Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)

Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
.
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dimanche 30 août 2026

jacques halbronn MAster Class sur l’Astrologie Mondiale. Epistémologie; Les erreurs de conception chez André Barbault.

jacques halbronn MAster Class sur l’Astrologie Mondiale. Epistémologie; Les erreurs de conception chez André Barbault. L’astrologie est une affaire de personnes et non de structures étatiques ou géographiques/ Croire que le destin de l’URSS pouvait dépendre de quelque cycle planétaire que ce soit est une erreur de jeunesse sur laquelle Barbault n’est jamais revenu,durant les 60 ans qui lui restaient à vivre, depuis 1955. Idem pour l’Indice Cyclique avec sa combinatoire de 5 planétes au delà de Mars, depuis 1967. Pour les frères Barbault (Armand et André),ce qui distinguait l’astrologie mondiale de l’astrologie individuelle, c »était que la mondiale ne dépendait pas du thème natal et donc pas de quelque leader que ce soit alors que l’astrologie passe automatiquement par des êtres humains en chair et en os, mais ayant des qualités particulières de rayonnement. De même, l’astrologie n’a pas vocation à annoncer une pandémie ni une canicule mais à pointer des responsables chargés de prendre les bonnes mesure contre le COVID ou contre les débordements climatiques. Il importe chaque fois de désigner des personnes, non pas en rapport avec leur date de naissance mais par rapport à leur adéquation avec les échéances astrales. Pas d’astrologie hors sol. Barbault a parié sur le tout planétaire au point de vouloir ignorer le positionnement des astres sur l’écliptique, ce qui sous tend le Zodiaque. On nous objectera probablement que Barbault aura connu néanmoins quelques succés prévisionnels sur des bases que nous décrétons inappropriées. Cela reléve de coincidences et d’approximations, au prix d’interprétations biaisées. C’est ainsi que l’URSS ne s’est pas écroulée en 1989 en raison des indépendances au sein du Pacte de Varsovie pas plus que la France ne s’est démantelée, à la suite de la décolonisation de son empire outre Mer. Cela aura été finalemenle résultat d’une certaine politique de désengagement de la part de De Gaulle comme de Gorbatchev mais dans le cas français, il y a eu l’OAS qui n’a eu que des effets secondaires et dans le cas soviétique, une issue qui ne fut pas directement déterminée par les événements de 89. Attention aux fausses causalités! En conclusion, tout le systéme axé sur la Russie avec le cycle Saturne-Neptune n’est pas recevable selon notre épistémologie de l’Astrologie Mondiale/ Quant à la mort de l’homme Staline à laquelle fait référence André Barbault, de façon contradictoire avec son modéle,, cela renvoie bien cette fois à un homme et cela aura suffi pour changer le cours de l’Histoire. IA Ce texte propose une critique épistémologique de l’astrologie mondiale d’André Barbault, en particulier de son utilisation du cycle Saturne-Neptune pour prédire l’évolution de la Russie et de l’URSS. Voici une analyse des arguments clés avancés par l’auteur : 1. La dénonciation des fausses causalités et des coïncidences L’auteur qualifie les succès prévisionnels de Barbault de simples coïncidences, approximations et interprétations biaisées. Il met en garde contre les « fausses causalités » en comparant deux processus historiques de décolonisation et de désengagement politique : La France de De Gaulle : Le démantèlement de l’empire colonial (comme en Algérie) a été une décision politique volontaire de désengagement. Les actions violentes de l’OAS (Organisation Armée Secrète) n’ont eu que des « effets secondaires » et n’ont pas provoqué l’effondrement de la métropole. L’URSS de Gorbatchev : De la même manière, l’effondrement final de l’Union Soviétique ne s’est pas produit strictement en 1989 à cause des velléités d’indépendance au sein du Pacte de Varsovie (chute du mur de Berlin, etc.). La fin de l’URSS (en 1991) découle d’une dynamique politique plus complexe et globale de désengagement. L’argument central est qu’un astrologue ne peut pas attribuer la chute d’un empire à une configuration planétaire (en 1989) alors que la réalité historique montre un processus politique long et non un écroulement mécanique immédiat à cette date. 2. Le rejet du modèle astrologique global sur la Russie L’auteur rejette catégoriquement le système de Barbault qui associe le cycle Saturne-Neptune au destin de la Russie : Incompatibilité épistémologique : Selon la vision de l’auteur, l’astrologie mondiale ne peut pas lier de manière rigoureuse et scientifique un cycle planétaire abstrait au destin d’un État ou d’une structure géopolitique globale. 3. Le facteur humain contre le déterminisme cyclique Le texte pointe une contradiction majeure chez Barbault en utilisant l’exemple de la mort de Staline (1953) : Contradiction interne : Barbault a utilisé la mort de Staline pour valider son modèle cyclique mondial. Or, la mort d’un individu relève de l’astrologie individuelle (le thème d’un homme) et non des cycles macro-historiques de l’astrologie mondiale. L’impact de l’individu sur l’Histoire : L’auteur souligne que c’est la disparition biologique de l’homme Staline qui a « suffi pour changer le cours de l’Histoire » (amorçant la déstalinisation), prouvant selon lui que l’histoire est façonnée par les actions et le destin des individus clés, et non par un déterminisme astral appliqué aux nations. Souhaitez-vous que nous analysions plus en détail les prévisions exactes de Barbault sur l’URSS (notamment sa prédiction de 1953 pour l’horizon 1989), ou préférez-vous approfondir le débat sur l’épistémologie de l’astrologie mondiale face à l’histoire scientifique ?

