Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)

Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
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vendredi 6 mars 2026

jacques halbronn Critique astrologique: le dispositif des maitrises/trônes dans la Tétrabible de Ptolémée. (IIe siècle après JC)

jacques halbronn Critique astrologique: le dispositif des maitrises/trônes dans la Tétrabible de Ptolémée. (IIe siècle après JC) Il y a 50 ans, dans Clefs pour l'Astrologie, nous avions consacré une grande partie du texte au décryptage des "rulerships' , un peu à la façon d'une Lisa Morpurgo (1974 Introduction à la Nouvelle Astrologie; Ed Hachette).(cf aussi nos Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel -Grande Conjonction, 1983). Nous n'avions pas abordé correctement la diachronie d'une telle présentation, axée sur le septénaire planétaire (Repris dans les 7 jours de la semaine). En fait, il aurait fallu exclure Saturne du dit dispositif puisque pour nous Saturne était le curseur principal (à l'instar du soleil en astrologie "solaire") Or, un curseur (un prometteur, selon la terminologie des "directions) ne saurait être mis sur le même plan que les "significateurs" Nous proposons ci après une reconstitution du dispositif original axé sur la dialectique des luminaires; le Soleil et le solstice d'Eté (cancer-lion) et la Lune et le solstice d'Hiver (capricorne/verseau) Selon la description du Tetrabiblos, il est pourtant évident que les deux luminaitee étaient vouées à s'opposer et non à se joindre au sein d'une même saison)/ Tétrabible (traduction Nicolas Bourdin) "Il est certain que le Soleil a la vertu d’échauffer et de dessécher modérément. Ses effets se reconnaissent très facilement en raison de sa grandeur et des évidentes mutations qu’il cause dans les saisons de l’année, car plus il se trouve proche du zénith plus il nous donne de chaleur et de sécheresse. Quant à la Lune, elle excelle en humidité, parce qu’elle est plus proche de la Terre et plus voisine des humides vapeurs. Aussi voit-on clairement qu’elle affecte les corps, leur donnant une mollesse suivie le plus souvent d’une pourriture qu’elle a coutume d’engendrer. Elle ne laisse pas néanmoins d’échauffer quelque peu, à cause de la lumière qu’elle tire du Soleil" Bel exemple d'incohérence et de compilation de cette Tétrabible! Par la suite, on aura voulu ,par erreur, introduire Saturne au sein du dit dispositif, ce qui conduisit faire passer la lune de l'hiver à l'Eté! Dès lors, on avait les luminaires n'occupant qu'un seul signe à la différence de Mercure, Vénus, mars et Jupiter. Mais alors on générait un déséquilibre avec Saturne tout seul face aux deux luminaires, aux deux extrémités du dispositif. Ce déséqulibre sera corrigé au XIXe siècle, quand on attribuera la nouvelle planéte baptisée Uranus, au signe du Verseau, générant ainsi un couple Soleil-Lune face au couple Saturne-Uranus. Dispositif qui sera à nouveau remis en cause après 1846 et la découverte de Neptune qui sera associé au signe des Poissons, venant après celui du Verseau. Des spéculations transneptuniennes suivront au début du XXe siècle avec l'école de Hambourg puis après 1930, autour de Pluton et des transplutoniennes. En fait, la division en 12 de l'écliptique n'est jamais que la multiplication de 4 planétes plus 2 luminaires ( luminaires, Mercure Vénus, Mars et Jupiter) par deux (doubles domiciles, diurne et nocturne, cf les lettres doubles dans le Sefer Yetsira (livre de la Formation/Création et notre étude dans Clefs pour l'Astrologie. Ed Seghers 1976 où nous signalons que la grammaire hébrapique ne comporte que Six lettres doubles, le Resh n'en faisant pas partie))à partir du moment où l'on écarte Saturne de cette roue et que l'on instaure un axe Soleil-Lune. Il est aberrant d'associer les deux luminaires à une même saison., ce qui est incompatible avec une logique météorologique. Le Soleil ne saurait correspondre à l'Hiver et à la Nuit ni la lune à l'Eté ou au Jour! Le passage du 6 au 7 est dû à l'introduction indue de Saturne. Ce qui prête à confusion tient au fait que chaque phase de Saturne et de la Lune donne le chiffre 7 (28/4) De même, le fait qu'il y ait 12 conjonctions (lunaisons) Soleil- Lune n'est pas la cause de l'importance accordée au 12. Dans notre article "Astrologie", dans l'Encyclopaedia Universalis (1993/2006), nous avions souligné les liens entre le symbolisme zodiacal et la dimension mythologique des astres qui étaient assignés aux signes, notamment en montrant que les Gémeaux avaient une valeur non pas mercurienne mais vénusienne (tout comme d'ailleurs la Vierge, autre signe présenté comme mercurien!), ce qui était déjà la marque d'une corruption. Essayons de restituer les stades de formation du Zodiaque. Dans un premier temps, un dispositif à 4 planétes(Mercure, Vénus, Mars et Jupiuter) et 2 luminaires placés aux antipodes (cf Le collectif Soleil Lune, dirigé par André Barbault) puis adjonction de Saturne qui conduit à placer la Lune avec le Soleil et donc Saturne à l'opposé de la Lune!. Selon nous, les 12 signes sont issus d'un tel dispositif diurne-nocturne soit 4x2 + 2x2/. On devrait se contenter par conséquent de ne retenir que les attributions astro-mythologiques sans tenir compte du symbolisme zodiacal stricto sensu qui n'est qu'un épiphénoméne. On retiendra surtout la place des 4 planétes disposées initialement entre les deux luminaires, ces 4 planétes se dédoublant (diurne (soleil)- nocturne(lune), ce qui recoupe notre astrologie septénale où chaque période de 7 ans se divise en deux temps de 3 ans et demi ( Hessed lié à la Lune, Din au Soleil) En fait, tout indique que la dénomination des signes s'est produite à une époque où l'on plaçait Vénus plus près du Soleil que Mercure. En ce qui concerne Mercure, la balance et le taureau renvoient à une activité commerciale et il est donc ridicule que des astrologues aient cru bon d'associer ces facteurs à la déesse Vénus! Par ailleurs, il est clair que le symbolisme zodiacal quand il s'est mis en place ne connaissait pas encore Saturne, dont on a dit qu'il avait été rajouté. Le signe du verseau renvoie à une activité ancillaire, celle de l'échanson Ganyméde-(comme le dit Paul Le Cour dans son ouvrage sur l'Ere du Verseau) Si le soleil correspond au maître, le verseau correspond au serviteur, ce qui correspond à la Lune. Quant au capricorne, il désigne Amalthée, une nourrice, donc une domestique. Amalthée, mère nourricière de Zeus, un mythe du Capricorne Publié par Viviane Caroline L'éducation de Jupiter (1652) - Jacob Jordaens (1593-1678) JHB 06 03 26

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