Site de l'Association La Vie Astrologique (ex Mouvement Astrologique Universitaire). 8, rue de la Providence. 75013 Paris/ Une approche historico-critique de la littérature astrologique.
Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)
Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
.
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Affichage des articles dont le libellé est Michel Gauquelin. Afficher tous les articles
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samedi 29 août 2026
michel gauquelin , Paul Choisnard et la prévision en astrologie
I michel gauquelin et la prévision en astrologie
Michel Gauquelin a rejeté la validité de la prévision en astrologie, concluant après des décennies de recherches statistiques qu’il n’existait aucune preuve scientifique permettant de prédire le destin ou l’avenir des individus à travers les astres. Bien qu'il soit célèbre pour avoir mis en évidence des anomalies statistiques de naissance chez certaines élites (comme le célèbre « effet Mars » chez les sportifs), ses travaux ont paradoxalement servi à démanteler les piliers de l'astrologie prévisionnelle traditionnelle.
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+3
Voici une analyse détaillée de sa position et de ses conclusions concernant la prévisibilité astrologique :
1. Le rejet de la prédiction événementielle
Dans ses différents ouvrages, notamment La Vérité sur l'astrologie, Michel Gauquelin est catégorique : les horoscopes, les transits planétaires et les techniques prévisionnelles classiques ne fonctionnent pas au-delà du hasard ou de l'effet Barnum.
Wikipédia
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Aucun lien avec le destin : Il n'a trouvé aucune corrélation entre les configurations célestes du moment et les événements de vie (mariages, accidents, succès financiers).
Incompatibilité des outils traditionnels : Ses statistiques massives (portant sur plus de 100 000 cas) ont invalidé l'influence des signes du zodiaque, des aspects géométriques entre planètes, et de l'utilisation du Soleil ou de Mercure pour dicter un parcours de vie.
Amazon
2. De la "prévision" à la "prédisposition" (La Néo-Astrologie)
Si Gauquelin refuse le terme de prévision, il introduit une nuance majeure à travers ses découvertes statistiques. Pour lui, les astres ne prédisent pas ce qui va arriver, mais indiquent des tempéraments psychologiques de naissance.
Astrophysique sur Mesure
+1
L'effet des secteurs clés : Il a observé que les personnes ayant un destin hors du commun dans une profession précise avaient tendance à naître lorsque certaines planètes (Mars, Jupiter, Saturne, Lune) venaient de se lever ou de culminer (les zones dites "clés" du ciel).
Astrophysique sur Mesure
Une tendance, pas une fatalité : Un "effet Mars" signifie qu'un enfant naît avec des prédispositions dynamiques ou courageuses (psychologie), ce qui augmente statistiquement ses chances de devenir un champion sportif si son environnement s'y prête. Ce n'est en aucun cas la prévision magique d'une victoire ou d'une carrière linéaire.
Tangente Magazine
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3. Synthèse des conclusions de Gauquelin
Dimension astrologique Validité selon les recherches de Gauquelin
Horoscopes & Prédictions de l'avenir ❌ Totalement réfutés (aucune preuve statistique)
Signes du Zodiaque (Bélier, Taureau...) ❌ Aucun effet mesurable sur la personnalité ou le métier
Transits & Directions (horlogerie temporelle) ❌ Inopérants pour anticiper des dates clés de l'existence
Positions planétaires à la naissance Lien statistique ténu mais réel sur les traits de caractère (élites uniquement)
En fin de compte, Michel Gauquelin a cherché à purifier l'astrologie de ses dérives divinatoires pour en faire une science des tempéraments (qu'il a nommée la Néo-Astrologie), s'attirant les foudres de la communauté scientifique — qui considérait ses conclusions résiduelles comme des biais de sélection — et des astrologues traditionnels, vexés de voir leurs outils de prévision invalidés.
II prévision astrologique selon Paul Choisnard
Paul Choisnard ne propose pas de prévisions astrologiques au sens moderne (comme un horoscope), car il s'est éteint en 1930 et a consacré sa vie à fonder une approche scientifique et statistique de l'astrologie.Ancien élève de l'École Polytechnique sous le pseudonyme de Paul Flambart, il a rejeté la divination pour chercher des preuves mathématiques de l'influence des astres. Si vous vous intéressez à ses techniques de calcul prévisionnel, ses travaux reposent sur des bases très spécifiques.La méthode prévisionnelle selon ChoisnardPour établir des diagnostics ou analyser le déroulement d'une vie, Paul Choisnard utilisait des outils mathématiques précis décrits dans ses ouvrages majeurs comme Langage astral ou Les Directions en astrologie :Le calcul des directions : Il s'est concentré sur la mesure rigoureuse des arcs de direction pour déterminer les périodes clés d'une existence.La loi de l'hérédité astrale : Ses recherches visaient à prouver statistiquement la répétition de configurations planétaires similaires entre parents et enfants.Le rejet du fatalisme : Pour lui, les astres indiquent des probabilités d'influences physiques et psychologiques, et non des événements futurs figés.
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jacques Halbronn,
Michel Gauquelin,
Paul Choisnard
mercredi 22 octobre 2025
jacques halbronn L'astrologie du mouvement diurne, au quotidien Le cas Gauquelin.
jacques halbronn L'astrologie du mouvement diurne, au quotidien Le cas Gauquelin.
Nous avons récemment engagé des recherches consacrées à un balisage astrologique de la journée, ce qui rejoint les travaux liés au mouvement diurne et notamment ceux réalisés par Michel Gauquelin. Il nous est apparu que certains moments de la journée généraient certains type d'événements. On en est pour l'heure au stade expérimental mais nous pensons pouvoir déjà en tirer quelque enseignement.
Il se pourrait qu'une astrologie polyplanétaire ait préexisté à notre astrologie septénale. Rappelons que 4 astres sont à retenir statistiquement, Lune, Mars, Jupiter et Saturne. Nous excluons Vénus qui aura été rajoutée parla suite. Mais peu importe à ce stade. Gauquelin aurait donc décrit une proto-astrologie, exigeant un autre rapport aux données astronomiques., n'exigeant pas la connaissance des cycles planétaires mais simplement leur localisation quotidienne dans le ciel, selon les heures de la journée, en un lieu (horizon) donné. L'astrologie du thème natal se présenterait ainsi comme la continuité, l'héritière, d'une telle astrologie "diurne" mais cette astrologie généthliaque aura intégré - à tort - les positions zodiacales, ce qui constitue un anachronisme syncrétique. (cf l'astrologie des "maisons", domification)
En ce sens, l'astrologie française serait doublement à l'honneur avec les travaux complémentaires de Gauquelin (né fin 1928) et ceux de Halbronn (né fin 1947), à 20 ans de distance (1955(L'influence des astres, - 1976 (Clefs pour l'Astrologie). Par certains côtés, l'astrologie du mouvement diurne rejoint l'astrologie horaire (questionnaire, des "interrogations" dont nous avons traité à propos d'un traité de Claude Dariot, "L'introduction au jugement des astres avec un Traite des elections propres pour le commencement des choses" Lyon 1558 (cf Pardés, 1990) Dans notre publication des Personnalités planétaires de Michel Gauquelin (Ed Trédaniel, La Grande Conjonction, 1992), nous n'avions pas encore présenté cette approche (cf également notre essai "La pensée astrologique" in Histoire de l'Astrologie de Serge Hutin, Ed Artefact, 1986)
JHB 22 10 25
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Jacques Halbronn,
Michel Gauquelin
mercredi 4 septembre 2024
jacques halbronn Astrologie De l'effet Mars (Gauquelin) à l'effet Saturne (Halbronn)
jacques halbronn De l'effet Mars (Gauquelin) à l'effet Saturne (Halbronn)
La France aura été le théatre de deux découvertes majeures en Astrologie, respectivement connues sous le nom de l'effet Mars et de l'effet Saturne
Sur le web
"L'effet Mars est le nom donné à une hypothétique corrélation, dont l'existence a été avancée dans les années 1950 par Michel Gauquelin, entre la destinée de certains sportifs et la position de la planète Mars par rapport à l'horizon et au méridien géographique au moment de leur naissance."
L'intérêt majeur de ces deux avancées épistémologiques tient au refus des combinatoires entre planétes. Ces deux chercheurs, nés à 20 ans d'intervalle ont compris d'instinct que l'astrologie n'avait rien à gagner à jouer la carte du panachage. Ils annoncent l'un et l'autre la mort du thème natal, en tant que "carte du ciel" à relier à un événement ou à une personnalité. On peut donc parler d'un courant monoplanétaire propre à l'Ecole Française d'Astrologie, aux antipodes de l'indice cyclique d'André Barbault, lequel se veut comme une sorte de synthèse, de précipité de cinq planétes 'lentes" (de Jupiter jusqu'à Pluton)
On trouvera donc dans le. milieu astrologique les tenants de ces deux voies et il est désormais inacceptable qu'on en fasse l'amalgame comme se complaisent à le faire les "anti-astrologues" (astrosceptiques). Il est éminemment souhaitable que les organisateurs de Colloques astrologiques tant en France qu'ailleurs, accordent la place qu'il mérite à un tel débat lequel ne peut, en tout état de cause, que de rehausser l'image de l'Astrologie.
Il s'agit là d'une rupture avec l'astronomie en ce que les travaux de Gauquelin et de Halbronn ne retiennent pas dans leur modéle les planétes transsaturniennes ni les luminaires. En revanche, leurs travaux accordent la plus grande importance au mouvement diurne chez Gauquelin (décédé en 1991) et au cycle saisonnier chez Halbronn. Une différence majeure entre ces deux chercheurs tient au fait qu'Halbronn pratique une approche cyclique et prévisionnelle (sur la base d'intervalles de 7 et 14 ans) alors que Gauquelin en reste à une forme de caractérologie constante, prenant la reléve de l'astrologie du signe de naissance. Le temps gauquelinien se joue avec la plus grande précision de l'heure de naissance alors que le temps halbronnien n'en tient pas compte et donne du temps au temps.
Mais le clivage majeur entre le courant Gauquelin-Halbronn et le coutant "humaniste" (Rudhyar et cie) tient à l'abandon de l'individualisme, du thème "personnel", ce qui rejoint d'ailleurs l'astrologie "solaire", divisant l'Humanité en 12 types. Selon nous, dès lors que l'astrologie s'individualise, elle flirte avec la voyance.
JHB 04 09 24
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Jacques Halbronn,
Michel Gauquelin
mardi 11 juin 2024
jacques halbronn Le plafonnement de l'astrologie du siècle dernier. Le cas Gauquelin
jacques halbronn Le plafonnement (l'impasse) de l'astrologie du siècle dernier. Le cas Gauquelin
Le cas Gauquelin. Il ne s'agit pas ici de remettre en cause les résultats Gauquelin mais d'en montrer les limites voire les impasses. Entendons par là que même si les travaux en question étaient inattaquables - point sur lequel nous ne nous prononcerons pas - ils ne contribuent guère à l'élaboration d'une véritable astrologie de la Cité et ils ne font qu'exhumer une astrologie dans les limbes, aux bases astronomiques fort réduites puisqu'elle est limitée au mouvement diurne, quotidien, sans aucune référence aux révolutions planétaires qui diffèrent entre elles alors qu'au regard du mouvement diurne, les planétes sont mises sur un pied d'égalité, ce qui aura permis d'intégrer dans le "thème" les transsaturniennes, au même titre que la lune ou le soleil! Cette astrologie là aura été le fait d'une humanité primitive (cf notre essai La pensée astrologique in Histoire de l'Astrologie de Serge Hutin, Ed Artefact 1986). On pourrait parler d'une astrologie préadamique, antérieur à la Création du systéme astrologique tel qu'évoqué au premier chapitre du Livre de la Génése. Une telle astrologie était liée à des rituels qui rythmaient l'existence de tribus dotées de totems planétaires. Contrairement à ce que pensait Gauquelin (cf notre étude in Les personnalités planétaires, Ed Trédaniel, 1992), ce n'était probablement pas une astrologie articulée sur le moment de la naissance mais cela consistait en une astrologie horaire, élective tout au long de la vie et le rapport à la naissance n'est qu'un épiphénoméne et non un point de départ.
JHB 11 06 24
Libellés :
Jacques Halbronn,
Michel Gauquelin
dimanche 19 mai 2024
Jacques halbronn L'astrologie personnelle est une déconstruction des grandes catégories. Sur une préface de Michel Gauquelin (1982)
jacques halbronn L'astrologie personnelle est une déconstruction des grandes catégories.
Selon nous, les attaques des astrologues "sérieux" à l'encontre d'une astrologie qui entend en rester à des notions générales correspondent à une volonté de régression, d'involution à savoir d'en revenir au chaos primordial féminin, l'évolution consistant à parvenir à une approche "schématique" du monde. En ce sens, l'astrologie horoscopique reléverait d'une forme de complot contre la Science plutôt que de se faire qualifier de pseudo-science à moins que par pseudo-science, il faille comprendre anti-science!.
