Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)

Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
.
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dimanche 7 juin 2026

jacques halbronn Son tropisme vers le XVIIe siècle astrologique. Morin, Gassendi, Eustache Lenoble

jacques halbronn Son tropisme vers le XVIIe siècle astrologique. Morin, Gassendi, Eustache Lenoble Halbronn (J.), Remarques astrologiques de Jean-Baptiste Morin sur le commentaire du Centiloque de Ptolémée, ou la seconde partie de l’«Uranie» de Messire Nicolas Bourdin, Marquis de Villennes, Paris, 1975, 303 pp. Halbronn (J.), ‘Les historiens des sciences face à l’activité astrologique de Kepler’, in Comptes Rendus du 104e Congrès National des Sociétés Savantes (Bordeaux, 1979), Sciences, Paris, 1979, fasc. 4, pp. 135–145. Halbronn (J.), ‘The Revealing Process of Translation and Criticism in the History of Astrology’, in Astrology, Science and Society: Historical Essays, ed. P. Curry, Woodbridge, 1987, pp. 197–217. Halbronn (J.), Introduction bibliographique à l’étude de l’astrologie française, Université de Paris 9e (thèse), 1989. Halbronn (J.), ‘Pierre Gasendi et l’astrologie judiciaire: approche bibliographique’, Quadricentenaire de la Naissance de Pierre Gasendi, 1592-1655. Annales de Haute-Provence 113 (1993), pp. 255–270. Halbronn (J.), ‘L’empire déchu ou l’astrologie au XVIIe siècle’, Politica Hermetica 11 (1997), pp. ?–?. Halbronn (J.), ‘Les résurgences du savoir astrologique au sein des textes alchimiques dans la France du XVIIe siècle’, in Aspects de la tradition alchimique au XVIIe siècle. Actes du colloque international de l’Université de Reims-Champagne-Ardenne (Reims, 28 et 29 novembre 1996), ed. F. Greiner, Paris-Milano, 1998, pp. 193–205. Halbronn (J.), ‘L’astrologie sous Cromwell et Mazarin’, Politica Hermetica 17 (2003), pp. 70–94. Halbronn (J.), ‘The Importance of Comets for the Cause of Astrology: the Case of Pierre Bayle in the Years 1680-1705’, in Astrology and the Academy. Papers from the Inaugural Conference of the Sophia Centre, Bath Spa University College, 13-14 June 2003, eds N. Campion, P. Curry, M. York, Bristol, 2004, pp. 181–201. halbronn (J.) Questions autour du texte sur l'éclipse de 1654 attribué à Gassendi –in Gassendi et la modernité, dir Sylvie Taussig 2008. Annexe 1 Jacques Halbronn Liste de ses communications et ses mémoires sur l’Astrologie au XVIIe siècle Posté par nofim le 18 juin 2021 Outre ses éditions consacrées à Jean Baptiste Morin (Ed Retz, 1975) et à Nicolas Bourdin (ed Trédaniel-La Grande Conjonction, 1993) et sa thèse de post doctorat Le Dominicain Jean de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle (EPHE Ve section, 2007), on signalera des études de Jacques Halbronn traitant de l’astrologie au XVIIe siècle, parues au sein d’ouvrages collectifs entre 1980 et 2015 Halbronn J.. … Recherches autour de l’édition française du Splendor Solis (1612) · in revue française d’Histoire du Livre, 2015 Halbronn (J.), ‘Pierre Gassendi et l’astrologie judiciaire: approche bibliographique’, Quadricentenaire de la Naissance de Pierre Gasendi, 1592-1655. Annales de Haute-Provence 113 (1993), pp. 255–270. Jacques Halbronn, Questions autour du texte sur l’éclipse de 1654 attribué à Gassendi –in Gassendi et la modernité, dir Sylvie Taussig 2008 Halbronn (J.), ‘L’empire déchu ou l’astrologie au XVIIe siècle’, Politica Hermetica 11 (1997), pp. ?–?. Halbronn (J.), ‘Les résurgences du savoir astrologique au sein des textes alchimiques dans la France du XVIIe siècle’, in Aspects de la tradition alchimique au XVIIe siècle. Actes du colloque international de l’Université de Reims-Champagne-Ardenne (Reims, 28 et 29 novembre 1996), ed. F. Greiner, Paris-Milano, 1998, pp. 193–205. Halbronn (J.), ‘L’astrologie sous Cromwell et Mazarin’, Politica Hermetica 17 (2003), pp. 70–94. Misères de l’Histoire de l’Astrologie Gaston Bachelard et les Véritables Connoissances des Influences Célestes et sublunaires de R. Decartes (sic) (sur NOFIM, d’abord paru sur le site du CURA.free.fr Halbronn (J.), ‘The Importance of Comets for the Cause of Astrology: the Case of Pierre Bayle in the Years 1680-1705’, in Astrology and the Academy. Papers from the Inaugural Conference of the Sophia Centre, Bath Spa University College, 13-14 June 2003, eds N. Campion, P. Curry, M. York, Bristol, 2004, pp. 181–201. Halbronn J. Introduction bibliographique à l’étude de l’astrologie française de la fin du XVe siècle à la fin du XXe siècle. 1989, sur la plateforme SCRIBD Halbronn compte rendu du livre d’Elisabeth Labrousse. L’entrée de Saturne en lion, Nijhoff 1974 in Revue d’Histoire des Sciences ; 1980 Halbronn Jacques H.,Les variations d’impact des comètes en France. Etude bibliographique(fin XV e -fin XVIII E siècles) , in La Comète de Halley et l’influence sociale et politiquedes astres , Actes du Colloque tenu à Bayeux au Centre Guillaume Le Conqué-rant en Octobre 1986, Bayeux, Ville de Bayeux, 1991, pp. 53-10 Halbronn, J. Article sur Jean-Baptiste Morin, Cahiers Astrologiques, Nice, 1976 Halbronn J. The Astrologer Marquis, Astrological Review , Hiver 1974 (sur Nicolas Bourdin) Yves de Paris, un capucin astrologue ; site NOFIM 2014, paru d’abord sur le site du CURA.freee.fr On ajoutera l'interet porté pour Eustache Lenoble, ce qui impacta Patrice Guinard. Eustache Lenoble (1643-1711): Un Bilan sur l'Astrologie à son déclin (Avec des extraits de son Uranie, ou les Tableaux des Philosophes) par Patrice Guinard J. Halbronn Eustache Le Noble comme historien de l’astrologie (2021) On signalera notamment en 1993 notre reprint (Ed Trédaniel) de la réédition (en 1785) par Etteilla de l'Uranie de Lenoble 'L(Astrologie du Livre de Toth" annexe 2 La recension des textes astrologiques français et l’obstacle du latin. J. B. Morin, Gassendi, Pierre Petit par Jacques E. Halbronn Certaines lacunes bibliographiques semblent liés à la question d’un bilinguisme français-latin se perpétuant tout au long du XVIIe siècle. Au cours de nos recherches s’étalant sur un demi-siècle, quelques cas nous apparaissent comme emblématiques. On s’intéressera successivement à Jean-Baptiste Morin (de Villefranche), à Pierre Gassendi et à Pierre Petit dans le cadre de la littérature astrologique au sens large, à savoir englobant autant les défenses que les critiques de l’Astrologie et des astrologues.. Le cas de Morin de Villefranche Jusqu’au début des années 70 du siècle dernier, Morin était considéré comme un auteur ayant produit son œuvre en latin. Plusieurs traductions vers le français avaient d’ailleurs été publiées, sur plusieurs décennies, par les soins de H. Selva et de Jean Hiéroz, à partir de chapitres de son énorme « Astrologia Gallica » posthume (La Haye 1661) Et puis, un beau jour de 1971, nous fimes la découverte à la Bibliothèque de l’Arsenal des Remarques Astrologiques sur le Centiloque, dans une réédition posthume de 1657 (Paris, Pierre Ménard), la première édition étant parue chez l’auteur-éditeur en 1654..Ce fut un choc pour le milieu astrologique de s’apercevoir que l’on était passé à côté de deux éditions d’un travail de Morin censé servir de préambule à la dite Astrologia Gallica. En 1975, nous publiames cet ouvrage, en en ayant modernisé la langue (Ed Retz. Collection Bibliotheca Hermetica, dir. René Alleau) Le cas Gassendi Gassendi fut un adversaire déclaré de Morin, professeur au Collége Royal et cela fut l’occasion de recueil de lettres des amis de Gassendi contre l’astrologie et plus spécialement contre Morin, dans les années cinquante. Mais l’essentiel de l’oeuvre de Gassendi était parue en latin et ce dès les années 1630. Or, en 1992, au Colloque Gassendi de Digne, nous avons montré que Mersenne, à l’intérieur de ses Préludes à l’Harmonie Universelle (1636) avait traduit en français un assez long texte sur l’astrologie. Mais ces deux cas sont déjà de l’histoire ancienne et nous nous arrêterons plus spécialement sur le personnage de Pierre Petit, dont l’oeuvre relative à Nostradamus sera passée totalement inaperçue des nombreuses bibliographies consacrées au corpus Nostradamus, depuis une quarantaine d’années, si l’on débute avec Daniel Ruzo et son Testament de Nostradamus (Ed Rocher, 1982) et continue avec Michel Chomarat, Robert Benazra, Patrice Guinard, Mario Gregorio.Et la raison de cette lacune, on la devine, c’est qu’il s’agit d’un texte d’un auteur français paru en latin, à Leipzig, en 1686, à savoir le De Sibylla libri tres, ouvrage qui ne comporte en son titre aucune mention de Nostradamus lequel n’occupe d’ailleurs qu’un chapitre, soit tout de même une bonne douzaine de pages. Hervé Drévillon, dans sa thèse de 1994(EHESS) Lire et écrire l’avenir. Astrologie, prophéties et prédictions dans la France du XVIIe siècle (1610-1715) signale deux textes de Pierre Petit, en français, dont notamment un texte relatif à l’Eclipse de 1654,L’éclipse du Soleil, du 12 d’août 1654, ou Raisonnements contre ses pronostiques, Ed Pierre Gomboust , Paris ,Paris, A. Lesselin,1654. affaire à laquelle Elisabeth Labrousse consacra un ouvrage (La Haye, Nijhoff, 1974, dont nous fimes la critique), « L’Entrée de Saturne au Lion ». Or Blaise Pascal qui s’était intéressé à ce phénoméne était en relation avec ce Pierre Petit. Mais ce n’est que 30 ans plus tard que le même Petit, en 1586, à l afin de sa vie (il décédera l’année suivante) produisit son étude sur la Sibylle, incluant le développement mentionné consacré à Nostradamus et à ses Centuries, sous le titre : De Michaele Nostradamo & fatidicis ejus Centuriis iudicium » (chapitre IX du Livre III, voir aussi fin de son chapitre VIII) L’ouvrage de Pierre Petit n’est d’alleurs nullement absent parmi les numérisations : https://books.google.fr/books?id=HpJTAAAAQAAJ&pg=PA333&lpg=PA333&dq=de+sibylla+libri+tres+pierre+petit JHB 07 06 26