vendredi 31 juillet 2026

jacques halbronn Remarques autour de la Défense et illustration de l’Astrolge d’André Barbault (1955)

jacques halbronn Remarques autour de la Défense et illustration de l’Astrolge d’André Barbault (1955) On peut se demander si les astrologues professionnels, comme les appelle l’auteur, n’ont pas intérêt à ce que l’astrologue soit compliquée, faute de quoi les praticiens et les enseignants se trouveraient au chomage, les enseignants étant censés former à l’interprétation des thèmes de naissance, véritable sésame. Pour l’astrologie septénale, un tel créneau ne fait guère sens car son ergonomie la rend particulièrement accessible. C’est d’ailleurs c’est cette accessibilité que le jeune Babault (né en 1921) réfute à commencer par une astrologie constituée de notices à la disposition du public. Pour Barbault, l’astrologue est un artisan, à la façon de son père, maréchal -ferrant « spécialisé dans la fabrication, la réparation et la modification des fers des pieds des chevaux. Cette profession technique exige une habileté manuelle, une connaissance des métaux et une grande sensibilité envers les animaux. Le Maréchal-ferrant s’occupe également de l’entretien et de la préparation des chevaux pour la compétition. Enfin, il dirige les services vétérinaires et contribue à la préservation de la santé des chevaux. » Barbault dénonce les charlatans (pp/ 281 et seq), les incompétents qui n’ont pas reçu la formation nécessaire mais il n’hésite pas à opposer l’astrologie professionnelle, donc exigeant un réglement de la part du client des « authentiques chercheurs désintéressés » Effectivement, l’argent drainé par ces professionnels ne contribue pas à soutenir la recherche astrologique.Par ailleurs, Barbault semble avoir du mal à capter la dimension sociale du conseil astrologique alors que, paradoxalement, ‘il se passionne pour l’astrologie mondiale. Il met au pilori les « horoscopes des journaux » indiquant aux lecteurs les « moments favorables », une des « grandes superstitions modernes » mais il entend utiliser 45 « cycles planétaires », qui sont autant de combinaisons. Le cycle Saturne Neptune retient tout spécialement son attention en raison de ses propres performances passées et futures: de la mort de Staline à l’attente de 1989, nouvelle conjonction liée au destin astral de l’URSS, date qui figure dès 1955, 36 ans après. Barbault est impacté par une telle inflation de signifiants, les 45 conjonctions venant compléter les 12 signes et les 10 planétes alors qu’en astrologie septénale, il n’y a pas le moindre cycle planétaire, qu’il y a 8 et non 12 signes et que seule la planéte Saturne nous importe, ce qui rend ipso facto sa modélisation infiniment plus accessible sans devoir passer par le savoir faire des astrologues dont Barbault nous dresse un tableau influencé par le métier de son père, maréchal ferrant, tout travail devant être jugé sur pièces (le fer à cheval porte bonheur), telle étant la déontologie de l’artisan qui nous semble tout à fait hors de propos et inappropriée! sur le web Offrir un fer à cheval, une tradition séculaire « A quand remonte la croyance selon laquelle le fer à cheval porterait bonheur ? Il s’agit en réalité