Les statistiques ont vocation à simplifier notre perception du monde, à réduite l'infini du désordre à une certaine finitude en nombre très limité. Les étoiles représentent cette matière première innombrable alors que les planétes, bien moins nombreuses et bien plus petites, indiquent vers quoi va tendre toute évolution. Autrement dit, les résultats Gauquelin s'ils ne remettent pas en question l'influence astrale portent un coup fatal à l'astrologie de la personnalité, selon la formule de Rudhyar et révélent le caractère régressif d'une telle astrologie, ce qui correspond à un retour d'un régime masculin vers un régime féminin primitif/
Dans sa préface au livre de François Gauquelin "Psychology of the planets" (1982 Astro Computing service, San Diego), Michel Gauquelin revenait sur la coincidence entre les noms mythologiques des planétes et les résultats statistiques obtenus (pp: I et II), passés dans le langage courant: jovial, martial etc/
Pour notre part, nous avons montré que les noms des signes zodiacaux symbolisaient telle ou telle planéte mais qu'il ne s'agissait pas de la planéte attribuée dans la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle après JC), les gémeaux devant représenter, selon nous, une valeur vénusienne, tout comme d'ailleurs la Vierge et non une valeur mercurienne comme indiqué dans le dispositif des maitrises planétaires traditionnel. Pour nous, l'astrologie gauquelinienne est une astrologie qui ignore les révolutions sidérales des planétes (conjonction planéte/étoile fixe) et ne connait que le mouvement diurne quotidien. Dans un cas, on a une croix horizon/méridien et dans l'autre une croix équinoxes/solstices. activée par une seule planéte, Saturne, ce qui correspond à l'aboutissement de la réduction du Ciel. Dans les deux cas, seule une élite est concernée laquelle entraine et conduit la masse. Par conséquence, l'astrologie personnelle remet en question une telle hiérarchie verticale. Cela dit, il semble que l'ouvrage en question de François Gauquelin vise à revenir à une astrologie personnelle, ce qui correspond à une programmation féminine. Nous avons montré que le processus d'instrumentalisation de certaines planétes de notre "ciel" tel que vu de la Terre, ne relevait pas d'un rituel lié à la naissance mais était lié à des pratiques répétées tout au long de la vie, le moment de la naissance n'étant qu'un épiphénoméne et non pas un point de départ. autrement dit, la statistique Gauquelin aurait dû étudier l'impact de telle ou telle configuration à différents moments de la vie d'une personne. Nous pensons également que l'observation du ciel est nocturne et que le coucher d'un astre est mieux observable que son lever, ce qu'illustre le début et la fin du Shabbat avec l'apparition des premières étoiles
JHB 19 05 24
Libellés :
Jacques Halbronn,
Michel Gauquelin
samedi 18 mai 2024
Jacques halbronn L'astrologie personnelle est une désonstruction pseudo/ anti-scientifique.
jacques halbronn L'astrologie personnelle est une déconstruction pseudi-antiscientifique
Selon nous, les attaques des astrologues "sérieux" à l'encontre d'une astrologie qui entend en rester à des notions générales correspondent à une volonté de régression, d'involution à savoir d'en revenir au chaos primordial féminin, l'évolution consistant à parvenir à une approche "schématique" du monde. En ce sens, l'astrologie horoscopique reléverait d'une forme de complot contre la Science plutôt que de se faire qualifier de pseudo-science à moins que par pseudo-science, il faille comprendre anti-science!.
Les statistiques ont vocation à simplifier notre perception du monde, à réduite l'infini du désordre à une certaine finitude en nombre très limité. Les étoiles représentent cette matière première innombrable alors que les planétes, bien moins nombreuses et bien plus petites, indiquent vers quoi va tendre toute évolution. Autrement dit, les résultats Gauquelin s'ils ne remettent pas en question l'influence astrale portent un coup fatal à l'astrologie de la personnalité, selon la formule de Rudhyar et révélent le caractère régressif d'une telle astrologie, ce qui correspond à un retour d'un régime masculin vers un régime féminin primitif/
Dans sa préface au livre de François Gauquelin "Psychology of the planets" (1982 Astro Computing service, San Diego), Michel Gauquelin revenait sur la coincidence entre les noms mythologiques des planétes et les résultats statistiques obtenus (pp: I et II), passés dans le langage courant: jovial, martial etc/
Pour notre part, nous avons montré que les noms des signes zodiacaux symbolisaient telle ou telle planéte mais qu'il ne s'agissait pas de la planéte attribuée dans la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle après JC), les gémeaux devant représenter, selon nous, une valeur vénusienne, tout comme d'ailleurs la Vierge et non une valeur mercurienne comme indiqué dans le dispositif des maitrises planétaires traditionnel. Pour nous, l'astrologie gauquelinienne est une astrologie qui ignore les révolutions sidérales des planétes (conjonction planéte/étoile fixe) et ne connait que le mouvement diurne quotidien. Dans un cas, on a une croix horizon/méridien et dans l'autre une croix équinoxes/solstices. activée par une seule planéte, Saturne, ce qui correspond à l'aboutissement de la réduction du Ciel. Dans les deux cas, seule une élite est concernée laquelle entraine et conduit la masse. Par conséquence, l'astrologie personnelle remet en question une telle hiérarchie verticale. Cela dit, il semble que l'ouvrage en question de François Gauquelin vise à revenir à une astrologie personnelle, ce qui correspond à une programmation féminine.
JHB 18 05 24
Libellés :
Jacques Halbronn,
Michel Gauquelin
lundi 13 mai 2024
Jacques halbronn Astrologie GAuquelin et le parcours nocturne des planétes Présence stellaire et Shabbat.
jacques halbronn Astrologie Gauquelin et le parcours nocturne des planétes; Présence stellaire et Shabbat
Le shabbat débute et se termine avec l'apparition des trois premières étoiles dans le ciel" On comprend pourquoi le Shabbat débute le vendredi soir, à la tombée de la nuit et se termine dans les mêmes conditions, le lendemain. Cela nous rappelle que le Ciel étoilé dépend de la nuit, ce qui relativise quelque peu l'importance accordée au lever et à la culmination d'un astre si l'on admet la nécessité d'une interaction (instrumentalisation) délibérée entre les hommes et les astres.
Dès lors, nous sommes enclins à penser que si les sociétés de notre Humanité terrestre ont pu s'accorder avec le ciel, cela aura plutôt été la nuit que le jour. Si certains rituels ont pu s'organiser en rapport avec un certain totem planétaire, il y a fort à parier que cela eut lieu dans la période nocturne du mouvement diurne.
On peut dès lors penser que la position d'une planéte à son coucher (descendant) serait plus significative qu'à son lever (ascendant) Il ne semble pas que Michel Gauquelin ait abordé une telle problématique ( cf nos études in Les Personnalités planétaires, Ed Trédaniel, 1992) du jour et de la nuit. Il reste que la pratique shabbatique témoigne de cette prédominance de la nuit sur le jour comme marqueur du temps planétaire.. Cela dit, Gauquelin englobe dans ses statistiques des " zones astronomiquement privilégiées (lever, culmination et points opposés) donc également le parcours nocturne, qui selon nous serait le plus significatif".C'est dire que l'on ne saurait dissocier l'étude des planétes de la présence stellaire.
Archives
Wikipedia
'La havdalah (en hébreu : הבדלה) est une prière juive dite le soir de shabbat par les Juifs et qui exprime la séparation du kodesh (saint) et du 'hol (ordinaire), c'est-à-dire le passage du shabbat aux jours normaux de la semaine.
Cette prière se dit dès la « sortie » de shabath, c'est-à-dire à la fin du jour du shabbat, à l'apparition des trois premières étoiles dans le ciel ou 20 à 120 minutes (selon les traditions communautaires) après le coucher du soleil. La prière est suivie de chants et psaumes. Ces bénédictions ont pour mission de consoler du départ de la sainteté de la reine Shabbat."
JHB 13 05 24
Libellés :
jacques Halbronn,
Michel Gauquelin
lundi 6 mai 2024
jacques halbronn Réflexions autour de l'Astrologie devant la science de Michel Gauquelin. La naissance comme épiphénoméne
jacques halbronn Réflexions autour de L'Astrologie devant la Science de Michel Gauquelin (Ed Planète c 1964) La naissance comme épiphénoméne;
Dans nos études accompagnant les Personnalités planétaires, ouvrage paru au lendemain de son décés (1991) nous déplorions une insuffisance de l'auteur quant à l'explicitation de ses résultats, ce qui aura probablement nui à leur réception. En 1986,nous avions tenté de contribuer à une telle attente ( La pensée astrologique, préambule à la réédion de l'Histoire de l'Astrologie de Serge Hutin. Ed Artefact) mais ce n'est que récemment que nous pensons être parvenus à élaborer un modéle viable pemettant de décrire de façon plausible les statistiques proposées en 1955 dans son "Influence des astres" (Ed du Dauphin). Selon nous, la connexion de telle planéte avec le moment de naissance est un épiphénoméne, c'est à dire la conséquence d'une pratique nullement axée sur le dit moment pour des raisons aisées à comprendre vu que ce moment là est à l'évidence difficile à controler.
D'un point de vue anthropologique, si l'on admet que des sociétés marquées par un division du travail, ont pu souhaiter se connecter, selon leurs diverses spécialisations, à des planétes visibles à l'oeil nu, comme Mars, Jupiter et Saturne, c'était dans le cadre d'une astrologie d'élection et non d'une astrologie généthliaque, natale;
Sur le web
"L'astrologie élective est une branche spécifique de l'astrologie, et l'une des plus anciennes. Il s'agit de choisir (élire) un moment auspicieux, en prenant en compte divers facteurs"
Autrement dit, chaque groupe se référant à une planéte donnée,devait déterminer son agenda quotidien par rapport au passage de celle-ci au niveau de l'axe d'horizon et de l'axe du méridien, la journée étant découpée ipso facto en 4 parts égales de 6 heures. Cela signifie qu'au cours de la vie de la dite population, à plusieurs reprises, la connexion aura été actée. En ce sens, Gauquelin aurait du s'attaquer à une certaine cyclicité et certainement pas seulement à l'heure de naissance, montrant ainsi que certains événements dans la vie du sujet coincidaient avec le passage de la planéte considérée sur les axes horizon- méridien. Cette astrologie élective, limitée au mouvement diurne quotidien, était bien plus opérationnelle que celle du moment de naissance exigeant des archives, dans la mesure où on allait du futur vers le passé
A la page 106, l'auteur écrit " Chaque jour, il naissait un grand nombre d'enfants auxquels il fallait attribuer un futur différent, les planétes et étoiles face au zodiaque n'y suffisaient pas. Alors, les astrologues s'attachèrent à l'heure de naissance en elle -même" Nous ne partageons nullement une telle projection car pour nous, il aura existé une proto-astrologie articulée sur le seul mouvement diurne, dans l'ignorance des révolutions sidérales des planètes, celle justement exhumée par les travaux de Gauquelin; Ce n'est que par la suite que l'astrologie put compter sur ces nouvelles données astronomiques à savoir le parcours des planétes sur l'écliptique, ce qui donnera naissance à une nouvelle ère marquée par un rapport à une autre échelle que celle du mouvement diurne;
JHB 05 05 24
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Jacques Halbronn,
Michel Gauquelin
vendredi 29 mars 2024
jacques halbronn Première et seconde alliances, du devoir à la nécessité. Le prisme astrologique
Jacques halbronn Première et seconde alliance: du devoir à la nécessité Le prisme astrologique
Quand Jésus évoque une Nouvelle Alliance, que faut-il entendre par là? Quel changement cela implique-t-il? Est ce que cela a bien eu lieu, au final?
Nous pensons que la distinction, l'évolution peut se traduire au moyen de la dialectique Devoir.Nécessité? En effet, faire les choses par devoir, est ce que cela signifie que l'on a compris le pourquoi d'une telle obligation, d'un tel "Commandement" à l'instar des Dix Commandements?
Nos travaux sur ce que nous appelons les 'topiques sensorielles" auront mis en évidence la force des sensibilités à tel ou tel stimulus, selon le sexe et l'on peut dire que dans ce registre, on est plus dans la nécessité que dans le devoir. Par exemple, se laver, être propre sur soi pourra être vécu par les un(e)s comme un devoir de conscience et par les autres comme une nécessité impérieuse dont on ne saurait s'abstenir. En pratique, il sera plus aisé d'échapper à un devoir qu'à une nécessité sensorielle liée à la vue, à l'ouie, au goût, à l'odorat ou au toucher(les 5 sens)
Quand Jérémie évoque le passage d'un ancien régime à un nouveau régime, il précise bien que le nouveau sera fortement impératif et ne dépendra pas du charisme de quelque guide spirituel. Autrement dit, la Nouvelle Alliance se passe du pouvoir des chefs et entend impacter directement le peuple, on passe d'une dynamique allant du haut vers le bas à une dynamique située, gravée à la 'base" et sur laquelle on n'aurait plus prise. Est ce bien cela que Jésus annonce comme perspective? Il semble bien, en tout cas, que les Protestants (Réformés), à partir du XVIe siècle aient tout à fait assumé cette idée de Nouvelle Alliance telle que nous la présentons ici:
Sur le web
." Pour les pères du Protestantisme, en effet, l'existence humaine est basée sur une prédisposition absolue. Aucune possibilité de choix, aucune variable liée à nos décisions, à nos actions."
Mais on ne peut s'empêcher de penser à l'Astrologie du moins sous la forme "généthliaque" du thème natal. En revanche, l'Astrologie Mondiale s'articule davantage sur le pouvoir des chefs qui se font plus ou moins obéir et le mot désobéissance sous- tend l'intervention du prophéte Jérémie (Ch; XXXI, 31). Selon nous, ces deux visions, représentations de l'Astrologie cohabiteraient bel et bien, ce qui correspondrait grosso modo aux modéles mis en avant par Michel Gauquelin d'une part et par nous même de l'autre.