jacques halbronn De l'Invention de l'Astrologie. Les risques d'anachronisme/

jacques halbronn De l'Invention de l'Astrologie. Les risques d'anachronisme/ 'Une longue tradition d'observation", tel est le discours stéréotypé que tiennent les astrologues à propos de leur discipline. Nous réfutons une telle présentation car nous pensons qu'il faut bel et bien parler de l'invention de l'Astrologie tout comme on parle de l'invention de l'imprimerie au XVe siècle. La question n'est pas : est ce que l'astrologie est concevable en tant phénoméne "naturel" mais à quelle époque , l'astrologie a -t-elle vu le jour et dans quelles conditions a-t-elle été fabriquée? Il ne s'agit donc pas de se demander si l'astrologie est dans les moyens de la techno-science contemporaine mais bien si elle a pu être instaurée dans un passé plus ou moins lointaine par une civilisation technologiquement bien plus avancée que la notre, de nos jours; Certes, depuis le XVIIIe siècle a-t-on été en mesure de découvrir des astres inconnus de l'Antiquité grace au perfectionnement conduisant de la lunette au téléscope, en pensant que cela annonçait un murissement de la quéte astrologique. Mais l'incapacité reconnue des adversaires de l'astrologie à valider celle-ci est révélatrice d'un gap technologique , d'un aveu d'impuissance qu'ils mettent au discrédit de l'astrologie plutôt que de reconnaitre leur propre déficit cognitif. Cela pose le probléme de la Surnature et donc d'une Seconde Création venant réformater une première ébauche aléatoire. C'est tout le débat autour du Dessein Intelligent, volontiers traitée de pseudo-science avec la question des extra-terrestres (cf Jean Sendy La Lune clef de la Bible) Certains chercheurs déclareront que cette approche rend l'astrologie encore plus discutable... Selon nous, l'avenir de l'astrologie passe par la théologie, c'est à dire par l'idée d'un Dieu "créateur" (Deus Faber) venant reformater notre systéme solaire et notre Terre - et ses occupants - qui en fait partie intégrante. La question théologique récurrente posée par le prophétisme biblique (cf le Livre d'Osée) est la suivante: qu'est ce qui n'est à la portée des humains, qui n'est pas fabriqué de main d'homme? L'idole est rejetée parce que le fait d'humains. Savoir distinguer le bon grain de l'ivraie, la transcendance de l'immanence. Le miracle est au coeur du débat: qu'est ce qui est à la portée ou hors de portée de l'ingénièrie humaine? Il importe que les théologiens comprennent enfin que valider l'astrologie en tant qu'invention non humaine, c'est faire la preuve d'un dieu "créateur". Cela dit, il y a une astrologie générée par les humains, c'est celle mise à jour par Michel Gauquelin, il y 70 ans. En 1986, dans l'Etrange histoire de l'astrologie Ed Artefact- Veyrier, avec Serge hutin, nous avons soutenu la thèse selon laquelle les humains auraient pu se conditionner mais il s'agit là d'une forme d'astrologie primitive, ne prenant pas en compte les cycles planétaires sur l'écliptique, et qui reléve d'une astromancie à savoir agir en accord avec le lever et la culmination de certaines planétes selon le mouvement diurne (cf Les Personnalités planétaires, Ed Trédaniel, 1992) Il y aurait selon nous une accoutumance du corps humain à tenir compte au quotidien de la position de tel ou tel astre-totem, propre à tel ou tel groupe socio-professionnel Mais ce n'est pas de cette astrologie qu'il s'agit ici mais d'une astrologie saturno-centrée qui aurait réaménagé notre système solaire e ne retenant que Saturne (d'où notre astrologie septénale). Selon nous, la connaissance de l'heure de naissance n'aura pas été la base de la pratique astrologique et Gauquelin n'aura pas compris que le moment de naissance n'est qu'un épiphénoméne d'une relation permanente, suivie, de la personne avec le cours quotidien des astres. Selon nous, la personne sensible à la présence de Jupiter à l'horizon de sa naissance l'est probablement tout autant, à d'autres moments de son existence. C'est précisément un tel biais que Gauquelin dénonçait (L'influence des astres, 1955) mais dont il aura été lui même victime Ajoutons que la prise en compte du moment de naissance aura été une coutume tardive, ne serait ce que techniquement et au niveau des archives d'état civil et de baptéme. Evitons les anachronismes. Le terme" invention de l'astrologie" peut préter à confusion car on peut fabriquer de faux savoirs, générer une fausse réalité, ce qui est le cas de l'astrologie actuelle en tant que "fausse science". Nous réserverons la formule à la construction d'une Astrologie sous tendue par une bio-technologie opérationnelle, que l'on sera en mesure de valider statistiquement et non au cas par cas car le thème astral est incompatible avec toute recherche statistique digne de ce nom . JHB 07 06 26

samedi 6 juin 2026

jacques halbronn Linguistique LE Sefer Yetsira et la genése de notre alphabet Centralité de la lettre Qoph. La Qabala/