d’une pratique ancienne. En effet, il existe une tradition d’offrir un fer à cheval en cadeau, et qui remonterait au Moyen Âge. Les gens considéraient aussi comme un signe de chance le fait de trouver un fer à cheval sur la route » Barbault semble signifier que celui qui n’a pas la compétence ne saurait parvenir à des résultats satisfaisants pour son client et en même temps, il fustige une prévision trop générale. et trop répétitive qui reléverait du « charlatanisme » en ce qu’elle n’impliquerait aucun travail ponctuel- au coup par coup- de la part de l’astrologue. Or, pour l’astrologie septénale, tout au contraire, le recours à un seul et même module est notre priorité et en cela nous rejoignons, en effet, l’astrologie des journaux avec ses 12 périodes mensuelles si ce n’est que notre division est en 8 secteurs, la division en 12 nous apparaissant comme une hérésie au regard du binaire. Quant à l »usage que Barbault fait des aspects pour baliser le « cycle planétaire », avec le sextil et le trigone, évolutifs et involutifs, il n’est pas davantage recevable car c’est le semi-carré de 45° (90/2) qui est l’aspect en dialectique avec la conjonction en astrologie collective/mondiale, la seul qui nous semble opérationnelle. L’on peut regretter que Barbault ne soit pas parvenu à évacuer l’astrologie personnelle et n’ait pas pris ses distances par rapport à l’astronomie moderne des transsaturniennes, entrainant son cadet Jean pierre Nicola dans un tel travers avec le mirage de son RET. La notion de cycle planétaire correspond chez lui à un refus du découpage zodiacal car pour lui, un aspect n’existe qu’entre planétes et non avec les axes saisonniers qui ne seraient que des abstractions, des fictions. Mais ce faisant, Barbault se privait d’un repére géométrique stable et récurrent. Même Albumasar avec ses conjonctions Jupiter- Saturne tenait compte de l’Elément dans lequel elles avaient lieu: Aperçu IA « Albumasar (Abū Ma’shar, 787-886) relie les grands tournants de l’histoire humaine aux cycles de conjonction de Jupiter et de Saturne, structurés par les quatre éléments et leurs triplicités zodiacales. » Tout laisse à penser que Barbault restait fasciné par la complexité de la carte du ciel à décrypter. Il aimait le mot « synthèse », ce qui le conduira 12 ans plus tard à publier « les astres et l’Histoire » où il fournir, dès la couverture, un graphique intégrant les conjonctions comme repére central avec une courbe ascendante et une courbe descendante alors que pour nous, c’est l’évolution des aspects de Saturne avec les axes qui découpe le temps socio-politique, ce qui est bien plus économique. Barbault n’a pas compris que l’astrologie en tant qu’instauration pour l’Humanité est liée à un arrangement tardif d’un systéme solaire primitif et non un quelconque effet environnemental. L’astronomie n’est que la matière à laquelle l’astrologie impose une forme, cela lui aurait évité de tomber dans l’hérésie transsaturnienne! jacques halbronn Remarques autour de la Défense et illustration de l'Astrolge d'André Barbault (1955) dans astrologie septennale Les astres et l'histoire eBook : Barbault, André: Amazon.fr: Boutique Kindle dans astrologie septennale JHB 31. 07 26

