FLAP - FACULTE LIBRE D'ASTROLOGIE DE PARIS DEPUIS 1975
Site de l'Association La Vie Astrologique (ex Mouvement Astrologique Universitaire). 8, rue de la Providence. 75013 Paris/ Une approche historico-critique de la littérature astrologique.
Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)
Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
.
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dimanche 2 août 2026
jacques halbronn Son commentaire autour de ''L'astrologie à travers 20 ans de congrès MAU." Trente ans après.
jacques halbronn Son commentaire autour de 'L'astrologie à travers 20 ans de congrès MAU." Trente ans après.
On couvre 50 ans, puisque l'ouvrage vieux de 30 ans couvre 20 ans. Le Lecteur complétera cet ouvrage avec notre Livre Blanc de l'astrologie (2006, paru il y a 20 ans. Logiquement, cet ouvrage sert de Bible en ce qu'il atteste des génarations du Mouvement astrologique Universitaire, à l'instar des générations d'Adam (Genése ch V) Nous allons donc feuilleter les 125 pages de ce répertoire chronologique (allusion au RCN de R. Benazra, 1990). constitué d'un matériau des plus fragiles, à l'époque où l'on ne disposait pas encore d'Internet en France (cf le Minitel) Il s'agit là de l'Age d'Or de la France, au niveau européen.
Le Congrès de décembre 75, six mois après la fondation du MAU témoigne d'une dynamique qui a dû impressionner fortement le milieu avec la présence de Brahy et de Ruperti qui se chargeront de la rédaction d'une réponse au Manifeste anti-astrologique des 186. Un Colloque d'astrologues, de chercheurs connus et non rémunés. Avec le recul, nous avons du mal à comprendre comment nous étions parvenus un tel "gratin"; On voit à quel point, cela aura été une grave erreur stratégique de jugement de la part du CIA de nous avoir démis en Juin 1974, à la veille du Congrès que nous avions suscité,de notre statut de Vice-Président.
En 1976, il nous faut préciser que nous étions partis pour Israel pour terminer une maitrise d'hébreu et donc le MAU a fonctionné sans notre présence. Un congrès se tiendra à Reims, la ville de Dominique Devie, le premier d'une langue série de Congrès régionaux. Claire Santagostini et Daniel Verney avaient faite le voyage et c'est d'ailleurs tout l"intéret de ces rencontres extra muros de pouvoir tester la motivations de participants venus de loin; On notera qu'yves Lenoble participera à tous ces Colloques, malgré la sortie de nos Clefs pour l'Astrologie en cette année 76 qui l'avaient quelque peu refroidi. le congrès de Mai 77 fut honoré de la présence de Charles Harvey (cf la photo de groupe dans le Guide de la Vie Astrologique 1985. Il nous faut souligner la participation d'astrologues espagnols, Adolfo Lopez, Joachim Teixidor, Blanca Hernandez, ce qui correpondait au décé de Franco. Et nous arrivons à l'événement 'Ere du Verseau" qui débouchera en 1979 sur un très bel ouvrage "Aquarius ou la Nouvelle Eredu Verseau (Ed Albatros). Nous étions en synergie avec la Nouvelle Acropole de Fernand Schwartz et la revue L'Autre Monde de Roger Faloci;
Il nous faut parler du Congrès de février 1978 intitulé "La grande conjonction de 1982 qui témoigne de l'attente suscité par les prévisions d'André Barbault avec une forte participation germanique:Edith Wangemann, Baldur Ebertin, Heinz Fidelberger, Bruno et Louis Huber Iréne Andrieu, à cette occasion sortira une brochure traitant de l'an 1983.
1978, c'est aussi un nouveau Congrès en province, en Provence, à Saint Maximin et une fois de plus, l'on mesurera la détermination du milieu astrologique à se réunir à notre invitation et en un lieu hors de Paris Mais un congrès nous reste davantage en mémoire, celui du début septembre de cette même année sur le thème "Enseignement de l'Astrologie" organisé avec le soutien du congress of Astrological Organisations de l'américain Al Morrison . Ce fut à cette occasion qu'un premier film (muet) fut tourné, repris dans notre cassette du 20" anniversaire. Ce Colloque très marqué à l'international (Hollande, Norvége, Suisse, Belgique, USA, Inde) accouchera d'une Résolution sur le thème qui sera présenté le week end suivant en Angleterre car nous prendrons l'habitude de tenir un congrès juste avant ou juste après nos mais britanniuqes, comme ce sera le cas en 1980 à Bruxelles. L'association belge de Brahy avait organisé en 1971 un congrès à Bruxelles auquel nous avions assisté (sans parler de celui de 1935) En décembre 78 - année particulièrement active- nous serons à Lille, avec une forte participation belge (INAC de Jean Hoyoux) mais cela aboutira à la rédaction d'un document instaurant une Confédération astrologique européenne (Belgique, Allemagne, Espagne, France) . On notera la présence de Geoffrey Cornelus, un responsable d'un groupe anglais théosophique qui n'avait qu'à traverser la Manche Notons la participation active du jeune Denis Labouré. (Saint Etienne) alors président du GERAS, succédant à Patrice Louaisel. Un précédent congrès avait eu lieu dans cette ville en 1951 auquel avait participé Ruperti.
1979 est marqué par notre politique suisse d'encerclement du GERAS de Lyon qui se poursuivra en 1980 et aboutira en 1984 à notre Congrès lyonnais sans parler de notre accession à l'Assemblée génèrale tenue à Nice, en 1986 à la Vice Présidence de cette association. En 1980, à Bruxelles, une Fédération Internationale des Astrologue de langue française sera constituée regroupant la Belgique, la Suisse et la France avec comme secrétaire un luxembourgeois qui oragnisera l'année suivante un Congrès à Luxembourg. En 1980; nous aurons un congrès à Strasbourg, un précédent congrès international ayant eu lieu en 1954
Sur l' IA
"Le congrès astrologique de Strasbourg en 1954 s'inscrit dans une démarche symbolique de réconciliation européenne d'après-guerre entre praticiens de l'époque, à la suite du congrès international de Paris tenu fin 1953 sous l'impulsion de la comte Zoé Wassilko-Serecki."
En 1980 on assista à Nice à la création de la FIMA laquelle anticipa de 20 ans sur la FAES. avec la milanaise Fernanda Nosenza comme secrétaire générale.
La FAES est la Fédération d'Astrologie de l'Europe du Sud (ou Astrological Federation of Southern Europe), une association fondée le 11 juin 2000 à Mykonos, en Grèce. Son but principal est de promouvoir le développement de l'astrologie et de relier les professionnels de cette discipline dans la région sud-européenne. On ouvrait toute une série de congrès internationaux, à Bruxellles, à Luxembourg, à Londres, à Athènes,à Tournai, à Genéve jusqu'en 1982. A partir de cette date, jusqu'en 1985 place aux congrès régionaux: Metz, Toulouse,Tournai; Toulon Nantes, Lyon, Orléans;. Amiens, Cap d'Agde. Puis, à parrtir de 1987, une série parisienne, jusqu'en 1990. ² En 1991, nouvelle série régionale, sur Montluçon, Angouléme, Dijon. Puis en 1995, un ultime Congrès à Paris. Si l'on dépasse le cadre de la brochure, signalons en 2000 deux congrès à Paris dont celui co-animé par le MAU et le CURA de Patrice Guinard et enfin le grand congrès de novembre 2004 qui sonne le glas du tropisme des Congrès de la Porte Maillot qui s'étaient tenus depuis 1990, sous l'égide de l'ARRC d'Yves Lenoble.
