Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)

Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
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lundi 6 avril 2015

L'astrologie face à la Science

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Lycée J. Mermoz - 68300 SAINT LOUIS L'astrologie face à la science    





  L'astrologie face à la science





ASTRONOMIE : Science universelle qui étudie la position, les mouvements et la constitution des corps célestes.

ASTROLOGIE : Art divinatoire basé sur des croyances et des règles souvent très différentes suivant les continents et cherchant à déterminer l'influence des astres sur le cours des événements terrestres.

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En observant de nuit, pendant quelques heures, un ciel sans nuage et sans Lune (pour ne pas être gêné par sa lumière), on peut se rendre compte avec un peu de patience, que les étoiles bougent dans le ciel, mais pas n’importe comment : elles restent parfaitement immobiles les unes par rapport aux autres, mais l’ensemble de la voûte étoilée tourne autour d’une étoile particulière pour les habitants de l'hémisphère Nord : l’étoile polaire.


Cette photo a été prise avec un temps de pause assez long pour permettre de visualiser la course des étoiles dans le ciel nocturne. L'étoile polaire apparait comme un point assez lumineux au centre des arcs de cercle lumineux laissés par les autres étoiles durant la lente rotation de la voûte étoilée.

En admirant ce spectacle nocturne, l’observateur sagement assis par terre n’a pas du tout la sensation de se déplacer. Il lui semble évident que le sol ne bouge pas.
Ces observations ont amené les savants de l’antiquité à penser que la Terre est immobile au centre de l’Univers et qu’il existe, au-delà des quelques planètes alors connues, une voûte sphérique percée de multiples trous (les étoiles) qui tourne autour de la Terre.
Parallèlement, on a associé les trous les plus lumineux de cette voûte en petits groupes formant une image que l’on devinait observer dans le ciel.




On a ainsi obtenu plusieurs dizaines de ces figures dans le ciel que l’on nomme constellations. L’Union Astronomique Internationale (U.A.I.) a défini en 1930 les 88 constellations « officielles » de la voûte céleste contenues dans les deux hémisphères. Ces constellations sont encore utilisées de nos jours en Astronomie puisqu’elles permettent de cartographier le ciel pour en faciliter l'observation.
En réalité, les étoiles d’une même constellation n’ont absolument rien à voir les unes avec les autres et sont la plupart de temps plus distantes entre elles qu'elles ne le sont des étoiles des constellations voisines.


Les étoiles projetant vers la Terre l'image d'une casserole (la grande ourse) sont en réalité à des distances considérablement différentes de la Terre. Une étoile d'une constellation donnée peut être des centaines de fois plus proches d'une étoile d'une constellation différente que de celles de sa propre constellation.
Une constellation n'est donc en réalité qu'une image et n'a en cela rien de concret.



Les astronomes de l’antiquité, convaincus de l’existence de cette voûte trouée, et s’imaginant le Soleil tournant autour de la Terre (géocentrisme) ont aussi remarqué que le Soleil se trouve chaque année, à la même époque, en avant plan de la même constellation. Ils comptèrent ainsi une douzaine de constellations que le Soleil semble traverser dans sa ronde autour de la Terre durant une année.
En réalité, comme Copernic l’avait pressenti il y a de cela près d'un demi millénaire, c’est la Terre qui tourne autour du Soleil et c’est la position changeante de la Terre sur son orbite qui fait bouger le Soleil par rapport aux constellations.


Pour un observateur terrestre, le Soleil semble se déplacer dans le ciel au fil des semaines.
Ce phénomène est lié à la progression de la Terre sur son orbite.



La même scène (durée réelle : 8 jours) vue depuis la Terre donne effectivement l'impression (fausse !) que le Soleil se déplace réellement sur la voute céleste, d'où l'erreur d'interprétation des astronomes du passé.
(Vidéo obtenue avec le logiciel "CELESTIA")


Ces 12 constellations traversées par la course apparente du Soleil dans le ciel au cours d’une année (en réalité 13 comme nous le verrons ci-dessous) forment le zodiaque.

Les astrologues ont alors fait le calcul suivant :
Sachant qu'un cercle fait 360 degrés et qu'une année compte 365 jours environ, on peut en déduire qu'à 1 jour correspond environ 1° de décalage du Soleil sur le zodiaque.
Or une année compte 12 mois.
Et 360° / 12 = 30°
Du coup, on a aujourd’hui 12 constellations dans le zodiaque de 30° chacune, ce qui permet de faire correspondre à chaque mois du calendrier un signe du zodiaque…




Malheureusement les choses ne sont pas aussi simples :

- Les constellations définies par les astrologues de l'antiquité n’ont de loin pas des dimensions apparentes identiques sur la voûte céleste. La plus petite, le scorpion, est traversée par le Soleil en 7 jours environ (soit 7° environ) alors que la plus grande, la vierge, est traversée en 45 jours (soit 45° environ).

- Les signes du zodiaque sont actuellement au nombre de 12 (schéma ci-dessus). Or le Soleil, dans son mouvement apparent autour de la Terre, traverse chaque année non pas 12, mais 13 constellations (schéma ci-dessous). Celle qui a été oubliée par les astrologues est le Serpentaire qui a pourtant été décrite dès le IVe siècle avant notre ère. Cet oubli semble difficilement excusable vu que la constellation du serpentaire est environ trois fois plus grande que sa voisine, le scorpion...

Il devrait donc, par la définition même qu'en donnent les astrologues, exister 13 signes du zodiaque de durées inégales. Mais "13" n'est pas un bon nombre et, de plus, il ne s'accorde pas aux 12 mois d'une année. Donc, par cette seule justification, l'astrologie impose 12 signes de durées équivalentes !




