l’idée d’une combinatoire entre planètes, en faveur d’un rapport planète/soleil et planète/points zodiacaux, sans avoir encore, toutefois, formulé la dialectique étoile & planète comme c’est le cas désormais et ce, comme si le mélange planétaire relevait d’une refus de l’altérité avec un élément d’une autre nature. Que, de temps à autre, les différentes approches se croisent et se recoupent doit nous mettre sur nos gardes en ce qu’un pronostic peut être réussi du fait d’un concours de circonstance: il y a bien eu un effet céleste, et l’événement ne s’explique pas sans s’y référer, mais pas celui que l’on croit. Et c’est pour cette raison qu’en astrologie, il importe de vérifier une méthode sur bien plus que quelques rencontres, aussi frappantes puissent-elles être. Importance du double clivage Une étude de cycle doit gérer une dialectique de l’alternance (diachronie) et de l’alternative (synchronie). On ne peut pas parler de l’avenir d’une société sans décrire son fonctionnement interne, ses clivages. Une société qui n’est pas structurée en au moins deux pôles peut-elle passer par des phases qui maintiendrait au pouvoir un seul et même pôle. Il faut bien qu’il y ait une certaine relève, une majorité et une opposition. André Barbault oppose certes, dans les années soixante les deux superpuissances que sont alors l’URSS aux USA en compétition pour la domination mondiale, notamment à l’époque de la crise des missiles de Cuba et du premier vol spatial de Youri Gagarine, mais il ne les intègre pas au sein d’un seul et même cycle mais dans deux cycles différents, relevant de planètes différentes et donc avec des chronologies qui ne peuvent que se chevaucher sans s’articuler l’une par rapport à l’autre. Or, nous pensons que c’est au sein d’un même cycle qu’il convient de situer l’alternance entre deux pôles. Par ailleurs, en ce qui concerne les significations accordées à la conjonction ou au carré, nous pensons qu’elles ne sont pas univoques – le raisonnement par analogie a ses limites (cf A. Barbault, Prévisions astrologiques sur le troisième millénaire, Dangles, 1998, tableau p. 53; Y. Lenoble, Initiation à la pratique des cycles planétaires, Poissy, Ed. ARRC, 1994) et la recherche de corrélations nous apparaît comme plus prudente – et ne peuvent être cernées que selon une certaine phénoménologie extra-astrologique en quelque sorte. Enfin, nous avions refusé -déjà en 1976 , dans Clefs pour l’astrologie - l’idée d’une division du cycle planétaire en plus de deux phases distinctes et nous avions prôné d’assimiler l’opposition à une conjonction bis, nous inspirant des travaux de Reinhold Ebertin (Kosmobiologie) rencontré en 1971 à Aalen, lors d’un Congrès de l’ISAR. Or, André Barbault, avec son indice de concentration planétaire incluant les planètes transsaturniennes, « lourdes », (cfLes hommes et les astres) oppose radicalement le cas d’un ensemble de planètes en conjonction à un ensemble de planètes en opposition, y voyant une dialectique entre une situation de tension (conjonction) et de détente (opposition) alors que le véritable conflit d’influences entre aspects se situerait plutôt entre d’une part les quadratures, elles-mêmes en opposition les unes par rapport aux autres, et les conjonctions/oppositions, d’autre part.. En effet, il nous semble avisé de relier le cycle à une alternance de deux phases bien différenciées, correspondant à une exigence de structuration sociétale, à savoir successivement d’ordre horizontal (intégration/quadrature) et d’ordre vertical.(hiérarchisation/conjonction/opposition) La légende dorée de Barbault André Barbault aux yeux d’un grand nombre, personnifie, à n’en pas douter, l’ »astrologue » -qui est le titre de sa revue – et pas seulement en France. L’Italie, notamment, aura beaucoup compté pour Barbault, à la fin des années soixante dix et au début des années Quatre Vingt alors qu’il tend à être marginalisé en France, du fait de certains rapports de force qui ne jouent pas en sa faveur au sein des groupes astrologiques, en raison d’une relève qui vient trop tôt, au lendemain de Mai 68.: à 50 ans, en pleine maturité, il est en quelque sorte mis à la retraite, ce