jacques halbronn Linguistique LE Sefer Yetsira et la genése de notre alphabet Centralité de la lettre Qoph. La Qabala/ En 1976, dans Clefs pour l'astrologie (Ed Seghers), nous avions signalé que le classement des lettres présenté dans le Livre de la Formation ne collait guère avec notre ordre "alphabétique" à commencer par la première lettre, le Aleph et nous proposions alors de débuter avec la lettre Qoph. Force est de constater que l'agencement du SY va dans le sens du sénaire, avec ses 6 lettres doubles, à la double prononciation. (Bagadkaphath) Mais le SY ajoute une septiéme lettre double pour intégrer Saturne, ce qui correspond à notre description des domiciles planétaires (c Tétrabible) Sur le web " Sept doubles : BGD KPRT. Elles s'expriment dans deux niveaux du langage : B-V G-GH D-DH K-KH P-F R-RH T-TH" Or, selon la grammaire hébraique, le R (Resh) n'est pas double et ne comporte pas de dagesh pour fonctionner sur deux plans. Pourquoi par ailleurs, parle t-on de trois lettres "mères" alors qu'il y a 4 Eléments et que la troisiemé colonne du dispositif prévoit 4 lettres s'ajoutant aux 18 lettres des deux premières? sur le web 3-1 Trois mères : Aleph, Mem, Shin. Elles se tiennent entre le plateau du mérite et le plateau du devoir que le langage équilibre. 3-2 Trois mères : Aleph, Mem, Shin. Un grand et merveilleux secret y est dissimulé et scellé par six formes naturelles. D'elles émanent : Air, Eau, Feu. D'elles sont nés les Pères et des Pères, les engendrements." Manque l'élement Terre que l'on a évacué pour fournir une septiéme lettre au groupe des lettres doubles." Mais cette lettre Qoph joue un rôle tout à fait central dans le monde latin puisqu'elle est l'"initiale de Quatre et de Question, de quoi, de quel, de quand, de qui, de quid, de qualité/quantité, de quatuor etc. Etymologie de carré: sur le web " Du latin quadratus, participe passé de quadrare (« carrer »), lui-même dérivé de quadrus (« carré »). L'étymon est issu de quattuor (« quatre »), de l'indo-européen commun * kʷetwóres. Le terme fut aussi attesté sous la forme quarré." En anglais et en allemand, le q disparait ( aphérèse contraire d'apocope), ce qui donne was, wann, wo, where, whom, whose, wie. En comparaison, la lettre Aleph est assez insignifiante en tant que consonne même si elle est liée au pronom personnel singulier et pluriel (ani, אֲנִי anahnou) En arabe, le coeur se dit qalb قَلْب [qalb], et en hébreu, Lev avec la perte de l'initiale. Les commentateurs ont du mal avec le Aleph qui "n"a pas de son propre". On le retrouve dans l'alphabet grec et dans l'alphabet latin en tant que voyelle, ce qui ne colle pas avec l'idée d'un alphabet sémitique consonantique. Sur le web ""Aleph est le point de départ, le commencement, l'unité divine par excellence puisque qu'elle est la première lettre du mot Ayin Soph, l'énergie " " Aleph א. L'aleph est le chef silencieux de l'alphabet hébreu. Il n'a pas de son propre mais soutient les voyelles". Selon notre reconstitution (voir aussi nos Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel, 1983), nous avons trois colonnes : le groupe de 12 lettres simples fait pendant aux 6 lettres doubles, ce qui montre bien que l'ajout d'une septiéme lettre n'est pas recevable. Ce groupe était au départ constitué en haut des deux premières colones, du Qoph et du Yod, puis suivait les 6 lettres doubles réparties sur ces deux colonnes, puis le 10 lettres simples, puisque 2 lettres simples avaient déjà servi. La troisiéme colonne comportait 4 lettres, ce qui devait correspondre aux 4 Eléments et donc cela ne colle pas avec les 3 lettres mères .Aleph, Mem, Shin, le Aleph ayant été déporté dans le groupe des 12 lettres simples. Le Resh lettre simple, quant à lui devenait une lettre simple alors qu'il figure dans l'alphabet hébreu dans le groupe des 4 lettres finales! Nous rappelons que dans notre étude de la Tétrabible de Ptolémée, nous avons pu observer un bouleversement comparable avec la Lune qui faisait pendant au Soleil étant propulsée aux côtes du Soleil pour laisser la place à Saturne, dont la centralité n'était plus perçue, d'où le septénaire et le recours à un nombre impair! On trouve une validation de notre analyse concernant un proto-alphabet débutant par la lettre Qoph dans le nom même de la Kabbale, dont les deux premières consonnes sont le Qoph et le Beith קבלה sur le web ." Le mot kabbale vient de l'hébreu קבלה Qabbala qui signifie « réception »" Annexe "Le symbolisme de Qof : le chas de l’aiguille et la hache Par sa forme de hache, Qof contient l’idée de trancher, de couper, de séparer, mais aussi de trier. En réalité, Qof invite à accomplir la première étape du processus de transformation alchimique (l’Oeuvre au noir), qui consiste en une séparation : il s’agit de libérer l’âme du corps, de rompre le lien avec la matière, autrement dit d’abandonner l’individualité et l’ego. En se libérant de lui-même, l’individu se coupe de ses propres mensonges ; un autre monde se dessine alors. Comment accomplir cette première étape alchimique ? En visitant l’intérieur de soi-même, comme le suggère le graphisme de la lettre Qof, qui semble plonger loin vers le bas. La connaissance de soi permet en effet de prendre conscience de nos déterminismes : c’est ainsi que nous renonçons à l’illusion de l’autonomie et de la toute puissance. Ainsi la hache de Qof symbolise le discernement, la raison qui finit par s’imposer. La forme de Qof évoque aussi le chas d’une aiguille, sorte de porte étroite, symbole de l’entrée dans un nouveau monde. On ne peut entrer qu’en ayant renoncé à une partie de soi-même. Mais il se pourrait bien que l’on retrouve de l’autre côté ce qu’on croyait avoir abandonné pour toujours : au final, nous devrons nous réconcilier avec notre corps-matière (cf. l’Oeuvre au rouge). Passer par ce chas, c’est passer du monde de l’ignorance à celui de la connaissance, ce qui rappelle le passage par la porte basse en franc-maçonnerie. C’est se laisser pénétrer par la Lumière divine." JHB 06 06 26

jeudi 4 juin 2026

jacques halbronn sur sa tétralogie! 4 corpus : linguistique, théologique, cyclologique, anthropologique

jacques halbronn sur sa tétralogie! 4 corpus : linguistique, théologique, cyclologique, anthropologique Hommage à Edgar Morin. Nous résumerons notre méthodologie autour de l'idée de l'avant et de l'après, ce qui est au coeur de l'épistémologie de la science historique. Cette question aura constamment été traitée à propos de nos 4 grands corpus et nous fournirons ci après l"état de nos recherches lesquelles relévent d'une même méthodologie On présentera un exposé liminaire de notre méthodologie, autour de notre travail consacré au prophétisme (thèse d'Etat, 1999, Le texte prophétique en France), donc à une période bien plus récente que nos investigations préhistoriques ne disposant pas d'un corpus aussi accessible. On se centrera ici sur le phénoméne NostradamusSelon nous, le corpus des éditions centuriques est postérieur à la production annuelle française en prose de Michel de Nostredame (1503-1566), il en est le reformatage sous la forme versifiée de quatrains. Nous disposons ainsi d'une matrice relative à une période bien plus récente que pour les trois autres corpus sus mentionnés, ce qui aura constitué pour nous une clef méthodologique. On doit s'intéresser à la dialectique prose/vers, à savoir Préface et prévisions annuelles et quatrains qui en dérivent. Par ailleurs, les interprétations de quatrains ont conduit à des retouches, à des interpolations en phase avec l'actualité, celle de la Ligue et celle du couronnement d'Henri IV, entre la mort de Nostradamus et la fin du XVIe siècle/ I LINGUISTIQUE Selon nous, le passage de l'écrit à l'oral remet en question le poids de l'alphabet lequel s'articule sur l'écrit. Nos travaux en linguistique française (depuis le début des années 80) débouchent aujourd'hui sur l'apport remarquable du français en vue de s'émanciper de la tutelle de l'écrit par le biais de l'oralité. On pense au passage, au cinéma, du muet au parlant à la fin des années 20 du siècle dernier, il y a un siècle. II THEOLOGIQUE Selon nous, le dieu biblique, celui de la "Création", au sens des chapitres I et V du Livre de la Genése, est une entité qui sera intervenue tardivement, "après coup", dans l'Histoire de notre système solaire, on peut parler de "Surnature". C'est toute la question d'Adam, en tant que Surhomme, générateur d'une lignée, d'une dynastie chargée de conduire les destinées de certain peuples< Ce dieu intervient dans un monde déjà équipé qu'il a conqnérir et reformaté. III CYCLOLOGIQUE Selon nous, l'astrologie n'est aucunement réductible à l'astronomie, elle instaure un nouveau modéle qui n'utilise qu'une toute petite partie du ciel déjà en place. Nous proposons un découpage de l'écliptique en huit "signes" de 45°, sur la base d'un saturno-centrisme voué à remplacer l'héliocentrisme copernicien soit des cycles de 7 ans, le quart de la révolution saturnienne de 28 ans. Tout cycle historique débute et se termine avec Saturne à 15° d'un signe fixe. IV ANTHROPOLOGIE. On s'intéressera ici à la question du genre sous l'angle des "topiques sensorielles", ce qui sous tend notre Anthroplogie politique, en tant qu'organisation de la Cité. Au niveau de l'Anthropolinguistique, le "nous" et le "vous" font référence à l'existence d'une pluralité sociale laquelle s'articule sur des différences de valeurs, tant naturelles que culturelles; Cela nous conduit à penser la Laîcité, comme une verticalité vouée à dépasser ces différences, en imposant un nouveau modéle pour tous. Pour nous, les sociétés instaurent de facto des clivages sur la base de ce qui se ressemble s'assemble, d'où l'émergence d'un nous et d'un vous. Selon nous, les gens tendent spontanément, dans une sorte d'évidence, à se regrouper par affinités, ce qui correspond à une forme de racisme instrumentalisé et assumé subconsciemment. Nous débouchons sur une psychanalyse du Moi féminin et du Surmoi (Uber Ich) masculin comme dépassement du Ich. JH 04 06 26