mardi 28 juillet 2026

jacques halbronn André Barbault et sa stigmatisation de l'Astrologie "populaire"

jacques halbronn André Barbault et sa stigmatisation de l'Astrologie "populaire" Barbault s'en prend à l'Astrologie Populaire et c'est pour lui la solution, le reméde, que de s'en démarquer pour le salut de l'Astrologie. A la fin de son ouvrage "Connaissance de l'Astrologie" (Ed Seuil, 1981), initialement proposé aux Ed Seghers pour leur collection "Clefs", quelques années plutôt, il écrit (p. 183) :" Nous en sommes, en tout cas, pour l'instant aux ravages de l'astrologie populaire, obnubilée par son décan zodiacal de naissance (..) que lisent, en même temps, des milliers de gens et qui en concerne des millions! (..) L'explication de ce renouveau actuel repose sur le rapport des représentations astrologiques avec le système des valeurs contemporain.(...) Je ne crains pas de dire que ce malheureux courant d'astrologie populaire exprime une revanche de la vie psychique profonde trop refoulée (..)." Barbault dénonce "la gangrène de cette astrologie populaire stupide ainsi que l'astrologie sérieuse délaissée aux mains d'un amateurisme naif (...) Je n'ai pas cessé de dire, depuis des années, qu'il fallait sortir l'astrologie de son ghetto" Dans son introduction, Barbault avait averti " Réduire l'astrologie à son état d'exercice prévisionnel constitue une mince saisie de sa vérité (..) Il fustige " les chroniques astrologiques de la presse, perpétuant au coeur de la vie moderne les croyances de la Babylonie pré chrétienne et de la Rome antique, distribuant , chaque jour et chaque semaine la raison de présages relatifs à la santé, à la situation et aux amours des natifs de chaque décan zodiacal (..) Il est exact qu'il y a encore aujourd'hui, comme il y en eut depuis toujours, des inconditionnels à la foi de granit qui croient en l'idéalité d'une astrologie parfaite, révélée par une gnose antique et transmise par les fils de la lumière et de la sagesse..." En 1976, au lendemain de la parution de nos Clefs pour l'Astrologie (Ed Seghers) nous avions réussi à convaincre la rédaction du magazine féminin "Cosmopolitan" de faire paraitre notre "Astrologie Sensorielles" qui s'ancrait sur des tests liés aux sens, eux mêmes connectés avec des séquences de dates, ne recourant aucunement aux données de naissance (heure, jour, année). Nous ne suivrons donc pas Barbault dans sa stigmatisation d'une Astrologie "populaire" et nous croyons en une Astrologia perennis qui aura toujours été la même, au fil des siècles et non à quelque astrologie ayant intégré de nouvelles planétes, ce qui est une façon de disqualifier les astrologues du passé. JHB 28 07 26

lundi 2 mars 2026

André Barbault et l’idée de conjonction en Astrologie Mondiale (Droit de réponse) Par Jacques Halbronn