dont témoigne son absence de l’ANEV (1979) et des grands congrès francophones de l’époque (1975-1985), par de jeunes loups qui ont vingt cinq ans de moins que lui et notamment un d’origine juive dont l’émergence le prendra au dépourvu (cf notre mémoire Le milieu astrologique, ses membres, ses structures, sur le site du CURA). Barbault trouvera en Italie des compensations qui culmineront, en octobre 2001, date de son 80e anniversaire, avec un numéro spécial de la revue Ricerca ’90 de Ciro Discepolo dont les intitulés sont édifiants tel cet « André Barbault, un gigante dell’astrologia contemporanea », d’Enzo Barilla. L’événement ou la phase? Il semble qu’André Barbault que nous avons entendu à deux reprises, encore, en 2002, à Montpellier, au Congrès de la FAES (Fédération des Astrologues de l’Europe du Sud) en juillet, et à Paris aux Quatrièmes Journées de l’astrologie, en septembre, oscille entre l’annonce d’un événement bien daté correspondant à une configuration astrale, également bien datée – ce qui relève de ce que l’on pourrait appeler une forme de syncrétisme chronologique rapprochant deux phénomènes fort différents mais décrits selon un même code – et l’annonce d’une période se déployant dans une certaine durée et constituée ipso facto d’une série, d’une « constellation », en quelque sorte, d’événements à appréhender dans un certain contexte. Or, le passage d’une phase à une autre s’opère-t-il du fait de tel événement qui déterminerait nettement son commencement ou au contraire sa conclusion.? Rien n’est moins sûr vu que le début et la fin des choses, à l’instar des saisons, ne sont pas nécessairement frappants. Cette astrologie-couperet nous semble relever d’une philosophie de l’astrologie qui voudrait que l’on passât brusquement d’un signe zodiacal à un autre. Seule une approche statistique nous paraît en la circonstance recevable, à savoir est-ce que tel type d’événement est plus fréquent en telle phase qu’en telle autre ou dans tel ensemble de phases -sur la longue durée- que dans tel autre. En astrologie mondiale, comme ailleurs, unévénement- hirondelle ne fait pas le printemps. En outre, le travail de l’astrologue ne consiste pas tant, selon nous, à tomber sur un événement significatif et d’en manquer d’autres mais de couvrir toute une série d’événements de même orientation. Bien plus, n’est-ce pas l’idée même d’Histoire qui est à réviser? L’Histoire que Barbault tente d’indexer sur l’astronomie est une Histoire événementielle, contingente, liée à une région donnée, à un parti donné. Or, l’astro-histoire a-t-elle sérieusement pour mission de légitimer, d’épouser, de focaliser sur un seul camp aussi prometteur soit-il et sur un seul événement aussi frappant soit-il? Les anti-astrologues ont beau jeu de rappeler, contre une telle approche partisane, que dans une bataille, on est deux et que les astres profitent nécessairement à l’un ou à l’autre camp à moins -comme durant la Guerre de Troie – de supposer que telle divinité/planéte favorise telle cause et ainsi tout à l’avenant? Il reste que le mérite d’ A. B. est d’avoir maintenu vivace le projet astro-historique, c’est à dire la voie de la recherche expérimentale extra-horoscopique. André Barbault, dans ses différents travaux en astrologie mondiale, ne cite jamais, à notre connaissance (cf sa bibliographie in Astrologie Mondiale, Paris, Fayard, 1979, pp. 329 et seq), un Pierre Bayle ( 1647-1706) et ses Pensées diverses sur la Comète, pourtant régulièrement rééditées jusqu’à nos jours. C’est ainsi que l’ouvrage majeur d’Elisabeth Labrousse, paru dès 1974, à La Haye, L’Entrée de Saturne au Lion (cf supra), ne semble pas lui être connu. .En fait, pour les textes antérieurs au XXe siècle, A. B. reprend des listes anciennes figurant dans diverses compilations prophétiques du XIXe siècle concernant l’annonce de la Révolution Française (cf Avenir du monde, op. cit. pp. 16- 25 ) Dans cet ouvrage paru en 1682, cet historien protestant consacre de nombreuses pages à étudier les corrélations entre le passage de comètes et certains types d’événements. Ce qui vaut pour les comètes vaut, en vérité, à plus d’un titre, en ce qui concerne