Sur le web
"Depuis 1990, Yves Lenoble organise des congrès qui regroupent de nombreux chercheurs de l’astrologie contemporaine en France comme à l’étranger. Pour chaque congrès, un compte-rendu est publié avec la reprise des interventions des conférenciers. Concentré d’informations, ces « actes » constituent un excellent support pour apprendre et approfondir des sujets tels que les symboliques planétaires, maisons, aspects, prévisions astrologiques. Ils sont disponibles à la vente sur le site Sep Hermès. Y. Lenoble a notamment organisé, en association avec la société Auréas, les congrès des Salons de l’Astrologue qui furent sans doute les manifestations astrologiques les plus importantes et prestigieuses des années 90 aux années 2000. En marge de ces congrès, les salons regroupaient presque toutes les associations astrologiques venues de tout l’hexagone pour présenter leurs activités aux congressistes et à tous les visiteurs qui bénéficiaient d’une entrée libre et gratuite. Ces rendez-vous annuels constituaient une formule ingénieuse et gagnante qui permettait, évènement rare, sinon unique, de trouver réunis l’ensemble des acteurs de la vie astrologique française. " (Daniel Véga) . Un" telle appréciation -fake news; est marquée par l'ignorance de de la vie astrologique.. On a signalé les trois congrès de 1991, 1992 et 1993 et celui de Paris de 1995 lequel célébrait les 20 ans du MAU par une cassette vidéo d'archives./ Ajoutons en 1996 le congrès de Nantes, qui voit la fondation de la FDAF. Quant aux années 2000, elles auront été marquées par le congrès MAU CURA et par notre grand congrès de 2004 qui célébre la fin du régne de Lenoble Par ailleurs, pendant les années 90; nous publierons un Nouveau Guide de la Vie astrologique (puis un Guide Astrologique plus en 2006 Le Livre Blanc de l'Astrologie)https://fr.scribd.com/document/478879729/Premiere-partie),auquel participeront activement un grand nombre d'astrologues.!
sur le web
Le Guide astrologique par Jacques Halbronn, publié le 10 juin 1997 par les éditions Olivier Laurens, est un répertoire de référence recensant les associations, les astrologues, les libraires et les conférences du milieu astrologique
A partir de 2007, nous mettrons en ligne les visdéos sur Teléprovidence)idéos de nos précédents colloques, notamment ceux de Lyon, 1984, 1985, 1988, 1991, 1993 et 2000, 2004.et nous organiserons des Colloques (fimés) à Paris, Morgue(Suisse),Le Havre, Nantes, Toulouse, Montpellier, Reims, Lille et Marseillle et unes série de rencontres sur Lyon avec des représentants du RAO dont Frank Nguyen, le président.(au Café Les Négociants)
JHb 02 08 26
jacques halbronn La dialectique Médium/Message en astrologie septénale. Les fins de régne
jacques halbronn La dialectique Médium/Message en astrologie septénale. Les fins de régne
sur IA:
" Le message, c'est le médium » est une phrase emblématique de la pensée de Marshall McLuhan, philosophe des médias canadien. Elle signifie que la nature d'un média compte plus que le sens ou le contenu du message."
Nous dirons que la phase 1 (hessed) en Astrologie Septénale, est celle du contenant, du medium (cf MacLuhan) tandis que la phase 2 (Din) celle du contenu, du message. Il y a, comme dirait le Livre de l'Ecclésiaste, un temps pour l'un et un temps pour l'autre. Actuelllement, nous sommes sur le point de passer d'un Saturne -médium à un Saturne-message, ce qui signifie que le médium sera requis de délivrer un message qui sera jugé pour lui même et non selon une stratégie de communication qui ne s'occupe du contenu qu'accessoirement. Inversement, en fin de phase "message", il conviendra de soigner le côté médium et ainsi de suite. Quelqu'un de trop dans le registre médium pourra se voir reprocher, en phase message, une certaine vacuité du contenu, on dira alors que le roi est nu; Nous avons insisté sur la question de la précision des dates en Astrologie prévisionnelle/ Il sera donc recommandé de ne point précipiter les choses pas plus que de trop tarder si l'on veut pointer un revirement majeur au niveau de la dialectique Médium/Message C'est ainsi qu'en juin 1975, nous avons pu constituer l'Association Mouvement Astrologique Universitaire au moment même du passage de Saturne à 22° du signe du cancer, ce qui aura été un coup fatal pour le CIA. Cela n'aura été possible que du fait d'un changement d'optique du milieu astrologique lequel a soudain pris conscience qu'il fallait que ça change et que le CIA avait fait son temps et devrait à l'avenir se contenter d 'adopter un profil plus bas. Idem en novembre 2004, avec Saturne venant de passer le cap du 22°30 du même signe du cancer, on vit les astrologues se détacher du leadership Yves Lenoble/Catherine Gestas. En ce qui concerne l'avenir de la FDAF, fondée le 21 mars 1996, alors que Saturne arrivait à 0° Bélier, soit le point culminant d'une phase "Hessed-Medium', l'on peut craindre un certain désenchantement à ses dépens quand Saturne parviendra à 22°30 du bélier, en mai 2027, ce qui correspond au calendrier électoral du quinquennat. On conseillera donc à la FDAF d'e faire très attention à ce moment qui pourrait lui être fatal ou si l'on préfére qui favorisera ceux qui sont de type "message" plus que de type "médium". De fait, dès sa naissance, la FDAF se sera surtout occupé de com, comme le reconnaissait Alain de Chivré dans son interview de 2013-7 ans après sa création- avec Anne Marie Turbil. D'où le risque d'une coquille vide! Force, en effet, de constater que le pour la FDAF, ce qui compte, c'est l"interpréte et son comportement plutôt que l'avancement de la recherche astrologique. Inversement, l'arrivée de Saturne à 7° d'un signe mutable sonne la fin d'une phase "message", comme ce fut notre cas en 1986, quand Saturne atteignit le 7° Sagittaire et que nous nous sommes trouvé face à une résistance par rapport à notre accession à la présidence par interim du GERASH. De même quand Saturne passa à 7°30 des Gémeaux, autre signe mutable, il y eut une sorte de cabale pour nous empêcher d'accéder à la chaire des Courants ésotériques, à l"Ecole Pratique des hautes Etudes. Dans les deux cas, les procédés d'obstruction étaient douteux. En 1974, il y avait eu une sorte de manoeuvre gouvernée par André Barbault pour mettre fin à notre position de Vice Président du CIA, un an seulement après l'avoir acquise, Saturne arrivant à 0° Cancer. Rappelons qu'en astrologie septénale le 7° degré mutable est renforcé par le 0° cardinal en phase Medium et le 22°30 cardinal par le 15°fixe en phase Message, ce qui pointe 4 passages essentiels du cycle de 7 ans. Nous verrons bien si notre systéme sera validé lorsque Saturne atteindra 22°30 du bélier, tournant ainsi une page de l'Astrologie Mondiale basée sur les aspects entre planétes, qui fut le b-a ba de l'Astrologie du siècle dernier.
JHB 02 08 26
samedi 1 août 2026
jacques halbronn La dialectique Art/Science au prisme de son Astrologie septénale. Polarité Hessed/Din,
jacques halbronn La dialectique Art/Science au prisme de son Astrologie septénale. Polarité Hessed/Din,
IA » La polarité art science désigne l’exploration des liens entre la créativité artistique et la rigueur scientifique, » On rapprochera cette dialectique de celle propre aux sefiroth Hessed et Din en reliant Hessed à l’Art et Din à la Science tout comme Hessed au féminin, à la liberté, à la pratique et Din au masculin, à la Loi, à la Théorie. On peut aussi parler d’une Astrologie du Hessed et d’une Astrologie du Din, d’une astrologie « artistique » aux confins de l’astromancie et d’une astrologie « scientifique » et statistique On dira que ces deux sensibilités astrologiques alternent, de 45° en 45°. et se différencient fortement. L’une est liée au thème natal au sens généthliaque du terme (à ne pas confondre avec les travaux de Michel Gauquelin) et l’autre à l’astrologie mondiale et à l’astrologie de la presse qui affirme l’existence d’un impact collectif et synchronique. Ces deux astrologies sont en conflit et ont tendance à se mépriser mutuellement. En fait, les leaders sont soumis alternativement à ces deux voies. Force est de constater que l’astrologie dite professionnelle est de type « Hessed » et s’apparente à une approche artistique bien plus que statistique, celle notamment du « portrait » personnel avec son mélange , son clavier, sa palette de tons, de couleurs, empruntant à la symbolique des signes, des planétes. Suivre des cours d’astrologie s’assimilerait à une formation artistique
IA
« L’astrologie est souvent qualifiée d’art ou de langage symbolique par ses praticiens, reposant sur l’interprétation intuitive, la tradition divinatoire et le calcul des positions célestes. » Le comportement féminin est révélateur d’un certain goût pour le mélange la symphonie des couleurs, comme c’est le cas sur le plan vestimentaire, notamment avec les tissus imprimés. On apprécie le chatoiement, le bariolé, le bigarré que l’on retrouve dans le thème natal et son coté kaléidoscopique. On observe cependant cette tendance voyante chez les hommes de culture africaine en plein Paris.