L' astrologie gauquelinienne s'articule sur le moment de naissance et détermine une certaine structure professionnelles des sociétés humaines, autour de la Science, du Sport, de la Politique, notamment. Il nous semble cependant que cette astrologie tend à impacter une certaine élite et non pas le premier venu, au vu des critères de sélection qui ont présidé aux statistiques de Michel Gauquelin.
Sur le web:
"Gauquelin, qui fera des recherches statistiques sur les groupes professionnels, avec des résultats lumineux en faveur de la théorie traditionnelle de l 'Astrologie"..( OpenEdition Books https://books.openedition.org › psn
Cela signifie que là encore une élite est quand même impliquée et censée entrainer derrière elle le peuple, lui servir d'exemple, l'encadrer plus ou moins étroitement. Il ne s'agit pas chez Gauquelin de thèmes de naissance personnels pour tout un chacun, comme voudraient le laisser accroire les praticiens de la consultation astrologique mais de personnages publics dont Gauquelin a pu accéder aux coordonnées de naissance par le moyen de registres de personnalités. Pour le Christianisme, l'on parlera des prêtres dans un travail de proximité, agissant par la pratique de la confession, de directeurs de conscience.
JHB 29 03 24
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Michel Gauquelin
Robert Jourda L'incontournable statistique Gauquelin
L'Incontournable statistique Gauquelin
Conséquences
Par Robert JOURDA
La démarche de Michel Gauquelin
C'est au début des années cinquante que Michel Gauquelin, psychologue et
enseignant à l'Université, entreprit de démontrer que les assertions des astrologues
ne résistaient pas à une analyse statistique sur les grands nombres. Il décida de
travailler sur une éventuelle influence des astres sur la profession. Pour traiter ce
sujet, il était bien placé, en tant que psychologue, pour comprendre que seules des
professions qui demandent un fort investissement de la personnalité devaient être
retenues pour rechercher une corrélation, si celle-ci existait. En effet, seules ces
professions caractérisées, - médecins, savants, sportifs, militaires de carrière, etc. -
permettraient, écrivait-il, de " grouper objectivement des individus justifiant de
tendances fondamentales semblables de l'esprit humain ". Remarquons
immédiatement que Gauquelin avait assez de sagacité pour écarter d'avance
l'hypothèse que la profession en soi pouvait être le résultat d'influences astrales : en
tant que psychologue, il était naturellement conduit à penser que l'attirance pour une
profession caractérisée ne pouvait être que le résultat de traits de personnalité
spécifiques accusés. Donc si les astres étaient en liaison - c'est le terme qu'il emploie
- avec une profession, ils l'étaient par une liaison avec les traits de personnalité les
plus nécessaires à l'exercice de cette profession et à une réussite avérée dans celleci. Et comme il était aussi un peu sociologue, il savait très bien que d'autres facteurs
que la psychologie pouvaient intervenir, par exemple les pressions familiales ou les
facilités sociales d'accès aux métiers, pressions et facilités qui peuvent conduire des
personnes à se lancer dans des métiers pour lesquels elles n'ont guère de
dispositions naturelles. Gauquelin eut donc la sagesse de ne retenir dans ses listes
que des individus qui soit avaient atteint une certaine notoriété, souvent attestée par
un titre, soit avaient accompli une performance reconnue.
Il commença par le signe solaire et il découvrit très tôt que ce que les astrologues
attribuent aux signes du zodiaque ne se retrouve pas dans l'exercice d'une
profession. Travaillant, par exemple, sur un échantillon de 3 000 militaires connus, il
découvrit que le Bélier dont on lui disait qu'il est " l'être de la volonté violente, de
l'élan impatient, des décisions rapides (...) agressif, impulsif, fonceur, porté aux
aventures et aux combats " ce Bélier , non seulement ne se retrouve pas plus
souvent que la moyenne dans le ciel de naissance des militaires connus, mais s'y
retrouve même sensiblement moins souvent !
Et puis un jour, travaillant sur une population de 575 médecins appartenant ou ayant
appartenus à l'Académie de Médecine, il tomba sur un résultat étonnant. Voici
comment il le raconte lui-même : " Ayant (péniblement) calculé à la main la position
des planètes à l'heure de naissance de mes médecins, j'établis le relevé statistique
de mes efforts. Brutalement, et pour la première fois, je butais sur un résultat bizarre.
Je ne fus qu'à moitié surpris car j'espérais, sans trop me l'avouer, que cela arriverait
bien un jour. Mes médecins ne naissaient pas sous les mêmes cieux que le commun
des mortels. Ils avaient choisi de venir au monde bien plus souvent dans les
quelques deux heures qui suivaient le lever et la culmination de deux planètes, Mars
et Saturne. En revanche ils ''évitaient'' de naître lorsque la planète Jupiter occupait
ces mêmes endroits du ciel. Moi qui cherchais, en vain, depuis longtemps un résultat
positif, voilà que l'observation du mouvement journalier des astres me mettait tout à
coup en face, non pas d'un, mais de trois effets surprenants ! " Etendant son étude à
d'autres professions caractérisées, il obtint le même type de résultat. Une " liaison "
entre les astres et les tendances comportementales spécifiques des professions
venait d'être prouvée, scientifiquement prouvée, indubitablement prouvée. Voici un
des graphiques qui illustrent " l'effet surprenant " de Saturne.
Explications
Le parcours journalier de Saturne a été subdivisé en 18 secteurs égaux.
La ligne pointillée indique le nombre de naissances que l'on devrait trouver dans
chaque secteur si les naissances étaient sans corrélation avec la place de Saturne
dans le ciel, c'est-à-dire en cas de distribution au hasard. En l'occurrence, 3647
personnes divisé par 16 secteurs donne 203 personnes en moyenne par secteur.
Mais le hasard ne peut donner une répartition égale que pour des très grands
nombres, aussi la Statistique admet des écarts à la moyenne dus au hasard pour
chaque dimension de population étudiée et elle calcule même la probabilité pour que
le hasard donne chacun des écarts constatés. Dans ce graphique, les écarts
indiqués par les pointes de l'après-lever et de l'après-culmination ont une probabilité
égale à 1 chance sur 100 000 pour que ce soit arrivé par hasard, ce qui signifie que
tout le monde (scientifique) s'accorde à penser que cet écart est dû à une cause, une
cause en l'occurrence liée à la place de Saturne et selon un mécanisme qui restera à
identifier.
Les conséquences psychologiques
Lorsque Gauquelin publia ces résultats sensationnels, deux grandes catégories
socio-professionnelles furent atterrées : les scientifiques évidemment, parce qu'ils
sont, pour des raisons émotionnelles et affectives, à l'avance révulsés par
l'hypothèse d'une telle ''influence des astres'', et, comble du paradoxe, les
astrologues praticiens eux-mêmes, désemparés dans leur cas, non pas par le
concept de corrélation bien sûr, mais par la nature de cette corrélation. En effet le
rôle de Mars et de Saturne n'était certes pas une surprise, mais les statistiques
Gauquelin indiquaient que ces planètes exercent leurs effets non pas avant
l'Ascendant et le MC, c'est-à-dire en Maison I et en Maison X, comme on l'avait
toujours cru, mais après l'AS et le MC, c'est-à-dire en Maison XII et en Maison IX ! La
stupéfaction des astrologues fut telle qu'elle déclencha ce que les psychologues
cliniciens appellent un déni de réalité, une scotomisation (*) : l'affirmation est trop
dérangeante, donc on ne tiendra pas compte de ce que croit prouver cette statistique
! Rien n'a changé depuis les années 50 : tous nos professeurs d'astrologie - que les
exceptions se manifestent si elles existent - enseignent que les planètes sont
valorisées à l'Ascendant et au Milieu du Ciel, ce qui n'est pas infirmé par les
statistiques Gauquelin mais que cette valorisation, si elle s'étend, s'étend en Maison I
et en Maison X et non pas en Maison XII et en Maison IX.
Gauquelin a lui-même pointé cette contradiction dans le schéma suivant :
(*) Scotomisation : mécanisme par lequel le moi se défend d'une impression pénible
en la faisant disparaître du champ de conscience.
On notera que Gauquelin a affiné sa position en reconnaissant qu'il y a une présence
significative des planètes un peu à gauche de l'Ascendant et un peu à gauche du
Méridien.
Mon propos, dans cet article, propos téméraire s'il en est, est de ramener cet apport
expérimental dans le champ de conscience des astrologues. J'ai animé récemment
deux soirées de démonstration de la validité de l'hypothèse d'une corrélation entre
les astres et la vie des hommes, soirées ayant pour but de contrer l'attitude
véritablement diffamatoire de l'Université lyonnaise et destinées à des profanes. Je
me suis fondé sur les Statistiques Gauquelin et j'ai convaincu l'auditoire, lequel était
constitué de ceux qui avaient bien voulu écouter une démonstration objective. Je
serais mal venu, une fois la séance terminée, de renier ce que j'ai démontré et de
revenir aux conceptions traditionnelles sur la valorisation des planètes. Mais je me
sens très seul dans cette position. Gauquelin avait déjà pointé cette opposition des
astrologues dans ses livres et la situation n'a guère évolué. Lorsqu'il m'est arrivé de
lancer une invitation à la révision des conceptions, j'ai rencontré la tendance
générale des astrologue qui est plutôt à se boucher les oreilles et je n'ai eu d'écho
que de la part de quelque partisan de la domification Equal Medium. Les tenants de
E.M. ont en effet intérêt à souligner que leur Maison I et leur Maison X s'étendent
beaucoup plus à droite de l'AS et du MC qu'en domification Placide, d'où leur
réaction plus conciliante. Il y a là, semble-t-il, un argument en faveur de E.M. : qu'en
est-il exactement ?
Un argument pour la domification E.M. ?
Vérifions d'abord comment Gauquelin s'y est pris pour diviser le ciel dans le but d'y
positionner les planètes étudiées : il a pris en compte le temps et non pas l'espace, il
a considéré l'heure et la minute du lever et du coucher de la planète, ce qui donne un
arc diurne et un arc nocturne, chacun ayant un temps différent dont le total fait
cependant 24 heures. Il a ensuite subdivisé chaque arc en 6 secteurs égaux en
temps. Voici l'exemple de Mars donné par l'auteur.
Réfléchissons à nouveau sur le genre de preuve qui est apporté par cette étude
statistique et pour cela il est intéressant de représenter un peu différemment les
résultats obtenus, car les graphiques de Gauquelin sont trompeurs pour un œil non
averti : si nous revenons au graphique de Saturne chez les médecins et hommes de
science, cette ligne brisée a l'air d'être une ligne continue, incitant à penser, par
exemple juste à gauche de la pointe du Lever, que le nombre de naissances est de
230 et encore un peu plus à gauche de 220 et ainsi de suite, alors qu'il n'en est rien.
La représentation correcte devrait être un histogramme car il n'y a que 18 valeurs
discontinues présentées sur ce graphique. Voici cet histogramme reconstitué par
mes soins :
On peut considérer, par simplification, que chaque secteur représente 20 degrés
zodiacaux (360 :18). Avec cette représentation, on voit plus clairement ce qui se
passe au Lever et à la Culmination :
- au Lever, (point 1) le segment de droite qui monte jusqu'à 240 représente l'effectif
des Saturnes de 0 à 20 degrés après l'Ascendant dans le sens des aiguilles d'une
montre et le segment de droite suivant (point 2) l'effectif des 20 degrés suivants. On
a donc un écart à la moyenne de 67 unités dans ce secteur 1 + 2 (37 en 1 + 30 en
2). En revanche, à gauche du Lever, c'est-à-dire avant l'Ascendant (point 18), c'està-dire en Maison I, l'effectif est strictement égal à la moyenne. Il y a donc bien un
nombre significatif du côté Maison XII et pas du tout du côté Maison I.
- à la Culmination, le segment de droite sur le chiffre 5 ne coïncide pas avec le MC, il
se situe juste avant, donc le secteur 5 se trouve à cheval sur le MC, disons 10° avant
et 10° après, et montre un effectif exactement égal à la moyenne. En revanche la
droite sur le chiffre 6 montre un effectif qui présente un gros écart à la moyenne. Il y
a donc bien un nombre significatif du côté Maison IX et pas du tout du côté Maison
X.
Remarque : Gauquelin a établi ses graphiques à partir d'une division du ciel en 18
secteurs mais a énoncé les valeurs des probabilités sur une division du ciel en 12
secteurs, ce qui ne facilite pas la compréhension de ses résultats. Retenir que
l'après-lever sera systématiquement appelé SECTEUR 1 et l'après-culmination
supérieure SECTEUR 4, chaque fois que des écarts significatifs entre effectif
théorique et effectif observé seront présentés.
Le Milieu-du-Ciel Gauquelin est-il le vrai MC ?