d’autres phénomènes propres à l’astrologie mondiale. Bayle conclue: « Tout cela me fait dire que les grands événements qui bouleversent le genre humain sont attachés à des circonstances si casuelles qu’il n’est pas possible que le cours de la nature nous en fournisse quelque présage assuré » (p. 205, Pensées Diverses sur la comète,Ed. Critique A. Prat et P. Rétat, Société des Textes Français Modernes, 1994). C’est là en tout cas tout le décalage entre démarche inductive et déductive: si c’est bien à partir d’événements marquants que l’on est conduit à élaborer un modèle, en revanche, le dit modèle ne déterminera pas forcément d’événements aussi marquants. On ajoutera qu’en ce qui concerne les travaux Gauquelin, une chose est l’élaboration de son modèle constitué à partir de cas de réussites exceptionnelles, une autre son application à des populations beaucoup plus larges, comportant les mêmes configurations que le groupe de référence. Il y aurait là un mauvais procès intenté l’astrologie du collectif, amenée à passer du particulier au général et du hasard à la nécessité. Conclusion L’astrologie aura été mise au service de toutes les idéologies, notamment les plus radicales. Peut-elle en faire l’économie? Pour l’historien de l’astrologie, force est de reconnaître que lorsque l’astrologie s’émancipe de toute appartenance politique, elle risque fort de perdre son assise sociale. Il y a là un dilemme: soit l’astrologie occupe une position ancillaire, au service d’une cause, d’un parti face à un autre, et dans ce cas là elle est soutenue peu ou prou par le dit parti, soit elle se veut neutre, purement objective, « scientifique », et elle n’a plus comme horizon que l’alcôve, le cabinet et est reléguée au rang des amusements de salon. On ne saurait donc jeter la pierre aux deux « horlogers » que sont Le Cour et Barbault qui, d’un certain point de vue, ont cherché à redorer le blason de l’astrologie, « religieuse », pour l’un, « mondiale », pour l’autre. Ils ont fait participer l’astrologie aux grandes aventures du XXe siècle, à celle du fascisme et à celle du communisme. Ont-ils contribué par leurs prédictions et leurs interprétations des signes, dans tous les sens du terme, à l’essor de ces idéologies? Le cas de Barbault est remarquable en ce qu’il a accompagné d’abord les communistes dans leur surenchère face aux Américains avant d’apparaître comme celui qui aurait annoncé, prophétiquement, leur chute finale, c’est dire à quel point le destin professionnel de Barbault aura été intimement lié et ce sur plusieurs décennies au mouvement communiste en général et à l’Union Soviétique en particulier. On pense avoir affaire à un discours universel, non partisan mais, en réalité, un tel discours n’aura été initialement mis sur orbite que parce qu’il servait des intérêts politiques bien précis, même si ensuite, avec le temps, à force d’être récupéré par les uns et par les autres, il a accédé à une autre dimension. En vérité, les astrologues ne sont-ils pas condamnés à prendre en compte les événements dont ils sont les témoins et qui marquent leur époque? En effet, comment pourraient-ils s’abstraire de la quête de certains signes avant coureurs assez forts? Il n’est quand même peut être pas indifférent que certains auteurs aient pris le parti des extrêmes comme si l’astrologie ne cessait de jouer son rôle de contre-culture. Certes, que dire une fois que la grande aventure se sera épuisée alors qu’on aura mis le discours astrologique à son service? Souvent, un texte astrologique ou/et prophétique qui semble plutôt neutre a été lancé sous des auspices assez particulières que souvent l’on tentera d’évacuer ou d’élaguer par la suite. Il n’en revient pas moins à l’historien de l’astrologie de rappeler dans quelles circonstances a émergé le dit texte. Comment évaluer un travail prévisionnel en astrologie? Il faut distinguer le fond et la forme: sur le fond, nos deux astrologues- et ils le sont dans des contextes fort différents – ont rendu compte des espérances de leurs époques respectives, celle des années Trente-Quarante pour Le Cour, celle des années Cinquante-Soixante pour Barbault. A chaque époque ses rêves