jacques halbronn La Vie Astrologique francophone. Le M.A.U et les années 1977-1983 La relève 1985-1989

jacques halbronn La Vie Astrologique francophone. Le M.A.U et les années 1977-1983 La relève 1985-1989 On peut dire que le Mouvement Astrologique Unifié aura connu son prmier âge d'or, dans les années 1977-1982 lesquelles ont correspondu à la culmination de Saturne à 0° Balance, encadrée par son passage à 45+ des axes saisonniers, ce qui illustre à merveille le pattern de 7 ans de notre Astrologie Septénale; Il y a un début, un sommet et une fin, avec des intervalles de 3 ans et demi et de 45 degrés (ce qui totalise 90°) Notons qu'en 2026, Saturne se trouve en bélier, signe cardinal comme la Balance. Examinons en détail le déroulement de ces 7 ans, datant ayant débuté il y a un demi-siècle. 1977 fut l'année du Congrès Ere du Verseau, avec une synergie MAU, Autre Monde, Nouvelle Acropole, ce qui conduira en 1979 à la parution des Actes "Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau (Ed Albatros). Signalons aussi un triptyque "Sur la piste du Zodiaque" (Revue Grande Conjonction. Cahier d'Etudes Astrologiques) avec des contributions de Lisa Morpurgo, Max Lejbowicz, Yves Lenoble.et le congrès de Madrid en collaboration avec l' ANAE de Blanca Hernandes Lupion. annoncé dans notre revue franco-espagnole. En 1978 Congrès de Saint Maximin, -près d'Aix en provence puis Congrès international sur l'enseignement Astrologique dans les locaux de Nouvelle Acropole, Porte Maillot. Une table ronde en fut filmée et une motion finale fut rédigée et paraitra dans le Guide de la Vie Astrologique (en co-édition avec les Ed; Trédaniel) Fin 78, Congrès franco-bélge de Lille (avec l'INAC de Jean Hoyoux avce la Création d'une fédération européenne (France, Belgique, Allemagne, Espagne).En 1979, se fonde la FIMA Fédération Internationae Méditerranéenns d' Astrologie à Nice (idée reprise par la FAES plus de 20 ans plus tard) avec comme secrétaire la Milanaise Fernanda Nosenzo Spagnolo; Un Congrès se tiendra à Genéve, à l'iinitiative du MAU, avec une édition suivante en 1980. A Paris s'ouvre le Centre Providence qui accuieille la Bibkiotheca Astrologica et une annexe, rue Saint Jacques, le Centre Albertus Magnus.On se rapproche alors de Saturne à 0° Balance et c'est le congrès de Bruxelles; et la création de la FIALF (Fédération Internationale des Astrologues de langue française., suivie d'un congrès à Luxembourg, ville de son secrétaire, Jean Nicolas Scheuer en 1981, année du Congrès de londres, organisé par le MAU, sous la forme d'une semaine entière. 1981 , année du passage de Saturne à 0° balance. La politique de présence provinciale se développe à la Rochelle, Toulouse, Metz, Strasbourg; Lumbin (près de Grenoble,avec Alain Chevilllat) mais aussi Tournai, en Belgique avec l'Astro Group de Georges Schepers, qui éditera les Actes de Toulouse et de Metz/ En 1984, s'ouvrira un nouveau cycle de 7 ans, au passage de Saturne à 15 ° Scorpion avec un congrès MAU, filmé, à la Bourse du Commerce de Lyon, la fondation avec Denise Daprey (Auxerre), pour Présidente de la FEA (Fédération des Enseignants en Astrologie) qui tiendra un congrès à Orléans En 1986, J; halbronn est élu vice président du GERASH puis en assure la direction à la suite de la démission de Patrice Louaisel Cela correspond à une certaine ubris provocatrice générant une résistance, voire une politique de la terre brulée. En 1987-88 89 le MAU relancera les congres parisiens.; A l'entrée de Saturne en capricorne, autre signe cardinal, en 1989-1990, c'est le début du Salon annuel de l'Astrologue (Francis Santoni, Christophe de Céne, José Gonzalez ), au Palais des Congrès de la Porte Maillot avec les stands des divers groupements astrologiques, formule qui avait été rodée à Lyon et à Orléans. (cf notre Livre blanc de l'Astrologie, 2006). Mais selon notre méthoddologie ternaire, il faut remonter à 1985 -ce qui vaut aussi pour le monde soviétique. La création de la FFA sous la présidence de Danièle Rousseau, en phase saturnienne 45 en scorpion (Congrès de Grasse décembre 1985, Parution du volume ?????) conduira aux congrès organisés par Yves Lenoble, à partir de 1990- phase saturnienne 0° sur Paris en capricorne. Yves Lenoble qui n'est pas en mesure d'expliciter astrologiquement la chaîne événementielle, rappelle: "A partir de 1985 deux tentatives de fédération. Danièle Rousseau regroupe en 1984 au sein de la Fédération Francophone d’Astrologie (F.F.A) Alex Ruperti, Marief Cavaignac, Jean-François Berry, Marielle Garel, André Barbault, Joëlle de Gravelaine, Solange de Mailly Nesle, Yves Lenoble tandis qu’un groupe concurrent se crée en 1985 autour de Denise Daprey, la Fédération des Enseignants en astrologie (F.E.A.). La F.F.A. donna l’occasion à Marielle Garel, Solange de Mailly Nesle, Marie Cavaignac, Jean-François Berry et Yves Lenoble de se rencontrer. Par la suite ils se retrouvèrent régulièrement et créèrent l’association « Mercure » dans le but d’organiser des stages d’été. Solange de Mailly Nesle, qui a déjà publié deux ouvrages importants L’astrologie (18) et l’Etre cosmique (19) s’associe en 1989 avec trois astrologues (Joëlle de Gravelaine, Aline Gorry et Yves Lenoble) et une psychologue pour créer le Groupement des Astropsychologues Professionnels (GAPP) devenu rapidement l’Association Générale des Astropsychologues Professionnels (Agapè). Ce courant préconise une approche symbolique de l’astrologie et juge indispensable d’enseigner aux élèves les notions psychologiques de base. L’école va connaître une belle expansion. Martine Barbault, Marie-Noëlle Baudron et Catherine Gestas (qui dirige elle-même une école d’astrologie) ont rejoint le premier noyau. Catherine Aubier, Lynn Bell, Frédérique Dambreville y ont donné pendant plusieurs années des cours.". Lenoble fixe à 2003 la fin des congrès Porte Maillot: sur le web, il écrit: "De 1991 à 2003 il organise au Palais des Congrès de la Porte Maillot à Paris le congrès annuel des astrologues et astrophiles français." Or, à partir de 2000, Saturne est passé dans le signe fixe du taureau, ce qui marque la fin et le début d'un cycle.Fin 2000, le MAU, le CURA et le RAO organisent un congrès à Paris (cf les Actes, sur le site du CURA) qui conduira en novembre 2004, avec Saturne en Cancer, signe cardinal, à un important congrès de chercheurs (pas d'astrophiles! ni d'éléves en astrologie!) auquel Lenoble se joint tout comme Halbronn avait participé annuellement au Salon de l'Astrologue lors du cycle précédent. . JHB 04 06 26

mercredi 3 juin 2026

.jacques halbronn Nouveaux aperçus sur la genése astrologique du symbolisme zodiacal; Le couple Soleil-Lune et l'axe solsticial