Cette précision étant apportée, il convient maintenant de vérifier si ce que Gauquelin
appelle la culmination supérieure est effectivement le Milieu du Ciel, c'est-à-dire
l'intersection de l'Ecliptique et du Méridien du lieu. On sait qu'il a effectué une division
en temps de parcours de la planète étudiée et qu'il probablement travaillé en Placide
mais le schéma qu'il présente peut laisser penser que sa culmination supérieure est
une perpendiculaire à la ligne d'horizon, alors que le MC réel oscille d'environ 30
degrés de part et d'autre de la perpendiculaire selon les heures et les jours. Le mieux
est de vérifier sur un exemple où se trouve le MC en Placide et en E.M. J'ai choisi cet
exemple parmi les Sportifs de l'échantillon de Gauquelin, le cas de Eddy Merckx, qui
a Mars dans le secteur 4 dont Gauquelin a démontré la haute significativité. J'ai
représenté sur la même carte du ciel la domification Placide et la domification E.M.
(E.M. = les triangles noirs équidistants).
Deux conclusions s'imposent :
1) Il s'avère que Gauquelin a effectivement travaillé sur un Milieu du Ciel
astronomiquement correct.
2) Le Mars " valorisé " de Merckx se trouve dans le Secteur 4 de Gauquelin et se
situe nécessairement en Maison IX en domification Placide. Il se situe en
l'occurrence en Maison IX également en E.M. On ne peut donc plus retenir l'espoir
que la domification E.M. maintienne la valorisation de Mars par la Maison X. Nos
deux domifications sont renvoyées à l'obligation de justifier que Mars soit plus
significatif de la réussite sportive lorsqu'il est en Maison IX que lorsqu'il est en
Maison X.
Pour plus de sécurité, faisons la même vérification pour un Mars en Secteur 1. Voici
un autre thème de l'échantillon Gauquelin, celui de Jacques Anquetil, autre champion
du vélo.
Il est bien clair que le Mars qui donne, selon les propres termes de Gauquelin, " un
champion au moral d'acier " est en maison XII en Placide comme en E.M. Le défi de
l'explication concerne bien les deux domifications.
Toutefois il convient de souligner que le défi pour Placide consiste à interpréter un
Mars qui est dans l'après-lever ou l'après-culmination, alors que pour E.M. il s'agit
d'interpréter un Mars qui est dans la Maison qui suit la Maison I ou la Maison X c'està-dire la Maison XII ou la maison IX. Pour me faire bien comprendre, je précise qu'en
E.M. le Milieu-du-Ciel ne commande pas le début ou la fin d'une Maison et qu'il est
donc de fait un élément accessoire du Thème Natal.
Un défi ardu pour la domification E.M.
Mais le défi pour la domification E.M. est beaucoup plus aigu encore. En effet, à
cause du balancement du Milieu-du-Ciel astronomique tantôt vers le trigone à
l'Ascendant et tantôt vers le sextile à l'Ascendant, un Mars significatif selon
Gauquelin va se trouver parfois en Maison XI E.M. Voici un exemple, toujours tiré de
l'échantillon Gauquelin, le thème du maréchal Philippe Pétain.
Il faut donc que les partisans de la domification E.M. expliquent pourquoi un Mars "
valorisé " peut l'être tantôt en IX, tantôt en X et tantôt en XI, tandis que pour Placide
un Mars significatif est toujours en IX. Je propose de relever le défi pour la
domification Placide.
Nature et validité de la preuve statistique
Avant d'entreprendre cet essai de révision des conceptions usuelles de Mars en XII
et de Mars en IX, il convient de bien préciser ce que Michel Gauquelin a apporté à la
théorie interprétative grâce à son analyse statistique. La première considération à
faire est que le but premier de ce " scientifique " était seulement et simplement de
prouver que l'attribution aux planètes d'un effet sur la personnalité humaine n'était
pas une idée sans fondement. La démonstration a été claire : si les planètes étaient
sans rapport aucun avec le fait de devenir par exemple un champion sportif, la place
de Mars dans le ciel de naissance de 2088 champions sportifs devrait se répartir
strictement selon le nombre de naissances survenues dans chaque secteur horaire.
Or dans le secteur 1 plus le secteur 4 où l'on devrait trouver 358 naissances, on en
trouve 452 soit un écart de +94 et il y a 1 chance sur 5 000 000 pour que le hasard
donne un écart de cette amplitude. Donc il y a une corrélation entre la position de
Mars et l'état de champion sportif. Donc l'astrologie n'est pas une spéculation sans
fondement comme le serait par exemple une théorie qui dirait que le retard des trains
est en corrélation avec la fluctuation des cours du CAC 40 en Bourse, théorie si
invraisemblable que personne ne prendrait la peine de la vérifier. Or justement la
théorie astrologique, aux yeux de la population dite scientifique, était une théorie
invraisemblable. On ne peut plus la considérer comme telle dorénavant, sauf
aveuglement ou mauvaise foi.
Quelle est cette propriété de Mars qui est capable de produire les aptitudes ou les
tendances comportementales qui conduisent à l'état de champion sportif ? Gauquelin
s'est bien gardé de répondre et il a eu raison car on l'aurait alors accusé d'avoir été à
l'avance convaincu de la validité de la théorie astrologique. En se présentant comme
un sceptique au départ plutôt porté à parier contre, il écartait tout soupçon de
complaisance. Il nous a donc laissé le soin d'élucider cette propriété de Mars. Or
l'attitude des praticiens de l'astrologie, Gauquelin le rapporte dans tous ses livres, a
été la même que celle des scientistes : vous avez beau nous produire vos
statistiques, ce que vous prouvez est tellement inacceptable qu'il doit sûrement y
avoir un vice quelque part et nous ne vous croirons pas tant que nous n'aurons pas
trouvé le vice qui ruine vos calculs. Attitude lamentable de la part d'un scientifique et
je laisse mes frères en astrologie trouver le qualificatif qui les concerne.
Relever le défi pour la domification Placide
Je n'entreprendrai pas ici l'établissement d'une nouvelle théorie interprétative sur les
quatre planètes dont Gauquelin a décelé les propriétés spécifiques inconnues -
Mars, Jupiter, Saturne et la Lune -. Il y a là la matière d'un livre. Je l'écrirais
volontiers s'il y avait un éditeur pour accepter de le publier et une centaine
d'astrologues pour accepter de le lire, double condition dont la probabilité est à mon
avis très faible. Je me contenterai donc de donner un échantillon de ce que j'ai
personnellement conclu de la démonstration incontournable de Gauquelin. Je me
centrerai sur Mars chez les Sportifs car c'est la seule population où Mars a "
l'exclusivité " d'un effet car chez les autres populations sensibles à Mars - médecins,
chefs militaires et chefs d'entreprise - on trouve l'intervention de Jupiter et/ou
Saturne, ce qui complique l'analyse.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, une nouvelle précision liminaire est nécessaire et
s'adresse à cette proportion d'astrologues qui aiment bien les interprétations du
genre " telle planète produit ceci à tous les coups et dans tous les cas ". Je les prie
de considérer que : 1) Mars en XII ou en IX n'est pas présent chez tous les
champions sportifs donc on peut être champion sportif sans cet apport astral, 2) un
grand nombre de personnes ont Mars en XII ou en IX et ne deviennent pas
champions sportifs. Tout ce que l'on peut dire - scientifiquement - c'est que les
propriétés de ce Mars favorisent significativement certaines activités humaines et
qu'on repère objectivement cet effet chez les champions sportifs.
Il est apparemment inutile de chercher un appui chez les auteurs d'interprétations de
" planètes en maisons ". Exemple pour s'en convaincre : Catherine Aubier écrit " Au
positif l'activité se déploie dans les domaines de la Maison XII : hôpitaux par
exemple, et s'assigne pour devoir de lutter contre la souffrance, l'isolement. Au
négatif l'impulsivité et l'agressivité provoquent des épreuves. Risque d'opération,
d'hospitalisation au cours de la vie, souvent par cause d'accident. " (in Dictionnaire
Pratique d'Astrologie - M.A. éd.) A y regarder de plus près, chez cet auteur fort
estimable au demeurant, on peut se demander si cette expression " provoquer des
épreuves " ne pourrait pas s'interpréter, au deuxième degré, comme le besoin chez
l'individu de faire de la provocation et de s'imposer des épreuves. Ajoutons que la
tradition a établi sur la Maison XII une réputation injustifiée. Rudhyar l'a dénoncée en
écrivant : " La maison douze donne des indications aussi positives que n'importe
quelle maison , car il n'y a pas de mauvaise maison " (in Les Maisons Astrologiques -
Rocher éd.). Il faut s'en persuader et c'est heureux par exemple dans le cas d'un
Robert Badinter qui a 5 planètes dont le Soleil dans cette maison. Rudhyar, parlant
de Mars en Maison XII, dit qu'il indique une " révolte contre la société ou l'inconscient
personnel ou collectif, (...) une mise en cause du passé (...) une réclamation de
justice contre les institutions ". C'est en vertu de cette signification générale que
j'avais énoncé l'interprétation du Mars en XII de Pierre Saint-Arnault : révolte innée
qu'il ressent constamment contre les injustices du sort, avais-je écrit (cf 3*7*11* n°
16). Car la Maison XII est le champ d'expériences du retour sur soi, du bilan de tout
le cycle des maisons antérieures où se conjuguent les pensées sur les réalisations
personnelles achevées ou inachevées, réussies ou échouées, et sur les héritages
sociaux dont nous sommes l'inévitable représentant. De toutes ces expériences et
constats, en XII, il faut tirer une leçon et celle-ci sera tirée selon le signe de cette
maison et exploitée avec les énergies fonctionnelles que nous apportent les planètes
présentes en Natal. Car il va falloir repartir, voire renaître, en Maison I, la XII n'ayant
pas décrété notre mort mais la déchéance de tout ce qui n'avait comme fonction que
de produire une semence pour un renouvellement de vie. Rudhyar dit : " Ce
qu'indique la maison douze natale, c'est la manière d'atteindre l'accomplissement
parfait, si toutefois on peut l'atteindre ". Ne peut-on parler alors de cette maison
comme celle du dépassement de soi, et l'énergie martienne, en produisant cette
révolte contre toutes les pesanteurs et contre le sort effectif précédemment connu,
n'est-elle pas l'énergie exactement nécessaire à la performance ? Et la connotation
mystique de la Maison XII n'est-elle pas un ferment supplémentaire pour susciter
l'exaltation de la réalisation de la performance ? Et sa traditionnelle signification de
souffrance n'éclaire-t-elle pas la capacité des grands sportifs d'endurer tout ce qui est
nécessaire à la victoire ?
Comme il est désormais établi que Mars en XII est plus efficient - pour le sport - que
Mars en I, il devrait être instructif de comparer les interprétations ci-dessus avec les
interprétations usuelles de Mars en I, mais hélas nous allons y retrouver la " légende
" du Mars sportif, comme le fait C. Aubier. On pourrait alors se rabattre sur la
signification basique de la maison I mais là encore on trouve beaucoup d'héritages
non contrôlés. Le seul astrologue qui, à ma connaissance, est capable de donner ce
sens basique est encore une fois Rudhyar. Il écrit : " Recherche de l'image de soi
dans une implication totale dans des activités personnalisées ". Comme je considère
que la Maison I représente essentiellement la base de départ de l'élan vers l'autre,
c'est-à-dire ce que chacun veut faire reconnaître de soi qui représente son intégrité
première inaltérable dans tout échange avec l'autre, Mars en I peut se résumer en un
attachement de la personne à une image de combattant. Je suis celui qui se bat, dit
Mars en I, face à tout partenaire (ou adversaire puisque la VII représente aussi les
ennemis).
Nous pouvons nous contenter de ces indications pour situer la différence de Mars en
XII et de Mars en I : le premier apporte la volonté de se dépasser et la capacité de
souffrir pour ce dépassement, le second n'apporte qu'une agressivité au service de
l'amour-propre et indique une lutte de l'homme contre un adversaire alors que Mars
en XII indique une lutte de l'homme contre lui-même, contre toutes ses faiblesses,
faillibilités potentielles et insuccès réels. S'étonnera-t-on encore que ce Mars en XII
soit plus efficace ?
Je n'irai pas plus loin dans le développement de cette interprétation. Que chacun la
poursuive avec son propre matériel interprétatif. Mon but n'était que de convaincre
les lecteurs premièrement qu'il faut s'incliner devant une probation scientifique, en
l'occurrence celle de cette statistique Gauquelin, deuxièmement qu'on ne ressort pas
démoli d'une acceptation d'un regard autre sur ce qu'on a toujours cru. L'astrologie
n'est pas détruite par les conséquences des Statistiques de Michel Gauquelin, elle
est renouvelée, plus vivante et plus efficace que jamais.
Voici les probations principales de Gauquelin sur lesquelles nous devons réfléchir :
Epilogue
J'aurais bien aimé aborder la question de la supériorité de Mars en IX par rapport à
Mars en X et expliciter ma conviction, mais j'occupe déjà trop d'espace dans ce
bulletin. Je me contenterai de donner mon schème interprétatif fondamental : Mars
en IX, la maison des croyances, c'est la foi et l'enthousiasme, ces sentiments qui
renversent les montagnes.
Et à propos de montagne vaincue, qu'est-ce qui à votre avis a permis à Henri
Guillaumet, pionnier de l'Aéropostale, dont l'avion s'était écrasé sur un sommet des
Andes, de regagner tout seul la vallée, accomplissement un effort " qu'aucune bête
au monde n'aurait fait " et de reprendre son service quelques jours après ? La
réponse est dans son thème. A vous de juger.