et ses fantasmes, avec leurs ombres et leurs lumières. Et l’astrologue a-t-il autre vocation que de raconter toujours et encore la même histoire, celle de l’ émergence d’un nouveau pole face à l’establishment? En ce sens, Le Cour et Barbault auront rempli leurs contrats; celle d’accompagner l’événement. En revanche, sur la forme, Paul Le Cour n’hésite pas à présenter son temps comme charnière, comme valant pour des siècles: il est vrai que ses outils de travail brassent large, en siècles et plutôt en millénaires! Quant à Barbault, il n’hésite pas à attribuer tel cycle planétaire au communisme, ce qui tend à conférer à cette idéologie une sorte de légitimité cosmique. Il faudrait éviter, quand même, de basculer dans le messianisme, même si les protagonistes, sur le terrain, adoptent une certaine phraséologie. Il serait plus sage pour les astrologues de penser en termes d’alternance et de ménager successivement le succès de chaque partie en présence. Ajoutons qu’il y a deux postures astrologiques: celle de l’observateur qui travaille plutôt dans l’après coup et dans la probabilité et celle de l’individu averti qui sait profiter de la conjoncture astrale et tirer son épingle du jeu.. Si Paul Le Cour réédite constamment le même ouvrage, quitte à en modifier certains passages ou à compléter par d’autres écrits, André Barbault, en revanche, préfère le plus souvent produire régulièrement de nouveaux textes, en astrologie mondiale – une exception: la réédition d’Astrologie Mondiale - ce qui rend plus difficile la mise en évidence de retouches.. On peut accorder à l’un et à l’autre d’avoir tout fait, dans la mesure de leurs moyens, pour qu’il n’en soit pas ainsi mais il reste que la fin des années quarante pour l’un et des années soixante pour l’autre, durent avoir un goût amer, en tant qu’hommes, en tant qu’européens, et en tant qu’astrologues. Le piège dans lequel tomberait la plupart des astrologues saisis par le politique serait paradoxalement de vouloir en quelque sorte arrêter le temps: on passerait ainsi d’une cyclicité impliquant une altérité diachronique, une alternance cyclique, à une sorte de fin des temps, ou plutôt de fin du temps, au fantasme d’un temps aboli préservant indéfiniment ce qui a été annoncé. Deux cas de figure se présentent: soit on veut affirmer que demain ne sera pas comme aujourd’hui, ce qui met l’époque où l’on vit en perspective, soit au contraire qu’aujourd’hui est déjà demain, soit un refus d’altérité, de dualité, de cyclicité. Cette attitude nous semble avoir été celle de Paul Le Cour qui voyait dans son époque la préfiguration de ce qu’allait être l’Ere du Verseau, en cherchant à se démarquer du passé. En ce qui concerne André Barbault, qui eut plus le temps de jauger son pronostic, étant entré dans la carrière astrologique beaucoup plus jeune, on peut dire que son regard sur le communisme de l’après guerre était certainement marqué par une posture préfigurative des temps nouveaux. Par la suite, il lui fallut bien reconnaître que la cyclicité devait reprendre ses droits et que l’astrologue n’avait pas pour vocation de légitimer, toujours d’ailleurs aux dépens de son art, l’avènement de quelque idéologie que ce soit. Dans un cas comme dans l’autre, nous sommes confrontés à un phénomène d’ésotérisation (cf notre article consacré à l’Esotérisme sur ce site) puisque des éléments en soi non astrologiques, non ésotériques ( d’ordre politique, historique, préhistorique etc) tendent à le devenir, s’inscrivant ainsi au sein d’un discours astro-cyclique.. Le problème, c’est que le langage utilisé est tellement flou que l’on peut, à loisir, décréter qu’une prévision est vraie ou fausse. L’astrologie ne peut progresser sans une certaine rigueur au niveau des sciences politiques. On observe ainsi qu’A. B. ne prend jamais la peine de consacrer un chapitre à la phénoménologie de l’Histoire, qu’il reste au niveau de Monsieur Tout le monde quant à ses catégories. Barbault s’efforce de philosopher sur l’Astrologie mais il n’a pas de philosophie de l’Histoire. Comme le proposa Yves Lenoble, lors des Quatrièmes Journées de l’Astrologie (septembre 2002), l’astrologue se doit d’exposer