jacques halbronn La dialectique Art/Science au prisme de son Astrologie septénale. Polarité Hessed/Din dans ART
dans astrologie septennale
On aura compris que cette alternance des phases génére un fort contraste et impacte la vie politique. Cela nous permet de prévoir, d’anticiper les changements de style chez le dirigeants. Les uns n’hésitent pas à improviser, à vivre dans un certain imprévu alors que les autres s’en tiennent rigoureusement à un certain modéle, se rendant ainsi parfaitement prévisibles. Il est clair que l’astrologie Hessed ne peut éviter un côté divinatoire, ce qui correspond à un domaine marqué par l’imprévisibilité des acteurs en phase Hessed alors que l’astrologie Din sera en adéquation avec des protagonistes ne deviant pas de leur programme.
sur le web
« Le « tournant de la rigueur » en mars 1983 désigne le changement radical de politique économique opéré par le président François Mitterrand, mené par le gouvernement de Pierre Mauroy, marquant l’abandon de la relance par la consommation au profit de la maîtrise de l’inflation et du maintien dans le Système monétaire européen »
On comparera cette problématique à ce qui oppose une astrologie vouée au mélange des planétes avec leurs interférences cycliques et une astrologie instaurant un cadre rigide ancré sur le passage de Saturne sur les axes saisonniers (découpage de l’écliptique en 8 secteurs, en astrologie septénale.) André Barbault en renonçant au référentiel zodiacal aura conduit l’astrologie francophone sur la voie du Hessed alors que nous pronons l’autre voie, celle du Din. On notera l’aversion de Barbault pour l’astrologie de la presse qui correspond à une philsophie Din. Paradoxalement, l’astrologie Hessed revendique une orthodoxie astronomique, qui trahit, détourne, bafoue, en fait l’esprit de rigueur de celle-ci.
cf jacques habronn L’Astrologie septennale et l’arbre séphirotique: Din /Hessed
JHB 01 08 26
Astrologie et science : un divorce compliqué
Astrologie et science : un divorce compliqué (https://bibnum.obspm.fr/ciel-en-partage_intro)
La distinction entre astronomie et astrologie est très tôt esquissée. Ptolémée distingue ainsi clairement les deux en établissant l’astronomie comme une science exacte fondée sur des calculs mathématiques (Almageste) et l’astrologie comme une science conjecturale (Tétrabible). Plus tard, les deux disciplines se rencontrent fréquemment et on observe une confusion lexicale, le mot astrologia désignant régulièrement l’astronomie jusqu’à la fin du Moyen Âge.
C’est à partir de la fin du XVIe siècle que les astronomes commencent à renier fermement l’astrologie. Les améliorations techniques des lunettes astronomiques ainsi que les progrès de la physique permettent en effet d’affiner la connaissance du ciel et de constater qu’il contient bien plus que les simples éléments observables à l’œil nu. Les astronomes continuent donc à enrichir leurs connaissances tandis que les astrologues s’arrêtent à une conception symbolique qui ne reflète plus la réalité du ciel.
☉ ☽ ♂ ☿ ♃ ♀ ♄
Assiette représentant "L'astrologue se laisse tomber dans un puits", Manufacture de Lunéville, milieu du XIXe siècle, Inv.529
Le décor de cette assiette est inspiré de la fable du même nom, treizième du livre II des Fables de Jean de La Fontaine. La morale de l’histoire condamne très clairement cette profession, preuve que le XVIIesiècle se montre de plus en plus critique à l’égard de l’astrologie. « Charlatans, faiseurs d’horoscopes, / Quittez les Cours des Princes de l’Europe. / Emmenez avec vous les souffleurs tout d’un temps. / Vous ne méritez pas plus de foi que ces gens. »
Visite de Louis XIV à l'Académie des sciences, Sébastien Leclerc, vers 1680, Inv.I.110
Avec la création de l’Académie des sciences en 1666, le pouvoir royal entérine la séparation entre astronomie et astrologie en refusant d’y nommer membres des hommes ayant une quelconque sympathie pour cette dernière. Une ordonnance de 1682 chasse par ailleurs du royaume les devins et les astrologues. Ce n’est pas le cas dans tous les pays, ainsi en Angleterre où une chaire d’astrologie est créée à la Royal Society en 1661.
Connaissance des temps, M. Lieutaud de l'Académie Royale des Sciences, 1705, 21736[I]
"Malgré la précision des aspects planétaires dans les tables de cet ouvrage, fort utiles aux astrologues, un avertissement précise qu’il n’y sera fait aucune prédiction « parce que l’Académie n’a jamais reconnu de solidité dans les règles que les Anciens ont données pour prévoir l’avenir par la configuration des astres ».
Le fossé entre astronomes et astrologues se creuse à mesure que la définition contemporaine de ce qu’est la science rejette de plus en plus l’astrologie au rang des arts divinatoires, malgré certaines tentatives récentes de prouver le contraire. En effet, mise de côté au XIXe siècle au profit de l’occultisme, l’astrologie revient en force dans la deuxième moitié du XXe siècle et connaît aujourd’hui un succès certain qui pousse ses partisans à vouloir lui octroyer une forme de reconnaissance intellectuelle et scientifique.
L'astrologue du Moyen Âge, Astronomie populaire, Camille Flammarion, 1880, 8871 [Consulter l'ouvrage sur Gallica]
Dans son ouvrage, Flammarion tente de replacer l’astrologie dans son contexte historique mais cette gravure, ainsi qu'une autre consacrée à Saturne (p. 545), montrent que l’astrologie, pour un regard du XIXe siècle, appartient clairement au passé.
L'astrologie (Que sais-je ?), Paul Couderc, 1978
Les rééditions successives de ce Que sais-je ? montrent bien l’intérêt du public pour le sujet. Si Couderc (première édition : 1951), puis Kunth et Zarka (2005) se montrent extrêmement critiques vis-à-vis de l’astrologie en apportant de nombreux arguments prouvant qu’il ne s’agit pas d’une science au sens contemporain du terme, Fuzeau-Braesch (1992) fait scandale en publiant un avis bien plus favorable sur la discipline.
L'homme d'aujourd'hui et les astres, Elizabeth Teissier, 2001, 8.15068
vendredi 31 juillet 2026
jacques halbronn Le mimétisme comme décalage spatio-temporel. Le Congrès du 30e anniversaire de la FDAF en 2026
jacques halbronn Le mimétisme comme décalage spatio-temporel. Le congrès du 30e anniversaire de la FDAF en 2026
FDAF
https://federation-astrologues.com › category › la-fdaf
"Le combat de la FDAF : inscrire l'astrologie dans la modernité. Concrètement cela signifie que notre discipline doit devenir une véritable pratique sociale" ...