Bibliographie :
• Gauquelin M. - 1960 - Les Hommes et les Astres - Denoël
• Gauquelin M. - 1974 - La Cosmopsychologie - CEPL
• Gauquelin M. - 1983 - La Vérité sur L'Astrologie - Rocher
• Ces ouvrages, don de Pierre Delebarre pour les 2 premiers et de Robert Jourda pour le
3e sont à la Bibliothèque R.A.O.Robert Jo
Libellés :
Frank Nguyen,
Michel Gauquelin,
Robert Jourda
samedi 16 mars 2024
Jacques halbronn Réflexions sur son texte de 1993 "Influences des astres et transmission des caractères acquis"
jacques halbronn Réflexions sur son texte de 1992 « Influence des astres et transmission des caractères acquis »
En 1992, au lendemain du décés de Michel Gauquelin, allait paraitre, à titre posthume, un ouvrage dont il nous avait confié la publication, « Les personnalités planétaires » (co-édition Trédaniel- La Grande Conjonction). Dans le cadre d’une postface intitulée « Etudes sur l’oeuvre et la pensée de l’auteur par Guy Le Clercq et Jacques Halbronn », nous avions formulé un certain nombre de jugements, d’appréciations qui déplurent à la famille du défunt. Revenons trente ans plus tard, sur les textes incriminée et notamment sur celui que nous avions pondu « Influence des astres et transmission des caractères acquis » (pp 333 et seq). En cet essai de quelques pages, on s’interrogeait sur la stratégie de communication adoptée par l’auteur lequel ne serait pas parvenu à exploiter optimalement ses « résultats ». En 1977, nous avions publié le diptyque astrologique d’Abraham Ibn Ezra (1089-1164) lequel comportait d’une part un manuel et de l’autre un commentaire, chapitre par chapitre, de ce qui y figurait.( Le commencement de la sapience des signes et le Livre de Fondements;, Bibliotheca Hermetica (dit René Alleau), Ed Retz, Préface de G. Vajda)
Notre texte de l’époque, n’envisageait pas encore le rôle des extra-terrestres dans la mise en place d’un certain ordonnancement et nous en restions encore à la thèse de l’instrumentalisation, exposée en 1986 dans notre essai « La pensée astrologique » (paru avec la réédition de l’Histoire de l’Astrologie de Serge Hutin, Ed Artefact), lequel s’articulait en partie sur les travaux de Gauquelin dont nous cherchions à comprendre ce qu’ils impliquaient au niveau anthropologique, dès lors que l’on en admettait la valeur factuelle. Nous envisagions une projection des structures sociales sur notre systéme solaire, puisque Gauquelin travaillait sur les catégories socio-professionnelles, les corporations voire les castes, ce qui aurait pu/dû le rapprocher de la démarche d’un Georges Dumézil, sur la Triade. à moins qu’un tel découpage ait été déterminé par des « dieux » lesquels auraient ainsi façonné, programmé notre humanité terrestre. Gauquelin insistait sur un certain élitisme puisque son corpus de dates de naissance était en partie issu d’annuaires de personnalités s’étant illustrées dans leurs domaines respectifs (sport, science, littérature, politique notamment) Et de fait, nous pensons que l’astrologie est la science de la « chefferie » (en franglais du leadership)., de ceux qui ont mission de guider les humains, en quelque sorte jouant le rôle d’interface entre le Ciel et la Terre, d’où leur caractère hybride, de demi-dieux, à l’instar d’un Jésus, dont on célébre la nativité, c’est à dire justement le moment de sa naissance, soit un temps crucial pour les recherches de Gauquelin.
Pendant les 30 ans qui suivirent cette parution, nous étions mal à l’aise face aux résultats Gauquelin avec ses 5 astres que nous ne parvenions pas à accorder avec les nôtres, axés sur la seule planéte Saturne jusqu’au jour où nous avons compris que le systéme de Gauquelin venait compléter celui que nous avions fait apparaitre. (cf L’astrologie selon Saturne, 1994). Il nous fallut relier cette dualité à celle exposée dans le Livre de Jérémie, à propos des deux Alliances, l’ancienne et la nouvelle(ch XXXI) et convenir que l’astrologie centrée sur Saturne correspondait à la première alliance ( Ancien Testament) alors que celle exposée par Gauquelin reflétait la Nouvelle Alliance, prônée par Jésus à destination des non Hébreux. Le texte ci dessous s’affirme bien plus contraignant pour ce qui est de la Nouvelle Alliance et correspond de la part des « dieux » à une nouvelle forme de gouvernance.
ל הִנֵּה יָמִים בָּאִים, נְאֻם-יְהוָה; וְכָרַתִּי, אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל וְאֶת-בֵּית יְהוּדָה–בְּרִית חֲדָשָׁה. 30 Voici, des jours vont venir, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle,
לא לֹא כַבְּרִית, אֲשֶׁר כָּרַתִּי אֶת-אֲבוֹתָם, בְּיוֹם הֶחֱזִיקִי בְיָדָם, לְהוֹצִיאָם מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם: אֲשֶׁר-הֵמָּה הֵפֵרוּ אֶת-בְּרִיתִי, וְאָנֹכִי בָּעַלְתִּי בָם–נְאֻם-יְהוָה. 31 qui ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères le jour où je les ai pris par la main pour les tirer du pays d’Egypte, alliance qu’ils ont rompue, eux, alors que je les avais étroitement unis à moi, dit le Seigneur.
לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם. 32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
לג וְלֹא יְלַמְּדוּ עוֹד, אִישׁ אֶת-רֵעֵהוּ וְאִישׁ אֶת-אָחִיו לֵאמֹר, דְּעוּ, אֶת-יְהוָה: כִּי-כוּלָּם יֵדְעוּ אוֹתִי לְמִקְּטַנָּם וְעַד-גְּדוֹלָם, נְאֻם-יְהוָה–כִּי אֶסְלַח לַעֲוֺנָם, וּלְחַטָּאתָם לֹא אֶזְכָּר-עוֹד. {ס} 33 Et ils n’auront plus besoin ni les uns ni les autres de s’instruire mutuellement en disant: « Reconnaissez l’Eternel! » Car tous, ils me connaîtront, du plus petit au plus grand, dit l’Eternel, quand j’aurai pardonné leurs fautes et effacé jusqu’au souvenir de leurs péchés.
Précisons aussi tôt que le texte de Jérémie traite d’enjeux bien antérieurs au temps de Jésus, ce que nous qualifierons de « post-datation », de prophétie « réchauffée » car il est clair,pour nous, que l’astrologie du thème natal n’aura pas attendu Jésus pour se mettre en place.
Sur Internet:
» Les premiers horoscopes individuels, basés sur les 12 signes du zodiaque, auraient été écrits au Ve siècle avant notre ère. On en trouve des traces dans des textes découverts à Babylone. »
JHB 16 03 24
Libellés :
Jacques Halbronn,
Michel Gauquelin
samedi 27 janvier 2024
jacques halbronn Histoire de l'Astrologie De l'instrumentalisation à la révélation cosmique
jacques halbronn Histoire de l’Astrologie : de l’instrumentalisation à la révélation cosmique
En 1986, nous avions profité de la réédition de l’Histoire de l’Astrologie de notre ami Serge Hutin pour publier un texte assez ample sous le titre de « La pensée astrologique » Dans cet essai, nous nous proposions d’expliciter les travaux statistiques de Michel Gauquelin, parus depuis une trentaine d’années, ce dont celui-ci nous remercia et en 1992, parurent ses Personnalités Planétaires (ed Trédaniel) avec des postfaces du Belge Guy Le Clercq et de nous même, ce qui nous valut un procès avec la famille Gauquelin, l’auteur étant décédé entre temps.
Notre démarche consista à nous servir de la notion d’instrumentalisation, ce qui évitait l’épineux probléme d’une influence des astres qui serait liée aux vertus intrinséques du Ciel. Nous soutinmes la thèse (non proposée par Gauquelin) selon laquelle les humains s’étaient servis des astres comme repéres, comme totems et avaient plaqué sur le Ciel une structure en analogie avec celle de leurs sociétés de castes (cf la triade de Georges Dumézil) On inversait ainsi l’analogie: c’étaient les astres qui s ‘alignaient sur les sociétés terrestres, le récepteur qui dictait sa loi à un émetteur qui n’en demandait pas tant. Cette position contrastait notamment avec l’astrologie conditionnaliste de Jean Pierre Nicola avec son RET, lequel entendait décoder notre systéme solaire en montrant que le caractère attribué à une planéte dépendait de sa place au sein du dit systéme. Mais cette astrologie exhumée par Gauquelin relevait de l’heure et du lieu de naissance et du passage de telle planéte à l’horizon ou au méridien du dit lieu à la dite heure. Cette astrologie venait conforter la pratique du thème natal et n’exigeait qu’une connaissance rudimentaire du cours des astres puisque l’on s’en tenait au seul mouvement diurne. Gauquelin ne traitait pas du cycle des saisons et de ce qui en dérivait au niveau zodiacal Or, en 1976, dix ans plus tôt, dans Clefs pour l’Astrologie, nous avions voulu prendre nos distances avec la carte du ciel de naissance, ce qui prenait une toute autre voie;, plus axée sur l’astrologie mondiale/. En 1993, Seghers sortirait une nouvelle édition de nos Clefs (traduites en espagnol Madrid 1978), suivie l’année suivante d’une brochure intitulée L’Astrologie selon Saturne; axée sur le passage de Saturne sur le point vernal de 1789 à 1995. Il nous restait à expliquer comment Saturne agissait sur notre Humanité et cette fois sans recourir à une quelconque forme d’instrumentalisation et certainement pas à toute une série de planétes, comme le proposait Gauquelin ( Lune, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne). Pour nous, un seul vecteur suffisait et au delà c’était le désordre garanti.
Petit à petit, l’idée d’un « architecte » venu coloniser notre « Terre » allait faire son chemin, ce qui allait, une fois de plus, nous permettre d’éviter la thèse la plus répandue chez les astrologues partisans des planétes au -delà de Saturne d’une influence échappant à l’oeil nu. Nous entendions nous situer non pas directement du côté de la Nature et de la « Science » mais du côté de la Technique,laquelle certes instrumentait la Nature mais à sa façon, sans lui demander son avis. Cette autre astrologie fondée sur des périodes articulées sur le cycle de Saturne et non sur le mouvement diurne et les « maisons » à la Gauquelin, nous semble d’abord incompatible avec celle que nous avions décrite en 1986. Mais au bout d’un certain temps, il nous apparut que l’on était en face de deux astrologies apparues à des moments distants, correspondant à des niveaux de connaissance extrémement différents. Cette autre astrologie nous l’inscrivions dans une certaine lecture de la Bible, du livre de la Genése quand il est dit qu’Elohim créa le Ciel et la Terre. Nous y voyions la marque d’une intervention venue d’ailleurs aboutissant à la création d’une nouvelle Humanité, dûment programmée et équipée pour se plier au dit cycle de Saturne quant à son fonctionnement d’ensemble par delà les considérations individuelles propres au modéle du thème natal. On retrouve ici le gap entre astrologie de la personnalité (Rudhyar) et astrologie mondiale (André Barbault). Nous irions plus loin, dans la foulée en affirmant que le peuple juif était le premier concerné par ce cycle saturnien et qu’il était impacté par le passage de Saturne sur les axes équinoxiaux et solsticiaux. Autrement dit, deux astrologies coexistaient, correspondant à deux Humanités.
JHB 27 91 24
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Jacques Halbronn,
Michel Gauquelin
mercredi 29 décembre 2021
Jacques Halbronn sur le numéro spécial Astrologie de la revue La Tour Saint Jacques. 1956 autour de Gauquelin
Jacques Halbronn sur le numéro spécial Astrologie de La Tour Saint Jacques (dir Robert Amadou), 1956 et celui de Questions de 1985
A 30 ans de distance, 1956 et 1985 quelle image de l’astrologie ressortait de ces deux collectifs. Ce qui frappe, c’est le fait qu’en 1956, les textes dus à des universitaires sont en majorité alors que trente ans plus tard, le milieu astrologique semble s’être replié sur lui-même au vu du profils des auteurs. Qu’on en juge; Marie Madeleine Davy, François Secret, Serge Hutin, Wilhelm Knappich, Jacques Hartlaub, Jean Porte, Michel Gauquelin. Une exception: André Barbault et son « Bilan de l’astrologie » Il y est question de deux écoles, la « symboliste » et la « physiciste. Selon nous, un tel clivage suppose que sur le contenu du savoir astrologique, il n’y aurait pas matière à débat et que seules les grilles d’explication des fondements de l’astrologie distingueraient les uns et les autres/
A contrario dans le numéro de « Questions de » de Marc de Smedt, la liste des intervenants est plutot inversée et les universitaires l’exception: les astrologues y sont sur-représentés: Yves Lenoble, Yves Christiaen, Daniéle Rousseau, Paul Cissou, Max Duval, Jean Carigand, Daniel Giraud, Pierre Delebarre. Didier Racaud. Françoise Fouchou Lapeyrade, Christian Lazaridés, André Savoret, Robert Ambelain. Comme en 1956, le nom de Robert Amadou est avancé dans ce numéro de 1985 lequel confirme le profil des contributeurs. Nous diagnostiquons un repli du milieu astrologique sur lui même et l’on note l’absence d’un Michel Gauquelin.