jacques halbronn Nouveaux aperçus sur la genése astrologique du symbolisme zodiacal; Le couple Soleil-Lune et l'axe solsticial En 1994, dans notre article 'Astrologie" (Encyclopaedia Universalis, toujours en ligne) nous signalions que les signes des Gémeaux et de la Vierge étaient vénusiens et non mercuriens comme le voulait la tradition astrologique véhiculée dans la Tétrabible de Ptolémée ('IIe s)/ Nous avons consacré en 2001 deux communications lors de congrès de Barcelone (revue Beroso) et de Malaga (Homo Mathématicis) à des études tétrabibliques/ mais depuis, nous avons montré que Saturne avait été ajouté au sénaire d'origine, lequel avait donné naisance aux 12 signes, ce qui n'aurait pas été le cas avec le septénaire. Cet ajout de Saturne avait fait l'objet d'une permuttaion de la lune passant du Capricorne nocturne au Cancer diurne, ce qui avait conduit à associer la lune nocturne au Soleil Idiurne Cela montre que le symbolisme zodiacal a un fondement proprement astrologique., ce qui a été occulté en raison de permutations entre Mercure et Vénus, les signes de Mercure étant en réalité le Taureau et la Balance, deux signes évoquant le commerce (Mercure) , le capital (cheptel) et ceux de Vénus les Gémeaux (en fait un couple) et la Vierge. Cette permutation pourrait être lié à l'histoire des dénominations mythologiques des ditesplanétes. En ce qui concerne la génèse du symbolisme zodiacal, force est de constater que ce symbolisme est lié au septénaire et non au sénaire, puisque Saturne figure dans le dispositif des domiciles et des exaltations alors qu'initialement Saturne était le curseur(cf supra) activant successivement les signes (comm c'est le cas pour le Soleil, en astrologie "solaire) et donc n'en faisait point partie.(cf nos travaux sur le saturnocentrisme du systéme solaire en Astrologie septénale). On ne peut pas être au four et au moulin Dans le cas de Mars, on a le bélier et le scorpion (Archer, cf Volguine Le symbolisme de l'Aigle) qui collent bien avec la dimension martiale de l'Astre. Quant à Jupiter, on a quelque difficulté à trouver dans le centaure archer ou dans le signe des poissons un lien avec le maitre de l'Olympe. Il est possible qu'il y ait eu permutation avec Saturne et les signes du capricorne et du verseau. En effet, le capricorne est associé à la chèvre qui sauva l'enfant Jupiter de la vindicte de son père. Dans le tableau ci-dessous, l'élément aquatique est mis en évidence et d'ailleurs, le capricorne ( le crocodile dans le zodiaque hindou) est représenté avec une queue de poisson.(cf infra) . Il importe d'éviter deux erreurs : l'une consistant à placer la lune en Cancer à côté du Soleil en lion alors que les deux luminaires s'opposent radicalement/ Le soleil correspond à l'Eté (solstice d'Eté en cancer) et la Lune à l'hiver. l'autre erreur, c'est de ne pas comprendre que les planétes - comme l'avait bien compris Manilius - désignent des significateurs à activer par Saturne qui a été ajouté par erreur au sénaire (luminaires Plus Mercure Vénus Mars et Jupiter), lequel sous tend la division en 12, du fait des doubles domiciles.. 1300×1145 La constellation du capricorne Banque de photographies et d’images à ... ZEUS et la chèvre AMALTHEE Tableau: "Au centre du tableau, il y a Zeus qui boit le lait de la chèvre Amalthée. Un homme tient les cornes d'Amalthée pour ne pas qu'elle bouge. Au-dessus du groupe, se tient une nymphe qui ramasse du miel dans le tronc d'un arbre. En bas, à droite, il y a un enfant avec une couronne d'olivier sur la tête. Il est accoudé sur un vase. A gauche du tableau, se tiennent trois chèvres avec, derrière elles, de l'eau. A droite du tableau, se tient une nymphe qui verse de l'eau qui se trouvait dans un vase. Derrière elle, on voit une colline avec des arbre Représentations du CAPRICORNE oyance.com 943×1500 Le Capricorne : Guide complet pour tout savoir de ce signe astrologique ... favicon amazon.com 350×350 Signe Capricorne : Son caractère & sa personnalité déterminé favicon neovoyance.com 1000×1500 Tout savoir sur le signe du capricorne – Artofit favicon artofit.org 736×1308 Caractéristiques du Signe Astro CAPRICORNE | Capricorne, Signe ... favicon pinterest.com 626×626 Photos Symbole Du Capricorne, 44 000+ photos de haute qualité gratuites favicon fr.freepik.com 1300×1145 La constellation du capricorne Banque de photographies et d’images à ... favicon alamyimages.fr JHB 03 06 26

dimanche 31 mai 2026

Actes du Colloque C.U.R.A./M.A.U. de Paris 16-17 décembre 2000 : Frontières de l'Astrologie (De Nostradamus aux Gauquelin)