une certaine conception géopolitique avant de passer au stade des corrélations célestes. Les seuls repères auxquels on puisse s’accrocher dans son propos sont ceux des dates et des lieux, autrement dit la question du contenu événementiel est évacuée et il suffit qu’il se passe « quelque chose d’important » en un endroit X et à une date Y indiqués pour que la prévision soit considérée comme « bonne ». A force de pratiquer le vague, on peut en effet considérer que le nombre de prévisions « justes » augmentera en proportion. D’autant qu’ensuite, il est loisible à l’astrologue de montrer, après coup, combien l’événement arrivé correspondant est déterminant par rapport à d’autres qui n’ont pas été annoncés, ce qui, au demeurant, peut faire l’objet de diverses appréciations, avec plus ou moins de recul. Si la consultation astrologique individuelle, dans sa dimension divinatoire que, en ce qui nous concerne, nous avons évacuée depuis des décennies, tend à se fixer sur des événements majeurs de la vie (cf les techniques de rectification de l’heure de naissance) en revanche, l’astrologie mondiale ne peut se constituer que sur un grand nombre de recoupements à travers le temps et l’espace. La double activité d’A. B. explique peut-être une telle confusion des genres. Encore faut-il élaborer une typologie pertinente des événements, en dehors de la terminologie astrologique dans la mesure où nous renoncerions à ce que chaque événement corresponde à une configuration astrale qui lui serait chronologiquement spécifique selon la règle implicite « un événement égale un aspect », pour une approche englobante: au sein d’une phase, se produisent divers événements de même caractère, selon la règle: « une configuration céleste égale un climat événementiel ». Il est peut être temps que l’astrologie mondiale renonce à vouloir accrocher à chaque événement un aspect spécifique, différent du suivant et du précédent, et à chaque aspect spécifique un événement. Le type même de faux problème en astrologie mondiale n’est-il pas celui de la localisation d’une prévision? En principe, une phase donnée se manifeste partout où il y a des sociétés humaines, si l’on admet que la sensibilité aux astres est universelle. S’il est un fait que le processus peut apparaître plus fortement en tel endroit qu’en tel autre, il n’en reste pas moins que ses expressions sont à rechercher en tout lieu, sous une forme ou sous une autre, quitte à tenter d’expliquer ce qui a conféré plus ou moins de résonance au dit processus ici qu’ailleurs. Quant à la solution qui consiste à assigner tel astre ou tel signe à tel pays - chorographie, selon l’expression technique en vigueur- elle nous paraît singulièrement vaine car il conviendrait, pour le moins, de classer déjà les pays selon une typologie et non de constituer leur totémisation individuelle; or, d’une certaine façon, les recherches d’A. B. pourraient être qualifiées de projet de renouvellement chorographique, consistant en gros à remplacer un référentiel zodiacal (sur la base d’un certain découpage tropicaliste ou sidéraliste) par un référentiel planétaire (mono ou poly-planétaire). Le philosophe anglais des sciences, Francis Bacon (1561-1626), opposait, sous le règne d’Elisabeth, l’araignée et la fourmi, la première tisse sa toile à partir d’une sécrétion de son propre corps, la seconde, au contraire, ramasse, recueille ici et là. L’astrologue nous ferait souvent plutôt penser à une araignée, ce serait un Spiderman qui chercherait à tout prix à caser sa marchandise, c’est à dire sa vision du monde, faite d’une multitude de cycles se croisant, se superposant – ce que Luc Bigé, lors des Quatrièmes journées de l’astrologie, organisées par la Librairie Astres, appelle, une courbe granulaire, ce qui casse la courbe sinusoïdale. Plus le monde est perçu comme chaotique, fait de constants revirements, et plus la toile d’araignée astrologique s’avère convenir. C’est pourquoi il semble désormais préférable, pour la recherche astrologique, de commencer par regarder le monde sans lunettes astrologiques, quitte ensuite à évacuer une partie de l’attirail d’aspects planétaires: faut-il préciser que le