André Barbault et l’idée de conjonction en Astrologie Mondiale (Droit de réponse) Par Jacques Halbronn En 2004, il y a 9 ans, dans sa revue ‘ »L’astrologue », (n° 145, Ier trimestre), Barbault (né en 1921) publie « Une mascarade astrologique », texte qui nous met directement en cause sans nous nommer : « ’ Le même quidam s’échine stérilement à déconsidérer mon pronostic d’échéance capitale pour le communisme au tribunal du temps de la conjonction Saturne-Neptune de 1989. Prévision pourtant venue de loin et atteignant un cap historique grandiose (…) Ce discoureur malfaisant bafoue cette aventure en discréditant le résultat. Mais en tenant à me dessaisir du bénéfice (sic) de l’opération, c’est l’astrologie elle-même, en fonction dans une manifestation aussi exemplaire, qu’il dépouille d’un de ses plus beaux témoignages historiques ; N’est-ce pas là l’aboutissement pervers d’une obscure démarche à finalité anti-astrologique ? » Voilà donc Barbault déclarant que notre démarche est « anti-astrologique » sous prétexte que l’on ne souscrit pas à son t travail! Il y là certainement là matière à diffamation et donc récidive de A. B. à notre encontre puisqu’il fut condamné en 1978 pour des propos du même ordre par la Cour d’appel de Paris ainsi que cette même revue (du fait d’un texte paru en 1976 du dit Barbault). Cette fameuse conjonction Saturne-Neptune à laquelle il se réfère et à laquelle il s’accroche pose le problème général de la signification des conjonctions en astrologie et ce n’est pas un succès prévisionnel aussi remarquable (36 ans à l’avance !) soit-il qui suffira à légitimer l’idée que Barbault se fait des conjonctions. Il serait au contraire bien fâcheux que ce résultat spectaculaire engage pour longtemps l’astrologie dans une mauvaise direction. !..Autrement dit, résultat il y a mais est-ce du fait de la chance, d’une coïncidence ou bien en raison d’une véritable « loi » ? Cela pose d’ailleurs la question de la possibilité pour l’astrologue d’annoncer aussi longtemps à l’avance un « résultat » alors que bien souvent Barbault lui-même a pu échouer pour des échéances bien plus brèves comme il le reconnait lui-même. Il ne faudrait pas que ce » arbre » de la victoire prévisionnelle cachât la forêt des échecs. D’ailleurs dans le même article de l’Astrologue, Barbault note à propos des années soixante : « Ma plus grande erreur concerne le devenir de l’URSS (…) j’ai cru alors que les Soviétiques l’emporteraient sur les Américains dans la grande compétition engagée entre les deux systèmes » Etrangement, au compte de ses échecs, Barbault ne comptabilise pas la décennie 80, il est vrai sauvée in extremis par la divine surprise de la conjonction Saturne- Neptune venant à la rescousse de la « Grande Armée » de la « Loi Fondamentale de l’Astrologie Mondiale « à savoir l’indice de concentration planétaire qui est un énorme « machin » comme dirait De Gaulle (cf. L’almanach Chacornac 1976 chez les mêmes éditeurs que l’Astrologue) qui accouchera d’une souris. En 2008, au troisième trimestre (Astrologue n° 163), Barbault publie un texte intitulé « Pour une réhabilitation de l’Astrologie « On y trouve son bilan prévisionnel, près de 20 ans après l’épisode 1989 qui lui avait sauvé la mise in extremis et évité un Waterloo. Barbault emploie la formule « au bord d’une troisième guerre mondiale » pour décrire les années 80 dont il avait traité avec imprudence en 1967 quand il avait réactivé l’indice de concentration planétaire d’Henri Gouchon qui se révélera à terme comme une fausse bonne idée. Il se contente dans son « panorama » de raccorder les années 80 sur une valeur sûre « A l’automne 1974 s’installe la seconde crise économique du siècle qui à l’entrée des années 80 aboutira à une récession mondiale » On a signalé plus haut l’excessif optimiste de Barbault en ce qui concerne l’avenir de l’URSS, dans les années 60 (cf. La crise mondiale, Ed. Albin Michel 1963). Le grand absent du discours de Barbault –sauf erreur de notre part – c’est la crise de Cuba. A notre