Actes du Colloque C.U.R.A./M.A.U. de Paris 16-17 décembre 2000 : Frontières de l'Astrologie (De Nostradamus aux Gauquelin) Compte-rendu du Colloque - par Patrice Guinard Programme et Liste des intervenants présents N.Éd.: J'ai conservé le format (RTF) et l'état des textes, tels qu'ils m'ont été communiqués. Cartographie Astrologique - par Claudine Besset-Lamoine Astrologie médicale - par le docteur Nguyen Pour l'astrologie! Mais laquelle? - par Patrice Guinard Le mythe du Modèle Astrologique Universel - par Jacques Halbronn + Schéma du cycle saturnien - de Jacques Halbronn Datation de phénomènes météorologiques - par Valérie D'Armandy L'astrologie contemporaine, sens et contresens - par Kieser ibn 'l Baz Compte-rendu des 8 sessions du Colloque - par Jacques Halbronn Compte-rendu du Colloque de Paris Patrice Guinard a brièvement ouvert le colloque avant de passer la parole à Claudine Besset-Lamoine qui a souligné l'importance de la notion de territoire dans l'astrologie antique, et notamment dans les géographies zodiacales et planétaires, pour habilement introduire les débats sur la question même du colloque. Ainsi s'interroger sur les frontières de l'astrologie d'une part, et définir l'astrologie comme le savoir des territoires et des démarcations d'autre part, seraient-elles géographiques, revient à s'interroger sur la nature même de l'astrologie. Session 1. L'histoire au service de l'exégèse du texte prophétique La première session a été pilotée par Isabelle Le Berre qui a rappelé les récents travaux de l'invité principal de la session, Roger Prévost, historien et auteur de Nostradamus - Le mythe et la réalité (1999), lequel a de nouveau exposé -- après une émission de Bernard Pivot lors de la sortie de son ouvrage -- son interprétation des Quatrains, qui révèle un Nostradamus archiviste, historien, et peut-être aussi poète. A l'appui de sa démonstration: les quatrains IV 86 et VIII 2 des Centuries, qui utilisent un repérage astrologique, et font référence, l'un à des événements de 1495, l'autre aux incidents météorologiques (orages et précipitations) de 1561, tous deux attestés dans les chroniques locales des régions concernées. Roger Prévost aurait ainsi retrouvé les sources historiques, mais aussi littéraires et spéculatives (comme le traité de Richard Roussat, paru à Lyon en 1550, et déjà signalé par certains exégètes), de plus de 600 des 940 quatrains que comprennent les Centuries. Patrice Guinard a fait remarqué que cette lecture implique que Nostradamus avait a sa disposition une bibliothèque considérable, composée à la fois d'ouvrages historiques, mais aussi d'archives, de bulletins et de chroniques locales. C'est cette bibliothèque essentiellement historique que Nostradamus aurait brûlée, et non une bibliothèque composée en grande partie d'ouvrages ésotériques et magiques. Roger Prévost a également insisté sur la vision cyclique de l'histoire que Nostradamus partageait avec la plupart de ses contemporains, propos que Frank Hernandez, géographe, a illustré par un schéma cyclique montrant la récurrence supposée d'événements historiques qui se seraient déroulés, à plusieurs siècles d'intervalle, dans les mêmes lieux. Reprenant cette idée de cyclicité, Jacques Halbronn, historien des textes prophétiques, a exposé sa conception de la mécanique prophétique, à savoir l'exploitation littéraire d'un corpus dont on pense que les événements décrits sont assez solides et judicieusement choisis pour avoir quelque chance de se reproduire, du moins en partie, dans le futur, en vue de valoriser, essentiellement, une situation politique proche, ou même déjà présente. Ainsi le prophète serait l'instrument d'un courant politique ou d'une mouvance idéologique, qui reste d'ailleurs à définir. Mais l'instrumentalisation du texte prophétique ne s'arrêterait pas là, puisque le corpus nostradamique serait en partie l'oeuvre de faussaires ultérieurs, assez doués pour imiter le style de Nostradamus, aussi bien celui de ses quatrains en vers que celui de sa première préface en prose, ce qui m'apparaît fortement improbable. [Je signale à Jacques Halbronn qu'il existe des départements de "Science des Textes et Documents" au sein de certaines universités, qui mettent en branle des techniques sophistiquées de dénombrement de vocables et des analyses comparatives diverses qui pourraient être utiles pour tester cette hypothèse.] Le débat sur l'authenticité du corpus a été l'occasion pour Jacques Halbronn, qui nie l'authenticité des éditions 1555 et 1557 récemment "redécouvertes" et rééditées par Robert Benazra et Michel Chomarat, d'exposer certains des résultats de sa thèse d'État (1999) sur le texte prophétique en France, et notamment de proposer pour la parution des trois parties des Centuries, les dates de 1559 pour les 353 premiers quatrains, 1568 environ pour les centuries VIII, IX et X, et 1588-1590 pour les autres, ainsi que pour la préface à Henri II. Finalement la question du phénomène prophétique en soi a été soulevée par Isabelle Le Berre, à savoir celle des capacités réelles ou contestées au prophète de Salon à avoir pu anticiper l'avenir. La vision sceptique des historiens Prévost et Halbronn n'a pas été entièrement concédée par les astrologues participant au débat, comme Tristan Lahary, invoquant certains travaux de Jacques Dorsan, qui s'est interrogé sur la possibilité pour Nostradamus d'avoir en réalité utilisé un repérage sidéral et non tropique pour les positions planétaires mentionnées dans les quatrains. [Les conceptions de Jacques Halbronn et de Roger Prévost, quoiqu'en apparence complémentaires, soulèvent un problème crucial qui aurait mérité d'être davantage débattu et qui en fait met à jour leur absence de convergence, si ce n'est leur contradiction. Un nombre non négligeable de quatrains (I 5, I 66, III 41, III 68-69-70, IV 44-45-46-47, IV 49...) de la première édition des Centuries, parue vers 1559 selon Jacques Halbronn qui considère les éditions antérieures comme antidatées, interprétés par Roger Prévost à la lumière des documents historiques, se rapportent à des événements ultérieurs à cette date, par exemple le couronnement de Maximilien II en 1564 (quatrain I 43). Autrement dit, il faudrait repousser encore ce qui serait la première édition authentique d'au moins 5 ans, ou alors cesser de nier le caractère prophétique d'un phénomène qui échappe en grande partie aux limites de la rationalité moderne.] Patrice Guinard a conclu le débat par une analyse comparative, pour le quatrain X 67 (Le tremblement si fort au mois de May), de l'interprétation de Roger Prévost (une forte pluie de grêle le 4 mai 1549 dans la région de Montélimar) avec celle de Vlaicu Ionescu (la brusque offensive allemande du 10 au 21 mai 1940), et tenté de montrer que, compte tenu des positions planétaires indiquées, les deux interprétations restaient plausibles, et que la recherche de la source textuelle comme celle de l'événement futur annoncé n'étaient pas irréconciliables. Ainsi les orages de 1549 pourraient aussi coder, par un jeu sur les dates (1549 «--» 1945), les événements de 1945 (les bombes lancées sur Hiroshima et Nagasaki, marquant la fin de la guerre et le dernier vers du quatrain: Tombera gresle lors plus grosse qu'un euf). Chaque quatrain serait un texte à deux faces, l'une tournée vers le passé, l'autre vers le futur, et la base historique, littéraire ou simplement textuelle des quatrains coderait un avenir pressenti. C'est ainsi que la vision cyclique de Nostradamus trouverait sa consécration. Session 2. Les fondements biologiques de l'astrologie et leur application à la médecine Jean-Paul Citron, biologiste, a exposé les mécanismes déclenchés par le signal gravitationnel dans la cellule. Lors d'une variation gravitationnelle (et en particulier d'origine astrale), la molécule d'ADN se décompacte et se reconfigure. En outre les rythmes planétaires semblent mémorisés au niveau cellulaire, et par suite le signal astrologique se justifierait par sa nature gravitationnelle et par le fait qu'il agirait de manière rythmique. Bernard Blanchet, astrologue conditionaliste, a demandé à Jean-Paul Citron d'expliciter son modèle biochimique pour les signaux à faible intensité, notamment ceux relatifs à Pluton, et Patrice Guinard a soulevé le problème des seuils, en demandant s'il existait une limite quant à l'enregistrement et la sensibilisation de la cellule aux rythmes d'origine cosmique, invoquant la récente découverte de planétoïdes de taille infime au-delà de Pluton-Charon. Jean-Paul Citron a souligné la capacité de l'ADN à réagir à de très faibles intensités et admis la possibilité de l'existence de seuils minima, au-dessous desquels la réponse ne se produirait pas. La fameuse courbe de Gauss pourrait être le modèle formel illustrant ces mécanismes. Concernant l'origine du déclenchement de cette sensibilisation de la cellule aux rythmes planétaires, Jean-Paul Citron a mentionné un phénomène connu des biologistes, la re-méthylation du génome, qui se produit quelques jours après la naissance et qui serait un début d'explication à l'acquisition par le nouveau-né d'une sensibilisation à des rythmes planétaires spécifiques. Bernard Biardeau a présenté un système de correspondances entre les signes zodiacaux et les méridiens de l'acupuncture, et exposé les résultats de son expérience homéopathique, tendant à souligner l'efficacité des substances homéopathiques susceptibles de contrebalancer les faiblesses et déséquilibres planétaires d'un thème natal. Patrice Guinard a ensuite donné la parole à Valérie d'Armandy qui a exposé certains résultats de sa pratique et discuté le problème de l'assimilation des maladies aux facteurs planétaires et zodiacaux. Elle a insisté sur le caractère collectif de certaines maladies récentes, comme le cancer et le sida, qui seraient en quelque sorte intériorisées au niveau psycho-mental à travers les medias, et mis en avant l'observation suivant laquelle une maladie donnée serait moins liée à une dominante planétaire fixe qu'à une sensibilisation généralisée de l'organisme, d'abord d'origine psychique, et de nature neptunienne, et à une activation de cette sensibilisation par la planète