terme « aspect » a deux sens: il renvoie d’une part aux planètes ainsi combinées (par exemple un aspect ou cycle par exemple Saturne-Uranus) et d’autre part au nombre de configurations entre les dites planètes (conjonction, sextile, carré, trigone etc entre, par exemple, Saturne et Uranus), ce qui conduit à une démultiplication d’une structure qui pourrait n’être, éventuellement, que binaire. L’idée d’associer un aspect planétaire à une religion – et le communisme en est/fut une d’une certaine façon – n’est pas nouvelle; ainsi, les aspects de Jupiter aux diverses planètes du système solaire alors connues, étaient encore à la Renaissance censés correspondre, chacun, à un culte particulier. Autrement dit, il est urgent d’appauvrir le référentiel astrologique ne débouchant que sur un émiettement du réel. Contrairement à ce qu’écrit A. B. Les « répétitions célestes » – tous astres confondus et en prenant de surcroit en compte les aspects astrologiques traditionnels – ne doivent pasnécessairement correspondre à des « répétitions historiques » (Astres et Histoire, p. 262) . On ne peut, davantage, comme l’a fait A.B., à propos de la Russie, considérer un cycle comme une série de dates éloignées entre elles de quelques dizaines d’années du seul fait que ces dates ponctuelles relèvent d’un seul et même modèle astro-chronologique, en sacrifiant la notion de phase qui permettrait que l’on passât progressivement de l’une à l’autre, ce qui aboutit à une Histoire désarticulée et qui ne fait sens que pour une astrologie arachnéenne. Au vrai l’astrologie nous fait aussi penser, selon la fable de La Fontaine, à une cigale dont se moquerait la fourmi… Le millénarisme en perspective Dans le cas de PLC, l’enjeu est un peu différent: il s’agit de montrer que l’événement annoncé est non seulement « important » mais « définitif », c’est à dire irréversible à moyen terme, puisque la démarche de cet auteur offre une certaine linéarité, tant la périodicité cyclique est longue: or il semble bien qu’une telle vision à sens unique de l’Histoire soit fort discutable en soi et ne puisse donc qu’être vouée, d’entrée de jeu, à l’échec. Avec le recul, on est en droit de s’interroger – ce qui est quand même l’essentiel – sur la pertinence des modèles astronomiques à vocation cyclique – relevant d’un projet astro-historique- utilisés tant par PLC que par AB. Entre le tout sidéral de Le Cour, qui ne dispose que d’une quasi-fixité, avec la très lente précession des équinoxes, qui consiste à montrer que ce qui semble fixe ne l’est pas alors que précisément pour les Anciens, avant Hipparque, cette fixité était un postulat fondamental, d’où l’anachronisme du précessionnalisme et le tout planétaire – AB suscitera, dans le cadre du CIA(Centre International d’Astrologie), en octobre 1972, un opuscule La précession des équinoxes et l’astrologie, chez « son » éditeur (les Ed. Traditionnelles, successeur de Chacornac) qui fait fi de toute référence stellaire fixe – position tout aussi anachronique, car ne respectant pas la dualité du fixe et du mobile qui est au coeur de la pensée astrologique antique – nous pensons que nous avons affaire à des approches astronomico-historiques qui ne dépasseront guère le cadre du XXe siècle. (cf notre étude sur ce site consacrée à Newton et le précessionalisme). Ne sommes-nous pas entrés dans une ère post-2000 où ont été exorcisées bien des attentes? Car c’est bien, par delà la diversité des techniques, dans la perspective, dans le cadre de l’approche en filigrane – en « arrière-temps »- du troisième millénaire, qu’il faut situer les travaux qui ont fait l’objet de cette étude. Le XXIe siècle cherchera-t-il à réchauffer d’anciennes prophéties – y compris celle du communisme qui avait pris l’avènement du XXe siècle pour signe – aboutissement de bien des computations, relatives à la fin des temps ou bien s’orientera-t-il vers une cyclicité courte mieux intégrée dans la Cité et marquée par les valeurs non linéaires d’alternance et d’alternative? Il est temps, désormais, de renoncer, au linéarisme, à toute idée de finalité, d’illusion du définitif, qui ne peut que plomber la pensée astrologique. Iconographie