Le phénoméne de l'imitation aura fait l'objet de diverses études de notre part mais il nous restait à l'appréhender au prisme de la vie astrologique. L'occasion de la célébration du trentiéme anniversaire de la fondation de la FDAF (prévu pour octobre 2026) mérite le détour en ce qu'elle nous rappelle le Colloque du 30e anniversaire du MAU et de ses premières réalisations, tenu en novembre 2004. On note un certain anachronisme vu que les temps ont changé et que la place des congrès il y a 50 ans ne saurait être la même que pour ces dernières années post Corona virus, à l'ère des réseaux sociaux et du distanciel. En ce sens, force est de constater un certain mimétisme quant à l'usage de la formule "trentième anniversaire" qui n'est probablement pas tout à fait dû au hasard. Comme on dit « L'Histoire ne se répète pas, elle bégaie », même si la notion de cyclicité est incontournable en astrologie. sur le web "Le trentième anniversaire de la FDAF (Fédération des Astrologues Francophones) est célébré lors d'un congrès exceptionnel à Paris les 10 et 11 octobre 2026". Comment rendre compte de la comparaison entre les deux célébrations de 2004 et de 2026, à 22 ans de distance sans oublier nos publications pour le 20e anniversaire du MAU 'L'astrologie à travers 20 ans de congrès MAU" La volonté de célébrer les 30 ans de la fondation de la FDAF met en évidence son échec du fait même de la comparaison suggérée, ne serait-ce qu'au prisme de l'histoire du fédéralisme depuis 1978, par rapport à la FDAF dont l'intitulé "Fédération" n'est guère de mise, il aurait mieux valu parler d'un syndicat de défense des intérêts d'une "profession". Comme il est dit dans la présentation de la FDAF "A l’instar des syndicats traditionnels, nous nous proposons d’être les intermédiaires entre nos adhérents, les pouvoirs publics ou encore les médias afin de défendre les centaines d’astrologues" ou encore "La Fédération Des Astrologues Francophones n’est pas une énième association d’amateurs d’astrologie. C’est un regroupement de praticiens autour d’un projet concret : obtenir la reconnaissance de l’astrologie en tant que discipline professionnelle" C'est dire que le volet "Recherche" n'est pas vraiment assumé. Or, un Colloque digne de ce nom rassemble des chercheurs et ne craint pas de mettre en évidence des divergences d'orientation. D'ailleurs, les Colloques MAU n'étaient pas ouverts aux non -chercheurs et n'existaient pas grâce à un public d'astrophiles. En revanche, nous avions créé la Faculté Libre d'Astrologie de Paris en même temps qui permettait à nos Congrès de fonctionner sans qu'il y ait mélange des genres. Il n'était pas question de payer les intervenants à nos Colloques, tant ils étaient nombreux comme le montre la brochure des 20 ans du MAU, laquelle était accompagnée d'une cassette vidéo. A ce propos, la FDAF n'a pas à son actif la création d'une télévision astrologique (depuis 2007), Téleprovidence ni la couverture vidéo de congrès comme celui de l'Atelier Astrologique d'Aquitaine, sur Bordeaux. L'approche des congrès de la FDAF est assez périmée en ce qu'elle se contente de distribuer des temps de parole par avance et n'organise pas de véritable débat entre intervenants sinon des questions aux intervenants par la "salle" à la fin. Il faut avouer que le temps aura joué contre la FDAF, née trop tard pour accueillir les poids lourds de l'Astrologie et devant se contenter de personnalités de moindre envergure comme il ressort de ses derniers congrès. Rien de comparable par exemple avec le congrès MAU de mai 1988, filmé de bout en bout -et en ligne sur You Tube. Quid de Robert Amadou, de Dorsan, de Michel Gauquelin, de Pierre Heckel, de Marie Delclos,, de Bernard Blanchet, de Pierre Lasalle d'Antoine de Francesco, d'Alain Kieser etc? Quant à la comparaison avec le Colloque des 30 ans, en 2004, on se référera au Livre Blanc de l'Astrologie que nous avons produit en 2006, faisant suite à une longue série de guides depuis 1981. A lire la présentation de la FDAF, on pense à l'INAD de Y. Sissaoui, Institut national des Arts Divinatoires, car on aurait du mal en pratique à distinguer la consultation astrologique et la "divinatoire". En ce qui la communauté des chercheurs, la FDAF n'en a pas fait sa cible principal et ce ne sont pas les quelques colloques qu'elle a son actif qui feront illusion. Certes, il y eut celui de 1996, à Nantes, auquel nous avons assisté, ayant co-organisé avec Alain de Chivré en septembre 1983 un Congrès au Centre Neptune de cette ville (cf pp 79-81 de notre volume de 20 ans) et quelques réunions parisiennes assez modestes avant les grandes messes de la rue Delambre, orchestrées depuis 2020 par Marc Brun. Mais on ne saurait dire que le Congrès Astrologique est l'image de marque historique de la FDAF survécut surtout par le biais du site animé par le dit Marc Brun, au service des dits professionnels, celui-ci étant un spécialiste de la création de sites astrologiques, comme il le revendique à juste titre."Infirmier psychiatrique de profession, je suis tombé dans le chaudron astrologique au début des années 1990.C'est plus tard que j'ai contracté le virus informatique et la composition de sites est devenue un passe-temps me permettant de relever des défis, exprimer ma sensibilité artistique et partager ce savoir-faire avec d'autres." Au crédit des premières années de la FDAF, signalons l'édition en 1997, du Primum Mobile du moine Placido Titi, dit Placidus ainsi que la formule de l'Astro-culture, en 1998. C'est dire que la dynamique de la FDAF s'essouffla assez vite en comparaison du MAU si l'on s'en tient entre 1974 et 1994. Qu'en était il en 2003? Anne Marie Turbil invitait alors, 7 ans après la fondation, Alain de Chivré à faire le point:
AMLT : Bonjour Alain de Chivré, depuis la naissance de la Fédération des Astrologues, le 24 février 1996 à 18h15, votre combat a été de revaloriser l'image de l'astrologie. Déjà, dans l'éditorial de la lettre des Astrologues n°1, vous dites "Pour construire et avancer vraiment, il convient de dépasser les querelles de chapelle..." Aujourd'hui, 1er février 2003, avez-vous l'impression ou le sentiment que les choses ont changé ?
AdC : La fédération fête son quart de cycle saturnien. Il s'agit donc d'une période idéale pour faire un premier bilan. Sur la question de la revalorisation de l'image de l'astrologie, je pense que nous avons fait un travail énorme pour différencier l'astrologie de la voyance, de la cartomancie, de la médiumnité, bref pour prendre de la distance avec les arts divinatoires. C'est, bien entendu, très loin d'être suffisant, il reste encore beaucoup à faire mais les différentes actions que nous avons entreprises ont eu le mérite de montrer que l'astrologie n'était pas seulement une machine à "fabriquer des prophéties" ou à éditer des horoscopes de pacotille. Nous avons inscrit ou peut-être réinscrit notre discipline dans le champ culturel. Je ne vais pas rappeler ici toutes nos initiatives mais je me contenterai simplement d'évoquer, en illustration de nos mérites, les quelques articles que nous avons "décrochés" dans des grands quotidiens comme Le Figaro, Le Monde, Ouest-France, journaux qui n'ont pourtant pas la réputation d'ouvrir facilement leurs colonnes à notre discipline."
Une vielle antienne que celle de l'image de l'Astrologie. Affirmer que l'astrologie n'a pas vocation à prévoir....Encore fallait-il lui en donner les moyens, quitte à la refonder, à la repenser à la façon d'un Dorsan et de son Ecole Sidéraliste ou d'un André Barbault et son Indice Cyclique. S'en prendre à l'astrologie de la presse nous semble un bien mauvais procès car l'astrologie a bel et bien vocation à atteindre un large public en usant de nouveaux outils, à devenir uen chose publique (réoublique). A notre connaissance, est ce que Marc Brun nous a demandé d'intervenir pour le trentième anniversaire de la FDAF pour parler de notre Astrologie Septénale à 8 signes? Il s'en sera bien gardé car cela aurait fait désordre! Il y a 50 ans nous avons publié les clefs pour l'Astrologie aux éditions Seghers. bien des acteurs de cette époque sont morts; Jean Charles Pichon, Jean Pierre Nicola, André Barbault, Robert Amadou, Dorsan, Jacques Berthon, Paul Colombet etc. Le respect des anciens fait partie d'un certain devoir qui nous a toujours animé. Pour que l'astrologie soit mieux respectée, encore faut-il qu'elle soit représentée par des personnalités ayant une certaine stature.
. JHB 01 08 26
Archives consacrées à la FDAF
LA FDAF : UNE FEDERATION AVANT-GARDISTE POUR UNE ASTROLOGIE RENOVEE
La Fédération Des Astrologues Francophones n’est pas une énième association d’amateurs d’astrologie. C’est un regroupement de praticiens autour d’un projet concret : obtenir la reconnaissance de l’astrologie en tant que discipline professionnelle.
A l’instar des syndicats traditionnels, nous nous proposons d’être les intermédiaires entre nos adhérents, les pouvoirs publics ou encore les médias afin de défendre les centaines d’astrologues partageant les idées suivantes :
a) L’astrologie n’a pas pour vocation d’être un support divinatoire.
Par l’astrologie il est possible de prendre conscience de ses automatismes et de s’en déconditionner ou d’en jouer pour s’adapter à la vie sociale; des choix qui ne dépendent pas des astres mais du libre arbitre de chacun…
b) l’horoscope de masse ne doit plus être l’unique « vitrine » de l’astrologie.
Car l’aspect collectif de l’horoscope ne prend pas en compte les spécificités de la personne, qu’il s’agisse de son éducation, ses marqueurs culturels et sociaux, ou encore du contexte où elle évolue aujourd’hui. Pensez à un bulletin météo: selon que vous êtes sans-abris ou vivez dans un immeuble de standing, à Oslo ou à Rio, l’impact du temps sera différent sur vous!
c) il faut distinguer les professionnels de l’Astrologie et de l’Astromancie
Un maître Reiki n’est pas un kinésithérapeute. De même l’astrologie (étude des courants astraux et de leurs interactions avec les influences socio-culturelles de l’homme) n’est pas l’astromancie (divination à partir des positions planétaires). Il est impératif tant pour nous que pour lui d’en informer le grand public.
Congrès exceptionnel pour les 30 ans de la FDAF ! - FDAF
Congrès exceptionnel pour les 30 ans de la FDAF ! - FDAF
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La FDAF (Fédération des Astrologues Francophones) cherche à affirmer l'identité culturelle de l'astrologie, à promouvoir une pratique sérieuse proche des sciences humaines, et à exclure la voyance ou les prédictions divinatoires.
LA FDAF : UNE FEDERATION AVANT-GARDISTE POUR UNE ASTROLOGIE RENOVEE
La Fédération Des Astrologues Francophones n’est pas une énième association d’amateurs d’astrologie. C’est un regroupement de praticiens autour d’un projet concret : obtenir la reconnaissance de l’astrologie en tant que discipline professionnelle.
A l’instar des syndicats traditionnels, nous nous proposons d’être les intermédiaires entre nos adhérents, les pouvoirs publics ou encore les médias afin de défendre les centaines d’astrologues partageant les idées suivantes :
a) L’astrologie n’a pas pour vocation d’être un support divinatoire.
Par l’astrologie il est possible de prendre conscience de ses automatismes et de s’en déconditionner ou d’en jouer pour s’adapter à la vie sociale; des choix qui ne dépendent pas des astres mais du libre arbitre de chacun…
b) l’horoscope de masse ne doit plus être l’unique « vitrine » de l’astrologie.
Car l’aspect collectif de l’horoscope ne prend pas en compte les spécificités de la personne, qu’il s’agisse de son éducation, ses marqueurs culturels et sociaux, ou encore du contexte où elle évolue aujourd’hui. Pensez à un bulletin météo: selon que vous êtes sans-abris ou vivez dans un immeuble de standing, à Oslo ou à Rio, l’impact du temps sera différent sur vous!
c) il faut distinguer les professionnels de l’Astrologie et de l’Astromancie
Un maître Reiki n’est pas un kinésithérapeute. De même l’astrologie (étude des courants astraux et de leurs interactions avec les influences socio-culturelles de l’homme) n’est pas l’astromancie (divination à partir des positions planétaires). Il est impératif tant pour nous que pour lui d’en informer le grand public.
Pour en savoir plus sur nos actions ou nous contacter pour une interview :Fédération Des Astrologues Francophones (F.D.A.F) 38 rue des Mathurins 75008 PARIS@ fdaf@fdaf.orghttp://www.fdaf.org
Marc BRUN
Infirmier psychiatrique de profession, je suis tombé dans le chaudron astrologique au début des années 1990.
C'est plus tard que j'ai contracté le virus informatique et la composition de sites est devenue un passe-temps me permettant de relever des défis, exprimer ma sensibilité artistique et partager ce savoir-faire avec d'autres.
Voici quelques sites que j'ai réalisés :
Anne Marie Louis interviewait Alain de Chivré quant au bilan de la FDAF. Ironie du sort, un an plus tard, le MAU organisera un Congrès National de grande envergure auquel ne participa de Chivré, qui se fit remarquer par son absence. C’est l’occasion de rappeler que le bilan « congrès de la FDAF était déjà à l’époque des plus médiocres et que de Chivré était plus à l’aise avec le bas de gamme du milieu astrologique en quéte de reconnaissance qu’avec le « gratin » et l’élite. Peut-on alors parler d’une Fédération laquelle est censée réunir un maximium de responsables et de dirigeants? Rappelons aussi que de Chivré fut recruté en 1984-85, juste après le Congrès de Nantes, dans le cadre de la FEA, la Fédération des Enseignants en Astrologie, cette FEA réunissant notamment des relais régionaux du MAU? A l’occasion du décés de patrice Guinard, nous signalerons que c’est probablement à Nantes, lors de notre congrès que celui-ci se fit connaitre de ses pairs du milieu astrologique.(cf L’astrologie à travers 20 ans de congrès MAU, op. cit. pp. 79-81 et sur NOFIM Jacques Halbronn Sociologie. » Entre l’Arché et le peuple, il y a le leader ordinaire. En 1996, De Chivré organisera, dans le cadre de la FDAF qui venait de naitre , un Congrès assez ambitieux, le seul d’ailleurs depuis de cette envergure, dans l’histoire de la dite Fédération.
Annexe le congrès avorté de Nantes 1979. Nous avons tenu à rendre compte de ce congrès qui avait déjà pris tournure et qui témoigne de ce que notre investissement sur Nantes fut le fruit d’une histoire qui ne débuta pas avec Alain de Chivré. Nous joignons ici un texte de Jean-Charles Pichon, en date du 25 mai 1979, présentant le dit Congrès au nom du Gay Scavoir, notre partenaire d’alors, lequel Pichon signerait en 1983 la préface de nos » mathématiques divinatoires »
« Le temps semble venu de ne plus se satisfaire des vieilles figures de l’astrologie judiciaire ou horoscopique. Le souci des praticiens et le besoin du public ouvrent de nouvelles voies à la quéte millénaiee vers de nouvelles alliances, une modification radicale des techniques et peut être un changement de langage. Le congrès de Nantes se propose de préciser ces trois voies par les quinze conférences qui se succéderont pendant les trois jours qu’il durera.
Le 29 juin 1979 le docteur Corman, créateur de la morphopsychologie; Jean Marie Lepeltier déjà bien connu du public nantais, Madame Rigmor Wig (Norvége), le jeune voyant Jean Billon et Dominique Devie, astrologue médical, établiront de nouveaux rapports entre leurs disciplines propres et la science éternelle.
Le 30 juin, les astrologues du Gay Scavoir, Olivier Brochard et Jacques Bordallo, aisni que le Vénézuelien, Hector Isaguire et le Niçois Guy de Penguern exposeront leurs recherches personnelles vers une nouvelle approche des planétes, des transits , du zodiaque et du temps humano-cosmique. Le créateur des « figurines planétaires » Christian Meier Parm,de Hambourg, ouvrira la journée par un exposé inédit sur les influences des astérides.
Le ier juillet, les structures de l’astronomie traditionnelle et de ses mythes fondateurs seront le thème commun aux exposés de l’astrologue anglais Joseph Hill, de Jean Paul Bourre, du métaphycisien Arnold Waldstein; de l’ésotériste Gilles Fonfréde, auxquels je joindrai moi même mes plus récentes études sur quelques grandes figures universelle, d’Ezéchiel à Jarry.
Chaque soir, une table ronde unira les conférenciers et le public pour une synthèse créatrice de la journée et chaque matin, des ateliers simultanés permettront aux participants d’approfondir les points ou les techniques qui auront retenu la veille leur attention. Ainsi, espérons nous, en un fructueux week end,éclairer les problémes qui se posent aux authentiques chercheurs et faire progresser en des vois diverses la plus ancienne science du destin » On notera que nous ne figurons pas dans la liste présentée par Pichon..
Table ronde avec la participation de Paula BRACONNOT “Pola VON GRÜT” Sandrine VERRYCKEN “Astrologie Bohème” Yoann ROCH “Astrodojo” Boris CAILLOUX “Astrologie Expérienciel” Fin vers 17h45 Fédération Des Astrologues Francophones - fdaf@fdaf.org - www.federation-astrologues.com animée par Julie DESTOUCHES Quelle Astrologie pour demain ?
L'astrlogie à travers 20 ans de congrès MAU
JHB 31 07 26
L'Espace qualitatif Les 8 Maisons astrales 1/2 par Patrice Guinard Commentare de Jacques Halbronn
L'Espace qualitatif Les 8 Maisons astrales 1/2 par Patrice Guinard Commentare de Jacques Halbronn
Il nous faut saluer l'orienation de l'auteur pour la division en 8 mais regretter qu'il s'en tienne à la divisio du mouveent diurne alors que c'est l'écliptique qu'il convenait de diviser en 8 comme nous l'avons fait en Astrologie Septénale. Pour nous, la division en 12 n'est pas compatible avec un découpage binaire du cercle. Un gateau se découpe en 2, puis en 4, puis en 8, puis en 16 et non pas en 12 parts!
GUINARD:
Le Manifeste Le Dominion 1/2 Textes et Articles Historique Liens ACCUEIL (FR) HOME (EN)
1. Les quatre Englobants de la Perception
2. Qu'est-ce que l'Espace ?
3. Les trois Archétypes de l'Espace
Les 8 Maisons astrales 2/2 : Le Dominion
Ce texte en deux parties recouvre les chapitres 15, 28, 29, 30 et 31 de ma thèse de doctorat (1993). Un aperçu de ma théorie avait déjà été édité au numéro 21 de la revue lyonnaise "Astralis" en 1987 (avec une démarcation provisoire des secteurs). "Le système astrologique des 8 Maisons" a été l'intitulé d'une communication au congrès CESPI - M.A.U. d'Angoulême (4-6 décembre 1992). L'intuition de la réalité des huit Secteurs astrologiques m'est apparue dès novembre 1982, et j'ai imaginé un premier modèle de répartition et de domification en mai 1985 sans connaître à cette époque l'existence d'aucun antécédent historique. Cette version Internet est considérablement enrichie, notamment en ce qui concerne le volet historique et la domification.
Je devrais entamer logiquement mon exploration des structures astrologiques par le Planétaire (l'ensemble structuré des Planètes) et par une réflexion sur la notion d'opérateur astral. Cependant je tiens à mettre en avant ce volet essentiel du corpus astrologique, si mal traité par les astrologues, d'abord parce que les Maisons sont une composante fondamentale quant à la compréhension des thèmes natals, ensuite parce que la théorie des 8 Maisons est probablement la facette la plus originale de la partie astrologique de ma thèse.
Je préconise un modèle à 8 lieux, assez proche d'un système antique appelé "octotopos", historiquement attesté depuis le IIe siècle A.D. mais probablement antérieur au système classique des 12 lieux. La Maison est à l'origine "topos" (en grec), c'est-à-dire lieu, place, endroit. Autrement dit les Maisons relèvent d'une problématique de l'Espace, et non du Temps. J'ai appelé ce modèle Dominion en référence à l'organisation du cycle journalier par domaines et au vocable anglais qui souligne leur puissance.
Il n'y aurait que huit Maisons astrologiques (les Maisons 3, 5, 8 et 12 de l'organisation par douze n'existent pas), dont les impaires sont centrées sur les Angles, et qui se succédent dans le sens du mouvement diurne, car elles représentent les phases successives du parcours apparent d'un astre à partir de son lever. C'est probablement dans les milieux alexandrins, Gréco-Égyptiens, que les Maisons ont été rabattues sur le cycle zodiacal, et qu'un système artificiel d'analogies duodénaires a été mis en place, sans doute pour le besoin des pratiques horaristes.
L'analyse de la répartition sémantique des sibyllins noms grecs attribués aux 12 maisons, plaide également en faveur d'une organisation préalable par huit, et je crois avoir retrouvé l'organisation antique de l'octotopos dans son ordre initial : hôroskopos, agathos daimôn, mesouranêma, theos, dysis, kakê tuchê, hupgeion et aidou pulê, la porte de la mort qui clôt le cycle journalier. J'ai donné aux 8 Maisons des noms moins mystérieux et plus en affinité avec notre esprit pragmatique : I la Communication, II l'Amitié, III la Situation, IV l'Harmonie, V le Couple, VI la Connaissance, VII le Mystère, et VIII la Renommée.
Les Maisons n'avaient probablement pas la connotation pragmatique qui leur a été donnée ultérieurement, mais plutôt un sens ontologique : elles ne désignaient pas des objets, des personnes, des occupations quotidiennes ou des domaines d'activité, mais marquaient la qualité d'un rapport que la conscience établit avec son environnement, un degré d'ouverture plus ou moins large à son espace propre. C'est en pensant aux Maisons que Kepler a écrit qu'on ne trouve pas ses amis ou sa femme dans le Ciel. Enfin je présente une nouvelle méthode de domification, appelée Octotope, qui résout à la fois le problème des latitudes extrêmes et celui des maisons disproportionnées par rapport au zodiaque.
1. LES QUATRE ENGLOBANTS DE LA PERCEPTION
"Tout sujet tisse ses relations comme autant de fils d'araignée avec certaines caractéristiques des choses et les entrelace pour en faire un réseau qui porte son existence."
(Jakob von Uexküll : Mondes animaux et monde humain)
Kant considère l'espace et le temps comme les formes a priori de ce qu'il nomme "sensibilité", c'est-à-dire comme les conditions préalables de toute représentation (Vorstellung) immédiate du réel sensible. Ce sont les repères formels de la perception du monde extérieur, les formes a priori du "sens externe" (selon lequel le divers se juxtapose) et du "sens interne" (selon lequel il se succède). [1] A travers les représentations immédiates de la "sensibilité" - matière de la connaissance - les objets sont donnés dans leur diversité ; à travers les représentations médiates de l'entendement - concepts, ou formes de la connaissance - ils sont reliés, unifiés, pensés. Cette distinction renouvelle l'antinomie platonicienne monde sensible/monde intelligible, dont elle présuppose l'évidence : autrement dit qu'il y ait un "réel" qui soit donné, une matière, et que ce réel puisse prendre forme dans l'esprit.
Cependant Kant ne se risque pas à considérer cette matière et ces formes, elles aussi, comme des conditions préalables à l'acte de concevoir, comme l'a observé Schopenhauer. [2] L'Espace et le Temps, comme la matière (ou Énergie) et la possibilité de formation des concepts (ou Structure), peuvent être considérés comme des milieux de décomposition du réel, des cadres a priori de la perception, des englobants [3] de la conscience. Il en résulte que "l'Énergie" est pour la conscience la possibilité d'existence d'une réalité quelle qu'elle soit (visible, audible, imaginaire, rêvée, fictive, mentale...), le fait qu'il y ait ou qu'il apparaisse à la conscience quelque chose plutôt que rien. De même j'appelle "Structure" la multiplicité des formes que peut prendre cette réalité, la possibilité de paraître à la conscience sous telle modalité plutôt que sous telle autre.
Le réel est un continuum que la perception et la conscience découpent selon des modalités propres à chacun, mais aussi à chaque espèce. L'homme vit dans un seul monde, celui qui porte ses propres marques, culturelles bien sûr, mais plus essentiellement innées. Car ces plans de découpe du réel sont propres à l'espèce. Pour Démocrite le réel est constitué d'atomes et de combinaisons d'atomes qui se distinguent selon leur grandeur ou leur taille [énergie], par exemple v et V, par leur forme [structure], par exemple V et N, mais aussi par leur figure ou leur position [espace], par exemple N et Z, et par les variations temporelles incessantes qui les associent et les dissocient (par exemple VN et VK). [4] Mais ces propriétés de l'atome démocritéen sont celles de la perception humaine de ces atomes et dépendent des englobants de la conscience.
Durkheim a décrit un paradigme propre à l'ensemble des sociétés sans écriture, à savoir l'existence de quatre catégories de l'esprit, les "cadres permanents de la vie mentale" [5] sous-jacents à l'organisation sociale de ces sociétés : la force énergétique, le lieu spatial, le moment temporel, et l'agencement de l'ensemble, qui en assure les correspondances et la pérennité. La pensée "archaïque" ne mesure pas, mais répartit ; elle ne quantifie pas, elle qualifie.
La population des sociétés primordiales est partagée en divers genres ou clans, dont chacun possède une fonction sociale spécifique, avec ses compétences propres, ses privilèges, ses devoirs, ses contraintes, ses interdits. L'appartenance à un clan, à une "classe", n'est pas établie par hasard, ni même par filiation : elle résulte d'une distribution naturelle des membres du groupe au sein du tissu social. Les clans constituent des groupes exogamiques : chacun adhère au clan dont les tendances correspondent à sa nature intime.[6]
Mana, la catégorie primordiale de l'énergie (de la substance, de la causalité), désigne tout être, chose ou phénomène, doté d'une certaine qualité ineffable de force ou de puissance. Chaque clan détient son mana, sa force diffuse et impersonnelle, son pouvoir "magique" d'action au sein de la communauté. Chacun a son emblème, son modèle, son totem, marque symbolique de son mana et signe de reconnaissance sociale, d'appartenance communautaire. Chacun, au sein d'un clan, est une modalité de son être totémique. Les différences sont respectées et honorées, non pas les différences artificielles dues à une activité ou à une occupation contingente, mais les différences "réelles", intrinsèques aux aspirations de chacun des membres du clan. "Le totem : il n'est que la forme matérielle sous laquelle est représentée aux imaginations cette substance immatérielle, cette énergie diffuse à travers toutes sortes d'êtres hétérogènes, qui est, seule, l'objet véritable du culte." [7] La causalité, en tant que possibilité de produire une transformation, et la substance, ne sont que des interprétations modernes de l'idée de mana.