Mars. Le docteur Franck Nguyen a exposé avec circonspection son expérience en astrologie médicale, souligné ses limites et montré l'impossibilité de diagnostiquer une maladie à l'aide du seul thème natal. Les données astrologiques seraient à prendre en compte, corrélativement aux autres données d'ordre physique, biologique et organique, et ne relèveraient que d'un déterminisme relatif. Suite à une question de Jacques Halbronn concernant le déclin de l'astrologie médicale au cours du XVIIIè siècle, Franck Nguyen a montré que les techniques modernes avaient suppléé nombre d'outils astrologiques encore répandus à cette époque et devenus aujourd'hui inutiles. Enfin, Patrice Guinard a suggéré que l'efficace des influences astrologiques sur le plan médical pourrait être due principalement à la nature psychique, ou plus exactement psycho-somatique, des facteurs à prendre en compte, et notamment au niveau des transits planétaires. Session 3. La spécificité de l'astrologie française Pierre Barrucand, ex-mathématicien au C.N.R.S., a porté témoignage sur ses rencontres avec certains astrologues français des années 40 et 50, dont la plupart sont aujourd'hui décédés. Virginia Spica a évoqué les réunions bimensuelles animées du C.I.A. (Centre International d'Astrologie) dans les années 60 et son implosion au début des années 70 en raison de conflits de pouvoir. On peut regretter que ce creuset parisien de discussions fécondes n'ait plus aujourd'hui de véritable équivalent et que l'astrologue-consultant s'en tienne à sa pratique et à sa clientèle sans se soucier des éventuels progrès de la recherche. Jacques Halbronn a défini la période 1975-2000 comme étant celle de l'âge des congrès, soulignant son action au sein du M.A.U. pendant ces années, ainsi que l'activité de Patrice Louaisel dans le développement de réseaux régionaux. Véronique Lepage a comparé la situation de l'astrologie française à celle de l'astrologie anglaise, et remarqué que l'expansion de l'astro-psychologie britannique, essentiellement d'orientation jungienne, suite à l'influence de Dane Rudhyar et de Liz Greene, pouvait être due à un besoin, comblant la faiblesse du développement de la psychanalyse britannique, contrairement au rayonnement de la psychanalyse française, de Jacques Lacan à Françoise Dolto. A la suite de ces divers témoignages, Patrice Guinard a recentré le débat sur la question de l'éventuelle existence d'une spécificité de l'astrologie française, notamment au niveau des conceptions théoriques, si ce n'est des pratiques. José Fernández Quintano (Espagne) a fait part de l'écho important qu'a connu l'astrologie française dans son pays, et suggéré que sa spécificité était peut-être à rechercher en comparaison avec la philosophie, dont le courant structuraliste a connu en France un essor incomparable. Il a cependant conclu son intervention en soulignant que la véritable rupture moderne se serait faite avec l'américain Dane Rudhyar qui aurait débarrassé l'astrologie d'une certaine conception prédictive et ésotérique qui était encore celle en vogue au début du XXè siècle. [On pourrait cependant lui objecter que le français Paul Choisnard est décédé plusieurs années avant la parution des premiers ouvrages de Rudhyar, et qu'en 1935, l'Allemagne avait déjà derrière elle une activité de recherche incomparable]. Patrice Guinard a ensuite exposé ses idées concernant la tendance de l'astrologie française à restreindre le corpus astrologique à ses facteurs essentiels. Les planètes hypothétiques de l'école de Hamburg, les mi-points de Witte et Ebertin, les harmoniques de John Addey et d'autres inventions comparables ont connu un écho assez faible dans ce pays. Cette simplification des facteurs pris en compte dans le thème natal s'accompagne d'une technique d'interprétation mettant en jeu des orbes d'autant plus larges. Jacques Halbronn a suggéré que ce penchant serait plutôt dû à une volonté de restructurer le corpus et la tradition au niveau des fondements, d'où la forte tendance "structuraliste" de l'astrologie française, à commencer par Dom Néroman, alors que les allemands et les anglais auraient plutôt cherché à faciliter le travail de l'interprète. Patrice Guinard a souligné que l'astrologie horaire, fort répandue outre-Manche et outre-Atlantique, était restée une pratique relativement marginale en France, ainsi que celle des orbes étroits, ce qui tendrait à montrer, comme l'a reconnu aussi Tristan Lahary, que les techniques ayant directement trait à la prédiction, ne connaissent pas en France le même engouement qu'ailleurs. Steffan Vanel (USA) a conclu la session en montrant que les astrologues américains étaient davantage attirés par la nouveauté que les astrologues du vieux continent, à commencer par les français, ce qui présente l'avantage d'une grande émulation, mais aussi l'inconvénient d'une certaine naïveté concernant la réalité du fait astrologique. Session 4. Le thème astrologique comme mandala de la consultation Jacques Halbronn a ouvert cette session en exposant ses théories, par ailleurs bien connues. Le thème natal, élément essentiel de la consultation, sert à produire du discours. L'instrumentalisation du thème, natal ou horaire, fonde la consultation astrologique. Il importe peu que l'astrologue ait derrière lui de longues années d'études, pourvu qu'il sache gérer le dialogue et maîtriser la situation de consultation. Il n'importe pas plus que la signification donnée aux divers éléments du thème soit ou non issue de recherches d'ordre physico-biologiques, puisque ces significations ne sont finalement que des conventions culturelles, que l'astrologue-consultant saura manier avec plus ou moins de dextérité. Yves Haumont (Belgique), auteur d'une thèse sur la langue astrologique, a comparé le discours astrologique au discours alambiqué de la psychanalyse lacanienne. L'effet serait comparable, puisque le patient ressort sonné de la consultation. Et Roberto Renout a prolongé cette optique en montrant que le thème, projection du ciel sur une surface, n'était pas même nécessaire, et pouvait être remplacé par une série de boules sphériques et colorées, représentant l'ensemble des possibilités astrologiques, au sein desquelles le patient a le loisir, dans la consultation, de choisir ses options, et ainsi de découvrir un espace symbolique qui lui conviendrait, selon ses goûts et ses affinités. Franck Nguyen et David Buffet se sont opposés à ces vues, soulignant le fait que l'astrologue ne produit pas n'importe quel discours, et que tout discours n'est pas interchangeable, comme semble le croire Halbronn. Le malade du poumon n'accepterait pas que le médecin propose de lui soigner le genou, comme l'a rappelé Franck Nguyen. David Buffet a souligné qu'il n'existait pas une uniformité psychologique entre individus, et illustré ses propos par sa pratique des degrés monomères, issue des travaux de Gilles Verneret, et impliquant au contraire une hyper-spécialisation de la lecture du thème. José Fernández Quintano a regretté qu'il n'y ait pas davantage de consensus dans l'interprétation du thème. Steffan Vanel a défendu sa conception de la consultation, et justifié le couplage du thème astrologique avec les lames du tarot, limitant ainsi le penchant de l'astrologue à la projection. Fouzy Hamici a présenté sa pratique intuitive comme celle d'un artiste qui n'aurait pas besoin d'un lourd bagage livresque. Enfin Bernard Blanchet, consultant en entreprise, a disqualifié l'astrologie comme instrument fiable du recrutement, contestant au thème natal sa capacité à informer sur le niveau de compétence de l'individu. [Il semblerait que Jacques Halbronn prenne le client de la consultation astrologique pour un imbécile. Si le patient reçoit une sorte de discours stéréotypé ou plus ou moins adapté à la situation du moment auprès d'un astrologue peu qualifié, ou même auprès d'un brillant artiste qui divague, il n'en résulte pas que la consultation lui ait été salutaire. Et par suite il peut avoir tendance à retourner voir le même astrologue ou un autre, comme dans le cas de la cure psychanalytique infinie à la Lacan. Ce qui fait marcher le commerce, et tous y trouvent leur compte -- qui peuvent remercier Halbronn qui donne ainsi son aval à ce que je serais tenté d'appeler l'incompétence. Mon expérience est tout autre. J'ai remarqué, lors des consultations que j'ai pu donner dans le passé, que si l'astrologue mettait le doigt sur le point sensible, et savait montrer au patient l'abîme existant entre son potentiel psychique et les représentations psycho-mentales qu'il peut s'être forgé de lui-même au cours du temps, démêler l'écheveau en quelque sorte et le guérir de ses illusions par une analyse critique, le résultat était spectaculaire. Le patient reçoit un véritable choc psychologique, comme le réclamait Jung pour la psychanalyse, qui lui donne des indications précieuses sur lui-même s'il sait les accepter. Rien à voir avec le discours d'un bonimenteur qui agit seulement au niveau verbal, à la surface de la conscience. Les conséquences peuvent être que le patient a compris quelque chose et ne désire plus consulter d'astrologue, parce que l'astrologue lui a donné les moyens de se passer de lui. La consultation n'est pas une affaire de description psychologique, mais de transformation psychique.] Session 5. Le statut de l'astrologie Cette session a commencé par un entretien entre Patrice Guinard et Françoise Gauquelin, laquelle a donné quelques précisions relatives à l'interprétation des travaux qu'elle a faits avec son mari Michel, aujourd'hui décédé. Ainsi l'abondance des recherches actuelles, surtout anglo-américaines, concernant la planète Mars et "l'effet Mars" ne signifie pas que cette planète aurait plus d'importance que les quatre autres planètes (Jupiter, Vénus, la Lune et Saturne) pour lesquelles des résultats statistiques ont été trouvés, mais serait due au renouvellement plus aisé des échantillons de sportifs, et donc à une plus grande facilité pour les expériences de replication. Franck Nguyen s'est interrogé sur l'absence de résultats concernant les autres planètes, en particulier Mercure, et suggéré que certaines planètes admettraient une