L’article de Barbault, en 1956, s’extasie sur les résultats Gauquelin, publiés l’année précédente (1955) sous le titre L’Influence des astres, alors axés sur trois planétes, Mars, jupîter et Saturne, en ce que cela recoupait étonnamment la tradition astrologique au niveau symbolique. Pour Barbault, de telles statistiques validaient l’astrologie dans son ensemble alors qu’elles ne couvraient, en tout état de cause, que le dispositif des maisons et non celui des signes. Avec le recul d’une bonne soixantaine d’années, la perplexité est recommandée. On peut certes songer à la triade chère à Georges Dumézil, en rapport avec l’organisation sociale des castes. Mais pour notre part, nous sommes en faveur d’une astrologie solaro-saturnienne, d’une anthropocosmologie avec d’une part le cycle des saisons propres à notre terre et à notre humanité, fonction du Soleil, et d’autre par, un cycle saturnien découpé en phases de 7 ans par son passage sur les axes équinoxiaux et solsticiaux, relayés par les étoiles fixes situés au sein de la bande zodiacale (autour de l’écliptique). Même si Jean Pierre Nicola englobera ces trois planétes, quelques années plus tard dans son RET, comme correspondant au stade « E » ( pour Existence) avec les trois transsaturniennes (Uranus, Neptune et Pluton) pour le stade T( pour transcendance), nous n’adhérons plus à une telle triade, entre temps portée à 5 facteurs par Gauquelin, avec addition de deux féminins,la Lune et de Vénus car nous pensons qu’il existe une frontière entre Jupiter et Saturne, entre le 6 et le 7. Pour nous, Saturne n’a pas le même statut astrologique que Jupiter, il est un prometteur et non un significateur (ce que sont également les signes zodiacaux). En tout état de cause, l’astrologie est porteuse d’une typologie diachronique et non synchronique, c’est à dire d’une succession d’états psychiques et non d’une caractérologie socio-professionnelle. C’est dire à quel point, les travaux Gauquelin, qui ignorent le cycle saisonnier- ne sont pas en mesure de valider notre astrologie solaro-saturnienne. Quelque part, ce que tentait de réaliser Gauquelin (décédé en 1991), c’était tout de même une certaine validation du thème natal (horoscope) et en cela sa « néo-astrologie » ne pouvait qu’être bien accueillie à ce titre et c’est bien en ce sen que Barbault s’en félicité. Gauquelin serait le grand réformateur du thème natal encore qu’il n’ait guère fait école dans ce sens, la pratique actuelle du thème natal ne se limitant pas aux maisons. Or, c’est bien là que l’on aurait du instaurer une frontière en laissant la problématique zodiacale à l’astrologie mondiale, prévisionnelle. Mais paradoxalement, André Barbault aura jugé bon de ne pas tenir compte du positionnement des conjonctions planétaires sur le Zodiaque, préférant, dans le sens de Kepler, se centrer sur les seules relations entre planétes si bien qu’entre Gauquelin et Barbault, le Zodiaque nous apparait comme le dindon de la farce, validé ni par l’un ni par l’autre.
JHB 28 12 21
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Michel Gauquelin
jeudi 18 novembre 2021
Jacques Halbronn: 1991-2021 A trente ans d’intervalle: décés de Michel Gauquelin et Hervé Patrice Guinard,nés à 29 ans d’écart: 1928 et 1957 . Leurs deux noms commencent par la lettre G. Jolie synchronie!
Deux annonces surprenantes à quasiment 30 ans d’intervalle, l’une survenue le 29 mai 1921 et l’autre le 9 septembre 2021 avec des naissances quasiment, elles aussi, à 30 ans d’intervalle, respectivement le 13 novembre 1928 et le 4 novembre 1957, donc avec des soleils presque conjoints en scorpion.
Nous avons bien connu l’un et l’autre lesquels ont participé à nos colloques. Pour Michel Gauquelin, ce fut en 1987 et 1988, Pour Hervé (plus tard Patrice) Guinard, dès 1983, à Nantes, puis à Angouléme (1992) et à Dijon (1993), sans parler de Paris et Toulouse. Dans les deux cas, on trouvera des vidéos sur notre chaîne de la Subconscience-Téléprovidence. En décembre 2000 un important congrès CURA-MAU s’était tenu à Paris: Frontières de l’astrologie. Nous avions assisté à sa soutenance de doctorat en 1993, à la Sorbonne. Guinard avait beaucoup fréquenté notre bibliothèque de la rue de la Providence dans les années qui précédèrent la dite soutenance et nous avons le reléve de sa main des ouvrages empruntés. Guinard avait notamment exploité nos recherches concernant Eustache Lenoble, dont l’Uranie était parue en 1697 (cf un premier article dès 1987, dans la revue Astralis reprise par Maurice Charvet dans les conditions que l’on connait.
Cela dit, par la suite, Guinard se consacrera essentiellement au « Corpus Nostradamus », domaine où nous l’avions précédé sinon initié et il aura publié surtout dans ce domaine. Au niveau astrologique, il était passé par l’Astrologie Conditionaliste de Jean-Pierre Nicola dont il entendait prolonger la recherche et la réflexion (cf son « Manifeste »)
I Michel Gauquelin Lorsque Gauquelin décéde, au printemps 1991, un de ses livres doit être publié par nos soins, ce sera en 1992 les Personnalités planétaires. On lira son compte rendud(dans « Aspects de l’Astrologie »)de notre essai « La pensée astrologique » (in Histoire de l’Astrologie de Serge Hutin, Artefact 1986) où Gauquelin reconnait notre travail d’explication de ses résultats statistiques. D’où une publication posthume qui nous valut des déboires avec son fils Daniel et sa famille (dont nous avons traité ailleurs)
II Patrice Guinard décéde au même âge que Gauquelin, à peu de choses près, dans des conditions que nous ignorons encore à l’heure où nous écrivons. Nous avons été le premier en France à signaler sa mort (laquelle fut d »abord signalée en anglais:
AFAN | Association for Astrological Networking a retweeté
Jacques Halbronn: 1991-2021 A trente ans d'intervalle: décés de Michel Gauquelin et Hervé Patrice Guinard,nés à 29 ans d'écart: 1928 et 1957 dans ASTROLOGIE _oLkrFtz_normal
Chris Brennan
@chrisbrennan7
·
4 nov.
I just learned that the French astrologer Patrice Guinard passed away in September, and his ashes were laid at the cemetery today on his birthday. His CURA website has been an important archive and international resource for astrologers for years: http://cura.free.fr
Curieusement, à la date où nous écrivons, son décés n’est pas encore signalé sur son site cura.free.fr. Ce décés pose le probléme des archives qui avaient été confiées à Guinard en 2010, à savoir la collection de documents photocopiés de la Bibliotheca Astrologica et nous ignorons ce qu’il va en advenir, ce qui risque de poser probléme avec les héritiers. Il serait en tout cas facheux que ces milliers de pages soient perdues, égarées ou détruites et pour notre part, nous considérons qu’il serait bon que nous les récupérions dans les meilleurs délais ou que ce fonds « Halbronn » soit pris en charge par une structure compétente, en mesure de les mettre à la disposition des chercheurs. Guinard avait notamment mis en ligne en 1999 lors de la création du CURA notre CATAF, Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques Français.
JH 18 11 21B
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samedi 23 octobre 2021
Jacques Halbronn La vision de son astrologie, commentée par Michel Gauquelin (1987)
Publications de la BURA Bibliothèque Universitaire de Recherche Astrologique
Jacques Halbronn :la vision de son astrologie commentée par Michel Gauquelin (1987)
Nous avons retrouvé dans les Archives de la Bibliotheca Astrologica, un document paru à l’occasion du Colloque « La Lune Au Clair » Paris 1987 sous le titre ‘Aspects de l’Astrologie » (1)., lequel document était centré sur la récente publication de notre réédition de l’Histoire de l’astrologie de Serge Hutin (Paris, artefact 1986)
Michel Gauquelin « Le plus grand mérite du récent essai de Jacques Halbronn réside à mon avis dans sa manère originale de poser sur l’astrologie des questions à la fois fondementales et paradoxales. (…) Comme tout auteur qui éprouve quelque penchant narcissique pour son propre enfant, je me réjouis, bien entendu, de voir Jacques Halbronn construire une grande partie de son organisation sur l’apport « gauquelinien »(…) J’ai personnellement plus de peine à souscrire à ce que Jacques Halbronn ajoute plus loin » Les Anciens n’avaient pas grand mérite-contrairement à ce que suggère Gauquelin à avoir pressenti la signification des planétes telle qu’on la vérifie par les statistique au XXe siècle. Ce sont eux qui avaient attribué à ces astres les valeurs qu’ils ont fini par assumer et nous faire assumer » Quant à moi, note Gauquelin, je persiste à penser que c’est une grande merveille que cette préscience (intuition?) des anciens d’avoir -ne serait-ce que pour les cinq planétes « gauqueliniennes » décrit correctement leur influence symbolique. L’origine des types planétaires reste, en fait, entouréé de mystères? (…) Pourquoi se demande Jacques Halbronn, n’existe-t-il que cinq planétes « gauqueliniennes » Vénus, Mars, Jupiter, Saturne et la lune ? Pourquoi, après tout, Mercure et les planétes trans-saturniennes, Uranus Neptune et Pluton ne sont-elles pas aussi « gauqueliniennes »?
« Les astrologues continuent à bâtir leurs théories comme si Gauquelin n’avait pas existé: pouvait-on, en effet, disserter sur le Zodiaque comme un Jean-Pierre Nicola, dix ans plus tard, sans s’interroger sur la non existece de travaux statistique en la matière? » Gauquelin commente: En effet, le pouvait-on? Théoriser avant d’observer c’est mettre la charrue avant les boeufs. L’essai de Jacques Halbronn est à lire: il fourmille de remarques intéressantes, d’hypothèses hardies. Meme si l’on ne se sent pas toujours prêt à le suivre sur ses chemins escarpés, c »‘est bon de sentir un instant l’air pur des cimes astrollogiques: il est plus agréable à respirer que celui des cuisines horoscopiques quotidiennes » Suit un Entretien de Jacques Halbronn avec Michel Gauquelin, lequel participa au dit Colloque de 1987 au Couvent (dominicain) Saint Jacques à Paris.
Signalons dans ce volume une « Lecture critique de l’Histoire de l’astrologie » que proposait alors Alain Kieser, également présent au colloque. Nous en extrayons des passages (l’essai est numérisé intégralement sur le site de la BINA, Bibliothèque Internationale de Numérisation Astrologique) ainsi qu’une étude Pierre Delebarre sur cette « Etrange » Histoire de l’Astrologie »
JHB 23 10 21
«
PS On peu regretter que la famille de Michel Gauquelin, au lendemain de sa mort, survenue en 1991, ait jugé bon d’intenter un procès à Halbronn, à la suite de la parution en 1992 des « Personnalités Planétaires » (Ed Trédaniel, Grande Conjonction) au prétexte que la postface de Halbronn (et de Guy Le Clercq) aurait conduit à discréditer l’oeuvre du dit Gauquelin.
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mercredi 28 juillet 2021
lundi 26 juillet 2021
Jacques Halbronn Gauquelin, une astrologie faite par les hommes et non par les dieux
Gauquelin, une astrologie faite par les hommes et non par les dieux
Jacques Halbronn
L’astrologie mise en évidence par les re-cherches statistiques de Gauquelin corres-pond à une astronomie primitive, n’exigeant pas la connaissance des cycles planétaires et dépendant de l’heure de naissance, donnée également assez basique liée au passage sur l’horizon et non sur les axes équinoxiaux/solsticiaux. Nous avons largement commenté ce type d’astrologie en 1986 (« La pensée astrologique » in l’Etrange Histoire de l’astrologie avec Serge Hutin, Ed Artefact) et exposé de quelle façon les sociétés humaines avaient pu instrumentaliser certaines planétes, notamment Mars, jupiter et Saturne (voir aussi notre postface aux Personnalités planétaires, Ed La Grande Conjonction-Guy Trédaniel, 1992)
Une telle astrologie ne saurait en aucune façon être confondue avec une astrologie axée sur les cycles planétaires appréhendés sur l’écliptique et qui, elle, reléve de ce qu’on appelle l’astrologie « mondiale » (Mundane Astrology). Nous avons présenté nos travaux, notamment en 1994 dans l’Astrologie selon Saturne. Ed La Grande Conjonction et en 1993 dans la nouvelle édition de Clefs pour l’Astrologie. Ed Seghers.
L’astrologie de Gauquelin s’articule sur une typologie, ce qui exige de distribuer les planétes connues de l’Antiquité entre un certain nombre de castes (cf Dumézil et la triade). On dira que c’est une astrologie spatiale, horizontale (c’est le cas de le dire) alors que l’autre astrologie serait plus dans la verticalité et le Temps. Ce qui n’exige pas le même nombre de facteurs planétaires. Selon nous, cette astrologie n’aurait besoin que de Saturne dont le cycle peut être divisé en 4 phases de 7 ans, en rapport avec les axes équinoxiaux et solsticiaux et sur un autre plan de Jupiter, avec un cycle de 12 ans, depuis la naissance de la personne alors que le cycle de Saturne serait universel et impacterait les populations de façon synchronique. Cela correspond donc à trois registres bien différents : outre la répartition typologique, à caractère socio-professionnel, nous avons avec Jupiter une astrologie des chefs et avec Saturne une astrologie du peuple, la première étant bien plus individuelle que la seconde. Cette astrologie là serait l’œuvre des dieux et non pas des hommes et exigerait une bio-technologie supérieure, hors de portée de notre Humanité. Ces dieux correspondent à un autre type de divinité, qui n’est pas assimilable à la Nature (Deus sive Natura de Spinoza) mais qui n’est pas non plus à la portée de notre humanité laquelle est censée être conduite par les »jupitériens » dotés de pouvoirs supérieurs, qui sont les gardiens de notre Humanité, devant la protéger contre le « Mal » c’est-à-dire la sclérose, la routine. D’où des rapports complexes entre l’élite jupitérienne et le « peuple »/
Rappelons que pour nous, le peuple passe alternativement par un état équinoxial et un état solsticial, ce qui correspond à une désactivation et à une réactivation des aires mémorielles du cerveau.