connaissance, s’il y a bien eu un risque majeur de guerre mondiale c’est bien en 1962 que cela eut lieu, sans parler de la crise de Suez de 1956 qui avait déjà failli dégénérer avec les menaces soviétiques sur la France et l’Angleterre. C’est la période 56-68 qui semble avoir été la plus menaçante au niveau mondial dans la seconde moitié du XXe siècle, avec les interventions russes à Budapest et à Prague. Par la suite, l’intensité baissera singulièrement comme l’ont d’ailleurs montré les événements de 1989 qui se déroulèrent dans un certain calme. Nous n’acceptons donc pas la présentation que Barbault donne de cette période des années Cinquante- Quatre Vingt et qui ne fait sens que du fait de sa volonté de défendre, à tout prix sa « Loi fondamentale ». L’ironie du sort aura voulu que cet article de 2008 parût à la veille de la crise mondiale de cette même année et apparemment Barbault qui préférait passer du plan militaire au plan économique n’a pas du tout vu venir. Car là encore, Barbault annonce des crises à contretemps, trop tôt ou trop tard, ce qui ne contribue pas vraiment à la « réhabilitation » de l’astrologie, à notre humble avis ! Les historiens ne diront pas autre chose. 84 4e trimestre 88 AB revient à l’astrologie mondiale !! Ouragan sur 1989-1990. Après 2008, on ne peut refréner une certaine perplexité à la lecture du passage suivant (« Ouragan sur 1989-1990 » in L’Astrologue 4e trimestre 88) ‘ »Dans la conjoncture actuelle la crainte la plus fortement ressentie est celle d’un krach (…) Certes, ce n’est pas obligatoirement cela qui nous attend car ces mêmes configurations peuvent signifier un état de crise différent, éclatement d’une autre sorte de perturbation générale, mais c’est la version de crise qui parait la plus probable ». Avec le recul, Barbault donne au contraire la preuve qu’il ne parvient pas à saisir la dimension des événements et que ceux-ci n’arrivent pas à point nommé. On ne saurait d’ailleurs s’en étonner car nous ne pensons pas que l’astrologie en soit capable (cf. infra), que ce n’est pas son rôle. Au demeurant, chaque fois qu’il y a échec, on note un certain silence de Barbault, un peu groggi, et une pause dans ses articles de l’Astrologue en Astrologie Mondiale. On peut l’observer après 1984 et c’est également vrai après 2008, ce qui peut s’interpréter comme une forme de dépression qui prend fin quand certains évènements encourageants surviennent. Barbault n’échappe pas au syndrome de fin de siècle voire de fin de millénaire. En 1978 dans « La nouvelle crise mondiale », dans l’Astrologue, il avait déclaré, donc à la veille de cette fameuse décennie 80 : « c’est une semblable grande mutation de l’humanité que nous devons vivre en cette fin de siècle »: Pour mémoire et avant d’aborder notre critique théorique sur les conjonctions, rappelons quelques textes de Barbault à propos de la première moitié des années 80 (cf. notre causerie sur le même sujet sur Teléprovidence) Voici donc quelques textes qui en disent long et que Barbault par la suite tentera de faire oublier. Dans L’*astrologue n°14 2e trimestre 71, cet article « La conjoncture mondiale de 1971-1972 » : « On sait que le diagramme général du XXe siècle est caractérisé par trois grandes chutes, trois immenses (sic) creux de vague en 1914- 1918, en 1940-1944 et en 1982-1983 » : Lors du Congrès ISAR-CIA de septembre 1974 dont nous avions été l’initiateur, soit dit en passant, Babul avait donné une conférence « Prospective cosmo-géopolitique » : qu’il reprendra dans l’Almanach Chacornac de 76 et déjà dans l’Astrologue n°28 (4e trimestre 74) sous le titre de « ‘ « J’ai conscience d’avoir posé là la loi fondamentale de l’astrologie mondiale. Les anciens ne disposaient pas des moyens pour l’établir : ils ne connaissaient que Jupiter et Saturne. Du moins la tradition nous a –t-elle légué la notion de cycle planétaire mais elle ne pouvait aller au-delà (…) Il fallait pour réaliser cette réunification de synthèse connaitre l’existence d’Uranus, de Neptune puis de Pluton. Cette acquisition