adéquation moins évidente avec la notion de catégorie professionnelle. Jean-Paul Citron a poursuivi son exposé de la veille et tenté d'élucider comment certaines corrélations entre les mécanismes biochimiques pouvaient éclairer certaines affirmations astrologiques: par exemple la corpulence de l'individu (gros ou maigre) qui pourrait être mise en relation avec une valorisation planétaire Jupiter/Lune chez les gros, et Saturne/Lune chez les maigres. Françoise Gauquelin s'est déclarée prête à tester statistiquement cette hypothèse, et Patrice Guinard a demandé si ces corrélations biologiques pouvaient être généralisées à d'autres planètes. Jean-Paul Citron a donné d'autres exemples, et admis que les progrès constants de la biologie demandaient à la fois une certaine prudence, mais permettaient aussi d'envisager de belles avancées dans l'avenir. Patrice Guinard s'est interrogé sur le statut de l'astrologie, et nié que l'astrologie puisse devenir une science, même si les résultats statistiques d'une part, et les recherches d'ordre biologique d'autre part, pouvaient être d'un secours non négligeable quant à la compréhension du fait astrologique. Il a présenté l'astrologie d'abord comme une philosophie, peut-être une philosophie compréhensive des sciences humaines, avec aussi certaines exigences d'ordre astronomique et physique, mais une philosophie qui relève encore d'une certaine forme de croyance ou tout au moins de consentement. Le statut de l'astrologie est tout aussi ambigü pour les sceptiques et pour les historiens, puisqu'on retrouve l'astrologie, surtout ancienne, en appendice des encyclopédies historiques, que ce soit en astronomie, en philosophie ou dans l'histoire des religions. José Fernández Quintano a précisé quelques points concernant un projet d'avenir pour l'astrologie: la formation pluridisciplinaire de l'astrologue, la nécessité d'un débat entre astrologues afin d'éviter l'implosion de l'astrologie en raison d'une pléthore de techniques disparates, et l'intérêt d'une étude attentive de la période babylonienne, encore peu connue, et cependant cruciale pour la compréhension de l'astrologie. Patrice Guinard a essayé de montrer qu'il existait trois attitudes concernant l'astrologie: le "rien ne marche" des sceptiques qui interprètent l'astrologie comme un processus d'auto-suggestion, un simple effet placebo ; le "tout marche" du praticien qui se satisfait d'une technique qui n'a pas besoin de justification ; "il y a quelque chose qui marche" en raison de certaines résonances d'ordre physique, géo-magnétique et biologiques, et la tâche astrologique consiste à rechercher un modèle qui répond à ces exigences. Jacques Halbronn a précisé que tout ce qui existe astronomiquement ne devait pas avoir forcément une signification astrologique, que tout ce que l'astrologie a accumulé au cours de son histoire ne devait pas avoir obligatoirement une utilité aujourd'hui, et que tout le vécu de la personne humaine ne concerne pas nécessairement l'astrologie. Finalement il a opté pour la troisième hypothèse exposée par Patrice Guinard, celle d'une certaine astrologie qui marche, mais non pas en raison d'une recherche d'ordre épistémologique ou d'une vraisemblance d'ordre physique, mais en vertu d'une sélection délibérée, d'un choix arbitraire de nature conventionnelle. Pierre Barrucand est revenu sur la question des éventuelles corrélations entre les éléments astronomiques et les traits de caractère, et s'est interrogé sur l'attitude des scientifiques et sur leur fermeture d'esprit envers l'astrologie, d'autant plus "curieuses" qu'ils sont relativement bien disposés par ailleurs à tester des hypothèses dépourvues de preuves. Pour Ioan Azimel, un ancien élève de Jacques Halbronn, le fait que l'astrologie ne soit pas unifiée serait une force, car elle devient inattaquable, ce qui renforce l'affirmation de son maître, à savoir que l'astrologie se maintient tant qu'elle existe dans l'esprit humain. Patrice Guinard a finalement fait observer qu'aucune recherche n'est possible avec de tels présupposés, et oublié de rappeler pour clore le débat une sentence de son Manifeste, à savoir: L'astrologie serait-elle totalement éradiquée de la culture, l'astral n'en continuerait pas moins à piloter la conscience humaine. Conclusion Pour les trois sessions suivantes, auxquelles je n'ai pu participer, je renvoie au compte-rendu de Jacques Halbronn. Ce colloque a été d'une excellente qualité, tant au niveau des interventions qu'au niveau des débats. La salle était composée essentiellement d'astrologues et de spécialistes, par exemple Paule Houdaille, Richard Pellard ou Christian Gourdain. Daniel Cobbi a été excusé, ainsi qu'Illel Kieser qui m'a adressé le texte de sa communication. Le succès du colloque méritait qu'un effort soit fait pour en rendre compte, et un document video est en préparation. Que tous soient remerciés pour leur participation, et aussi pour avoir compris qu'il n'est pas encore devenu inutile, à l'heure d'Internet, de dialoguer et de confronter ses conceptions de vive voix. Souhaitons que ce type de congrès, rassemblant des astrologues et spécialistes qui discutent entre eux, et non seulement des "professeurs d'astrologie" qui enseignent ex cathedra les résultats de leurs dernières trouvailles à leurs élèves, puisse perdurer, pour l'instant grâce essentiellement à l'entrain et à la générosité de Jacques Halbronn. Patrice Guinard, directeur du C.U.R.A. 20 janvier 2001 Programme et Liste des intervenants présents * Colloque placé sous l'égide du C.U.R.A. (Patrice Guinard) et du M.A.U. (Jacques Halbronn) * XXVème anniversaire de la fondation du M.A.U. (Mouvement Astrologique Unifié) * Premier colloque astrologique du C.U.R.A. * Direction des débats: Isabelle Le Berre (session 1), Patrice Guinard (sessions 2, 3 & 5), Jacques Halbronn (sessions 4, 6, 7 & 8). Samedi 16 décembre 2000 Ouverture du colloque: Patrice Guinard et Claudine Besset-Lamoine Session 1: Nostradamus et l'Astrologie. L'appel au prophétisme. Pourquoi le médecin Michel de Nostredame, qui publiait sur l'astrologie, a-t-il choisi de passer à un autre registre, celui du prophétisme poétique? La part de l'astrologie dans les Centuries. Le prophétisme au secours de l'astrologie. Les astrologues face à Nostradamus (de Neptune à Chiron). Avec Roger Prévost, Isabelle Le Berre, Patrice Guinard, Frank Hernandez, Jacques Halbronn, Tristan Lahary Session 2: Astrologie et Médecine. Liens avec la biologie. La médecine médiévale se raccordait à l'astronomie/astrologie. Puis elle s'en est écarté et l'a évacuée. La recherche biologique lui donne-t-elle tort ou raison? Quelle est sa place chez le médecin d'aujourd'hui? Un astrologue peut-il se situer sur le plan médical? Quelle déontologie? Avec Jean-Paul Citron (C.O.M.A.C.), Valérie d'Armandy, Franck Nguyen (R.A.O.), Jacques Halbronn, Bernard Biardeau, Patrice Guinard Session 3: Y a-t-il une école astrologique française? Existe-t-il, dans chaque pays, une tradition astrologique spécifique? Quelles en sont les raisons? Quelle est et quelle a été la place de l'astrologie française dans le monde? Bilan de l'astrologie française au XXème siècle. Sa dépendance de l'étranger et son rayonnement. Avec Patrice Guinard, Véronique Lepage, Pierre Barrucand, Virginia Spica, José Fernández Quintano (Espagne), Jacques Halbronn, Steffan Vanel (USA) Dimanche 17 décembre 2000 Session 4: Le thème natal comme mandala et rituel. Quelle instrumentalisation? Quels que soient les doutes que l'on puisse exprimer au regard de l'astrologie, le thème natal constitue un vecteur privilégié de communication et d'identification pour l'individu. L'astrologie, à ce niveau là, est-elle un langage ou un savoir? Comment se préparer au métier d'astrologue et comment l'exercer? Quelles relations avec les psys? Avec Yves Haumont (Belgique), Jacques Halbronn, David Buffet (C.A.E.), Roberto Renout, Steffan Vanel, José Fernández Quintano, Marc Cohen, Fouzy Hamici, Bernard Blanchet (A.É.R.A.), Franck Nguyen Session 5: L'astrologie comme savoir frontière. Quelle épistémologie? L'astrologie se situe-t-elle dans le champ de la science ou à ses frontières? Peut-on la cerner par le moyen de la statistique sans l'appauvrir? Sa pérennité fonde-t-elle sa légitimité à se situer à part, sur un autre plan qui échappe aux outils d'investigation habituels? A quelles conditions pourrait-elle être reconnue par l'intelligentsia contemporaine? Quel sera son devenir au XXIème siècle? Avec Françoise Gauquelin (Astro-Psychological Problems), Patrice Guinard, Jean-Paul Citron, Franck Nguyen, Pierre Barrucand, Ioan Azimel, José Fernández Quintano (Beroso) Session 6: Astrologie et astronomie. Le sidéralisme. A côté de la tradition astrologique zodiacale et tropique se sont développés d'autres façons de déchiffrer et de décoder le ciel qui nous renvoient à la question des origines de l'astrologie. Quel est le ciel de référence pour l'astrologie: celui des Anciens ou celui que nous connaissons aujourd'hui? Avec Didier Massoulle (astronome), Christian Lazarides, Jacques Halbronn, Barbara de La Motte Saint-Pierre, Tristan Lahary, Bernard Blanchet, Franck Hernandez Session 7: Astrologie et géographie. Chorographie. L'astrologie mondiale Le modèle astrologique doit-il prendre en compte la diversité des peuples et des régions du monde? Comment savoir si une période sera ou non favorable à un pays? Bilan des prévisions politiques et sociales au XXème siècle. Avec Jacques Halbronn, Franck Hernandez, Valérie d'Armandy, Fouzy Hamici, Barbara de La Motte Saint-Pierre, Michèle Gior, Éric Ruiz, Évelyne Latour, Xavier Faurelle, Yves Haumont Session 8: Astrologie et clivages socio-culturels. L'homme et la femme dans l'équation astrologique. Pertinence des clivages et typologies astro-psychologiques? Le clivage entre pro- et anti-astrologues révèle-t-il un fossé entre certaines catégories socio-culturelles? L'astrologie est-elle pour les femmes une contre-culture, une forme de protestation en tant que savoir non conforme, marginal, "paria", mais qui "marche"? Avec Bernard Blanchet, Yves Haumont, Franck Nicolas, Jacques Halbronn, Véronique Lepage, Tristan Lahary, Marie-France Philip ACCUEIL