En ce qui concerne l’astrologie de Gau-quelin, il est clair qu’elle est l’œuvre de guides étant parvenus à imposer un certain mode de fonctionnement à certaines socié-tés antiques. Mais il semble bien que ce fonctionnement ait perduré et que l’on ne soit pas parvenu à le déconstruire jusqu’à présent bien qu’il ait existé toutes sortes de régimes politiques ayant proposé d’autres modes d’organisation sociale.
JHB
26 07 21
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dimanche 18 avril 2021
jacques Halbronn Les malentendus planétaires autour des résultats statistiques Gauquelin.
Les malentendus planétaires autour des résultats statistiques Gauquelin
par Jacques Halbronn
Les Gauquelins avaient noté, en leur temps, que leurs descriptions des types planétaires recoupaient celles que l'on trouvait dans la littérature astrologique. A quoi cela tiendrait-il donc ? Selon nous, au fait qu'une certaine astrologie aura déteint indument sur l'autre.
Il est grand temps de comprendre que l'astrologie rotationnelle a le monopole des typologies planétaires et même des typologies tout court, ce qui exclue les typologie zodiacales si populaires et qui font en quelque sorte double emploi, le double emploi étant le symptome caractéristique du syncrétisme et du mimétisme.
André Barbault avait compris qu'il ne fallait pas accorder trop
d'importance à la mythologie planétaire et dans son astrologie mondiale, il n'avait cesser de s'en éloigner, de s'en démarquer, que ce soit à propos du cycle Saturne-Neptune ou que ce soit pour son
indice cyclique.Autrement dit, il fallait éviter toute représentation préalable de la signification d'une planète alors que tant d'astrologues prennent les noms des planétes comme un acquis qui ne saurait faire le moindre doute.
Ot, une difficulté se présente d'entrée de jeu pour l'astrologie que nous appelons cyclique pour la distinguer de l'astrologie rotationnelle, même si l'on peut toujours arguer que tout est cycle. Mais on se comprend : l'astrologie rotationnelle ignorer la durée de révolution des planètes dont elle se sert, ce n'est pas pour elle une donnée utile puisque, au regard de cette astrologie, toutes les planètes, de la plus rapide à la plus lent subissent le même sort.
Ainsi, quand nous nous sommes interrogés sur le rôle de Saturne (cf notre Astrologie selon Saturne, 1994) nous n'avons aucunement posé que cet astre correspondait aux descriptions
mythologiques ou à celles fournies par Gauquelin sur une certaine
catégorie socio-professionnelle. Et avec raison car on ne mélange pas les torchons et les serviettes. Une chose est de décrire une certaine caste liée à une certaine activité, une autre de constituer un cycle pouvant se structurer en un certain nombre de phases, de périodes, un seul cycle pouvant servir un tel projet. Car on est dans une problématique de temps social et non d'espace social, qui exige l'action en paralléle, en simultané de plusieurs facteurs.
Mais alors qu'a-t-il bien pu se passer pour qu'on en soit arrivé à adopter la typologie planétaire pour traiter de cyclologie ?
C'est tout simple : l'astrologie rotationnelle aura été la première à se constituer, à se formaliser, en raison du caractère primitif -non
cyclique- de l'astronomie dont elle dépend. Et dès lors, elle aura laissé son empreinte sur le nom des planètes. Arrêtons nous un instant pour aborder la question des rapports entre astrologie rotationnelle, astronomie et mythologie. Est-ce la mythologie qui aura influé sur les catégories de l'astrologie rotationnelle ou est-ce l'inverse, à savoir que la mythologie aura reflété la division social
du travail instaurée par cette astrologie des castes ? Il semble que tout soit lié et interdépendant.
En bref, voilà les planètes dotées d'appellations correspondant à un certain ordre social articulé sur l'astronomie. Plus tard, quand se développera cette autre astrologie « cyclique », l'on conservera de telles dénominations par pure commodité de même que de nos jours et en pleine domination chrétienne médiévale on aura continué à se servir de ces noms sans songer à leur dimension mythologique.
Autrement dit, quand les Gauquelins relévent de tels recoupements entre leurs résultats statistiques et la « tradition » astrologique, ils font fausse route. Il n'y a là rien de bien étonnant puisqu'il s'agit d'un code qui aura été repris dans un tout autre contexte. Mais là où ils ont raison, c'est quand les tenants de cette astrologie cyclique prennent au sérieux ces appellations et entendent en tirer quelque enseignement tout comme pour le nom des signes du zodiaque alors que là encore, on est dans le métalangage comme lorsqu'on donne à tout un quartier des noms de poètes (dans telle ville du 93), de savants (Paris XVIIe), de capitales de l'Europe (Paris VIIIe) ou de lieux ou de personnages liés à l 'épopée de Jeanne d'Arc (Paris XIIIe)
On aura compris que le nom des planétes (on ne parle pas des transsaturniennes, évidemment) est parfaitement en phase avec les résultats Gauquelin ce qui achève de leur conférer un soubassement historique mais qu'il ne saurait être de la moindre portée pour ce qui regarde l'astrologie cyclique laquelle n'a d'ailleurs besoin que d'un très petit nombre de curseurs- deux selon nos travaux, Jupiter et Saturne, les deux planètes formant une « grande conjonction » selon Albumasar (Xe siècle)
Le problème, c'est que d'un côté Gauquelin avoir fait le tour de l'Astrologie alors qu'il n'en avait mis à jour que la partie la plus archaique et que de l'autre, les astrologues auront voulu croire que le dit Gauquelin avait prouvé une fois pour toutes la réalité du « fait » astrologique dans son ensemble , d'autant qu'ils auront fini par mixer ces deux astrologies pour ne plus en faire qu'une comme le montre la pratique ordinaire du thème natal qui combine les maisons et les signes en un seul et même tableau sans parler, comme on l'a déjà noté, l'établissement d'une typologie zodiacale en concurrence avec une typologie planétaire. Or, si la typologie
planétaire a pu être validée par Gauquelin, il n'en aura rien été de la caractérologie zodiacale. Pour nous, le signe solaire n'a pas fonction psychologique mais fonction purement prévisionnelle, par le jeu des transits planétaires en aspect avec le radix, ce qui correspond d'ailleurs peu ou prou à la pratique des horocopes de presse avec leurs décans (depuis le temps de Marie-Louise Sondaz, à la fin des années trente du siècle dernier).
JHB
18 04 21
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jeudi 25 mars 2021
jacques Halbronn Deux astrologies pour le prix d'une . Un divorce nécessaire
Deux astrologies pour le prix d’une. Un divorce nécessaire
par Jacques Halbronn
Quand il y a emprunt, imitation, mimétisme, cela signifie que l’on est en présence de deux domaines en concurrence Nous tenterons de montrer dans cette étude qu’il n’y a pas une Histoire de l’Astrologie mais une histoire des astrologies et que l’on commet nécessairement des erreurs en considérant l’Astrologie comme un ensemble d’un seul tenant. Certes, au regard de l’Histoire mondiale, le propre d’un empire n’est-il pas de faire cohabiter des entités bien différentes mais cela n’a pas la même portée en ce qui concerne les doctrines, les écoles de pensée.
Selon nous, il aurait existé d’une part une astrologie rotationnelle des « maison » et de l’autre une astrologie des cycles, du Zodiaque lesquelles se seraient copiées mutuellement, ce qui vient prouver leurs différences..
Prenons ce qu’écrivait le jeune Michel Gauquelin (né en 1929), en 1960, cinq ans après la publication de son Influence des Astres -1955) dans Songes et mensonges de l’astrologie (Ed. Hachette) : « Nous avons démontré, sur plus de 25000 naissances de célébrités qu’il n’ya aucun lien entre le métier choisi par vocation personnelle et le signe zodiacal occupé à la naissance , soit par le Soleil, soit par l’Ascendant » »( Science ou fiction, p. 151). Pour Gauquelin, il semble bien établi que les astrologues « croient » à l’existence d’une typologie à base zodiacale comme s’il s’agissait d’un calque de sa typologie planétaire sur le plan zodiacal. Or, en réalité, la position du soleil dans le Zodiaque n’a nullement pour fonction de sous tendre une quelconque catégorisation « spatiale » mais s’inscrit dans un processus de cyclicité. Pourquoi d’ailleurs aurait-on besoin de deux modes différents rotationnel et cyclique – pour traiter d’une seule et même problématique ? En soi donc, la démarche de Gauquelin ne fait guère sens puisqu’il y aurait là double emploi. Il est surprenant qu’il n’ait pas pris conscience de cette aporie logique ! Certes, il a comme excuse l’existence d’une telle pratique. Mais, à y regarder de plus près, les horoscopes de presse ne se servent des signes zodiacaux que dans le cadre des transits. Telle configuration céleste n’aura pas le même impact selon le signe solaire des personnes tout simplement parce que les aspects ne seront pas les mêmes. Serge Bret Morel, récemment, aura commis le même amalgame dans ses travaux sur l’astrologie dans les média. Il y a comme un télescopage dans les esprits : on croit que les horoscopes de presse tiennent compte des typologies zodiacales alors qu’il ne s’agit que d’un mode de repérage relevant de ce que nous avons appelé une Astrologie Relativiste ! Marie-Louise Sondaz en 1939 avait bel et bien été précurseur en ce domaine de la dite Astrologie Relativiste. Quant à André Barbault (né en 1920), son Astrologie Mondiale n’intégre aucunement les transits, ce qui est son talon d’Achille alors même que cette pratique se mettait en place au moment même de son initiation à l’astrologie ! Gauquelin, à la fin des années cinquante, ne prend pas la mesure de la révolution des horoscopes de presse qui fait la jonction entre astrologie mondiale et astrologie individuelle. Il est vrai que c’est alors la mode de la typoliogie zodiacale avec la parution à partir de 1957, des petits livrets zodiacaux,dont la réalisation est le fait du même André Barbault. Entendons par là que Barbault prend le parti de la dite caractérologie zodiacale face à la zodiacologie prévisionnelle à la Sondaz , refusant un mode prévisionnel par transit sur le signe solaire. On peut lire et relire les dits livrets zodiacaux, il n’y a pas de trace d’un mode prévisionnel articulé sur la position du Soleil alors même que Michel Gauquelin vient de démontrer l’existence d’une typologie non pas zodiacale mais planétaire, en rapport non avec les signes mais avec les « maisons ». Ce qui vient ajouter à la confusion tient au fait que l’on va alors parler de « maisons solaires », construites non pas à partir de la position de l’Ascendant mais du Soleil. Tout contribue à brouiller les pistes au nom d’un syncrétisme unitaire, ce qui explique l’absence de réactions pertinentes émanant du milieu astrologique lors de la publication des résultats statistiques de Gauquelin en raison de l’incapacité de cette « Cité scientifique » à séparer par un cordon sanitaire astrologie rotationnelle et astrologique cyclique ! D’où le discours de Gauquelin selon lequel celui-ci aurait permis de dégager l’astrologie de certains de ses « mensonges » ou mirages, alors qu’il ne faisait qu’évacuer une dérive de la dite astrologie cyclique sur le terrain astro-caractérologique. On notera l’omniprésence de Barbault dans l’édition et même au sein de la même maison d’édition – le Seuil- avec la parution de De la psychanalyse à l’astrologie et du traité pratique- à la fois en mondiale et en typologie zodiacale, ce qui ne fait que contribuer au désordre et à l’amalgame, au mélange des genres ! On aura donc manqué l’occasion d’une clarification salutaire entre les années 40 et 60,
autour de trois personnages : Sondaz, Gauquelin et Barbault. Avec le recul, on aurait pu sortir de cette période avec une vision bien plus cohérente des choses et pendant une cinquantaine d’années, jusqu’à nos propres travaux,(entre 1970 et 2020), la pensée astrologique aura connu une crise dont il semble qu’elle soit désormais en passe de se relever si tant est que l’on puisse espérer un ressaisissement en raison de notre exposé de la situation !