A chaque clan sont associés des attributs spécifiques : animaux, plantes, objets inanimés, formations ou éléments naturels, couleurs, mais aussi directions spatiales et moments temporels (un point cardinal et une saison si ces clans sont au nombre de quatre). Les clans ne sont pas seulement des groupes sociaux, ils sont aussi les représentants humains de groupements naturels. Ainsi l'organisation sociale reproduit les différents types de rapports entre les hommes et leur milieu, ou plutôt elle s'harmonise avec l'ordonnance naturelle.
Il n'y a pas d'antinomie Nature/Culture : "Les gens du clan, et les choses qui y sont classées forment, par leur réunion, un système solidaire dont toutes les parties sont liées et vibrent sympathiquement." [8] L'ordre social suppose une répartition des différences psychiques en accord avec les propriétés constatées des éléments naturels. Ainsi le mana s'actualise dans un lieu spécifique, un lieu de pouvoir, et à un moment précis : "La loi du monde, c'est l'alternance de qualités distinctes, nettement tranchées, qui dominent, s'évanouissent et reparaissent éternellement." [9] Les forces qualifient à la fois les tendances psychiques impersonnelles, les entités naturelles de l'environnement quotidien, et la fonction privilégiée de chacun au sein de la société. Ainsi se trouvent reliés les trois sphères du sacré, du naturel et du social. Le Ciel, la Terre et l'Homme des Chinois.
Au terme de son exposé, Durkheim, en positiviste assidu, rejette le rapprochement entre ses catégories et la possibilité de l'existence de structures permanentes de la conscience. Cependant l'hypothèse de leur "origine sociale" n'explique ni leur spécificité, ni leur nombre, comme d'ailleurs les catégories elles-mêmes n'éclairent qu'imparfaitement la diversité de la vie sociale et la spécificité de ses manifestations culturelles - et pour cette raison sans doute elles ne sont plus guère d'actualité dans la sociologie et l'ethnologie. En réalité le social engendre un processus d'extériorisation collective, sous forme de représentations culturelles, des englobants de la conscience. Car la diversité des forces-mana, leurs lieux de manifestation, leurs moments d'actualisation et leur répartition ordonnée, attestés un peu partout sous des modalités diverses, des Indiens Zuñis aux Chinois de l'Antiquité, ne sont que l'extériorisation culturelle et manifeste des "cadres permanents de la vie mentale" (Durkheim), des "formes a priori de la sensibilité" (Kant), des "milieux conditionnels" [10] , ou encore, comme je préfère les appeler, des englobants de la perception.
2. QU'EST-CE QUE L'ESPACE ?
"Tu devras immédiatement déterminer ta bonne direction, et aussitôt fais face à cette direction." (Carlos Castaneda : Voir)
L'espace n'est pas ce milieu neutre et inanimé, continu et isotrope, contenant informel des objets et repère abstrait des actes moteurs : "Il n'y a pas en réalité un espace, ou "l'espace", mais "des" espaces distincts, hétérogènes, doués de propriétés singulières. Tout ce qui appartient à l'un de ces espaces est situé par cela même comme dans un champ de forces, et se pénètre, comme par osmose, des qualités qui caractérisent cet espace. Au lieu d'un milieu neutre, homogène, sorte de toile de fond uniforme, on a des aires, des milieux qualitativement déterminés et qui sont également déterminants." [11] Pas plus que le temps, l'espace ne se mesure : il y a une "distance" infinitésimale entre deux lieux éloignés qui appartiennent à une même région, comme il y a une "distance" incommensurable entre deux lieux contigus appartenant à des régions distinctes. Ce sont la vitesse, l'activité et le déplacement qui se mesurent, et non les régions organiques ou domaines formant des entités insécables.
Valéry, commentant Zénon l'Éléate : "On ne peut parler de moitié qu'après avoir envisagé le tout, c'est-à-dire l'avoir franchi, de sorte que pour empêcher le mouvement de commencer, on commence par le fractionner, donc le poser. L'espace à franchir n'est qu'un mouvement." [12] Ce qu'on entend communément par espace, quand on observe un objet "dans l'espace", c'est le cadre quantifié et culturellement déterminé d'une expérience perceptive, le champ de mobilité d'une motricité contingente, la convention nécessaire à la séparabilité des objets pour la perception. Alors l'espace n'est plus rien par lui-même, si ce n'est le contenant formel de ces formes discriminées. Les assignations qualitatives traditionnelles, primordiales, ont été remplacées par des mesures quantitatives qui leur sont extérieures. La "matière étendue" de Descartes marque explicitement cette substitution. Chaque chose n'apparaît plus qu'à travers les rapports quantifiables qui définissent son altérité.
L'espace n'est ni l'étendue homogène des mathématiques, idéal d'une divisibilité conventionnelle et infinie, ni le champ hétérogène et fonctionnel, informe, des besoins et fins pratiques. [13] Entre l'Un et le Multiple, une place doit être faite au Nombre, précieux aux yeux de Platon. La perte de l'appartenance qualitative à l'espace et le déracinement de la conscience moderne, projetée dans un réseau de relations pragmatiques et contingentes, expriment sa rupture avec la Terre.
L'espace est le monde, Cosmos et non plus chaos, qualifié, différencié, orienté, pré-organisé, dont les différentes régions, en nombre limité, possèdent des qualités spécifiques, transmissibles aux êtres animés qui leur sont rattachés. Ou plutôt : chaque domaine, chaque secteur, chaque direction, chaque orient, est un "être organique" dont les entités séparées qui y vivent sont les manifestations apparentes.
Le monde est habitat, champ symbolique d'extériorisation du vivant. Nier ou violer ces lieux qualifiés, c'est réduire la conscience à sa dimension la plus vulgaire, non pas "bestiale" mais plutôt "sous-animale", car précisément l'animal conserve la mémoire de son appartenance spatiale. "Des espaces mesurés par des états intérieurs présupposent essentiellement un espace qualitatif, discontinu, dont chaque état intérieur est soi-même la mesure." [14] L'espace est le champ de projection d'une intériorité dont on aura appris à reconnaître les différentes colorations. Ainsi les quatre directions de l'espace anisotrope, associées aux saisons de l'année, se reconnaissent par des couleurs et par des animaux dans la Chine antique (Dragon d'azur (ou vert) / Oiseau rouge / Tigre blanc / Tortue noire) et chez les indiens Zuñi, ou par des vents chez les Aztèques. La terre entière est soumise à cette organisation quaternaire dont ceux qui, dans les sociétés primordiales, se proclament "les hommes" ou "les êtres humains", occupent le centre, région, cité ou maison, Temple. Et pour chacun, il s'agit de trouver son lieu favorable, son sitio, compte tenu de la distribution d'ensemble, de son tempérament, et de sa situation existentielle du moment.
3. LES TROIS ARCHÉTYPES DE L'ESPACE
La Terre est l'Espace dans toute son extension ; le Temple sacralise ses qualités intrinsèques ; le Miroir est la forme de son intensification.
Le ternaire archétypal Terre / Temple / Miroir est la figuration matricielle de l'espace sacré selon l'astro-philosophie. Il préfigure et redouble la symbolique des "signes estivaux". Le Cancer est Terre, le Lion est Temple, la Vierge est Miroir : Cancer, ou sédimentation et expansion potentielle indifférenciée ; Lion, ou centrage et organisation des lieux par la mise en relation de l'interne à l'externe ; Vierge, ou rétrécissement de l'espace et rapprochement affectif dans la réciprocité des relations. La Terre est plasticité, le Temple est compacité, le Miroir est intimité.[15]
La Terre est "tout l'espace", la limite absolue de l'étendue aérienne, la surface indéfinie de l'imaginaire de la conscience. Le Temple est à la fois concentration locale et affranchissement des limites, résidence close et ouverture à l'externe, lieu et lien de coïncidence entre la terre et le ciel. Le Miroir est la limite ultime de l'espace, le foyer où il se referme sur lui-même et se résorbe en se réfléchissant. Et de l'autre côté du Miroir, au franchissement de l'équinoxe, c'est le temps qui commence, le Temps des "signes automnaux".[16]
"Le plus court chemin qui conduise à soi-même vous mène autour du monde." (Hermann de Keyserling : Journal de voyage d'un philosophe)
En Cancer / Terre, l'espace est indéfini, diffus, variable, plastique, à la fois ouvert sur l'extérieur et refermé sur lui-même. Haut et bas, devant et derrière, gauche et droite, sont susceptibles d'une expansion illimitée, ouverte à l'imagination du "voyageur intérieur". [17] Tout en s'élargissant, l'espace se rétracte à l'intérieur d'une coquille, d'un cocon, d'un nid. La protection plastique admet une extrême variabilité dans la localisation des limites. Tout élément vivant est suscité et peut être raccordé par sédimentation. Les frontières sont souples et mobiles. L'interne se mêle et se confond à l'externe, le dedans au dehors, le proche au lointain. Extériorisation maximale, par laquelle on entoure l'espace dont on est entouré, car on le porte en soi.