Il en découle une fâcheuse conséquence : bon nombre de personnes ne sont pas du signe qu'elles se supposent être.
Par exemple, être né scorpion, d'après la définition qu'en donne l'astrologie, signifie que, lorsqu'on naît, le Soleil se trouve en avant plan de la constellation du scorpion. Or, l'astrologie consacre officiellement une trentaine de jours à ce signe, alors que le Soleil ne reste en réalité que 7 jours devant sa constellation...
Et cette erreur se répète pour tous les signes de manière plus ou moins prononcée : il existe par exemple beaucoup plus de vierges que l'astrologie ne le laisse croire puisque le Soleil met 45 jours à traverser cette constellation et non 30 comme l'affirment les tables de l'astrologie.



Mais l'astrologie commet une erreur encore plus impressionnante :

La Terre tourne sur elle-même en une journée autour de son axe Nord-Sud. Ceci explique qu’une personne puisse observer les étoiles tourner dans un ciel nocturne autour de l’étoile polaire. Cette dernière apparaît alors immobile car elle se trouve dans le prolongement de cet axe de rotation.


Cet axe Nord-Sud reste parallèle à lui-même lorsque la Terre décrit son orbite autour du Soleil.


Du coup, d’une année sur l’autre, le Soleil repasse par les 13 mêmes constellations à la même époque de l’année. Mais ceci n’est plus vrai sur une durée de l’ordre de 2000 ans car il se trouve que la Terre possède un autre mouvement périodique lié au fait qu’elle n’est pas parfaitement sphérique (elle est légèrement aplatie aux pôles et renflée à l’équateur) : le mouvement de précession de son axe de rotation qui fait très lentement pivoter cet axe sur une période d’environ 26 000 ans. De ce fait, l'étoile polaire n'a pas toujours été alignée sur l'axe de rotation de la Terre et ne le sera bientôt plus (dans quelques millénaires).

Si en 26 000 ans le mouvement de précession est complet (soit 360°), en 2000 ans ce mouvement correspond à un angle de :
( 2000 / 26 000 ) x 360 = 28° environ.
En arrondissant ce résultat à 30°, on remarque que cet angle correspond à la largeur d’un signe du zodiaque tel qu’ils sont définis par les astrologues (30° par signe).
Donc, en 2000 ans, le mouvement de précession a fait prendre au Soleil 30° de retard dans sa course apparente sur le zodiaque.

L’astrologie moderne ne tient pas du tout compte de ce phénomène et une personne née un 30 janvier est dite capricorne alors qu’en réalité, d’après la définition même des astrologues, cette personne est sagittaire vu que le Soleil se trouve réellement devant la constellation du sagittaire le 30 janvier.


En plus de tout cela, il faut encore souligner la logique assez originale dont font preuve les astrologues dans leurs calculs et leurs interprétations :
Prenons l'exemple de Pluton (qui au passage n'est plus considérée depuis l'année 2006 comme une planète). L'astrologie ne tient pas compte uniquement de la position du Soleil quand elle prétend pouvoir définir le caractère et le devenir d'une personne. Elle doit aussi connaître la position des planètes du système solaire dans le zodiaque. Or, la plupart des astrologues ignorent complètement les récentes découvertes, comme celle de Pluton, en 1930. Ceux qui en tiennent compte sont d'ailleurs tout autant dans l'embarras en raison de la période de révolution de cet astre, c'est-à-dire du temps qu'il met pour tourner autour du Soleil : 248 ans. Depuis 80 années que nous connaissons l'existence de cette planète, elle n'a effectué qu'un quart de sa rotation et parcouru uniquement trois signes zodiacaux. Dans ces conditions, comment les astrologues peuvent-ils prétendre connaître son influence sur tous les autres signes ?

Autre très mauvaises interprétations de l'astrologie : les planètes Vénus et Mars. Vue depuis la Terre, Vénus paraît blanche et pure. Elle est donc assimilée par les astrologues à la douceur, l'amour, la pureté et la féminité. Mars est, quant à elle, assimilée à la guerre et la mort du fait de la couleur rouge de sa surface chargée d'oxydes de fer.
Mais des apparences à la réalité, il y a parfois tout un monde : on sait aujourd'hui que Vénus est un véritable enfer avec des températures extrêmes où se mêlent inlassablement vents violents et pluies d'acides concentrés... Mars, à côté, a tout du jardin d'Eden, et a même été scientifiquement pressentie pour abriter la vie !
L'astrologie, une fois de plus, a largement tapé à côté, démontrant comme à son habitude qu'elle n'est fondée que sur l'inculture et l'ignorance.



L'astrologie est fondée sur une multitude de croyances et de superstitions. Elle ne perdure que grâce à la crédulité de ceux qui la subissent.
C'est PTOLEMEE en 130 avant notre ère qui le premier, au gré de son humeur, prête des attributs aux différents signes du zodiaque, comme la force ou le courage.
Les astrologues d'aujourd'hui utilisent ces diverses croyances et prônent que :
"L'astrologie n'a pas à être "prouvée" parce qu'elle n'a aucun besoin de justification extérieure pour exister"
De même ils estiment
« qu'il est naturel de penser que la situation des astres dans le ciel influence notre tempérament physique, intellectuel et moral lesquels sont possibles de prédire. »

Devant de tels arguments, on ne peut adopter que deux attitudes : croire sans rien comprendre, ou chercher à comprendre et ne plus croire.


De nos jours, l'Astronomie et l'astrologie n'ont plus rien de commun : la séparation s'est opérée peu à peu au cours de l'histoire, au rythme de la progression des connaissances scientifiques. La rupture a été consommée en 1666 lorsque Colbert, alors ministre de Louis XIV, a définitivement exclu l'astrologie de l'Académie des Sciences.

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