Si l’astrologie cyclique s’est embourbée dans l’astro-caractérologie au lieu de laisser ce domaine à l’astrologie rotationnelle à la Gauquelin, la dite astrologie rotationnelle se sera de son côté dévoyée en développant la technique des « progressions » et autres « directions » -au premier rang desqueles les directions dites « primaires », consistant à faire avancer le dispositif des maisons sans prendre en compte la réalité cyclique réelle. On voit donc à l’oeuvre un mimétisme mutuel ! Étrangement, Henri Gouchon qui appartient à une génération d’avant celle d’André Barbault – auteur en 1935 d’un Dictionnaire Astrologique- se fera le champion des directions primaires avec ses Directions Primaires Simplifiées alors même que Barbault en 1967 (Les astres et l’Histoire) célébrera l’apport du dit Gouchon aux progrès de l’astrologie mondiale, autour de l’indice de concentration planétaire. Là encore, l’on voit des chercheurs mangeant à tous les râteliers et faisant le grand écart entre des pratiques astrologiques peu compatibles entre elles. D’ailleurs, avec l’essor de l’informatique astrologique, l’usager peut allégrement combiner les différentes techniques prévisionnelles, d’où qu’elles viennent !
Concluons : il nous apparaît que cette confusion fait paradoxalement apparaître un clivage fondamental entre ces deux Astrologies, d’autant que ce clivage n’est pas tant synchronique que diachronique, l’astrologie rotationnelle ayant certainement émergé bien avant l’astrologie cyclique puisqu’elle est en mesure de positionner les planétes sans connaître pour autant leur cyclicité , puisque pour cette astrologie, toutes les planètes se meuvent à un seul et même rythme, celui de la rotation terrestre de la Lune à Pluton ! Gauquelin aura fait ressortir cette astrologie de castes, de totems planétaires (cf notre essai, La pensée astrologique, in L’Etrange Histoire de l’Astrologie, Paris, Artefact, 1986) alors que l’astrologie cyclique reléve d’un autre niveau du savoir technoscientifique.
Gauquelin n’aura évidemment pas été en mesure de tester cette autre astrologie laquelle ne se plie pas à son postulat typologique consistant à voir si pour telle catégorie socio-professionnelle, tel critère astrologique fonctionne ou pas, puisque cette astrologie cyclique ne reléve pas d’une telle méthodologie ! Au lieu de reconnaître ses limites, Gauquelin aura extrapolé de façon tout à fait regrettable la portée de ses travaux ! Il est vrai que le milieu astrologique actuel traverse une grave crise de conscience face à la question de la prévision.
Alain de Chivré, alors président de la Fédération des Astrologues Francophones (FDAF) s’adressait ainsi à Barbault (cf la Lettre des Astrologues N°’47 automne 2007. et ce qui s’en suivit :
‘Vous évoquez « le fiasco des prédictions , le galvaudage charlatanesque effroyable, la pratique miséreuse, et surtout les prévisions mondiales sensationnelles ratées de l’entrée du siècle » qui, vous le soulignez, ont eu « leur effet dévastateur ». Un peu plus loin, vous faites allusion au « massacre encouru de l’exercice (de la prédiction) par d’indignes ou incapables confrères ». Vous allez même jusqu’à condamner sans ménagement et sans appel l’astrologie horaire. Vous confirmez là de façon plus péremptoire que moi et de manière beaucoup plus sévère les propos que j’ai tenus.
Là où devant le spectacle d’un tel désastre, je suis amené à proposer d’arrêter les frais, de rectifier la situation, de faire preuve de sagesse, d’esprit critique, et surtout d’une attitude constructive et réformatrice, vous intervenez sous la forme d’une lettre ouverte etc »
Il est clair que le renoncement à prévoir fait perdre à l’astrologie cyclique sa dimension propre, ce qui ne fait que retarder la prise de conscience. L’astrologie relativiste propose un modèle prévisionnel cohérent, remettant chaque « école » à sa place,visant à faciliter le divorce entre ces deux formes d’astrologie face à ceux qui continuent, dans une sorte de structuralisme apologétique, à vouloir présenter ce syncrétisme comme un ensemble parfaitement cohérent, au prix de quelques aménagements de surface, à l’instar du Manifeste d’un Patrice Guinard qui connut un certain impact il y a une vingtaine d’années.-cf le site du CURA. Ce n’est pas l’astrologie qu’il convient de restructurer mais les astrologues qui doivent désormais choisir leur camp, celui de l’astrologie rotationnelle du thème natal intégral ou celui de l’astrologie cyclique autour du transit à géométrie variable du « ciel » à la position solaire natale. Etrangement, c’est bien l’astrologie de presse qui montre l’exemple, le public sentant bien dans que sens souffle le vent de l’Histoire de l’Astrologie. Quant aux petits volumes zodiacaux, ils sont -et nous avons nous même dirigé une collection chez Solar et France Loisirs- une sorte d’hérésie où le zodiaque remplace le mouvement diurne des planétes. Nous voyons donc les choses ainsi ; d’un côté la typologie planétaire à la Gauquelin et de l’autre notre propre astrologie relativiste revisitant
les horoscopes de presse façon Sondaz. On voit d’ailleurs que ces différents protagonistes sont tous Français, ce qui est à l’honneur de l’astrologie française, une fois que celle-ci aura fait le ménage.
25 03 21
JHB
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samedi 20 mars 2021
Jacques Halbronn Gauquelin et l'astrologie rotationelle. Le malentendu
Gauquelin et l'astrologie rotationnelle. Le malentendu
par Jacques Halbronn
Il n'est pas inutile de rappeler que les travaux statistiques de Gauquelin ne concernant que ce que nous appelons l'astrologie rotationnelle, c'est à dire une forme primitive d'astrologie bien plus frustre que ne l'est l'astrologie cyclique. Pour simplifier, l'on dira que l'une est liée aux « maisons » astrologiques et l'autre aux « signes » zodiacaux. Or, si ces deux dispositifs sont généralement considérés comme structurellement complémentaires par les astrologues actuels, ils n'en obéissent pas moins à des dynamiques bien différentes. On notera, à titre d'exemple, que Patrice Guinard intègre ces dispositifs au sein d'un même ensemble : (cf le résumé de sa thèse de 1993), le « dominion » désignant chez lui les maisons
« Le système solaire, champ d'interactions magnétiques et gravitationnelles entre planètes, "impressionne" le système nerveux et le façonne selon une "matrice", forme quadruple des structures astrales (planétaires, sectorielles, cycliques et zodiacales), et paradigme combinatoire de l'"incidence" astrale que la psyché différencie selon quatre registres ou décompose selon quatre milieux conditionnels (énergie, espace, temps, structure). Ces fondements structuraux (planétaire, dominion, cyclade, zodiaque) s'harmonisent au sein d'un nouveau modèle ayant valeur de compréhension pour l'individuel (niveau éthique) comme pour le collectif (niveau anthropologique).
En réalité, un clivage majeur sépare astrologie des signes et astrologie des maisons, ce que n'aura pas éclarici Michel Gauquelin qui croyait, par ses travaux, avoir validé l'astrologie dans son ensemble puisque l'astrologie rotationnelle- qu'il n'appelait d'ailleurs pas ainsi - qu'il avait mise en évidence ne concernait qu'une forme d'astrologie liée au mouvement diurne et nullement aux durées de révolution des planètes du système solaire. Il semble que ce « détail » ait échappé aux analystes qui appréhendaient l'astrologie comme un tout indissociable, ce qu'il faudrait vérifier de plus près ultérieurement. Il reste que les présentations des statistiques de Gauquelin – si l'on en reste aux quatrièmes de couverture » n'hésitaient pas à aller bien au delà de leurs portée : on pense à « Neo-Astrology . A Copernican Revolution » (1991). Lisons la présentation de 'La vérité sur l'astrologie » (Ed du Rocher 1985), on entretient la confusion : plutôt que de distinguer deux stades successifs d'émergence, articulés sur des bases bien différentes, l'on préfère laisser entendre que Gauquelin a mis en évidence la « vraie » , la seule astrologie, ce qui est épistémologiquement insoutenable. En réalité, Gauquelin aura dégagé la partie la moins déterminante de l'astrologie en passant à côté de toute sa dimension cyclique, à savoir le fait de suivre le mouvement des astres dans leur parcours. En cela, l'astrologie gauquelinienne se situe aux antipodes de l'astrologie mondiale d'un André Barbault. Chez Gauquelin, même la position du soleil en signe à la naissance ne résiste pas à ses statistiques, ce qui est normal puisque cette position ne reléve pas de l'astrologie rotationnelle. Mais comme on l'a dit, les astrologues ainsi que Gauquelin appréhendent l'astrologie comme un tout , d'où leur pratique du thème natal qui amalgame maisons et signes en un seul et même ensemble.
Revenons sur les propriétés de l'astrologie rotationnelle , à savoir axée sur la rotation de la Terre, une astrologie foncièrement géocentrique. Pour cette astrologie là, tous les astres avancent au même pas, de la Lune jusqu'à Pluton, Soleil compris et au delà. On est donc décalé par rapport au RET d'un Jean-Pierre Nicola qui définit le caractère d'une planète selon sa position dans le système solaire tout comme dans le cadre d'une Théorie des Ages, la planète la plus rapide correspondant au premier âge de la vie et ainsi de suite. Pour cette astrologie, le passage d'une planète d'un secteur à un autre -d'une « maison » à une autre- est affaire d'heures voire de minutes et certainement pas de semaines, de mois, d'années ou de siècles. La temporalité n'est pas du même ordre. Geoffrey Dean a d'ailleurs proposé d'expliquer les résultats Gauquelin en considérant la possibilité de choisir, de fixer l'heure de naissance. Cette astrologie rotationnelle est bien plus à la portée des humains que l'astrologie cyclique, puisque le passage d'une planète d'un signe à l'autre ne correspond aucunement au « timing » d'un accouchement ! Autrement dit, l'on pourrait admettre que les parents puissent choisir la planète sous laquelle leur enfant naitra à condition de ne s'en tenir qu'à une seule planète, évidemment pour tel ou tel enfant. En ce sens, Gauquelin ne vient pas valider la globalité d'un thème même si par la suite, il envisage que plusieurs planètes puissent jouer pour une naissance (cf La Cosmopsychologie, 1974, repris dans Les personnalités planétaires, La Grande Conjonction Trédaniel, 1992) Il parle alors de « tempéraments complexes ».
Résumons ainsi les positions de Gauquelin, avec la quatrième de couverture de sa Cosmopsychologie : « Ce livre (…) donnera des éléments pour savoir ce qu'il peut y avoir de vrai dans l'astrologie.(..) Est ce à dire que la doctrine astrologique est démontrée dans sa totalité ? (..)Il s'en faut de beaucoup car d'importantes divergences opposent les expériences scientifiques à la tradition » Il eut été plus correct, plus honnête de s'en tenir à la seule astrologie rotationnelle puisque les méthodes de Gauquelin ne traitaient point de la révolution des planètes au lieu de laisser entendre que le reste de l'astrologie n'aurait pas été validé ! Il ne s'agit en effet pas du reste de l'astrologie mais bien d'une autre astrologie et il est regrettable que ces deux astrologies n'aient pas été nettement séparées, au lendemain de la parution de L'influence des astres (Ed du Dauphin, 1955) L'astrologie cyclique aura été victime du syncrétisme qui sévit chez les astrologues autour du « thème natal » et notamment des astrologues qui pratiquent l'astropsychologie et non l'astrologie cyclique prévisionnelle.
Recentrons-nous sur cette astrologie rotationnelle laquelle aura fini par baliser le mouvement diurne au moyen des 12 « maisons » mais l'on peut penser qu'il n'y en avait au départ que 8, comme le soutient Patrice Guinard et que l'on sera passé de 8 à 12 sous l'influence de l'astrologie zodiacale. Il est probable qu'une forme de mancie aura pu se greffer sur ces maisons puisque celle-ci sont encore traditionnellement, associées à telle ou telle forme d'activité -il existe d'ailleurs une iconographie des maisons comme il y en a une des signes mais celle-ci s'est perdue en route ou plutôt elle n'a été conservée qu'à la marge dans certains documents à l'instar d'ailleurs des Très Riches Heures du duc de Berry pour l'iconographie zodiacale (cf nos recherches sur l'histoire de l'astrologie et du tarot, Paris, Trédaniel 1993, avec l'Astrologie du Livre de Toth d'Etteilla, p.49 : Nativitätskalender de Reymann, 1515)
Cette astrologie rotationelle n'exigeait donc que des moyens techniques
relativement limités, à la portée d'une humanité primitive. A contrario,
l'astrologie cyclique est beaucoup plus sophistiquée et poursuit des objectifs d'une
autre ampleur sur le plan de l'organisation de la Cité.
Gauquelin, rappelons-le, avait travaillé sur une certaine élite socioprofessiionnelle
ce qui ne saurait nous surprendre puisque selon nous, seule une élite serait en
mesure de capter les signaux célestes. Selon nous, autant la première astrologie
aura été l'oeuvre des hommes (Anthropocéne), autant la seconde exigeait pour se mettre en place
une toute autre logistique. Conclusions bien expéditives que celle que nous
avons pu lire et qui se fondent sur une "tradition" comme s'il ne pouvait exister de
recherche contemporaine apte à restituer un mode d'emploi perdu, comme
le prétend notre Astrologie Relativiste. Là encore, l'on peut regretter une façon bien
cavalière de traiter l'Astrologie comme un objet figé. Il eut été bon que Gauquelin et
d'autres eussent pris la peine de reformuler cette astrologie cyclique à nouveaux
frais au lieu de l'appréhender comme un corpus figé pour l'éternité en ce qui nous est
parvenu, notamment dans la Tétrabible de Ptolémée. Rappelons cette formule de
Serge Bret Morel dans un message qu'il nous adressa il y a peu: "ce n'est pas aux
critiques de l'astrologie de faire le travail!"
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