"La vertu de l'Imago Templi (...) est de nous faire nous trouver à l'intérieur de nous-mêmes hors de nous-mêmes." (Henry Corbin : Temple et contemplation)
En Lion / Temple, l'espace s'organise, se charpente, se qualifie. Les contours s'ordonnent au-dedans comme au-dehors. Hauteur, largeur et profondeur se stabilisent. L'espace s'équilibre autour d'un centre vivifiant, image du Ciel sur Terre : "L'espace est représenté comme une succession d'étendues limitées, disposées concentriquement autour du lieu sacré, disposition dans laquelle chaque étendue extérieure est de qualité opposée à celle qu'elle renferme. En même temps, le lieu central d'une part, chaque limite d'autre part, équivalent à tout ce qui les entoure." [18] Les directions originelles découpent dans l'étendue des lieux aux qualités spécifiques. Le centre est enveloppé d'aires délimitées, aux propriétés définies, et auxquelles sont rattachés les êtres apparentés. Le Temple est l'habitat des dieux sur terre et le lieu des rencontres sacrées entre les hommes. [19] Il accomplit la fusion permanente et vivante des mondes, car il est l'image sacrée et sanctifiée du Cosmos. [20]
"La surface la plus passionnante de la terre, c'est, pour nous, celle du visage humain." (Georg Christoph Lichtenberg : Aphorismes)
En Vierge / Miroir, l'espace se resserre, s'intensifie. Les limites se précisent ; les frontières se démarquent : "C'est souvent par la concentration même dans l'espace intime le plus réduit que la dialectique du dedans et du dehors prend toute sa force." [21] Le lointain, l'étranger et l'extérieur sont évacués : seuls subsistent les liens au plus proche. Le Soi, à la fois soi-même et l'Autre, l'être cher, est farouchement protégé de toute promiscuité indésirable. Les liaisons se fixent et se particularisent dans la discrimination. Des rapports privilégiés s'établissent selon des affinités viscérales. [22] Un champ étroit se dessine, orienté par des relations exclusives d'attirance et de répulsion. L'espace intime, polarisé, défensif, crée des attractions, des aimantations, des "aimances" qui se déploient à travers le visage de l'être cher, dans l'espace de son corps, de ses mains, de ses yeux, de sa voix. Le Miroir est l'espace de l'intimité. Le face à face est l'ultime position de la réciprocité.
[1] Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, tr. fr. Jules Barni & P. Archambault, Paris, Garnier-Flammarion, 1976, p.81-96. « Texte
[2] "La causalité elle-même est la forme de notre entendement : car, aussi bien que l'espace et le temps, elle nous est donnée a priori. Ainsi jusqu'ici la matière, en cette qualité, appartient aussi à la partie formelle de notre connaissance ; elle est la forme intellectuelle de la causalité même." (in Le monde comme Volonté et comme Représentation, tr. fr.A. Burdeau, Paris, P.U.F., 1966, p.1024). « Texte
[3] J'emprunte ce terme à Karl Jaspers. « Texte
[4] Cf. Démocrite, Fragments, in Les Présocratiques, éd-tr Jean-Paul Dumont, Paris, Gallimard, 1988, p.767. « Texte
[5] Émile Durkheim, Les formes élémentaires de la vie religieuse, 1912; Paris, P.U.F., 1968, p.628. « Texte
[6] La répartition par clans est la marque d'une archétypologie "primitive" comme semble le montrer la survivance d'une dizaine de catégories, genres nominaux ou "préfixes de classe" dans les langues bantoues. « Texte
[7] Émile Durkheim, Les formes élémentaires de la vie religieuse, 1912; Paris, P.U.F., 1968, p.270. « Texte
[8] Émile Durkheim, Les formes élémentaires de la vie religieuse, 1912; Paris, P.U.F., 1968, p.213. « Texte
[9] Jacques Soustelle, L'univers des Aztèques, Paris, Hermann, 1979, p.165. « Texte
[10] L'expression est de l'astrologue Jean-Pierre Nicola. « Texte
[11] Jacques Soustelle, L'univers des Aztèques, Paris, Hermann, 1979, p.136. « Texte
[12] Paul Valéry, in Cahiers, Judith Robinson (éd.), Paris, Gallimard, 1973, vol. 1, p.510. « Texte
[13] Mircea Eliade décrit l'espace profane en opposition à l'espace sacré : "Toute vraie orientation disparaît, car le "point fixe" ne jouit plus d'un statut ontologique unique : il apparaît et disparaît selon les nécessités quotidiennes. A vrai dire, il n'y a plus de "Monde", mais seulement des fragments d'un univers brisé, masse amorphe d'une infinité de "lieux" plus ou moins neutres où l'homme se meut, commandé par les obligations de toute existence intégrée dans une société industrielle." (in Le Sacré et le Profane, Hamburg 1957; éd. fr. Paris, Gallimard, 1965, p.23). « Texte
[14] Henry Corbin, Temple et contemplation, Paris, Flammarion, 1980, p.201. « Texte
[15] Le champ social ne peut s'organiser que sous réserve d'une plasticité trop lâche ou d'une intimité trop étroite. La sociabilité communautaire réside aux confins de l'immensité de masse comme de l'exiguïté de communion. (Ces trois formes de sociabilité - masse, communauté, communion - ont été distinguées par Georges Gurvitch dans sa Dialectique et sociologie, Paris, Flammarion, 1962). « Texte
[16] Les signes automnaux sont liés à des archétypes temporels (Balance : le Retour ; Scorpion : la Durée ; Sagittaire : la Spirale), les signes hivernaux à des archétypes structurels (Capricorne : le Cristal ; Verseau : le Code ; Poissons : la Matrice), et les signes printaniers à des archétypes énergétiques (Bélier : le Choc ; Taureau : la Bombe ; Gémeaux : le Flux). « Texte
[17] Le comte balte Hermann de Keyserling (né un 20 juillet), auteur du Journal de voyage d'un philosophe et des Méditations sud-américaines, note dans son autobiographie sa prise de conscience de la terre comme partie constituante de sa nature (in Voyage dans le temps, tr. fr. aux éd. Stock, Paris, 1961, p.224). « Texte
[18] S. Czarnowski, "Le morcellement de l'étendue et sa limitation dans la religion et la magie", in Actes du Congrès International d'Histoire des Religions, Paris, Champion, 1925, p.352. « Texte
[19] Jung (né un 26 juillet), architecte improvisé, a entrepris la construction de sa demeure idéale, de son "temple" symbolique, près du lac de Zürich. « Texte
[20] Cf. René Schwaller de Lubicz, Le Temple de l'Homme (Paris, Caractères, 1957, 3 vols). Comme le souligne Mircea Eliade, "Le Temple resanctifie continuellement le Monde, parce qu'il le représente et à la fois le contient." (in Le Sacré et le Profane, Hamburg 1957; éd. fr. Paris, Gallimard, 1965, p.53-54). « Texte
[21] Gaston Bachelard, La poétique de l'espace, Paris, P.U.F., 1957; 1974, p.205. « Texte
[22] Goethe (né un 28 août, donc Vierge par le Soleil comme Lichtenberg) note dans ses Affinités électives : "Un coeur qui cherche sent bien qu'il lui manque quelque chose." (in Romans, tr. fr. aux éd. Gallimard, Paris, 1954, p.229). Fin connaisseur du coeur humain, il distingue "vivre avec quelqu'un" de "vivre en quelqu'un", et souligne que "L'esclavage volontaire est le plus beau des états. Comment serait-il possible en dehors de l'amour ?" (in Maximes et réflexions, éd-tr Geneviève Bianquis, Paris, Gallimard, 1943, p.246). « Texte
Patrice Guinard: L'Espace qualitatif
Les 8 Maisons astrales 1/2 (version 3.3 : 15-02-2017)
http://cura.free.fr/02domi1.html
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