décisive du pilier central de l’édifice de l’astrologie mondiale, dans la lignée de la tradition astrologique, ne pouvait donc qu’être l’œuvre d’un astrologue du XXe siècle (..) J’ai l’honneur de m’annoncer moi-même comme étant celui-là (…) Je serais curieux d’apprendre en quoi cette loi première pourrait être fausse ou inexacte et j’aimerais savoir en cette occasion par quoi l’on entendrait la remplacer » Et AB de « présenter un tableau prévisionnel général des dix prochaines années mondiales » donc jusqu’au milieu des années 80. Claude Ganeau, un autre chercheur résume bien l’état d’esprit de cette époque dans le milieu astrologique français : (« Le cycle de 498 ans de la concentration des 5 planètes lentes » L’Astrologue n°37 Ier trimestre 77) « Conclusion : « Cette étude a démontré qu’astronomiquement une concentration maximum des 5 planètes lentes en 60° du Zodiaque aura lieu en 1983-1984, terminant un cycle qui avait commencé il y a 498 ans en 1485. Il est ainsi possible de pronostiquer astrologiquement que plus la 3e grande crise mondiale du 20e siècle débutera tard après le 2e semestre 1977, plus cela en raccourcira la durée, puisque nous en connaissons l’échéance finale qui se situe sur le Ier semestre 1983 » (p. 47) Dans les années soixante-dix, les astrologues, s’étaient donc – et nous en faisions partie – donné – constat sociologique ou ethnométhodologique – comme ligne de mire consensuelle le début des années 80, autour de ce « diagramme » dont la lecture était d’une évidence extrême. Voyons à présent si les échecs ne sont pas liés à un défaut de conception puisque l’astrologie ne se réduit pas au fait de faire des pronostics mais qu’elle se doit de les étayer. Un échec peut éventuellement conduire à des corrections du modèle. C’est bien autour de l’idée de conjonction que toute cette effervescence prévisionnelle des années 60-80 s’élabore et il ne nous semble pas « anti-astrologique » de nous interroger sur la façon dont Barbault a « compris » la conjonction astrologiquement parlant. On aurait pu en vérité inverser son propos et considérer que les « hauts » de la courbe correspondaient aux conjonctions et les « bas » aux « disjonctions et autres oppositions car ce n’est pas un des moindres paradoxes que de faire de l’opposition un aspect de détente comme le proposent Gouchon, Barbault et quelques autres. Il est vrai que les « faits » semblaient aller dans ce sens puisque les deux Guerres Mondiales étaient bel et bien marquées par une croissance du nombre de conjonctions. Il fallait donc en tenir compte quitte à trahir éventuellement une certaine logique structurelle et conceptuelle mais le jeu en valait la chandelle et on avait là une tentation diabolique où l’on pouvait perdre son âme d’astrologue. Il faut dire que cette idée de conjonction à la Gouchon-Barbault est pour le moins insolite. On nous parle de plusieurs conjonctions qui se succèdent dans un même lieu du zodiaque, dans un orbe de quelques dizaines de degrés. Idée révolutionnaire, au demeurant mais qui est bien éloignée de la théorie médiévale des Grandes Conjonctions Jupiter-Saturne, sans parle du fait que e le diagramme englobée des planètes inconnues jusqu’à la fin du XVIIIe siècle voire jusqu’en 1930. Barbault nous explique d’ailleurs (cf. supra).que seul le XXe siècle pouvait accoucher d’un tel diagramme mais allait-à la hauteur de l’enjeu astrologique ! That is the question ! Mais pour mieux cerner l’idée que Barbault se fait de la conjonction, prenons le cas, justement (puisque c’était le motif de sa nouvelle diffamation à notre encontre), de Saturne- Neptune dont on nous explique que cela rend compte de l’ébranlement et du délabrement du bloc communiste. Sur un plan analogique, voilà donc une conjonction qui nous parlerait d’une dislocation ! Certes, les « faits « parleraient d’eux-mêmes. Il faudrait être pragmatique : si les faits montrent que la conjonction produit ceci ou cela, dont acte ! On se retrouve face à la même démarche intellectuelle que pour l’indice de