Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)

Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
.
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dimanche 31 mai 2026

jacques halbronn Tétralogie III Cyclologie, la céleste et la terrestre, l'astronomique et le sociologique

jacques halbronn Tétralogie III Cyclologie, la céleste et la terrestre, l'astronomique et le sociologique. Pour nous, l'astrologie est un dépassement de l'astronomie, laquelle correspond à un état primitif de notre monde terrestre, antérieur à l'intervention du dieu biblique. Mais le nouveau monde doit cohabiter avec l'ancien monde, tout comme la nouvelle humanité avec la primitive et la nouvelle langue avec celle qu'elle doit reformater. C'est la grande erreur des astrologues modernes que de vouloir s'aligner sur une astronomie découvrant de nouvelles planétes. L'astrologie a vocation à établir un lien entre le céleste et le terrestre. D'où la notion d'anthropocosmologie. "Lier ou délier sur terre comme au ciel" (Matthieu 16:15-20 ; Matthieu 18:10-18 ; Jean 20:19-23) On ne peut appréhender le Ciel que si l'on parvient à capter la cyclicité terrestre. En effet, l'homme observe bien mieux ce qui est proche de lui que ce qui est loin de lui, qui lui est étranger. Nous ne pouvons les lois célestes affectant l'Humanité que si nous sommes capables de faire apparaitre le cyclicité qui sous tend le fonctionnement de nos sociétés. Ce n'est donc pas par l'étude du ciel que doit débuter la recherche astrologique, comme tant d'astrologues s'en persuadent. Dans notre Astrologie selon Saturne, nous avons rassemblé une série d'événements étalés sur 200 ans environ et avons recherché ce qui était récurrent sur le plan céleste, en paralléle, quitte à devoir constater que l'astrologie traditionnelle n'en rendait pas compte et qu'il importait donc de la réformer. plutôt que de vouloir à tout prix chercher des similitudes entre des moments astronomiquement semblables, ce qui était en fait très problématique en raison de l'extréme diversité des données célestes. En 2001, dans une communication aux Primeras Jornadas de Historia de la Astrologie en la Antiguedad.(in revue Beroso n°5, 2001, https://fr.scribd.com/document/432913789/GeA073 Gente de Astrologia)), nous proposions un nouvel examen critique de la Tétrabible "Ptolomeo y las Astrologias del "Tetrabiblos"(voir nos "Nouvelles recherches sur les origines de l’exposé des maitrises planétaires dans la Tétrabible de Prolémée", 2021). NOus y traitions des distorsions syncrétiques qu'on trouvait dans la Tétrabible (IIe siècle après JC) écartelé entre le référentiel proprement astronomique et des formules que l'on pourrait qualifier de substitution. C'est ainsi que le dispositif des domiciles planétaires (rulerships) quelle que puisse être sa cohérence structurelle, apparait incompatible avec la quête d'une astrologie "scientifique", défendue par un Paul Choisnard (alias Flambart). C'est ce qui aura conduit André Barbault à proposer une Astrologie Mondiale évacuant la division en 12 secteurs de l'écliptique voire une division en 4 (selon les axes équinoxiaux et solsticiaux) et préférant s'en tenir aux seules configurations reconnues par les astronomes. Un quart de siècle plus tard, en 2026, nous pronons une prise de distance entre Astrologie et Astronomie en raison d'une approche technologique du modéle astrologique. La question n'est plus, à nos yeux, de savoir si l'astronomie a pu accoucher naturellement de l'Astrologie mais si une Humanité très avancée sur le plan bio-technologique, a pu établir une Astrologie selon un "dessein intelligent", autour de la notion d'arbitraire du signe.. Révolution copernicienne anthropocentrique. Selon nous, la question se pose désormais: est ce qu'une certaine humanité, à une certaine époque, a été en mesure de formater librement notre systéme solaire et notre monde terrestre.? Nouvelle Révolution Copernicienne. JHB 31 05 26

Actes du Colloque C.U.R.A./M.A.U. de Paris 16-17 décembre 2000 : Frontières de l'Astrologie (De Nostradamus aux Gauquelin)

Actes du Colloque C.U.R.A./M.A.U. de Paris 16-17 décembre 2000 : Frontières de l'Astrologie (De Nostradamus aux Gauquelin) Compte-rendu du Colloque - par Patrice Guinard Programme et Liste des intervenants présents N.Éd.: J'ai conservé le format (RTF) et l'état des textes, tels qu'ils m'ont été communiqués. Cartographie Astrologique - par Claudine Besset-Lamoine Astrologie médicale - par le docteur Nguyen Pour l'astrologie! Mais laquelle? - par Patrice Guinard Le mythe du Modèle Astrologique Universel - par Jacques Halbronn + Schéma du cycle saturnien - de Jacques Halbronn Datation de phénomènes météorologiques - par Valérie D'Armandy L'astrologie contemporaine, sens et contresens - par Kieser ibn 'l Baz Compte-rendu des 8 sessions du Colloque - par Jacques Halbronn Compte-rendu du Colloque de Paris Patrice Guinard a brièvement ouvert le colloque avant de passer la parole à Claudine Besset-Lamoine qui a souligné l'importance de la notion de territoire dans l'astrologie antique, et notamment dans les géographies zodiacales et planétaires, pour habilement introduire les débats sur la question même du colloque. Ainsi s'interroger sur les frontières de l'astrologie d'une part, et définir l'astrologie comme le savoir des territoires et des démarcations d'autre part, seraient-elles géographiques, revient à s'interroger sur la nature même de l'astrologie. Session 1. L'histoire au service de l'exégèse du texte prophétique La première session a été pilotée par Isabelle Le Berre qui a rappelé les récents travaux de l'invité principal de la session, Roger Prévost, historien et auteur de Nostradamus - Le mythe et la réalité (1999), lequel a de nouveau exposé -- après une émission de Bernard Pivot lors de la sortie de son ouvrage -- son interprétation des Quatrains, qui révèle un Nostradamus archiviste, historien, et peut-être aussi poète. A l'appui de sa démonstration: les quatrains IV 86 et VIII 2 des Centuries, qui utilisent un repérage astrologique, et font référence, l'un à des événements de 1495, l'autre aux incidents météorologiques (orages et précipitations) de 1561, tous deux attestés dans les chroniques locales des régions concernées. Roger Prévost aurait ainsi retrouvé les sources historiques, mais aussi littéraires et spéculatives (comme le traité de Richard Roussat, paru à Lyon en 1550, et déjà signalé par certains exégètes), de plus de 600 des 940 quatrains que comprennent les Centuries. Patrice Guinard a fait remarqué que cette lecture implique que Nostradamus avait a sa disposition une bibliothèque considérable, composée à la fois d'ouvrages historiques, mais aussi d'archives, de bulletins et de chroniques locales. C'est cette bibliothèque essentiellement historique que Nostradamus aurait brûlée, et non une bibliothèque composée en grande partie d'ouvrages ésotériques et magiques. Roger Prévost a également insisté sur la vision cyclique de l'histoire que Nostradamus partageait avec la plupart de ses contemporains, propos que Frank Hernandez, géographe, a illustré par un schéma cyclique montrant la récurrence supposée d'événements historiques qui se seraient déroulés, à plusieurs siècles d'intervalle, dans les mêmes lieux. Reprenant cette idée de cyclicité, Jacques Halbronn, historien des textes prophétiques, a exposé sa conception de la mécanique prophétique, à savoir l'exploitation littéraire d'un corpus dont on pense que les événements décrits sont assez solides et judicieusement choisis pour avoir quelque chance de se reproduire, du moins en partie, dans le futur, en vue de valoriser, essentiellement, une situation politique proche, ou même déjà présente. Ainsi le prophète serait l'instrument d'un courant politique ou d'une mouvance idéologique, qui reste d'ailleurs à définir. Mais l'instrumentalisation du texte prophétique ne s'arrêterait pas là, puisque le corpus nostradamique serait en partie l'oeuvre de faussaires ultérieurs, assez doués pour imiter le style de Nostradamus, aussi bien celui de ses quatrains en vers que celui de sa première préface en prose, ce qui m'apparaît fortement improbable. [Je signale à Jacques Halbronn qu'il existe des départements de "Science des Textes et Documents" au sein de certaines universités, qui mettent en branle des techniques sophistiquées de dénombrement de vocables et des analyses comparatives diverses qui pourraient être utiles pour tester cette hypothèse.] Le débat sur l'authenticité du corpus a été l'occasion pour Jacques Halbronn, qui nie l'authenticité des éditions 1555 et 1557 récemment "redécouvertes" et rééditées par Robert Benazra et Michel Chomarat, d'exposer certains des résultats de sa thèse d'État (1999) sur le texte prophétique en France, et notamment de proposer pour la parution des trois parties des Centuries, les dates de 1559 pour les 353 premiers quatrains, 1568 environ pour les centuries VIII, IX et X, et 1588-1590 pour les autres, ainsi que pour la préface à Henri II. Finalement la question du phénomène prophétique en soi a été soulevée par Isabelle Le Berre, à savoir celle des capacités réelles ou contestées au prophète de Salon à avoir pu anticiper l'avenir. La vision sceptique des historiens Prévost et Halbronn n'a pas été entièrement concédée par les astrologues participant au débat, comme Tristan Lahary, invoquant certains travaux de Jacques Dorsan, qui s'est interrogé sur la possibilité pour Nostradamus d'avoir en réalité utilisé un repérage sidéral et non tropique pour les positions planétaires mentionnées dans les quatrains. [Les conceptions de Jacques Halbronn et de Roger Prévost, quoiqu'en apparence complémentaires, soulèvent un problème crucial qui aurait mérité d'être davantage débattu et qui en fait met à jour leur absence de convergence, si ce n'est leur contradiction. Un nombre non négligeable de quatrains (I 5, I 66, III 41, III 68-69-70, IV 44-45-46-47, IV 49...) de la première édition des Centuries, parue vers 1559 selon Jacques Halbronn qui considère les éditions antérieures comme antidatées, interprétés par Roger Prévost à la lumière des documents historiques, se rapportent à des événements ultérieurs à cette date, par exemple le couronnement de Maximilien II en 1564 (quatrain I 43). Autrement dit, il faudrait repousser encore ce qui serait la première édition authentique d'au moins 5 ans, ou alors cesser de nier le caractère prophétique d'un phénomène qui échappe en grande partie aux limites de la rationalité moderne.] Patrice Guinard a conclu le débat par une analyse comparative, pour le quatrain X 67 (Le tremblement si fort au mois de May), de l'interprétation de Roger Prévost (une forte pluie de grêle le 4 mai 1549 dans la région de Montélimar) avec celle de Vlaicu Ionescu (la brusque offensive allemande du 10 au 21 mai 1940), et tenté de montrer que, compte tenu des positions planétaires indiquées, les deux interprétations restaient plausibles, et que la recherche de la source textuelle comme celle de l'événement futur annoncé n'étaient pas irréconciliables. Ainsi les orages de 1549 pourraient aussi coder, par un jeu sur les dates (1549 «--» 1945), les événements de 1945 (les bombes lancées sur Hiroshima et Nagasaki, marquant la fin de la guerre et le dernier vers du quatrain: Tombera gresle lors plus grosse qu'un euf). Chaque quatrain serait un texte à deux faces, l'une tournée vers le passé, l'autre vers le futur, et la base historique, littéraire ou simplement textuelle des quatrains coderait un avenir pressenti. C'est ainsi que la vision cyclique de Nostradamus trouverait sa consécration. Session 2. Les fondements biologiques de l'astrologie et leur application à la médecine Jean-Paul Citron, biologiste, a exposé les mécanismes déclenchés par le signal gravitationnel dans la cellule. Lors d'une variation gravitationnelle (et en particulier d'origine astrale), la molécule d'ADN se décompacte et se reconfigure. En outre les rythmes planétaires semblent mémorisés au niveau cellulaire, et par suite le signal astrologique se justifierait par sa nature gravitationnelle et par le fait qu'il agirait de manière rythmique. Bernard Blanchet, astrologue conditionaliste, a demandé à Jean-Paul Citron d'expliciter son modèle biochimique pour les signaux à faible intensité, notamment ceux relatifs à Pluton, et Patrice Guinard a soulevé le problème des seuils, en demandant s'il existait une limite quant à l'enregistrement et la sensibilisation de la cellule aux rythmes d'origine cosmique, invoquant la récente découverte de planétoïdes de taille infime au-delà de Pluton-Charon. Jean-Paul Citron a souligné la capacité de l'ADN à réagir à de très faibles intensités et admis la possibilité de l'existence de seuils minima, au-dessous desquels la réponse ne se produirait pas. La fameuse courbe de Gauss pourrait être le modèle formel illustrant ces mécanismes. Concernant l'origine du déclenchement de cette sensibilisation de la cellule aux rythmes planétaires, Jean-Paul Citron a mentionné un phénomène connu des biologistes, la re-méthylation du génome, qui se produit quelques jours après la naissance et qui serait un début d'explication à l'acquisition par le nouveau-né d'une sensibilisation à des rythmes planétaires spécifiques. Bernard Biardeau a présenté un système de correspondances entre les signes zodiacaux et les méridiens de l'acupuncture, et exposé les résultats de son expérience homéopathique, tendant à souligner l'efficacité des substances homéopathiques susceptibles de contrebalancer les faiblesses et déséquilibres planétaires d'un thème natal. Patrice Guinard a ensuite donné la parole à Valérie d'Armandy qui a exposé certains résultats de sa pratique et discuté le problème de l'assimilation des maladies aux facteurs planétaires et zodiacaux. Elle a insisté sur le caractère collectif de certaines maladies récentes, comme le cancer et le sida, qui seraient en quelque sorte intériorisées au niveau psycho-mental à travers les medias, et mis en avant l'observation suivant laquelle une maladie donnée serait moins liée à une dominante planétaire fixe qu'à une sensibilisation généralisée de l'organisme, d'abord d'origine psychique, et de nature neptunienne, et à une activation de cette sensibilisation par la planète Mars. Le docteur Franck Nguyen a exposé avec circonspection son expérience en astrologie médicale, souligné ses limites et montré l'impossibilité de diagnostiquer une maladie à l'aide du seul thème natal. Les données astrologiques seraient à prendre en compte, corrélativement aux autres données d'ordre physique, biologique et organique, et ne relèveraient que d'un déterminisme relatif. Suite à une question de Jacques Halbronn concernant le déclin de l'astrologie médicale au cours du XVIIIè siècle, Franck Nguyen a montré que les techniques modernes avaient suppléé nombre d'outils astrologiques encore répandus à cette époque et devenus aujourd'hui inutiles. Enfin, Patrice Guinard a suggéré que l'efficace des influences astrologiques sur le plan médical pourrait être due principalement à la nature psychique, ou plus exactement psycho-somatique, des facteurs à prendre en compte, et notamment au niveau des transits planétaires. Session 3. La spécificité de l'astrologie française Pierre Barrucand, ex-mathématicien au C.N.R.S., a porté témoignage sur ses rencontres avec certains astrologues français des années 40 et 50, dont la plupart sont aujourd'hui décédés. Virginia Spica a évoqué les réunions bimensuelles animées du C.I.A. (Centre International d'Astrologie) dans les années 60 et son implosion au début des années 70 en raison de conflits de pouvoir. On peut regretter que ce creuset parisien de discussions fécondes n'ait plus aujourd'hui de véritable équivalent et que l'astrologue-consultant s'en tienne à sa pratique et à sa clientèle sans se soucier des éventuels progrès de la recherche. Jacques Halbronn a défini la période 1975-2000 comme étant celle de l'âge des congrès, soulignant son action au sein du M.A.U. pendant ces années, ainsi que l'activité de Patrice Louaisel dans le développement de réseaux régionaux. Véronique Lepage a comparé la situation de l'astrologie française à celle de l'astrologie anglaise, et remarqué que l'expansion de l'astro-psychologie britannique, essentiellement d'orientation jungienne, suite à l'influence de Dane Rudhyar et de Liz Greene, pouvait être due à un besoin, comblant la faiblesse du développement de la psychanalyse britannique, contrairement au rayonnement de la psychanalyse française, de Jacques Lacan à Françoise Dolto. A la suite de ces divers témoignages, Patrice Guinard a recentré le débat sur la question de l'éventuelle existence d'une spécificité de l'astrologie française, notamment au niveau des conceptions théoriques, si ce n'est des pratiques. José Fernández Quintano (Espagne) a fait part de l'écho important qu'a connu l'astrologie française dans son pays, et suggéré que sa spécificité était peut-être à rechercher en comparaison avec la philosophie, dont le courant structuraliste a connu en France un essor incomparable. Il a cependant conclu son intervention en soulignant que la véritable rupture moderne se serait faite avec l'américain Dane Rudhyar qui aurait débarrassé l'astrologie d'une certaine conception prédictive et ésotérique qui était encore celle en vogue au début du XXè siècle. [On pourrait cependant lui objecter que le français Paul Choisnard est décédé plusieurs années avant la parution des premiers ouvrages de Rudhyar, et qu'en 1935, l'Allemagne avait déjà derrière elle une activité de recherche incomparable]. Patrice Guinard a ensuite exposé ses idées concernant la tendance de l'astrologie française à restreindre le corpus astrologique à ses facteurs essentiels. Les planètes hypothétiques de l'école de Hamburg, les mi-points de Witte et Ebertin, les harmoniques de John Addey et d'autres inventions comparables ont connu un écho assez faible dans ce pays. Cette simplification des facteurs pris en compte dans le thème natal s'accompagne d'une technique d'interprétation mettant en jeu des orbes d'autant plus larges. Jacques Halbronn a suggéré que ce penchant serait plutôt dû à une volonté de restructurer le corpus et la tradition au niveau des fondements, d'où la forte tendance "structuraliste" de l'astrologie française, à commencer par Dom Néroman, alors que les allemands et les anglais auraient plutôt cherché à faciliter le travail de l'interprète. Patrice Guinard a souligné que l'astrologie horaire, fort répandue outre-Manche et outre-Atlantique, était restée une pratique relativement marginale en France, ainsi que celle des orbes étroits, ce qui tendrait à montrer, comme l'a reconnu aussi Tristan Lahary, que les techniques ayant directement trait à la prédiction, ne connaissent pas en France le même engouement qu'ailleurs. Steffan Vanel (USA) a conclu la session en montrant que les astrologues américains étaient davantage attirés par la nouveauté que les astrologues du vieux continent, à commencer par les français, ce qui présente l'avantage d'une grande émulation, mais aussi l'inconvénient d'une certaine naïveté concernant la réalité du fait astrologique. Session 4. Le thème astrologique comme mandala de la consultation Jacques Halbronn a ouvert cette session en exposant ses théories, par ailleurs bien connues. Le thème natal, élément essentiel de la consultation, sert à produire du discours. L'instrumentalisation du thème, natal ou horaire, fonde la consultation astrologique. Il importe peu que l'astrologue ait derrière lui de longues années d'études, pourvu qu'il sache gérer le dialogue et maîtriser la situation de consultation. Il n'importe pas plus que la signification donnée aux divers éléments du thème soit ou non issue de recherches d'ordre physico-biologiques, puisque ces significations ne sont finalement que des conventions culturelles, que l'astrologue-consultant saura manier avec plus ou moins de dextérité. Yves Haumont (Belgique), auteur d'une thèse sur la langue astrologique, a comparé le discours astrologique au discours alambiqué de la psychanalyse lacanienne. L'effet serait comparable, puisque le patient ressort sonné de la consultation. Et Roberto Renout a prolongé cette optique en montrant que le thème, projection du ciel sur une surface, n'était pas même nécessaire, et pouvait être remplacé par une série de boules sphériques et colorées, représentant l'ensemble des possibilités astrologiques, au sein desquelles le patient a le loisir, dans la consultation, de choisir ses options, et ainsi de découvrir un espace symbolique qui lui conviendrait, selon ses goûts et ses affinités. Franck Nguyen et David Buffet se sont opposés à ces vues, soulignant le fait que l'astrologue ne produit pas n'importe quel discours, et que tout discours n'est pas interchangeable, comme semble le croire Halbronn. Le malade du poumon n'accepterait pas que le médecin propose de lui soigner le genou, comme l'a rappelé Franck Nguyen. David Buffet a souligné qu'il n'existait pas une uniformité psychologique entre individus, et illustré ses propos par sa pratique des degrés monomères, issue des travaux de Gilles Verneret, et impliquant au contraire une hyper-spécialisation de la lecture du thème. José Fernández Quintano a regretté qu'il n'y ait pas davantage de consensus dans l'interprétation du thème. Steffan Vanel a défendu sa conception de la consultation, et justifié le couplage du thème astrologique avec les lames du tarot, limitant ainsi le penchant de l'astrologue à la projection. Fouzy Hamici a présenté sa pratique intuitive comme celle d'un artiste qui n'aurait pas besoin d'un lourd bagage livresque. Enfin Bernard Blanchet, consultant en entreprise, a disqualifié l'astrologie comme instrument fiable du recrutement, contestant au thème natal sa capacité à informer sur le niveau de compétence de l'individu. [Il semblerait que Jacques Halbronn prenne le client de la consultation astrologique pour un imbécile. Si le patient reçoit une sorte de discours stéréotypé ou plus ou moins adapté à la situation du moment auprès d'un astrologue peu qualifié, ou même auprès d'un brillant artiste qui divague, il n'en résulte pas que la consultation lui ait été salutaire. Et par suite il peut avoir tendance à retourner voir le même astrologue ou un autre, comme dans le cas de la cure psychanalytique infinie à la Lacan. Ce qui fait marcher le commerce, et tous y trouvent leur compte -- qui peuvent remercier Halbronn qui donne ainsi son aval à ce que je serais tenté d'appeler l'incompétence. Mon expérience est tout autre. J'ai remarqué, lors des consultations que j'ai pu donner dans le passé, que si l'astrologue mettait le doigt sur le point sensible, et savait montrer au patient l'abîme existant entre son potentiel psychique et les représentations psycho-mentales qu'il peut s'être forgé de lui-même au cours du temps, démêler l'écheveau en quelque sorte et le guérir de ses illusions par une analyse critique, le résultat était spectaculaire. Le patient reçoit un véritable choc psychologique, comme le réclamait Jung pour la psychanalyse, qui lui donne des indications précieuses sur lui-même s'il sait les accepter. Rien à voir avec le discours d'un bonimenteur qui agit seulement au niveau verbal, à la surface de la conscience. Les conséquences peuvent être que le patient a compris quelque chose et ne désire plus consulter d'astrologue, parce que l'astrologue lui a donné les moyens de se passer de lui. La consultation n'est pas une affaire de description psychologique, mais de transformation psychique.] Session 5. Le statut de l'astrologie Cette session a commencé par un entretien entre Patrice Guinard et Françoise Gauquelin, laquelle a donné quelques précisions relatives à l'interprétation des travaux qu'elle a faits avec son mari Michel, aujourd'hui décédé. Ainsi l'abondance des recherches actuelles, surtout anglo-américaines, concernant la planète Mars et "l'effet Mars" ne signifie pas que cette planète aurait plus d'importance que les quatre autres planètes (Jupiter, Vénus, la Lune et Saturne) pour lesquelles des résultats statistiques ont été trouvés, mais serait due au renouvellement plus aisé des échantillons de sportifs, et donc à une plus grande facilité pour les expériences de replication. Franck Nguyen s'est interrogé sur l'absence de résultats concernant les autres planètes, en particulier Mercure, et suggéré que certaines planètes admettraient une adéquation moins évidente avec la notion de catégorie professionnelle. Jean-Paul Citron a poursuivi son exposé de la veille et tenté d'élucider comment certaines corrélations entre les mécanismes biochimiques pouvaient éclairer certaines affirmations astrologiques: par exemple la corpulence de l'individu (gros ou maigre) qui pourrait être mise en relation avec une valorisation planétaire Jupiter/Lune chez les gros, et Saturne/Lune chez les maigres. Françoise Gauquelin s'est déclarée prête à tester statistiquement cette hypothèse, et Patrice Guinard a demandé si ces corrélations biologiques pouvaient être généralisées à d'autres planètes. Jean-Paul Citron a donné d'autres exemples, et admis que les progrès constants de la biologie demandaient à la fois une certaine prudence, mais permettaient aussi d'envisager de belles avancées dans l'avenir. Patrice Guinard s'est interrogé sur le statut de l'astrologie, et nié que l'astrologie puisse devenir une science, même si les résultats statistiques d'une part, et les recherches d'ordre biologique d'autre part, pouvaient être d'un secours non négligeable quant à la compréhension du fait astrologique. Il a présenté l'astrologie d'abord comme une philosophie, peut-être une philosophie compréhensive des sciences humaines, avec aussi certaines exigences d'ordre astronomique et physique, mais une philosophie qui relève encore d'une certaine forme de croyance ou tout au moins de consentement. Le statut de l'astrologie est tout aussi ambigü pour les sceptiques et pour les historiens, puisqu'on retrouve l'astrologie, surtout ancienne, en appendice des encyclopédies historiques, que ce soit en astronomie, en philosophie ou dans l'histoire des religions. José Fernández Quintano a précisé quelques points concernant un projet d'avenir pour l'astrologie: la formation pluridisciplinaire de l'astrologue, la nécessité d'un débat entre astrologues afin d'éviter l'implosion de l'astrologie en raison d'une pléthore de techniques disparates, et l'intérêt d'une étude attentive de la période babylonienne, encore peu connue, et cependant cruciale pour la compréhension de l'astrologie. Patrice Guinard a essayé de montrer qu'il existait trois attitudes concernant l'astrologie: le "rien ne marche" des sceptiques qui interprètent l'astrologie comme un processus d'auto-suggestion, un simple effet placebo ; le "tout marche" du praticien qui se satisfait d'une technique qui n'a pas besoin de justification ; "il y a quelque chose qui marche" en raison de certaines résonances d'ordre physique, géo-magnétique et biologiques, et la tâche astrologique consiste à rechercher un modèle qui répond à ces exigences. Jacques Halbronn a précisé que tout ce qui existe astronomiquement ne devait pas avoir forcément une signification astrologique, que tout ce que l'astrologie a accumulé au cours de son histoire ne devait pas avoir obligatoirement une utilité aujourd'hui, et que tout le vécu de la personne humaine ne concerne pas nécessairement l'astrologie. Finalement il a opté pour la troisième hypothèse exposée par Patrice Guinard, celle d'une certaine astrologie qui marche, mais non pas en raison d'une recherche d'ordre épistémologique ou d'une vraisemblance d'ordre physique, mais en vertu d'une sélection délibérée, d'un choix arbitraire de nature conventionnelle. Pierre Barrucand est revenu sur la question des éventuelles corrélations entre les éléments astronomiques et les traits de caractère, et s'est interrogé sur l'attitude des scientifiques et sur leur fermeture d'esprit envers l'astrologie, d'autant plus "curieuses" qu'ils sont relativement bien disposés par ailleurs à tester des hypothèses dépourvues de preuves. Pour Ioan Azimel, un ancien élève de Jacques Halbronn, le fait que l'astrologie ne soit pas unifiée serait une force, car elle devient inattaquable, ce qui renforce l'affirmation de son maître, à savoir que l'astrologie se maintient tant qu'elle existe dans l'esprit humain. Patrice Guinard a finalement fait observer qu'aucune recherche n'est possible avec de tels présupposés, et oublié de rappeler pour clore le débat une sentence de son Manifeste, à savoir: L'astrologie serait-elle totalement éradiquée de la culture, l'astral n'en continuerait pas moins à piloter la conscience humaine. Conclusion Pour les trois sessions suivantes, auxquelles je n'ai pu participer, je renvoie au compte-rendu de Jacques Halbronn. Ce colloque a été d'une excellente qualité, tant au niveau des interventions qu'au niveau des débats. La salle était composée essentiellement d'astrologues et de spécialistes, par exemple Paule Houdaille, Richard Pellard ou Christian Gourdain. Daniel Cobbi a été excusé, ainsi qu'Illel Kieser qui m'a adressé le texte de sa communication. Le succès du colloque méritait qu'un effort soit fait pour en rendre compte, et un document video est en préparation. Que tous soient remerciés pour leur participation, et aussi pour avoir compris qu'il n'est pas encore devenu inutile, à l'heure d'Internet, de dialoguer et de confronter ses conceptions de vive voix. Souhaitons que ce type de congrès, rassemblant des astrologues et spécialistes qui discutent entre eux, et non seulement des "professeurs d'astrologie" qui enseignent ex cathedra les résultats de leurs dernières trouvailles à leurs élèves, puisse perdurer, pour l'instant grâce essentiellement à l'entrain et à la générosité de Jacques Halbronn. Patrice Guinard, directeur du C.U.R.A. 20 janvier 2001 Programme et Liste des intervenants présents * Colloque placé sous l'égide du C.U.R.A. (Patrice Guinard) et du M.A.U. (Jacques Halbronn) * XXVème anniversaire de la fondation du M.A.U. (Mouvement Astrologique Unifié) * Premier colloque astrologique du C.U.R.A. * Direction des débats: Isabelle Le Berre (session 1), Patrice Guinard (sessions 2, 3 & 5), Jacques Halbronn (sessions 4, 6, 7 & 8). Samedi 16 décembre 2000 Ouverture du colloque: Patrice Guinard et Claudine Besset-Lamoine Session 1: Nostradamus et l'Astrologie. L'appel au prophétisme. Pourquoi le médecin Michel de Nostredame, qui publiait sur l'astrologie, a-t-il choisi de passer à un autre registre, celui du prophétisme poétique? La part de l'astrologie dans les Centuries. Le prophétisme au secours de l'astrologie. Les astrologues face à Nostradamus (de Neptune à Chiron). Avec Roger Prévost, Isabelle Le Berre, Patrice Guinard, Frank Hernandez, Jacques Halbronn, Tristan Lahary Session 2: Astrologie et Médecine. Liens avec la biologie. La médecine médiévale se raccordait à l'astronomie/astrologie. Puis elle s'en est écarté et l'a évacuée. La recherche biologique lui donne-t-elle tort ou raison? Quelle est sa place chez le médecin d'aujourd'hui? Un astrologue peut-il se situer sur le plan médical? Quelle déontologie? Avec Jean-Paul Citron (C.O.M.A.C.), Valérie d'Armandy, Franck Nguyen (R.A.O.), Jacques Halbronn, Bernard Biardeau, Patrice Guinard Session 3: Y a-t-il une école astrologique française? Existe-t-il, dans chaque pays, une tradition astrologique spécifique? Quelles en sont les raisons? Quelle est et quelle a été la place de l'astrologie française dans le monde? Bilan de l'astrologie française au XXème siècle. Sa dépendance de l'étranger et son rayonnement. Avec Patrice Guinard, Véronique Lepage, Pierre Barrucand, Virginia Spica, José Fernández Quintano (Espagne), Jacques Halbronn, Steffan Vanel (USA) Dimanche 17 décembre 2000 Session 4: Le thème natal comme mandala et rituel. Quelle instrumentalisation? Quels que soient les doutes que l'on puisse exprimer au regard de l'astrologie, le thème natal constitue un vecteur privilégié de communication et d'identification pour l'individu. L'astrologie, à ce niveau là, est-elle un langage ou un savoir? Comment se préparer au métier d'astrologue et comment l'exercer? Quelles relations avec les psys? Avec Yves Haumont (Belgique), Jacques Halbronn, David Buffet (C.A.E.), Roberto Renout, Steffan Vanel, José Fernández Quintano, Marc Cohen, Fouzy Hamici, Bernard Blanchet (A.É.R.A.), Franck Nguyen Session 5: L'astrologie comme savoir frontière. Quelle épistémologie? L'astrologie se situe-t-elle dans le champ de la science ou à ses frontières? Peut-on la cerner par le moyen de la statistique sans l'appauvrir? Sa pérennité fonde-t-elle sa légitimité à se situer à part, sur un autre plan qui échappe aux outils d'investigation habituels? A quelles conditions pourrait-elle être reconnue par l'intelligentsia contemporaine? Quel sera son devenir au XXIème siècle? Avec Françoise Gauquelin (Astro-Psychological Problems), Patrice Guinard, Jean-Paul Citron, Franck Nguyen, Pierre Barrucand, Ioan Azimel, José Fernández Quintano (Beroso) Session 6: Astrologie et astronomie. Le sidéralisme. A côté de la tradition astrologique zodiacale et tropique se sont développés d'autres façons de déchiffrer et de décoder le ciel qui nous renvoient à la question des origines de l'astrologie. Quel est le ciel de référence pour l'astrologie: celui des Anciens ou celui que nous connaissons aujourd'hui? Avec Didier Massoulle (astronome), Christian Lazarides, Jacques Halbronn, Barbara de La Motte Saint-Pierre, Tristan Lahary, Bernard Blanchet, Franck Hernandez Session 7: Astrologie et géographie. Chorographie. L'astrologie mondiale Le modèle astrologique doit-il prendre en compte la diversité des peuples et des régions du monde? Comment savoir si une période sera ou non favorable à un pays? Bilan des prévisions politiques et sociales au XXème siècle. Avec Jacques Halbronn, Franck Hernandez, Valérie d'Armandy, Fouzy Hamici, Barbara de La Motte Saint-Pierre, Michèle Gior, Éric Ruiz, Évelyne Latour, Xavier Faurelle, Yves Haumont Session 8: Astrologie et clivages socio-culturels. L'homme et la femme dans l'équation astrologique. Pertinence des clivages et typologies astro-psychologiques? Le clivage entre pro- et anti-astrologues révèle-t-il un fossé entre certaines catégories socio-culturelles? L'astrologie est-elle pour les femmes une contre-culture, une forme de protestation en tant que savoir non conforme, marginal, "paria", mais qui "marche"? Avec Bernard Blanchet, Yves Haumont, Franck Nicolas, Jacques Halbronn, Véronique Lepage, Tristan Lahary, Marie-France Philip ACCUEIL

Nouvelles recherches sur les origines de l’exposé des maitrises planétaires dans la Tétrabible de Prolémée

Nouvelles recherches sur les origines de l’exposé des maitrises planétaires dans la Tétrabible de Prolémée par Jacques Halbronn Nous avons traité cette question depuis une bonne cinqantaine d’années, puisque l’on peut remonter dans nos archives jusqu’en 1969. C’est en 1976 que nous avons, autant que nous nous en souvenions, publié nos travaux (Clefs pour l’astrologie, Paris, Seghers 1976 cf « L’évolution de la pensée astrologique face aux découvertes des nouvelles planètes du système solaire ( 1781-1930) communication au Congrès des Sociétés Savantes, Nancy, 1978, sciences, fasc. V, pp/ 145-156) Mathématiques divinatoires, Paris, Trédaniel, pp. 79 et seq) ) pour la première fois mais nous en avions fait la base de notre enseignement dès les années 1970-71, notamment auprès de certains membres de l »association des Amis de Dom Néroman (Jacques Moine, Max Duval, Maurice Béquart notamment), sujet qui les intéressait en raison du travail de leur maître dès les années trente.(cf Grandeur et pitié de l »astrologie, Paris Sorlot 1940 pp 75 et seq » Les dieux du zodiaque ». Durant l’Eté 1971, nous nous étions entretenus avec l’Italienne Lisa Morpurgo, lors d’un Colloque international de l’ISAR, à Aalen(RFA) laquelle avait développé des études de son coté, ce qui donnera en 1972 son Introduzione all’astrologia e decifrazione dello Zodiaco. Longanese, pp. 31 et seq. L’ouvrage parut en français, en 1974 sous le titre Introduction à la Nouvelle Astrologie. En 1975, nous donnerons un exposé sur ce sujet, au séminaire de Bernard Jaulin (Jussieu, Paris VII). Sautons 25 ans : en 2000, les Congrès d’Hermés publient leurs Actes de leur rencontre parisienne sous le titre « Les maitrises planétaires » avec des contributions de Yves Lenoble, Denis Labouré, Danièle Jay, Gilles Verrier, Solange de Mailly Nesle Marie Noelle Baudron, Fanchon Pradalier Roy, Jean de Larche. On ne nous y avait pas invité à intervenir. D’ailleurs, c’est peu après que nous reprendrons notre travail sur ce sujet, nous étant longtemps consacré au prophétisme (cf notre thèse d’Etat 1999, Le texte prophétique en France. Formation et fortune. Presses Universitaires du Septentrion) mais nos Clefs étaient reparues en 1993. Toutefois, dans l’article « Astrologie » paru dans l’Encyclopaedia Universalis, à la même époque, nous avions consacré un développement à la question (p. 288 vol. 1) Nous avions signalé la possibilité d’une discordance entre les attributions planétaires et la symbolique des signes proposée: » C’est ainsi que les deux signes de Vénus, tels qu’ils avaient été conçus à une période pré-ptoléméenne , correspondent bien à deux signes représentés par un couple et par une vierge, souvent accompagnée d’une licorne aux valeurs phalliques. Car dans l’iconographie astrologique, les Gémeaux sont souvent campés comme un couple qui s’enlace (..) Dès lors, les deux signes de Mercure auraient d’abord été le taureau et la Balance » Plus loin, nous évoquions la permutation soleil et lune dans le dispositif des exaltations : » Cela aurait tenu à la prise en compte de la précession des équinoxes qui aurait amené à constater que le point vernal se trouvait plutôt dans la constellation du bélier que dans celle du taureau » En 2001 et 2002, nous ferons deux commmnications dans des Colloques espagnols sur ces sujets. On trouvera ces textes dans la revue Beroso n°5 (Primeras jornadas de Historia de la astrologia en la antiguedad, Barcelone) « Ptolomeo y las astrologias del « Tetrabiblos » et dans le volume « Homo Mathematicus » Actos del Congreso Internacional sobre Astrologis griegos y romanos, Malaga 2002 « Comparaison du Tétrabible attribué à Ptolémée de la Mathesis de Firmicus Maternus » Dans le premier exposé l’on trouve un texte « Las exaltationes, estructura verdadera o fictitia? » nous signalions l’étrange opposition entre Mercure exalté en Vierge et Vénus en poissons », ce qui était une impossibilité astronomique, du fait de leurs élongations limitées respectivement à 28° et 48° du soleil! Dans le second exposé, quelques mois plus tard, nous constations que les explications fournies par les auteurs sur les rapports planètes-signes montraient que les dits dispositifs étaient transmis sans leurs clefs.(p. 151) On en arrivait à la conclusion que le Tétrabible pouvait ne pas avoir été l’oeuvre de Ptolémée » Cette astronomie fictive ne semble pas correspondre aux intentions affichées dans le premier livre et qui dénonce de tels procédés pseudo-astronomiques qui ne pouvaient que choquer un astronome comme l’auteur de l’Almageste » Rappelons que nous avons consacré une étude à Nicolas Bourdin, l’auteur de la traduction française du Tétrabible ainsi que du Centiloque (Trédaniel, 1993): Etudes autour des éditions ptolémaiques de Nicolas de Bourdin (1640-1651) in Le Centilogue de Ptolémée ou la seconde partie de l’Uranie. et plutôt encore rappelons, dès 1976, notre édition des « Remarques Astrologiques sur le commentaire du Centiloque par Nicolas de Bourdin » de Jean-Baptiste Morin ou le Fanal de l’astrologie »(Ed Retz) Avant d’aborder notre nouvelle description des « Maitrises planétaires » selon une tradition certainement antérieure à Ptolémée, il nous semble opportun, en effet, de nous intéresser quant à l’intérêt d’un tel dispositif pour l’astrologie et en ce sens, l’on comprend que Jean-Pierre Nicola ne l’ait point retenu dans son oeuvre. Bien des facteurs nous conduisent à penser que nous sommes en face d’une construction mathématique d’astronomes, désireux d’intégrer dans une théorie générale de leur métalangage les signes et les planètes, sans se préoccuper aucunement du symbolisme zodiacal ou mythologique (cf ce que nous avons signalé plus haut sur les domiciles de la déesse Vénus) Cela pose toute la question des rapports entre astronomie et astrologie et à n’en pas douter, ce petit jeu aura continué à partir de la fin du XVIIIe siècle lorsqu’il s’agira de nommer les astres nouvellement découverts : Uranus, Cérés et autres astéroides, Neptune – et à un certain moment l’ihtramercurielle Vulcain, Pluton et consorts en les intégrant dans un certain tissu mythologique, ce qui sera tout autant adopté avec enthousiasme par les astrologues, heureux de bénéficier d’une réelle complicité de fait Cela dit, il nous semble assez évident que les maitrises planétaires, telles qu’elles furent élaborées au départ, devaient observer une certaine cohèrence structurelle laquelle se sera altérée au fil des age tant et si bien qu’un Ptolémée, si tant est que ce soit lui, transmet sans rien y comprendre ou chercher à y comprendre grand chose. A ce propos, rappelons le traité d’Abraham Ibn Ezra (XIIe siècle) « le livres des raisons » (cf notre traduction, Retz 1977) et son chapitre II commentant le chapitre correspondant de son premier traité, Le Commencement de la Sapience (pp 238 et seq) « J’ai déjà cherché, écrit-il, dans les oeuvres des astrologues la raison des domiciles et je n’ai rien trouvé de correct si ce n’est qu’ils disent « Ainsi veut l’expérience le résultat auquel nous sommes arrivés (..) Hénoch dit que le Cancer est le signe du monde, c’est à dire qu’il culminait quand celui-ci fut créé » Ce qui nous renvoie à l’idée de « thema mundi » (cf R. Gleadow sur les exaltations, in Les origines du zodiaque, trad. de l’anglais, Paris, Stock, 1971; pp. 251 et seq) Selon nous, la meilleure approche est celle consistant à restituer une vraisemblance astronomique minimale, si l’on admet justement qu’un tel dispositif émane du milieu astronomique lequel ne saurait se confondre avec le milieu astrologique, même si à certaines époques, des confusions auront pu se produire. On admettra que l’on aura respecté a minima le phénomène des élongations évoqué plus haut mais alors comment expliquer que l’on puisse dans l’exposé des domiciles du Tétrabible (cf W .J Tucker, L’ astrologie de Ptolémée, commentaire du Tetrabiblos de Ptolémée, trad. de l’anglais, Paris, Payot, 1981 pp 73 et seq) avoir Mercure à la fois en gémeaux et en vierge, alors que le soleil est domicilié en lion, ce qui va pour Mercure en Vierge mais non en Gémeaux, car alors il serait trop éloigné du Soleil? De même Vénus ne peut elle avoir domicile en Taureau car la planète serait trop éloignée du dit soleil en Lion. La clef du problème tient au fait que l’on a affaire à deux référentiels et non à un seul à savoir qu’aux luminaires en cancer et en lion, il faut joindre les luminaires en bélier et taureau. Pourquoi cette autre position des luminaires ne figure pas dans le tableau du Tetrabiblos? Réponse:parce qu’on les en a ôtés. Question: et pourquoi? Réponse: pour faire de la place à Saturne! En effet, si l’on enlève Saturne, on peut réintégrer une autre position des luminaires et alors Mercure en Gémeaux et Vénus en Poissons respectent les distances à condition toutefois, comme on l’a signalé plus haut, de placer la Lune en bélier et le soleil en taureau, ce qui s’inscrit dans le tétramorphe des signes « fixes » avec le lion. On obtient ainsi le dispositif suivant: Lune- Mercure -Soleil deux fois du Bélier à la Vierge et en face Vénus Mars Jupiter puis Jupiter Mars Vénus, de la Balance aux Poissons. On est donc en présence d’une division en 4 puisque le sénaire est lui composé de deux ternaires, ce qui sous tend une division en 12 à caractère jupitérien (cycle de 12 ans). Mais il importe de souligner que les attributions des planètes aux signes ne sont que nominales. Il s’agit de préciser la signification du signe en le reliant à telle ou telle dénomination planétaire mais le bon mode d’emploi ne consiste pas à justifier un quelconque pluriplanétarisme. C’est la planète élue qui va ainsi se décliner et paradoxalement, nous pensons que la diversité des facteurs associés aux signes est la contrepartie de l’usage d’un seul et unique paramétre, tout comme un même verbe sera traité au prisme de la conjugaison . Chaque planète dispose d’un signe masculin et d’un signe féminin, ce qui n’est pas le cas si l’on garde Soleil en bélier et lion, deux signes masculins, Lune en taureau et en cancer, deux signes féminins Soit un double sénaire en rapport avec le duodénaire zodiacal CQFD. L’ajout de Saturne aura conduit à déstructurer complément le système et le décrocher de la réalité astronomique à laquelle Ptolémée substitue une logique symétrique factice du dédoublement des domiciles autour de l’axe Cancer-Lion Autrement dit, le dispositif dit des domiciles du Tétrabible est en réalité un double dispositif des domiciles et des exaltations avec un référentiel solsticial pour les uns et équinoxial pour les autres ..Selon nous, le dispositif en question reléve de l’astrologie rotationnelle, laquelle aura emprunté à l’astrologie zodiacale son découpage en 12 signes qui seront associés aux planètes. Mais pour actionner le dit agencement, il n’était pas question de traiter des planètes circulant réellement dans les signes mais de mouvoir l’Ascendant de naissance s’imprègnant ce faisant de la symbolique planétaire correspondant à chaque signe. On notera que la solution exposée dans l’Astronomicon par Manilius visait le même but mais en ne se limitant nullement aux dieux ayant donné leur nom aux planètes. Ainsi la Tétrabible aurait entériné le rapprochement entre les deux formes d’astrologies pour n’en faire plus qu’une. On notera que les maitrises jouent le role des aspects en astrologie rotationnelle du fait qu’elles servent à connecter les maisons entre elles et donc les planètes qui s’y trouvent. Le projet Hindsight substitue à l’exigence de cohèrence celui de l’ancienneté. Reste la question de Saturne. Notons que Saturne est le seul dieu- planéte qui n’appartient pas à l’Olympe. Il a du exister une tradition qui mettait cet astre à part et d’ailleurs de nos jours, les astronomes placent une frontière entre Jupiter et Saturne quant à leurs fonctions respectives au sein du système solaire. Au fond Saturne ouvrirait au monde « transjupitérien » avec Uranus, Neptune etc. et il faudrait renoncer à la formule » transsaturnien » car Saturne est déjà dans un autre champ.. A propos d’exemples de tentatives de faire correspondre le premier groupe au 7 au lieu du 6, nous renvoyons au Sefer Yetsira ou Livre de la Création où le classement des 22 lettres en trois groupes : 4 plus 6 plus 12 a laissé la place à 3 plus 7 ¨plus 12 (cf Clefs pour l’astrologie, 1976 p. 191) et ce aux dépends de la réalité grammaticale puisqu’en hébreu, il n’y a que six lettres qui ont une double prononciation (en abrégé : bagadkaphat) JHB 05 02 21

jeudi 28 mai 2026

jacques halbronn Masterclass en Anthropocosmologie. Partir du connu vers l’inconnu. La dialectique Lune Saturne.

jacques halbronn Masterclass en Anthropocosmologie. Partir du connu vers l’inconnu. La dialectique Lune Saturne. L’astrologie s’articule-t-elle sur cette formule de la Table d’Emeraude « « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. »? que faut-il entendre par « anthropocosmologie »? En tout état de cause, il importe de partit du connu, l’anthropos afin de décoder le cosmos, ensemble lointain sur lequel les humains seraient condamné à se projeter. Le tort de l’astrologie ne tient-il pas d’abord à un tel décalage méthodologique contre nature? Or ceux qui ne parvienent pas à comprendre le monde terrestre seront tentés de se référer au monde céleste…Tel est bien là le dilemme! Que savons -nous du monde céleste qui nous servirait de fil d’Ariane pour aborder ce qui nous est le plus proche, le plus familier? Faut-il se fier à la mythologie laquelle imprégne nettement l’astronomie tant pour ce qui est des planétes que des constellations? C’est ainsi que les astronomes contemporains n’ont pas hésité longtemps pour perpétuer les rapports avec les dieux du Panthéon, d’où les noms d’Uranus, Neptune et Pluton sans parler (pour les astéroïdes) de Cérés, Junon, Vesta; noms que les astrologues se sont empressés à intégrer dans leur tradition, à commencer par l’attribution de tel dieu à tel astre, complétant le dispositif figurant dans la Tétrabible de Ptolémée.(IIe siècle après JC) .* Le recours aux statistiques est il la solution? On pense aux travaux d’un Michel Gauquelin effectués à partir d’annuaires professionnels. On pense à André Barbault – à la suite de Gouchon- dans ses tentatives de trouver des points communs, sur le plan astronomique, aux deux Guerres Mondiales du XXe siècle. Mais peut-on faire intervenir des planétes inconnues des Anciens car invisibles à l’oeil nu comme le proposait ce dernier, recourant à Uranus, Neptune et Pluton, apport des astronomes à la description du ciel? Quant à Gauquelin, il ne tient aucun compte du passage des planétes sur l’écliptique et s ‘en tient à leur position dans le mouvement diurne, ce qui correspond à un état primitif de l’observation du Ciel. soit deux solutions radicalement opposées au regard de l’Histoire de l’Astronomie. Est-on en mesure de connaitre la façon dont les Anciens usaient de l’Astronomie? D’où l’importance que nous accordons à la religion, laquelle relie les humains au « Ciel », référence fort ambigue. On pense au Shabbat, dans la tradition juive, qui se célébre, chaque semaine, le « samedi » (en anglais Saturday, ce qui renvoie à Saturne). La semaine est liée à la Lune et à ses phases de 7 jours. Mais la célébration du Shabbat ne respecte nullement les dites phases(nouvelle lune, pleine lune) et s’en tient à une hémérologie bien incertaine, bien que le début des mois s’articule sur la nouvelle Lune; Sur le web: « Chaque nouveau mois commence avec la nouvelle lune. Le calendrier (hébraïque) s’aligne sur une année solaire et sur des lunaisons de 29 jours 12 heures 44 minutes et 3 secondes + ⅓ de seconde et alterne des mois de vingt-neuf et de trente jours. » La question qui se pose est la suivante: existe-t-il un quelconque déterminisme à se conformer à tel ou tel cycle cosmique ou s’agit plutôt il d’un paramétre purement « culturel » plutôt que « naturel »? Le chercheur en astrologie est bien obligé d’étudier dans quelle mesure, notre Humanité est, consciemment ou subconsciemment, impactée par quelque modéle céleste, ce qui nous renvoie à l’anthropocosmologie. Il s’agit donc, selon notre « méthode » d’identifier quelque forme de cyclologie en dehors même de tout référentiel astronomique et ce n’est que dans un deuxiéme temps qu’un rapprochement pourra s’établir entre cyclicité d’en bas et cyclicité d’en haut, pour paraphraser la Table d’Emeraude. Comme il serait commode si les sciences sociales avaient été en mesure de nous fournir les bases d’une telle cyclologie d’en bas, ne s’appuyant sur aucune cyclologie d’en haut? La cyclologie n’est elle pas chose trop sérieuse pour l’abandonner aux astrologues, lesquels sont à l’évidence, par trop, impactés par la sphère mythologique dans laquelle baigne l’astronomie? Un dialogue pourrait-il s’instaurer entre astrologues et astronomes? Il importera ainsi de se demander ce que l’Humanité attendait du Ciel, ce qui pose la question des rapports entre astronomie et politique/pouvoir. Dans nos Clefs pour l’Astrologie (Seghers, 1976), nous avions mis l’accent sur le cyclicité des empires se faisant et se défaisant, tour à tour, d’où les notions d’unicité (U) et de multiplicité (M) que nous avions introduites mais cette cyclicité nous avait interpellé avant même de nous intéresser à l’astrologie et nous l’avions associée au passage des planétes sur les axes équinoxiaux et solsticiaux, liés au cycle saisonnier, ce qui ne correspondait nullement à la statistique gauuquelienne étrangère au Zodiaque, mais l’astrologie mondaile barbaultienne ne tenait pas davantage à la position des astres sur l’écliptique. Or, pour nous l »anthropocosmologie doit impérativement connecter le ciel cosmique et le cycle des saisons terrestres. Dès le départ, nous avions été choqués par la débauche de facteurs prétendument fournie voire imposée par l’astronomie au risque de saturation. Trop de signifiants! Par ailleurs, l’astrologie était surtout connue du public par le signe solaire déterminé par le seul passage du Soleil au travers du zodiaque, ce qui correspondait à une toute autre façon, bien plus économe de moyens d’appréhender, de traiter le ciel. Les astrologues avaient coutume d’opposer à un tel modéle le recours au thème natal, au « ciel » individuel, dépendant du lieu et de l’heure de naissance, ce qui générait une complexité extraordinaire. Michel Gauquelin- dont on a dit qu’il n’avait cure du positionnement zodiacal - aura combiné une typologie réduite à 5 planétes et professions (Lune, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne) et la question du mouvement diurne sur 24 heures avec un changement de paramétre en l’espace de quelques heures d’où l’importance de la connaissance de l’heure de naissance, ce qui nous semblait anachronique si l’on se reportait des milllénaires en arrière où une telle connaissance et précision nous apparaissait fort improbable et nous avons suggéré l’existence d’une astromancie horaire qu’il aurait ainsi exhumée, antérieure à l’ordre astrologique nouveau mis en place ultérieurement et qui devait être notre véritable objet d’étude. Selon nous, l’astrologie gauquelinienne n’est pas généthliaque mais horaire, la naissance n’étant qu’un avatar de l’astrologie horaire. Autrement dit, l’astrologie avait fondamentalement vocation à organiser, à formater les sociétés et non à analyser les individualités. Elle était avant tout une cyclicité, à l’instar des constitutions actuelles lesquelles proposent une sorte de pseudo astrologie, instituant une fausse science se substituant à une astrologie authentique. Selon nous, notre humanité est saturno-centrée, d’où l’importance du Shabbat lunaire, Saturne et la Lune étant liés au nombre 7 astronomiquement. Mais la Lune est un artefact dépassant les données astronomiques, en ce qu’elle est le satellite de notre Terre. Il y a bien là une sorte de mode d’emploi montrant que le systéme solaire primitif aura été reformaté dans le cadre d’un dessein intelligent, ce qui nous renvoie à une théologie particulière non réductible à un processus évolutif « naturel », et donc à une forme de créationisme biblique. En conclusion, nous dirons qu’il existe une cyclicité qui peut s’observer sans référence à l’astronomie, laquelle cyclicité est connectable avec celle de Saturne en rapport avec le cycle saisonnier de notre Terre; Sur Wikipedia jacques halbronn Masterclass en Anthropocosmologie. Partir du connu vers l'inconnu. La dialectique Lune Saturne. dans anthropocosmologiz 500px-Houghton_Typ_620.09.482_Heinrich_Khunrath%2C_Amphitheatrvm_sapientiae_aeternae Planche représentant une version latine de la Table d’émeraude gravée sur un rocher dans une édition de l’Amphitheatrum Sapientiae Eternae (1610) de l’alchimiste allemand Heinrich Khunrath. La Table d’émeraude (Tabula Smaragdina en latin) est un des textes les plus célèbres de la littérature alchimique et hermétique. C’est un texte très court, composé d’une douzaine de formules allégoriques et obscures, dont la plus célèbre : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. » JHB 28 05 26

mercredi 27 mai 2026

jacques halbronn Master Class Méthodologie de la Recherche Astrologique/ Les statistiques événementielles.

jacques halbronn Master Class Méthodologie de la Recherche Astrologique/ Les statistiques événementielles. Il y a une bonne trentaine d’années, nous avions diffusé une plaquette intitulée « L’astrologie selon Saturne », au Salon de l’Astrologue (Palais des Congrès Porte Maillot . Paris) .Ce document était axé sur le passage de Saturne sur le point vernal (0° bélier) Mais nous y indiquions que la série d’événements que nous avions suivie sur deux siècles, de 1789 à 1994 se situait plutôt en poissons qu’en bélier. Il nous aura fallu attendre 2026 pour comprendre ce décalage. En 2003 (http://ramkat.free.fr/ashalb14.html nous avions opté pour la conjonction de Saturne avec les étoiles fixes royales (Aldébaran, Régulus etc) pour tenter d’expliquer le décalage entre bélier et poissons. Quelle leçon tirer d’une telle observation? Que la recherche astrologique ne doit pas se soumettre à un modéle préétabli., que cela tienne au découpage zodiacal ou aux conjonctions planétaires car l’on risque de manquer des événements socio-historiques majeurs, mésaventure qu’aura connue André Barbault, au lendemain de 1989 et du démantélement du bloc communiste. Barbault n’aura pas su qualifier de décolonisation ce qui s’était déroulé sous ses yeux et le relier au démantélement de l’empire colonial français 30 ans plus tôt, dans le même secteur zodiacal, Saturne se trouvant dans les deux cas à la même position, au début du signe du capricorne/ Apparemment, l’engagement communiste de Barbault l’empéchait de faire un tel rapprochement entre 1960 et 1989. De même, certains rechigneront à qualifier d’invasion ce qui se produisit en 1967 et 1939, en raison de leur engagement sioniste….Or, il est essentiel que le chercheur en astrologie ne connaisse point ce type de blocage, de biais idéologique! Ce n’est que récemment qu’il nous aura été possible d’élaborer un nouveau modéle en passant d’un Zodiaque à 12 signes à un zodiaque à 8 signes, sur la base d’une division en 2 et non en 3 des arcs saisonniers, accordant la plus grande importance au passage de Saturne sur le quinzième degré des signes fixes.(15° taureau, lion etc), point négligé jusques alors. Nous avons fini par considérer les axes saisonniers ( équinoxes; solstices) non plus comme un début de phase mais comme un pic de phase, ce qui conférait aux signes mutables un rôle majeur d’antichambre au signe cardinal, d’où le cas des Poissons précédant le Bélier, ce qui correspondait à nos observations exposées dans notre Astrologie selon Saturne. Cela valait pour le Sagittaire (notre signe solaire) précédant le Capricorne, et cela permettait de prendre en considération l’avénement de Gorbatchev, 3 ans 1/2 plus tôt en 1985., fin scorpion -début Sagittaire. C’est ainsi que les 45 degrés précédant le passage de Saturne sur l’un des axes saisonniers, revétiraient dès lors une importance majeure, conduisant le chercheur à aller en amont de l’événement étudié lequel serait la résultante du passage de Saturne sur le 15e degré du signe fixe (correspondant d’ailleurs peu ou prou aux étoiles fixes royales, cf supra) On pourrait même parler d’une phase ascendante de Saturne entre le 15° degré fixe et le 0° cardinal, et d’une phase decroissante de Saturne entre le 0°cardinal et le 15°fixe suivant, ce qui aboutirait au lendemain de 1989 à la dissolution de l’URSS, dans les derniers jours de 1991, lors de l’entrée de Saturne en verseau, signe fixe. La boucle étant ainsi bouclée, de 1985 à 1991 avec l’entrée dans un nouveau cycle de 15 ans. C’est dire que les deux fétiches de Barbault, le cycle Saturne-Neptune et l’indice cyclique se trouvaient définitivement disqualifiés et impropres. A bon entendeur salut! En tout état de cause, tous les 7 ans, de nouveaux enjeux se présentent de par le monde et il importe de se focaliser sur le retour de Saturne sur le 15e degré d’un des 4 signes fixes comme point de départ d’un nouveau cycle événementiel et existentiel. Le passage de Saturne sur le 0° degré d’un des 4 signes cardinaux exige de se reporter en amont comme en aval au 15° degré fixe qui précéde et qui succéde, ce qui correspond à une structure triangulaire. JHB 27 05 26

lundi 25 mai 2026

jacques halbronn Master Class Astrologie Septénale et triangulatoire

jacques halbronn Master Class Astrologie Septénale et triangulatoire On étudiera avec notre nouvelle méthode triangulaire la période 2000-2028 puis la période 1933 -1992. On aura compris que le commencement et la fin de chaque période triangulaire ne correspondent pas à la tonalité de l’axe central des triangles. TABLEAU DES TRIANGULATIONs 2000- 2028 La méthode des triangulations permet de mettre les événements en perspective, tant en amont qu’en aval, couvrant ainsi systématiquement des périodes de 7 ans. Il importe notamment de déterminer si tel événement commence un cycle ou bien en est la conclusion. C’est ainsi que le grand Colloque de 2004 sur l’axe solsticial, en cancer a été préparé par le Colloque MAU-CURA-RAO de fin 2000 avec Saturne en taureau et a passé le relais en 2007 avec un nouveau triangle couvrant 7 années jusqu’en 2014 autour de l’axe équinoxial en balance en 2009. C’est notamment la période de Téléprovidence et d’une couverture du monde francophone, culminant avec le Congrès de Montréal. Le triangle C correspond selon nous à l’ascension d’Emmanuel Macron, élu à la Présidence de la République en 2017 avec Saturne passant sur l’axe solsticial, ce qui indiquait le besoin d’un dépassement des anciens clivages partisans, au dessus de la mélée. Le triangle D du fait de son équinoxialité, à la pointe du triangle, correspond à la dissolution de l’Assemblée Nationale par Macron en 2024 et à son alliance au sein du Nouveau Front Populaire.(avec LFI et Mélanchon). Les périodes équinoxiales sont marquées par des rapprochements problématiques, ce qui est le cas en 2026, avec Saturne repassant en bélier, avec l’intervention USA-Israel face à l’Iran et ses alliés. triangle A : mi-taureau- 0° cancer- mi lion 2000-2004-2007 Axe solsticial triangle B mi-lion- 0° balance–mi Scorpion 2007-2009- 2014 Axe équinoxial triangle C mi-Scorpion- 0° Capricorne- mi-Verseau 2014-2017 2021 Axe solsticial Triangle D mi-verseau -0° Bélier- mi-taureau 2021- 2025- 2028 Axe équinoxial Rappel Les phases à dominante (point du triangle) solsticial correspondent à un retrait de la puisance dominante alors que celles à dominante équinoxiale correspondent à un processus d’occupation. l933 Hitler chancelier Saturne verseau.Annexion Sudétes 1938 Colonisation de la France. 1940 1941 Défaite allemande Stalingrad (taureau). Débarquement en Normandie (44) Partition du mandat britannique en Palestine(1947) Axe solsticial (Cancer). 1954 Guerre Algérie. Décolonisation de l’empire français triangle à la pointe solsticiale Début 15° Scorpion 1963 Phase équinoxiale Traité franco-allemand de l’Elysée Saturne à 15° verseau. Guerre des Six jours 1967 (Saturne bélier) jusqu’à Saturne à 15° taureau 1971. 1971 Début 15° taureau. Pointe solsticiale du triangle en cancer. 1977 Saturne en lion. Israel renonce au Sinai. 1975. Fin 15° Lion 1977 Saturne en lion Pointe du triangle en balance.Phase équinoxiale. Invasion soviétique de l’Afghanistan Fin Saturne en scorpion 1985 Saturne à 15° scorpion. Gorbatchev. Décolonisation soviétique (1989) triangle à la pointe solsticiale (0°capricorne). JHB 25 05 26

dimanche 24 mai 2026

jacques halbronn Astrologie Septénale. Triangulation: axes saisonniers au sommet et non au début

jacques halbronn Astrologie Septénale. Triangulation: axes saisonniers au sommet et non au début Il nous faut corriger une erreur de modélisation: le passage de Saturne sur les axes saisonniers ne déterminent pas le début d’un signe mais son point culminant. Il y a une trentaine d’années, dans notre Astrolologie selon Saturne, nous avions noté que l’événementialité ne débutait sur le point vernal mais sensiblement plus tot en poissons. Mais nous n’avions pas à l’époque appliquer le mode de triangulation qui aurait placé le passage de Saturne en signe cardinal en milieu de phase et non pas en début de phase ou de signe. Soit un décalage de plusieurs années dans le repérage des 8 signes de 45°. Excusez du peu, tant au début de la phase qu’à sa fin. Tout se trouvait ainsi décalé. Ce ne serait plus désormais le 0° bélier mais le 15° Verseau qui serait à considérer et ainsi de suite… La croix des fixes serait la base de notre repérage et non plus la croix cardinale qui signalerait le passage à la phase 2 du signe et non plus à la phase 1. Mais un tel décalage était également susceptible de fausser notre description des phases vu que le contenu des dites phases s’en trouvait décalé de 45°. Les équinoxes et les solstices ne déterminent donc plus les changements de phase et convient-il – alors de parler de phases équinoxiales et solsticiales? Le probléme recoupe le débat posé par l’astrologie sidéraliste (Dorsan, Marie Delclos, Labouré, J. de Lescaut etc FAS, Fédération des astrologues sidéralistes) Dans l’immédiat, on s’en tiendra aux appellations actuelles. En phase équinoxiale de Saturne (débutant donc en signe fixe) cela favorise les expansions, les dépassements alors qu’en phase solsticiale, cela favorise la verticalité et la distanciation. C’est ainsi que le démembrement des empires serait d’ordre solsticial tandis que leur constitution ou reconstitution serait d’ordre équinoxial. Actuellement, le passage de Saturne en bélier aura donc été préparé dès son passage à 15° verseau en 2022 pour culminer en 2025-26.(avec une rétrogradation) Ce passage aura amélioré la compatibilité et le sens du compromis entre formations politiques. C’est ainsi que Gorbatchev est arrivé au pouvoir en 1985 et donc les événements de 1989 n’en sont que la conséquence. JHB 24 05 26