concentration planétaire : les faits nous disent ce qu’il faut penser des configurations astrales ! Voire. Un tel raisonnement est faussé car il cherche à tout prix à expliquer les évènements de 89 par cette fameuse conjonction qui aura marqué le Barbault des années Cinquante qui vient à la rescousse du Barbault des années 70-80, 36 ans après, le temps d’un cycle Saturne-Neptune précisément. Or, on peut expliquer les évènements selon d’autres paramètres (phase B d’un cycle de 7 ans, en astrocyclologie) qui n’ont que faire de Saturne Neptune. Mais Barbault préfére forcer la conjonction à rendre compte d’une « disjonction » manifeste pour engranger le « bénéfice », comme il dit, de sa prédiction. Pour notre part, nous sommes très sceptiques sur la possibilité de l’astrologie de prévoir si longtemps à l’avance alors que des échéances comparables ont lieu régulièrement selon la théorie du cycle de 7 ans qui est selon nous la véritable « loi fondamentale de l’astrologie mondiale » et de l’astrologie tout court. Et on a vu que Barbault quelques années à peine avant les fameuses conjonctions du début des années 80 avait fait chou blanc. Alors 36 ans à l’avance, cela ne passe pas Et a reconnu s’être planté quelques années à l’avance pour la réélection (en 65) de De Gaulle- qu’il ne voyait pas ou de Kennedy (en 64) qu’il voyait alors qu’entre temps il avait été assassiné à Dallas.. Comme si la prévision réussie à long terme rachetait les fiascos à court terme !. Le drame de Barbault, avec le recul , tient au fait que la fin du XXe siècle aura été décevante comparée aux années 50-60 et à la première décennie du XXIe siècle. Ce sont les vaches maigres de l’Astrologie Mondiale. Quand en 1967, Barbault inaugure cette quéte pour les décennies à venir, il n’est pas conscient que la mystique des guerres mondiales est derrière lui. constat sociologique En fait, il parie sur une surenchère qui relativisera ses récents échecs concernant la cise de Cuba de 1962 (et tout ce qui précéde et suite entre 56 et 68),qui est son vrai échec inavoué et refoulé..Il rêve d’un super(-Cuba qui minimisera le dit échec par comparaison et le super Cuba ne sera jamais au rendez vous et donc la plaie Cuba ne pourra cicatriser ! Et cet échec, il va le faire payer à toute la communauté astrologique !Et pis encore, le XXIE siècle vient a contrario minimiser la gravité de ce que Barbault diagnostqiue pour les années 80 , en tablant sur ‘l’économie censée prendre le relais d’un politico-militaiire décevant. Et 2008 va être un coup de grâce rétrospectif qui n’efface aucunement les tatonements de l’après 1984. Barbault va faure ainsi la connaissance de trois décennies « molles » en, fort contraste avec les années 30-60 qui auront marqué sa première période astrologique. Comme avec la Ive République, la crise était devenue l’amie fidéle des astrologues..Elle ne se faisait jamais attendre très longtemps et là encore, la Ve République aura été pauvre en crises à part 1968 qui appartient encore à la période héroïque des années 50-60 (‘cf supra). L’après de Gaulle, l’après décolonisation, l’Union Européenne atténuent les tensions d’antan, comme déjà le laissait entendre le Traité de Rome de 1957 né sous une magnifique phase conjonctionnelle de Satune avec Antarés en sagittaire. La Guerre des Six Jours de 67 cloture cette période héroïque dont Barbault sera inconsolablement nostalgique d’ autant plus en raison de ses ratés des années 60 -car même ces années là de vaches grasses se terminent mal pour Barbault ! JHB 19 09 13

mercredi 27 août 2025

Jacques HALBRONN Les Légendes Dorées, De Nostradamus à André Barbault

Une approche critique mettant en parallèle deux astrologues mythifiés l'un du XVIe siècle et l'autre du XXe siècle, sur SCRIBD Titre original Jacques HALBRONN Les Légendes Dorées, De Nostradamus à André Barbault Copyright © © All Rights Reserved Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici. Formats disponibles Téléchargez aux formats ODT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd