Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)

Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
.
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mardi 3 janvier 2023

Jacques halbronn Comment appréhender le Septénaire astrologique

Jacques Halbronn Comment appréhender le Septénaire astrologique. Nous lisons dans un texte d’Yves Lenoble, paru en 1985 dans « Question de » (Astrologies) sous le titre ‘l’astrologie d e Ptolémée » (pp 43 et seq) -il collaborera en 2000 à une édition de cet ouvrage dirigée par Pascal Charvet- la présentation suivante du Septénaire: » « Les durées ne sont pas attrbuées par Ptolémée au hasard. Lorsque l’on observe les rapports de durée des planètes deux à deux, on découvre la remarquable cohérence du systéme Prenons ces couples de plantées l’un après l’autre. Dans le premier couple sont associées la première et l dernière planéte, c’est à dire la Lune et Saturne, ce qui correspond à l’axe bien connu du Cancer et du Capricorne (…) Dans le second coupld,on trouve Mercure et Jupiter en rapport avec l’axe Gémeaux Sagittaire (..)Et enfin, le couple Vénus Mars nous renvoie à l’axe Balance Bélier » Mais est- ce à dire que ces six astres ont la même fonction? C’est l’intérprétation habituelle qui court chez les astrologues, toutes écoles confondues. Or, selon nous, il convient de distinguer les deux astres extrémes, qui ont la même valeur numérique 28 (en jours pour la Lune et en années pour Saturne) du quatuor central Mercure-Jupiter et Vénus Mars lequel met l’accent sr la division en 4 de l’ »écliptique et n’est pas censé constituer des facteurs opératoires., ce qui est la fonction du seul couple Lune-Saturne. Quid des planétes au delà de Saturne? Selon nous, le systéme n’a aucunement besoin de ces « transsaturniennes » pour fonctionner et il est bel et bien circonscrit par le couple Lune Saturne. Lisons ce message reçu de la part d’Uranie Astro: « Vous en faites quoi dans votre méthode des autres planètes à part Saturne sur les points des Equinoxes et des Solstices, comme de Jupiter qui est repassé sur le 0° Bélier en octobre et qui reviendra en décembre au moment des fêtes de fin d’année. Nous avons eu Uranus entre juillet/août 2010 retour en mars 2011 sur 0° Bélier et plus tard la conjonction de Saturne et Neptune se fera à 0° bélier le 20 févrer 2026, pourquoi ne pas les intégrer au même titre que Saturne, ce dernier en 2026 sera en compagnie de Neptune qui reste 14 ans dans chaque signe, c’est pas loin de 15 ans si l’on compte sa phase rétrograde et son possible retour avant une entrée définitive » (blog facebook Actualité de l’astrologie)… » Nous touchons là à la question des cycles. Pour Barbault, un cycle c’est avant tout un rapport entre deux planétes (et l’on sait son intérêt pour Saturne-Neptune). Or, selon nous, un cycle exige une relation entre un point fixe et un facteur mobile; Pour en revenir à la description d’Yves Lenoble, il nous semble que les facteurs mobiles sont Lune et Saturne et que les facteurs fixes correspondent au quatuor planétaire signalé plus haut. Il faut lire le systéme solaire comme un traité d’astrologie comportant deux catégories complémentaires de données. Celui qui a réfléchi sur la cyclicité est en mesure de percevoir une telle dualité de fonctions (que l’on retrouve avec les notions de prometteurs (mobiles) et de sigbificateurs (fixes). D’ailleurs la pratique populaire des signes « solaires » ne dit pas autre chose avec un facteur mobile, le Soleil qui est un facteur neutre et 12 signes qui sont successivement activés, eh bien le quatuor Mercure Vénus Mars Jupiter correspond à la structure zodiacale de base, que l’on aura voulu subdivser pour la faire correspondre aux 12 lunaisons., ce qui aura fini par entrainer à adopter les transsaturniennes voire les transplutoniennes!(cf Lisa Morpurgo Nouvelle Astrologie. Ed Hachette 1974)

Jacques halbronn La vie astrologique. Le passage progressif d'une phase de 15 ans de leadership à la suivante

jacques halbnonn La vie astrologique. le passage progressif d’une phase de 15 ans de leadership à la suivante. Dans une précédente étude (sur NOFIM, et ailleurs), nous avons découpé l’histoire du leadership astrologique depuis les années cinquante jusqu’à nos jours. Mais cela ne signifie nullement qu’il n’y a pas eu de signes avant coureurs. C’est ainsi que la période 1978-1986, si elle correspond à une période équinoxiale pour Jacques Halbronn n’en aura pas moins vu se constituer une Fédération Francophone d’astrologie (FFA) autour de Danièle Rousseau dans les années 1984-85, ce qui allait permettre à Yves Lenoble de monter en puissance en 1990/ C’est ainsi qu’en 1985 paraissait dans Questions de (ed Albin Michel) un collectif intitulé « Astrologies » -avce des textes d’Yves Lenoble, mais n’était ce pas déjà le début dune phase solsticiale avec Saturne passant en sagittaire, à la fin de l’année, sans parler d’un autre collectif paru dans les Dossiers de l’Histoire sur l’Astrologie en 1986 avec un texte de Danièle Rousseau? Inversement, pendant la période équinoxiale d’Yves Lenoble (1993-1999), Halbronn fera paraitre un Nouveau guide de la Vie astrologique, de façon d’abord artisanale puis aux Ed Olivier Laurens (1997)-et il s’en fallut de peu, grâce à Fanchon Paradalier Roy, qu’il ne fût publié aux Editions du Rocher (dir Jean Paul Bertrand) mais Halbronn organisa en province toute une série de congrès (Rouen, Angouléme, Montluçon, Dijon entre 1990 et 1993, durant la période solsticiale de Lenoble, ses 7 premières années pour reprendre en 2000, au début de son propre cycle de 15 ans. Si l’on remonte plus haut, du temps du leadership d’André Barbault, l’on sait qu’en 19734, André Barbault était parvenu, par une révolution de palais, à éjecter Halbronn de son poste de Vice Président du CIA qu’il n’occupait que depuis un an. Coup d’épée dans l’eau,il est vrai quand on connait la suite. Autrement dit, les débuts et les fins des ères de 15 ans que nous avons décrit précedemment, présentent des tentatives de déstabilisation plus ou moins réussie du leader montant ou finissant. JHB 03 01 23

lundi 10 octobre 2022

Jacques Halbron La Vie astrologique . Les parcours croisés d'Yves Lenoble et de Jacques Halbronn, Années 1972-2022

Jacques Halbronn La Vie Astrologique. Les parcours croisés d'Yves Lenoble et de Jacques Halbronn Années 1972-2022 On se propose d'illustrer nos recherches sur le leadership en se concentrant sur le milieu astrologique des 50 dernières années autour de deux personnalités, toutes deux nées en 1947, l'un à Paris, l'autre (Lenoble) au Mans - qui, chacune à sa façon, auront marqué ces décennies. L'intérêt de ce travail est d'être de première main, ce qui est rarement le cas quand on traite d'une société de l'extérieur. Au demeurant, Lenoble a récemment publié ses "mémoires" que nous avons déjà eu l'occasion de commenter en raison de ses lacunes, dues à un certain cloisonnement des structures. (déc. 2020 — Le grand voyage en soi et dans l'avenir, L'astrologie) Les années 70 En 1977, Lenoble fonde l'Association pour la Recherche des Rythme Cosmiques (ARRC) mais est dans l'orbite du Mouvement Astrologique Universitaire de Jacques Halbronn. Il anime notamment en 1978 une des journées d' un Colloque Astrologie et Science de cette association articulé autour de Jean Pierre Nicola, son maître et de Michel Gauquelin. En 1974, se tient un congrès à Paris enclenché par Halbronn, devenu en 1973 vice-président du Centre International d'Astrologie. En 1976, Halbronn avait publié chez Seghers" Clefs pour l'Astrologie" alors que Lenoble devait se contenter de brochures maison. Il est largement surclassé, à plus d'un titre, par Halbronn qui soutient en 1979 une thèse de doctorat sur Astrologie et Judaisme.(parue en 1985 sous le titre Le monde juif et l'astrologie) Halbronn publie les éditions de deux ouvrages astrologiques, l'un de Morin de Villefranche, l'autre d'Abraham Ibn Ezra Lenoble ne suivra que de loin le parcours du MAU, ce qui explique certaines lacunes de l'ouvrage cité plus haut,. notamment en ce qu'il ne participe pas à ce qui se passe en dehors de Paris, alors qu' Halbronn n'aura cessé de quadriller l'hexagone. Ajoutons que Lenoble aura participé deux revues dont nous avons eu la charge: les Cahiers Astrologiques (1976) et Grande Conjonction (1977 78) Par ailleurs, Halbronn sera rédacteur en chef de la revue Trigone, organe du CIA (1973-1974) Les années 80 Les années 80 voient se dresser deux fédérations astrologiques, l'une coachée par Lenoble et présidée par Daniéle Rousseau (https://www.psychologies.com/Planete/Portraits-de-femmes/Portraits/Daniele-Rousseau-dirigeante-a-coeur), l'autre par Halbronn, et présidée par Denise Daprey laquelle organisera un congrès important à Orléans en 1985 et quelques mois plus tard 'est l'autre Fédération qui tiendra son congrès à Cannes. C'est un temps où les femmes sont dominantes.-équinoxialité oblige (cf notre Astrologie Sensorielle) sans oublier en Suisse Francine Mercier. (cf Halbronn Sociologie du milieu astrologique :les cycles de la vie astrologique, Ramkat) En 1986 , Jacques Halbronn devient Vice Président du GERASH fondé par un autre leader Patrice Louaisel, de la même génération, lequel aura joué un rôle important dans la décennie précédente et dont Halbronn avait été un collaborateur avant la création du MAU. En ce sens, on peut dire que les années 70 avient été celles de la jeunesse, dans foulée peut être de Mai 68. On peut dire qu'Halbronn aura été le fossoyeur tant du CIA (qui laisera la place à la SFA) que du GERAS (qui laissera la place au CEDRA) tout comme il aura porté un coup fatal à André Barbault en gagnant en 1978 un procés en diffamation par voie de presse(du fait de sa revue L'Astrologue) Notons que Lenoble travaillera à Astroflash, créé en 1968 (sur les Champs Elysées) dont Barbault fut la pièce maitresse.. (cf Le milieu astrologique en france au XXe siècle - Hommes & Faits). En 1989, Yves Lenoble intervient dans un Colloque parisien initié par Christian Gourdain, proche d'Halbronn (cf https://www.youtube.com/watch?v=sg4B6cnhyIE) et va rejoindre Solange de Mailly Nesle lors de la création de son école d'astrologie, l'AGAPE.L'année suivante 1990; Lenoble convoque un premier Congrès au FIAP;à Paris lequel sera lié à un Salon de l'Astrologue,http://www.aureas.eu/contents/fr/d10_Salons.html réunissant les stands des diverses associations astrologiques dont celle du MAU d'Halbronn,, lequel se tiendra annuellement au Palais des Congrès (Porte Maillot) cf Lenoble: L'arbre généalogique du milieu astrologique français en 2003) Halbronn se rapprochera de l'éditeur Guy Trédaniel chez qui il publiera (en co-édition avec ses Ed/ de la Grande Conjonction) toute une série d'ouvrages jusqu'en 1995 dont le fameux Traité de l' Heure dans le Monde de Gabriel. Lenoble n'aura pas une telle opportunité et publiera dans le cadre de son association un traité sur les cycles. Les années 90 Yves Lenoble aura dominé cette décennie. Il sera accompagné de Catherine Gestas. Lenoble aura atteint la quarantaine avant de connaitre un certain pouvoir, soit une quinzaine d'années après Halbronn/L'idée que Lenoble se fait d'un congrès astrologique diffèrait singulièrement de celle mise en oeuvre depuis une quinzaine d'années par Halbronn en ce qu'un public d'eleves en astrologie en était le support alors qu'Halbronn n'entendait réunir que des chercheurs, bien plus nombreux que la brochette de conférenciers invités par Lenoble. Mai Halbronn connait de son coté une consécration dans le domaine des publications: il est l'auteur du nouvel article Astrologie de l'Encyclopaedia Univetsalis; est commissaire d'une exposition à la BNF "Astrologie et prophétie" dont le livre parait aux éditions de la Bibliothèque et fait paraitre une nouvelle édition de ses Clefs pour l'Astrologie ainsi que de son Guide de la Vie Astrologique. En 1995, Halbronn rencontre un succés prévisionnel pour avoir annoncé un mouvement social majeur dans son Astrologie selon Saturne. En 1999, Patrice Guinard publiera le Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques Français (CATAF) sur son site du CURA -Centre Universitaire de Recherche Astrologique et Halbronn soutient une thèse d'Etat sur Le texte prophétique en France (Université Paris X Nanterre) Les années 2000 -2010 Cette décennie marque le déclin de la bonne étoile de Lenoble lequel avait rejoint (2000-2004) la FAES, Fédération des astrologues de l'Europe du Sud.http://www.aureas.org › faes › faes. initié par l'Italie. En 2000, paraitra : Le livre unique de l'Astrologie -(la Tétrabible de Ptolémée)) sous la direction de Pascal Charvet . avec la collaboration de Robert Nadal, Yves Lenoble et Jean-Marie Kowalski, coll. Nil Editions , Le Cabinet de Curiosités. En décembre 2000, un congrès MAU-CURA se tiendra à Paris, avec le soutien du RAO et il sera suivi en 2004 d'un congrès autour d'Halbronn, réunissant tout le gratin de l'astrologie française., comme en une sorte d'hommage à sa carrière de leader depuis 30 ans, depuis le congrès de Paris de 1974. Lenoble participera à cette manifestation remarquable restituée intégralement sur Internet. En 2007, Halbronn se rapprochera de Roger Hecquet autour du projet " TV Urania" qu'il prendra en main l'année suivante en tant que "Téléprovidence" chaine You Tube toujours très active 15 ans plus tard avec de nombreuses activités en province. Lenoble participera aux soirées mensuelles parisiennes de l'association Source, présidée par Catherine Gestas et auxquelles Halbronn assistera régulièrement, des années durant. Halbronn depuis longtemps s'était passionnée pour Nostradamus. En 1990, il avait publié le Répertoire Chronologique Nostradamique de Robert Benazra, chez Trédaniel et en 2002; il édite un ouvrage de sa plume sur cet auteur (Ed Ramkat) apprécié par Lenoble. En 2019, Yves Lenoble rendra un hommage à André Barbault http://www.yveslenoble.com/2019/12/29/andre-barbault-et-lastrologie-mondiale et se polarisera sur la prochaine conjonction Saturne Neptune -cf /https://www.revue-acropolis.fr/yves-lenoble-50-ans-au-service-de-lart-royal-de-lastrologie/ Halbronn se lance dans la prévision astrologique dans la foulée de son 'Astrologie selon Saturne" (1994), ce qui débouchera plus d'un quart de siècle plus tard sur l'Astrologie EXOLS ou Astrologie Sensorielle autour d'une succession de phases de 7 ans. Ainsi, Halbronn allait réussir à créer un nouveau courant de la pensée astrologique que désormais Lenoble serait obligé de réferer aux côtés de l'astrologie conditionnaliste et de l'astrologie humaniste, alors qu'il avait toujours parié sur l"astrologie mondiale d' André Barbault, lequel trouvait en Halbronn un successeur de poids. JHV 10 10 22 JHB 10 10 22

vendredi 25 mars 2022

jacques Halbronn L'astrologie groupale selon Yves Lenoble et selon Halbronn

Jacques Halbronn L’astrologie groupale selon Yves Lenoble et selon Halbronn Si Yves Lenoble a eu parfaitement raison d’insister sur la notion de groupe en astrologie, il en resté à l’outil du thème natal, y compris pour ce qui est des groupes comme le montre l’extrait suivant de son texte de présentation : Pour une astrologie groupale – Yves Lenoble « J’ai pendant longtemps développé mes recherches dans deux grandes branches de l’astrologie : d’une part en astrologie mondiale et d’autre part en astrologie individuelle. J’éprouve de plus en plus le besoin d’établir le lien entre ces deux dimensions de notre art. On sait qu’à ses débuts les astrologues pratiquaient avant tout l’astrologie mondiale et qu’avec les Grecs l’astrologie individuelle s’est fortement développée. Cette astrologie individuelle a pris au cours du XXème siècle une importance si considérable que beaucoup d’astrologues contemporains minimisent l’astrologie mondiale. Ce qui est bien dommage, car cela va à l’encontre de l’enseignement de Ptolémée pour qui il est absolument indispensable de subordonner l’astrologie généthliaque à l’astrologie mondiale, le particulier dépendant de l’universel. J’ai eu la chance d’avoir des maîtres en astrologie qui m’ont appris aussi bien l’astrologie mondiale que l’astrologie généthliaque. Par ailleurs j’ai suivi des études en sciences humaines. Les maîtres de ces disciplines m’ont appris les notions essentielles de la psychologie, de la sociologie et de l’ethnologie mais ils m’ont familiarisé également avec la psychosociologie. Il m’est apparu depuis déjà fort longtemps que l’astrologie souffrait d’une grave lacune et qu’il devenait indispensable, dans la perspective d’une approche unitaire de l’astrologie, de développer ce que l’on pourrait appeler l’astrologie groupale. I L’INTERET DE L’ASTROLOGIE GROUPALE Le groupe se situe à l’articulation de l’individuel et du collectif. On peut dire en un certain sens que le collectif s’incarne à travers le groupe qui préexiste à l’individu car nous naissons au sein d’une famille, d’un milieu social, d’un pays, d’une époque et nous sommes imprégnés pendant longtemps par les valeurs de notre famille, de notre milieu, de notre culture, etc. La dimension individuelle existe peu à notre naissance et au début de notre vie. Elle n’émerge qu’au fur et à mesure de notre développement et se manifeste pleinement à l’âge adulte. Néanmoins, la dimension individuelle reste toujours très liée au collectif et aux groupes auxquels nous appartenons. Quand on y regarde de près on se rend compte que nous passons le clair de notre temps à aller de groupe en groupe, la majeure partie de notre temps étant partagée entre notre groupe professionnel, notre groupe familial et nos groupes amicaux, associatifs ou de loisirs. Les spécialistes des sciences humaines se sont intéressés tardivement à cette dimension du groupe. Il a fallu attendre les années 40 pour que Kurt Lewin pose les premiers jalons de l’étude des groupes. Les astrologues, quant à eux, ne se sont guère penchés sur cette dimension du groupe qui pourtant me semble fondamentale. Je me suis rendu compte de l’intérêt de mettre en place une astrologie groupale lors du congrès astrologique international de Zurich de 1981. Nous étions à quelques semaines de l’élection présidentielle de Mai 1981. Mon maître Jean-Pierre Nicola me fit remarquer que, si l’on adoptait des orbes larges, on pouvait noter dans le ciel une conjonction Jupiter-Saturne au carré de Neptune. A cette simple constatation je me suis entendu lui dire : « François Mitterrand sera le prochain président ». Pourquoi tout d’un coup cette certitude qui se révéla justifiée quelques semaines plus tard ? Et bien parce qu’une même configuration était récurrente dans le thème de François Mitterrand (astrologie généthliaque), dans le thème du printemps 1981, dans le thème des cinq républiques françaises (astrologie mondiale) et dans le thème du parti socialiste (astrologie groupale) dont François Mitterrand était à la fois le fondateur et l’actuel premier secrétaire. A la suite d’André Barbault, qui a établi de solides correspondances entre l’histoire des grands pays et les cycles planétaires, on peut mettre en parallèle par exemple l’histoire des Etats-Unis et le cycle Saturne-Uranus, l’histoire de l’U.R.S.S. et le cycle Saturne-Neptune, l’histoire de l’Inde et le cycle Saturne-Pluton. De la même manière on peut mettre en parallèle les événements politiques français avec les phases des cycles Jupiter-Saturne-Neptune. En témoignent les configurations des 5 républiques : 1ère République : Jupiter-Neptune opposé Saturne (22-9-1792 à 9h18 à Paris) 2ème République : Saturne-Neptune trigone Jupiter (25-2-1848 à Paris) 3ème République : Saturne opposé Jupiter trigone Neptune (4-9-1870 à 16h45 à Paris) 4ème République : Saturne sextile Neptune carré Jupiter (30-10-1946 à 15h30 à Paris) 5ème République : Saturne semi-carré Jupiter-Neptune (6-10-1958 à 18h43 à Paris) » Or, pour nous, tous les groupes sont impactés simultanément par les mêmes périodes de 7 ans et cela ne dépend aucunement de quelque thème « natal », de fondation que ce soit. Tantôt le groupe sera marqué par une phase d »équinoxialité, tantôt, par une phase d’équinoxialité, selon le déplacement de la planéte Saturne sur l’écliptique et son passage sur l’axe équinoxial ou sur l’axe solsticial (ou si l’on préfére sur l’étoile équinoxiale (vernale ou automnale) ou solsticiale correspondante). En effet, la démarche préconisée par Lenoble nous apparait comme aléatoire et brouillonne puisque chaque groupe sera impacté différemment, et donc en des temps différents alors que pour nous, tous les groupes seront impacté de façon identique, la différence tenant à la réaction des leaders et à leur gestion de la période ainsi traversée. Si l’on prend ce qui se passe actuellement, l’on imagine la cacophonie que produirait le systéme « groupal » de Lenoble qui, comme il le reconnait, reste marqué par l’astrologie généthliaque dans son rapport à l’astrologie mondiale. Bien plus, Lenoble, dans la suite de son texte (non reproduit ici) insiste sur les correspondances entre les pays et les configurations astrales, s’alignant ainsi peu ou prou sur ce qu’on appelle « géographie sacrée » (cf Jean Richer. Géographie sacrée du monde grec), avec notamment l’attribution de tel signe zodiacal à telle région du monde. Or, pour nous, l’impact astrologique est universel et n’exerce pas d’effet spécifique selon tel ou tel critère comme dans le cas de la conjonction Saturne-Neptune associée par André Barbault et la Russie( URSS) dont nous avons montré l’inanité. JHB 25 03 22

mercredi 9 mars 2022

Jacques Halbronn Yves Lenoble, astrologue né en 1947. Les lacune d'un CV.

Yves Lenoble, astrologue, né en 1947. Les lacunes d'un CV. Ce qui frappe un lecteur un tant soit peu averti de la vie astrologique depuis les années 70, ce sont les omissions flagrantes et notre intention est tout simplement de les combler, à partir du CV que Lenoble a mis en ligne sur son site en cherchant éventuellement à en fournir la cause. pourquoi tant de précision sur certains points et tant d'ellipses sur d'autres? Décidément, Lenoble n'arrive pas à résister à la tentation -dès que l'occasion lui en est donnée- de ne garder que les éléments qui l'arrangent. Une consécration tardive; Si la première date qui figure est 1974, on saute 15 ans jusqu'en 1989, Lenoble est alors âgé de 42 ans. En 1994, à 47 ans, Lenoble publie, dans sa propre structure (ARRC) une "Initiation à la pratique des cycles planétaires " En l'an 2000, à 53 ans, il devient secrétaire jusqu'en 2004 de la Fédération des Astrologues de l’Europe du Sud." On peut dire que Lenoble, bien qu'il soit né quelques mois avant Halbronn, appartient à la génération suivante des leaders du milieu astrologique puisque Halbronn publie chez Seghers Clefs pour l'astrologie en 1976, soit 18 ans avant sa brochure de 1994. Il semble que Lenoble aura quand même pu préciser qu'en 1978 - et il y a une très belle photo de lui dans le Guide de la Vie Astrologique, devant le Musée Guimet- il avait été nommé responsable de la journée Jean Pierre Nicola dans le cadre d'un week end Astrologie et Science,organisé par Halbronn. On le retrouve au Congrès international sur l'enseignement de l'astrologie, organisé par le même Halbronn, début septembre 78 Mais Lenoble avait déjà participé en début d'année à un colloque de Halbronn en astrologie mondiale/ Il est vrai que Lenoble en 2003 était plus complet cf "L’arbre généalogique du milieu astrologique français en 2003") En 1989, on filme Lenoble dans un exposé donné dans un Colloque organisé à Paris et animé par Halbronn.(cf nos archives sur Teléprovidence) et en 2004, Lenoble intervient au grand colloque des astrologues initié à Paris par Halbronn.(cf nos archives vidéo) qui met fin à la série des congrès de Lenoble comme le confirme le CV. "De 1991 à 2003 il organise au Palais des Congrès de la Porte Maillot à Paris le congrès annuel des astrologues et astrophiles français qui a pu réunir 400 personnes." On aime bien la formule hybride de "congrès annuel des astrologues et astrophiles français". Et ce sera d'ailleurs toute la différence avec le congrès de novembre 2004 qui était un vrai "congrès d'astrologues" comme d'ailleurs celui de décembre 2000 co-organisé par Halbronn et le regretté Patrice Guinard, bien avant donc que la série des congrès de Lenoble ne s'achève. Qu'entend Lenoble par le duo "astrologues-astrophiles"? Cette belle formule recouvre la réalité suivante: une brochette d'une dizaine d'astrologues faisant chacun un exposé d'une heure environ et dans la salle des centaines d'étudiants en astrologie, qualifiés d'astrophiles -d'ailleurs Lenoble intitule son site comme celui des "astrophiles". Lenoble est marqué par l'enseignement astrologique: en fait, cela pouvait englober sous le terme "astrophiles" des clients. "En 1989, il est un des membres fondateurs de l’école Agapè (Association Générale des Astro-Psychologues Européens) créée à l’initiative de Solange de Mailly Nesle" Ceci explique cela. Il nous semble donc tout à fait abusif de dire que Lenoble ait organisé des congrès d'astrologues car ce ne fut jamais le cas, à proprement parler. En revanche, on ne saurait passer sous silence les 3 congrès organisés, au cours de la même période, en 1991, 1992 et 1993,par Halbronn, en province: successivement à Montluçon, Angouléme et Dijon qui méritent, eux, pleinement le titre de "congrès d'astrologues".(cf les films concernés) sans parler de celui déjà mentionné, sur Paris, à la veille du passage au XxIe siècle.(cf les Actes MAU CURA). Lenoble termine avec la journée en hommage à Barbault en décembre 2019. Lenoble ne signale pas toutefois son travail à Astroflash, aux côtés d'André Barbault, sur les Champs Elysées dans les années 70 et à propos de sa publication de 1994, Lenoble précise qu'il y a prouvé " que l’approche cyclique proposée par André Barbault en astrologie mondiale s’applique également en astrologie individuelle". Mais nous avons traité ailleurs, en longueur, sur le caractère très discutable de la cyclologie à la Barbault. Il faudrait également citer Catherine Gestas et de son association Source, absente du CV de Lenoble. Catherine Gestas accompagnera Lenoble dans les dernières années de ses "congrès annuels" et le dit Lenoble interviendra régulièrement aux soirées Source, rue de Vaugirard, dans les années qui suivront. JHB 08 03 22 Yves Lenoble Publié le 30 juin 2020 par Yves LENOBLE Yves Lenoble découvre à 16 ans l’astrologie grâce à la lecture des livres d’André Barbault. Tout en se formant à l’astrologie auprès de Jean-Pierre Nicola, il poursuit des études de psychiatrie sociale et d’ethnologie. il se spécialise à partir de 1974 dans l’étude des cycles en astrologie. Il écrit des articles dans les différentes revues d’astrologie et crée son école en 1975. En 1989, il est un des membres fondateurs de l’école Agapè (Association Générale des Astro-Psychologues Européens) créée à l’initiative de Solange de Mailly Nesle. En 1992 il obtient un DESS d’Ethnologie sur l’enseignement de l’astrologie à Paris VII, où il y enseigne. Il montre en 1994 dans Initiation à la pratique des cycles planétaires que l’approche cyclique proposée par André Barbault en astrologie mondiale s’applique également en astrologie individuelle. Afin d’établir un pont entre l’astrologie mondiale et l’astrologie individuelle, il pose les jalons de l’astrologie des groupes. De 1991 à 2003 il organise au Palais des Congrès de la Porte Maillot à Paris le congrès annuel des astrologues et astrophiles français qui a pu réunir 400 personnes. Il est secrétaire de 2000 à 2004 de la Fédération des Astrologues de l’Europe du Sud. De 2000 à 2010 Il organise à Paris et en Toscane des séminaires d’astrologie ancienne avec Giuseppe Bezza. De 1994 à 2018 il participe à de nombreux congrès et séminaires internationaux (Montréal au Canada, Barcelone en Espagne, Venise, Milan, Pérouse en Italie, Mykonos en Grèce, Heidelberg en Allemagne, York en Ecosse…). Le 1er décembre 2019, il organise à Paris avec Martine Barbault et Solange de Mailly Nesle l’hommage à André Barbault.

jeudi 2 décembre 2021

Jacques Halbronn La dérive des astrologues vers Pierre d'Ailly et Nostradamus: Denis Labouré, Patrice Guinard et Yves Lenoble

La dérive des astrologues vers Pierre d’Ailly et Nostradamus: Denis Labouré, Yves Lenoble, Patrice Guinard par Jacques Halbronn On s’efforcera ici de comprendre ce qui aura conduit certains chercheurs en astrologie à se référer à des oeuvres assez hybrides telles que celles associées à Pierre d’Ailly (XVe siècle) et à Nostradamus(XVIe siècle) Nous sommes d’autant plus à traiter de ce phénoméne que nos travaux universitaires (thèse d’Etat 1999 et post-doctorat, 2007) traitent du prophétisme alors que notre première thèse (1979) parut (en 1985) sous le titre « Le monde juif et l’astrologie »‘. Comment comprendre, interpréter un tel glissement? Denis Labouré a publié récemment « Astrologie a Religion au Moyen Age » tout en s’y consacrant essebntiellement au cardinal Pierre d’Ailly comme indiqué sur la 4e de couvertur e qui ne mentionne que ce seul « rédigea au XIIIe siècle » alors qu’il appartient à la fin du XIVe siècle et au début du XVe! (1351-1420), ses textes principaux datant du XVe siècle et notamment ceux qui traitent de la fameuse année 1789 et qui datent de 1414! Or l’astrologie de Pierre d’ailly n’est pas du meilleur aloi en ce qu’elle combine allégrement données astronomiques et computations numériques habillées allégrement d’astronomie. En effet, la série 889-1189-1489-1789 ne comporte aucun support astronomique valable car le fait d’observer que les 300 ans qui séparent ces différentes dates renverrait à Saturne est « tiré par les cheveux », si ce n’est que cela témoigne sociologiquement d’un certain intérêt pour cet astre dans la tradition astrologique avec ses environ 30 ans de cyclicité. C’est un peu prendre des vessies pour des lanternes. Yves Lenoble - pas trop regardant – met pour sa part en avant la « réussite » prévisionnelle de Pierre D’Ailly à mettre au crédit de l’Astrologie. » L’astrologie s’est en effet toujours voulu annonciatrice des grands événements de l’Histoire. Ainsi, le cardinal d’Ailly et Nostradamus avaient prévu très longtemps à l’avance la révolution de 1789. Et d’ores et déjà, les prochains rendez-vous planétaires du XXIè siècle sont annoncés » (Le Voyage etc) On instrumentalise donc Ailly au service de la cause astrologique. Il eut convenu, plus prudemment, de saluer la tentative assez vaine de la part du cardinal en faveur de l’astrologie, ce qui lui permettait de reporter les échéances prophétiques vers un futur lointain, en ces temps agités du début du XVe siècle. Au XVIe siècle, ces spéculations se retrouveront chez Richard Roussat mais aussi dans la pseudo épitre de Nostradamus adressée au Roi de France Valois Henri II , datée de 1558. »icelle année sera faicte plus grande persécution de l »église chrestienne que n’a esté faicte en Afrique & durera cette cy iusques l’an mil sept cens nonante deux que l’on cuydera estre renovation de siecle Après commencera le peuple Romain de se redresser & déchasser quelques obscures ténébres recevant quelque peu de leur pristine clarté non sans grande division et continuel changement » Or selon nous, ce texte qui ouvre le second volet des Centuries est en phase avec l’inspiration réformée des trois dernières centuries, où l’on annonce la victoire contre les Lorrains, c’est à dire la maison de Guise, au coeur du camp ligueur. Autrement dit, il s’agit de l’annonce d’une victoire de l’Eglise Chrétienne, ce qui désigne ici les Protestants, les Catholiques devant à terme se « redresser » et renoncer à leurs errances. Patrice Guinard aura beaucoup investi, dans les 20 dernières années de sa vie, sur Nostradamus mais ce ne fut pas spécialement sur la partie proprement astrologique de l’oeuvre authéntique de cet auteur mais bien autour des Centuries dont le contenu astrologique se limite aux textes en prose -dédiés à César et à Henri II, pour l’essentiel; outre le fait que la mention de 1792, on l’a montré plus haut, ne comporte qu’artificiellement un contenu proprement astrologique. Mais qu’était allé faire le fondateur du CURA dans cette galère, comme si une fois soutenue sa thèse de doctorat sur l’astrologie, en 1993, il avait voulu passer à autre chose, ce qui peut se comprendre, d’un point de vue cyclique? Voilà donc Yves Lenoble se référant-on l’ a vu- à Pierre d’Ailly et à Nostradamus pour des textes qui n’ont d’astrologique que le nom..Notons que Lenoble s’est lui aussi beaucoup intéressé à Nostradamus, comme l’atteste en novembre 2004, sa participation active à la session Nostradamus que nous avions organisée et filmée. De même Guinard, en décembre 2000 avait il débattu sur le sujet lors d’un colloque co organisé MAU-CURA (également filmé).. On est donc là dans les marges de l’astrologie, de l’instrumentalisation de celle-ci à des fins politiques. Demandons-nous donc, à présent, quelles ont pu être les causes d’un tel glissement vers des formes douteuses de la production » astrologique » au cours des dernières décennies. On notera que Lenoble et Guinard, nés à 10 ans d’intervalle (1947 et 1957), ont en commun d’avoir été marqués dans leur formation par l’enseignement de Jean-Pierre Nicola ‘(né en 1929) et de nous avoir fréquenté l’un et l’autre, l’un dans les années 70, l’autre dans les années 80 et au delà. Pourtant Guinard avait trouvé quelque intérêt dans l’Histoire de l’astrologie à la fin du XVIIe siècle, (et notamment de l’oeuvre d’Eustache Le Noble, 1697) du fait de la fréquentation assidue de notre Bibliotheca Astrologica, ce qui fut d’ailleurs aussi le cas de Denis Labouré, d’où la publication, chez Pardés, du traité d’astrologie horaire de Claude Dariot, contemporaine de Nostradamus, en 1990. A vrai dire, nous nous souvenons assez mal de ce qui a pu entrainer Patrice Guinard dans le champ nostradamique mais nous tendons à penser que ce fut peu ou prou à notre exemple. Il est vrai que l’HIstoire de l’astrologie a pu sembler moins excitante pour l’esprit que celle du prophétisme et singulièrement du personnage de Michel de Nostredame.(1503-1566) et Guinard ne se sera d’ailleurs pas privé de se lancer dans l’interprétation de certains quatrains centuriques, et dans une démarche hagiographique que nous avons pour notre part, entendu démystifier, ce qui nous aura souvent opposés, notre approche étant sensiblement plus critique. Cela nous fait penser à ces étudiants en médecine trouvant la matière par trop aride et obliquant vers la psychiatrie, voire vers la psychanalyse. Il est possible également que le débat autour de Nostradamus entre spécialistes avait une autre tenue que celui entre astrologues. Guinard a pu penser qu’il saurait mieux faire la preuve de ses talents parmi les uns que parmi les autres mais il dut se heurter à nos propres positions qui ne l auront pas toujours épargné et l’on est en droit de penser que cela aura pu le miner. Le probléme de Guinard aura tenu au fait qu’il se focalisait exclusivement sur le dossier Nostradamus et qu’il n’abordait pas le champ du prophétisme dont le dit dossier n’était qu’une manifestation parmi d’autres, trop centré sur la période d’activité de Nostradamus dans le temps comme dans l’espace, ce qui l’empecha probablement d’opérer certains recoupements intertextuels et de faire la part de l’imposture et de l’antidatation qui sont au coeur de tout le corpus prophétique et astrologique. Pour en revenir à Yves Lenoble, lequel place André Barbault au même niveau que Nostradamus ! »Il y a trente ans André Barbault annonçait une pandémie mondiale pour 2020 après avoir prédit, entre autres, dès 1955 la chute de l’Empire soviétique en 1989! L’astrologie s’est en effet toujours voulu annonciatrice des grands événements de l’Histoire. Ainsi, le cardinal d’Ailly et Nostradamus avaient prévu très longtemps à l’avance la révolution de 1789. Et d’ores et déjà, les prochains rendez-vous planétaires du XIè siècle sont annoncés » (Le Voyage etc). Etrange erreur que de situer le texte de Barbault sur la pandémie « 30 ans en arrière alors qu’il parut en 2011: Mais que dire de l’annonce de la « chute de l’empire soviétique » mis sur le même pied que celle de la Révolution Française de 1789? Dans les deux cas, il y a abus: Barbault aura point certes 1989 mais aucunement dans le sens que décrit Lenoble. Tout prouve au contraire que Barbault voyait -du moins jusque ans le cours des années soixante, en 1989 la victoire finale de l’URSS. Quant à 1789, le contexte de l ‘EPitre à Henri II ne permet nullement d’affirmer que ce qui était annoncé aura en quoi que ce soit correspondu aux événements de la fin du XVIIIe siècle, comme nous l’avons montré plus haut. Saluons tout de même ce paralléle mis en exergue entre 1789 et 1989. . JHB 02 12 21

samedi 20 novembre 2021

Jacques Halbronn Une nouvelle acception des congrès astrologiques proposée par Yves Lenoble

Jacques Halbronn : Une nouvelle acception des congrès astrologiques proposée par Yves Lenoble On reléve sur les sites et écrits d’Yves Lenoble deux propositions éminemment discutables. Et l’on peut parler de diffamation, de contre-vérités et de fake news au regard de l’histoire du milieu astrologique francophone. Première pièce Yves Lenoble | Le site des astrophiles http://www.yveslenoble.com « Il a organisé de 1991 à 2003 le congrès des astrologues et astrophiles français « . Commentaire: Yves Lenoble aura modifié sensiblement à partir de 1991 la notion de congrès astrologique telle qu’elle s’était imposée depuis une quinzaine d’années. D’ailleurs, il emploie l’expresson « congrès des astrologues et astrophiles », ce qui dénote une vision hybride car sous le terme astrophiles, il vise les éléves en astrologie voire les clients de astrologues et de fait la composition du public ne comporte qu’une faible minorité d’astrologues, en dehors de ceux qui sont payés pour donner une conférence d’une certaine durée alors que la régle voulait que les congrès réunissent avant tout des astrologues confirmés et cette régle remontait déjà aux années trente, avec le congrès de Paris de 1937. Les astrologues ne figurant pas au programme étaient l’exception, ce qui réduisait le nombre d’astrologues présents à une douzaine dans des salles de plusieurs centaines de places. Etrangement, le Salon de l’Astrologue qui était adjoint à ces congrès rassemblait nombre d’astrologues dans leurs stands mais lesquels ne participaient pas à la dynamique des dits congrès. Par ailleurs, pendant les années considérées, on compte un certain nombre de congrès d’astrologues mais apparemment Lenoble n’aura pas pris la peine de lire notre « Guide astrologique » (Ed Laurens 1997) qu’il ne mentionne pas dans ses « indications bibliographiques ». Citons en 1995, le Congrès de Nantes organisé par l’ADREA (FDAF) d’Alain de Chivré, en 1996, le Congrès de Lyon, organisé par le CEDRA et les Congrès tenus sous l’égide du MAU, en 1991 à Montluçon, en 1992 à Angouléme, en 1993 à Dijon, en 1995 à Paris ou encore les congrès d’Astrologos (Gilles Verneret) , sur Lyon en 1995 et 1996, et encore sur Lyon, en 1998 (RAO). Que dire en décembre 2000 du Congrès CURA (Guinard)-MAU à Paris (qui fut filmé). Enfin, en 2000, à Montpellier, la FAES,(Fédération des Astrologues de l’Europe du Sud) dont faisait partie Lenoble organisera un congrès. (cf le Guide de la vie astrologique, 2006) Deuxiéme pièce »Yves Lenoble : Le 1er congrès a eu lieu en 1990,(…) Car en 1990, le milieu astrologique était pauvre en échanges et en rencontres . C’était même l’inertie » Autrement dit, avant 1990 il ne se passait rien de bien dynamique en France « en échanges et rencontres ». Or, étrangement, les années qui précédérent 1990 avaient été particulièrement riches si ce n’est l’absence du dit Lenoble dans certaines d’entré elles. On signalera les congrès MAU de Paris de 1987, 1988, 1989 et dans ce dernier congrès Yves Lenoble était d’ailleurs intervenu (cf l’enregistrement vidéo). Ou bien si l’on suit Lenoble, ce n’étaient pas des congrès selon son gout avec trop de débats qui feraient mauvaise effet sur les « astrophiles » qui étaient la source de revenu et il ne fallait pas cracher dans la soupe! Il serait trop long de rappeler ici les dizaines de rencontres qui se tinrent à partir du congrès de Paris (ISAR, JIAPs) de 1974 (cf leGuide de la Vie Astrologique. Paris, Trédaniel, 1984) dont le Congrès d’Orléans de Denise Daprey FEA en 1985 ou celui de Cannes de Danièle Rousseau, proche de Lenoble, FFA) Faut il signaler, entre autres, les actes des colloques de Metz et de Toulouse (1982), ou encore le congrès de Nantes de 1983 ‘(avec Alain de Chivré)? Et puis, bien évidemment, Lenoble se garde bien de parler de la période 2004-2011 qui fut celle de la télévision astrologique Teleprovidence du MAU, à la suite du super colloque de novembre 2004, entièrement filmé= et auquel il participa. Avec le recul, la place de Lenoble pour les 40 ans allant de 1974 à 2014 nous apparait comme d’une importance tout à fait moyenne et il était nécessaire de le remettre à sa place. Il ne reste d’ailleurs de ses congrès que des Actes et fort peu de documents audiovisuels. Comme nous l’avons écrit ailleurs,avec Lenoble, c’est la revanche des profs d’astro sur les chercheurs, avec l’avantage de profiter d’une manne financière permettant de recruter quelques intervenants, souvent d’ailleurs abonnés d’une année sur l’autre. Nous demandons, à toutes fins utiles, donc instamment au sieur Yves Lenoble de corriger les lacunes de ses présentations donnant une image déformée de la vie astrologique, car cela tombe sous le coup de la diffamation..

lundi 4 octobre 2021

Jacques Halbronn Les astrologues croient-ils encore en l'astrologie? Les savetiers sont les plus mal chaussés

jacques Halbronn Les astrologues croient-ils (encore) en l'astrologie? Les savetiers sont les plus mal chaussés L'observation du milieu astrologique sur un demi-siècle semble devoir nous conduire à certaines conclusions quant à la relation que les astrologues -qui se déclarent tels- entretiennent avec l'Astrologie et notamment avec la prévision tant à l'échelle individuelle que collective, 'mondiale" L'ouvrage récemment publié d'Yves Lenoble relatif à la "généalogie" du milieu astrologique serait ainsi marqué par une certaine absence de référence à un quelconque modéle à caractère astrologique, ce qui est quand même un comble. Antérieurement, nous avions signalé le cas d'un Didier Geslain -dont nous avons filmé les conférences (au Café Le Connétable) consacrées à l'histoire de la chanson française, lequel n'avait jamais jugé bon de situe les étapes de la carrière des chanteurs dont il traitait en rapport avec le moindre facteur planétair, s'en tenant uniquement à la carte du ciel de naissance. Tout se passe comme si l'astrologie servait exclusivement à nourrir les cours et les consultations et d'ailleurs, au niveau de la vie associative astrologique, il ne nous souvient pas que l'on ait jamais avancé d'argument d'ordre astrologique pour justifier un choix de personne ou de date, comme si l'astrologie était réservée à un usage externe au milieu astrologique, c'est à dire traitée comme un produit d'exportation. Mais venons -en à l'ambitieux travail d'Yves Lenoble qui aura débuté en 2003 par "L'arbre généalogique du milieu astrologique français en 2003 et qui couvre une grande part du XXe siècle. Nous ne reviendrons pas sur nos précédents commentaires pointant les lacunes et les omissions de son "Grand voyage en soi et dans l'avenir, L'astrologie" (2020) mais nous en tiendrons ici aux carences proprement techniques au regard d'une entreprise historique conduite par un "astrophile" -selon l'intitulé de son site. En fait sauf erreur, la référence à une contextualité astronomique pour rendre compte de la vie du milieu astrologique ne semble pas avoir été proposée alors même que Lenoble ne se prive pas de saluer certains succés prévisionnels notamment d'André Barbault. C'est pourquoi, nous nous proposons ici de remédier à une telle absence étonnante de repéres cycliques. En fait, cette absence est le symptome d'une crise épistémologique, d'un manque de consensus pour le moins quant à un quelconque modéle applicable à l'Histoire d'une société, d'une communauté donnée et ce en dépit des accomplissements que Lenoble met au compte, à l'actif du dit Barbault, décédé à la fin de 2019. Nous proposerons donc, pour notre part, une grille de lecture de la période 1974-2004. Nous aborderons in fine la question de la période suivante pour laquelle on manque peut être de recul et de perspective. Notre modéle est celui du cycle de Saturne dans ses rapports avec les axes équinoxiaux et solsticiaux, puisque nous récusions la division en 12 du Zodiaque, qu'elle soit tropicaliste ou sidéraliste, empruntée au méta-langage de l'astronomie. En 1973, Saturne entrait briévement dans le signe du capricorne, donc sur l'axe solstical du fait de la rétrogradation puis définitivement au printemps 1974. Pour nous, la phase solsticial est une phase de résistance face à une invasion, une expansion laquelle reléve de la phase équinoxiale. On est là en face d'une série de phases de sept ans, soit le quart du cycle sidéral de Saturne, lequel se calcul par le temps que met la planéte pour repasser sur la même étoile fixe, quelle qu'elle soit. Selon nous, cette phase solsticiale mettait fin à la domination du CIA (Centre International d'Astrologie) au cours des 15 années précédentes, ce qui nous amené au milieu des années cinquante (c. 1958) Lenoble note que cette période 1974-75 voit apparaitre le GERASH de Patrice Louaisel et le MAU de Jacques HAlbronn mais il ne s'en explique pas, on l'a dit, d'un point de vue proprement astrologique et s'exprime comme le ferait un "non astrologue" à base de psychologie et de sociologie. La phase équinoxiale marque une expansion, une invasion du MAU dont il est largement traité dans les Guides de la Vie astrologique (1985, 1997), ce qui va notamment provoquer l'auto-dissolution du GERASH en 1986 -politique de la terre brûlée. A noter que Lenoble participa à la période du MAU, notamment lors du colloque Astrologie et Science de mai 1978 dont il assura l'une des deux journées. Or; Lenoble était bien placé pour s'intéresser au passage suivant de Saturne sur l'axe solsticial, cette fois au début du signe du Cancer puisque c'est à partir de 1990 qu'une certaine résistance à la domination cette fois du MAU va s'organiser, parallélement à ce qui se passait dans le bloc communiste, toutes proportions gardées et dont Lenoble traite à propos du cycle Saturne Neptune et de la conjonction se produisant alors, 36 ans après celle de 1953. Durant les 15 ans qui suivront, l'on assiste en effet à une certaine domination manifestée notamment par le Salon annuel des astrologues, qui tend à marginaliser le MAU...Mais 15 ans plus tard, la roue va encore tourner avec le retour de Saturne en capricorne et c'est notamment le super - Congrès MAU de 2004 qui va sonner le glas de le domination de Lenoble, lequel intervint d'ailleurs à cette occasion et par la suite la création de Téléprovidence en 2008. On voit donc à quel point Lenoble se sera privé d'un outil dont la fiabilité est de moins en moins susceptible d'être écartée. Comment analyser les configurations en cours et à venir? En 2018, Saturne a franchi une fois de plus l'axe solsticial et l'on a pu voir se manifester des opérations de marginalisation du MAU : hommage à André Barbault, décédé, fin 2019, Journées de la Fédération des Astrologues francophones, à Paris, en mars 2020, animée par Marc Brun, président de la FDAF, Colloque de lyon d'octobre 2021 sous l'égide d'une structure intitulée ORA Organisation pour la Recherche Astrologique et connectée avec la plupart des groupes astrologiques, MAU excepté. SAMEDI 16 OCTOBRE 2021 - 9h 17h au CISL 103 boulevard des Etats Unis Lyon 8° " LA RELATION AU MONDE EN ASTROLOGIE "

lundi 22 mars 2021

jacques halbronn La galère d'Yves Lenoble avec son Arbre généalogique du milieu astrologique

La galère d'Yves Lenoble avec son Arbre généalogique du milieu astrologique. Par Jacques Halbronn On ne s'improvise pas observateur ni acteur du milieu astrologique et Yves Lenoble l'aura appris à ses dépens. Et assumer les deux casquettes à la fois relève de la gageure. Jacques Halbronn y est parvenu mais Yves Lenoble n'aura pas toujours réussi à imiter son modèle. Revenons sur ce que narre Lenoble de la situation du Centre International d'Astrologie dans les années 68-75 et du rôle qu'y joua André Barbault. Lenoble déclare qu' »en 1977, le CIA décide de sa dissolution ». Or, il n'y a jamais eu de dissolution de cette association qui a simplement changé de nom . Il confond avec la « dissolution » du GERAS en 1986 et la dévolution chaotique qui s'en suivit au profit du CEDRA alors à peine fondé par un de ses anciens responsables.. Voyons à présent ce que Lenoble écrit sur les rapports de Barbault au CIA « Barbault participe en 1967 à la création d’Ordinastral, une société qui délivre des thèmes par ordinateur. Parce qu’il a prêté son concours à la création de cette société il est critiqué par plusieurs de ses confrères. Il démissionne de sa fonction de vice-président du CIA. Avec cette démission, une page se tourne ; le CIA perd son âme. André Barbault accepte néanmoins d’être rédacteur en chef de la revue créée par le CIA et publiée par les Editions Traditionnelles, l’Astrologue. Il va maintenant mettre toute son énergie dans le succès de cette revue ». Lenoble « oublie » le « retour » programmé de Barbault au Conseil d'administration du CIA dès 1974. Pourtant, en tant que collaborateur de la revue d'Halbronn, Grande Conjonction, il ne peut ignorer les faits qui y sont relatés. Rappelons que Lenoble aura été délégué par Halbronn pour animer une des journées du Congrès Astrologie et Science de Mai 78, ce qui aura été sa première expérience en la matière.. Il y publie une « psychosociologie des groupements astrologiques » à la demande du rédacteur en chef, dans un numéro spécial intitulé « Le milieu des astrologues » et qui accompagne un article de Halbronn « Les associations astrologiques de France » lequel se termine en référant à la contribution de Lenoble. Pat aillleurs, Lenoble oublie de préciser que du fait de la défection de Barbault qui récupère la revue L'Astrologue avec l'accord des Editions Traditionnelles, le CIA va être contraint de créer une autre revue Trigone dont Halbronn deviendra dès 73 le rédacteur en chef. Mais il oublie surtout de mentionner que Barbault n'aura nullement décidé d'ignorer ce qui se passait au CIA ? Et donc sa formule » . Il va maintenant mettre toute son énergie dans le succès de cette revue » n'est pas le reflet de la réalité.. Dans la revue Grande Conjonction , on publia les photos prises lors de la réunon du CA de 1974 où l'on voit Halbronn derrière barbault ! Donc il était évident que Barbault était revenu au CIA et qu'il n'y était pas resté inactif ! Ce que déclare Lenoble est donc problématique pour employer un euphémisme. Nous disposons d'une correspondance d'André Barbault, avec papier à en tête de l'Astrologue adressée à André Boudineau, qui nous fut communiquée par ce dernier et par sa fille, lequel Boudineau avait accepté d'accepter son patronage à la renaissance de la Société Astrologique de France dont il avait été un des responsables, aux cotés du Colonel Maillaud, notamment lors du Congrès de 1937 et nous en extrayons des passages édifiants . André Barbault avait développé une amitié avec Boudineau et d'ailleurs un rapprochement avait eu lieu en 1953 entre le CIA et la SAF en vue d'une Fédération française d'Astrologie, incluant le CAF (Collége Astrologique de France) des néromaniens, ce qui avait conduit à placer le jeune Barbault à la tête de la dite Fédération, laquelle organisa le congrès de Strasbourg, en 1954.. Le 9 mai 1973 « Il est déjà prévu qu'alors se produira une démission en masse déjà commencée par l'annonce de la démission de Fortin. C'est alors qu'il est prévu l'annonce de ma candidature à la présidence (..) Il est entendu que je ne garderai la présidence qu'une seule année (le temps de remettre tout en ordre) et que je remettrai la présidence à la prochaine assemblée générale au président démissionnaire Paul Colombet » Le 11 juin 1973 « La fameuse réunion de bureau du CIA de 30 mai a été une « journée des dupes »  (…) Cette réunion a été un poéme : une vingtaine de votes tous absurdes les uns les autres , une vice-président passant notamment à un nouveau venu (Jacques Halbronn, n.d. l.r.) qui n'a pas encore écrit (sic) une seule ligne sur l'astrologie...en remplacement de Fortin démissionnaire. Il faut donc attendre pour voir comment se passera cette « réconciliation » La seule dynamique qui puisse la nourrir est « la peur du gendarme » que je représente en m'annonçant comme candidat éventuel à la présidence. Peut être que cela suffira à ce que l'entente régne. Pour ma part, je n'y crois pas beaucoup . Aussi je resterai une « menace » en faveur de cette réconciliation possible mais, si la crise redouble (comme je le crois et le crains)je poserai ma candidature pour la présidence à la prochaine assemblée générale (sinon accidentellement ,d'ici là, à une assemblée extraordinaire) avec l'appui de l'ensemble du groupe:Colombet, Nicola, Fortin...) » En 1974, Barbault entrait au CA du CIA mais Colombet en restait Président Rappelons qu'en septembre un Congrès international allait avoir lieu à Paris, à la suite de mes initiatives. C'est alors que l'on demanda une nouvelle élection du bureau du CIA, ce qui ne valait que pour les postes laissés vacants ! La vice présidence de Halbronn n'aurait donc pas du être mise en jeu  mais il ne fut pas « réélu », restant toutefois au CA comme en témoignent les photos prises à cette occasion. Halbronn restait également en charge de Trigone. La question qui se pose est la suivante : Lenoble ignorait-il cet épisode, décida-t-il de l'occulter ? Cette correspondance est en tout cas assez révélatrice du caractère du défunt Barbault qui, lorsqu'il emploie le mot » prévu » ne raisonne pas en astrologue. D'ailleurs, on notera, à toutes fins utiles, pour le regretter ou pour s'en féliciter, que Barbault n'avance à aucun moment d'argument d'ordre astrologique pour appuyer ses dires et ses intentions, ce qui en dit long sur son rapport à l'astrologie. Un dernier mot à propos de la réflexion de Barbault sur ce nouveau vice président qui n'a jamais écrit sur l'astrologie. Il veut probablement dire « publié » car depuis déjà plusieurs années, nous assurions un enseignement de l'astrologue dont un de nos éléves ne fut autre que Max Duval, se rendant rue des Gobelins. Nous étions par ailleurs en charge de la Bibliothèque du CIA - Barbault avait d'ailleurs contribué à l'entreprise -dont le catalogue parut dans Trigone au lendemain du Congrès de Paris de 1974. Nous avions publié dans la revue Kosmos de l'ISAR (International Society for Astrological Research), dans le cadre de laquelle se tenait le congrès de Paris plusieurs textes en anglais en vue du dit Congrès. On lira notamment «  Four Contempory French Astrologers » (Kosmos, Volume 6, n°1) à savoir Néroman, André Barbault, Gauquelin, Jean Pierre Nicola » (pp. 5 et seq) Mais n'épiloguons pas sur cette formule assez mal venue de Barbault lequel allait devoir peu après renoncé à faire paraître Clefs pour l'Astrologie en laissant la place à Halbronn ! Un ouvrage dont Barbault avait pourtant annoncé la parution dans le Pronostic Expérimental en Astrologie (Payot 1973) Pour la petite histoire, notre premier texte sur l'astrologie était paru en juin 1969- donc 4 ans avant notre élection - sous le titre « Portrait de l'homo astrologicus », il est vrai à Jérusalem. Par ailleurs, nous avions signalé à Barbault dès 1972 notre découverte des Remarques Astrologiques de Morin de Villefranche (qui paraitront fin 1975 chez Retz) Bibliographie Jacques Halbronn : Compte -rendu du livre d'Yves Lenoble« L’Astrologie: le grand voyage en soi et dans l’avenir » JHB 21 03 21.

samedi 30 septembre 2017

Yves Lenoble. Choisnard. Son influence, cent après chez les astrologues

CHOISNARD
 Son influence cent après chez les astrologues
 Yves Lenoble  Yves.Lenoble@wanadoo.fr
CHOISNARD :
Adoption comme base graphique du cadran zodiacal à la place de la figure ancienne fondée sur les maisons astrologiques 
Choix limité, et tout au moins provisoire, des facteurs simples, en astrologie, comprenant trois classes distinctes : les 11 positions zodiacales, les 9 positions en maisons et les 54 distances angulaires.

Adoption pour toutes les planètes d'un orbe uniforme et moyen.
Application méthodique du calcul des probabilités.
Définition de la correspondance astrale et du fait astrologique.
Loi d'hérédité astrale prouvant que la nature tend à faire naître l'enfant sous un ciel d'une certaine analogie avec celui des parents.
Les lois astrologiques ne peuvent se fonder et se contrôler que d'après le principe des probabilités.
1) Une nouvelle représentation du thème
2) La règle de l'angularité 

(1re parution : cahier du RAMS numéro 8)


Autant Choisnard est connu de ceux qui s'intéressent à l'astrologie scientifique, autant il est quasiment inconnu des astrologues contemporains. Pourtant son influence sur l'astrologie de notre temps est déterminante. Voilà un paradoxe que je voudrai approfondir avec vous. En un premier temps je vous citerai quelques morceaux choisis tiré de l'œuvre de Choisnard, les critiques qu'il formulait vis à vis de l'astrologie de son temps, les innovations qu'il a proposé. En un second temps je détaillerai les innovations de Choisnard qui ont eu le plus grand impact sur les astrologues. En un troisième temps je vous parlerai des astrologues qui ont été marqués par Choisnard, astrologues grâce à qui les innovations de Choisnard ont pu se diffuser. Nous serons alors en mesure d'évaluer un peu plus précisément l'influence de Choisnard sur nous et de mieux comprendre pourquoi elle est déterminante.

Choisnard n'est pas cité dans le livre de Geoffrey Dean et de Arthur Mather qui recense et critique les travaux des astrologues. Seuls l'étaient, en matière d'astrologie statistique, Krafft et Gauquelin. J'ai effectué une enquête auprès d'une bonne dizaine d'astrologues - et non des moindres- et je me suis rendu compte qu'eux aussi ne connaissaient pas Choisnard.
En revanche un tout récent ouvrage " A history of horoscopic astrology " de James Herschel Holden cite Choisnard. Cet astrologue américain, reprenant des informations communiquées par l'astrologue belge Jany Bessière, indique que " ce diplômé de Polytechnique s'intéressa jeune à l'astrologie et fut le pionnier des statistiques astrologiques. Il fut sévèrement critiqué par Michel Gauquelin mais, que la critique soit justifiée ou non, on lui doit d'avoir été le premier astrologue à utiliser l'analyse statistique pour améliorer la connaissance astrologique. Sont alors mentionnés quatre de ses ouvrages :
L'influence astrale (Paris,Chacornac,1901)
Le langage astral (Paris,Chacornac,1903)
Etude nouvelle sur l'hérédité : (Paris,Chacornac,1903)
Calcul des probabilités appliqué à l'astrologie : (Paris,Chacornac,1914) "

Ce résumé paru dans le livre qui présente l'apport de chaque grand astrologue depuis les Babyloniens jusqu'à nos jours rend enfin justice au fondateur de l'astrologie scientifique.


I) L'approche de Choisnard

Choisnard lance en 1913 la revue Influence astrale et il précise dans son premier numéro que c'est une revue d'astrologie scientifique, consacrée aux recherches positives et critiques de correspondances entre les astres et l'homme, à leur portée pratique et philosophique et à l'histoire de l'Astrologie. Tout un programme auquel il a voué sa vie.

La revue porte en fait le titre d'un ouvrage que Choisnard a publié en 1901 sous le pseudonyme de Paul Flambart Influence astrale, essai d'astrologie expérimentale. Cette revue reprend des textes parus de 1898 à 1900. Dans l'un d'eux il est dit que l'aurore du vingtième siècle correspond à " l'époque où furent faites les premières tentatives pour dégager l'astrologie de l'empirisme et la placer sur le terrain de la science positive ".
Choisnard se caractérise par sa rigueur. Il considère l'astrologie comme une science naturelle des correspondances des astres. Il veut avant tout montrer le côté logique de l'astrologie. Il est le premier à dire que l'astrologie doit être envisagée comme les autres sciences d'observation :
L'astrologie est une science naturelle de correspondances psychologiques ; elle ne diffère pas essentiellement des autres sciences d'observation en tant que preuves, bases, méthodes, applications, progrès et discussions diverses qui la concernent ( L'astrologie et la logique p. 23)

A son avis la science n'est pas obligée de se cantonner à la dimension physico-chimique ou biologique :
Aujourd'hui la science est assez mûre pour qu'on ne borne plus son application au côté matériel de la vie. Il faut chercher son rôle dans les choses de l'esprit par l'étude des correspondances et de la chaîne illimitée des vérités. Le nombre des savants qui s'en préoccupent s'accroît heureusement chaque jour (Langage astral p. 8).

Choisnard veut désocculter l'astrologie. Son souci de simplification et son souci de clarté sont évidents. Il veut dépouiller l'astrologie de tout ce qui l'encombre car
Comme n'importe quelle autre science on peut l'habiller sous les déguisements qu'on veut : on peut la bourrer d'équations et de formules aussi transcendantales qu'inutiles ; la voiler avec des symboles hermétiques, l'amalgamer au satanisme... bref l'obscurcir avec des complications vaines, un jargon technique ou un pompeux galimatias ( L'astrologie et la logique p 24)
L'astrologie future devra s'efforcer de tout vérifier et de ne retenir que ce qui est confirmé par les probabilités :
Ainsi on dit et on observe que les gens célèbres ont dans leur ciel de naissance Jupiter au Milieu du ciel ou la conjonction Jupiter-Soleil plus fréquemment que les gens quelconques. Une fois que l'on a vérifié par le calcul des probabilités cette assertion on peut l'utiliser dans la pratique astrologique. Il convient, bien sûr, de multiplier le nombre d'assertions vérifiées.

Mais comment situer cette astrologie nouvelle que Choisnard appelle de ses vœux par rapport à l'astrologie ancienne : Il est contraire au bon sens de vouloir maintenir deux astrologies distinctes et qui seraient aussi respectables l'une que l'autre : puisque l'ancienne ne peut se justifier qu'en s'appuyant sur la nouvelle et que la nouvelle n'a pas le droit de rejeter ce que l'ancienne a de juste. ( L'astrologie et la logique p 37)
Alors que l'école scientifique tient l'astrologie pour une science édifiée par l'homme avec ses moyens actuels, et donc réédifiable par lui grâce à un effort analogue, l'école occultiste estime au contraire qu'elle a été léguée à l'homme par des êtres plus puissants que lui, produits d'une évolution antérieure et supérieure, capables en un mot de clairvoyance et d'explorer jusqu'à ses limites le système solaire invisible et visible. ( L'astrologie et la logique p 40)

Il ne saurait donc y avoir deux astrologies pas plus que deux astronomies, deux biologies, deux physiologies ou deux physiques. Il n'y en a qu'une, mais qui ne doit mépriser a priori aucune donnée ancienne ou nouvelle, et dont les procédés d'investigation ne peuvent être étrangers à la raison scientifique indispensable à toutes connaissances...( L'astrologie et la logique p 45).
Il est vrai qu'elle peut suivre plusieurs voies et prendre des positions diverses suivant les aptitudes personnelles des savants : les uns peuvent préférer la découverte de données modernes et les autres la justification de certaines données anciennes, c'est selon les goûts ". ( L'astrologie et la logique p. 46)

Choisnard est exigeant vis à vis des astrologues. Il est indispensable que l'astrologue ait de solides connaissances scientifiques. Le " langage astral " a malheureusement été faussé par la plupart des vulgarisateurs, ignorant presque totalement l'astronomie qui est la base, et la méthode scientifique qui en est la garantie. (Langage astral p. 13)
L' astrologue ne doit pas se départir de son esprit critique. Il ne doit garder dans sa pratique que ce qui est justifié : Or les traités d'astrologie -invariablement composés de règles anciennes sans aucun souci de la critique scientifique- n'ont jamais apporté aucune preuve valable là-dessus... (Langage astral p.34) (...) les observations sont des " statistiques faites sur le sentiment " (Langage astral p. 36)

" Quand j'entends parler d'horoscope de nations, de villes, de maisons, de voitures, d'objets ou d'évènements quelconques... j'ignore le sens qu'on peut leur donner. Et, en tout cas, j'attends, pour l'admettre, qu'on expose une preuve valable de correspondance entre les astres et l'existence de semblables choses... " ( L'astrologie et la logique p 71)


Ce souci de logique peut être excessif. Par exemple, quand il traite des directions, Choisnard supprime la Part de Fortune, un des cinq significateurs du thème, car il ne comprend pas le bien-fondé de ce point fictif.
Choisnard n'applique pas toujours la rigueur qu'il recommande. Lui qui a tout à fait bien fixé les objectifs de l'astrologie scientifique n'a pas toujours été à la hauteur de ces objectifs. Car il lui arrive de " projeter ". C'est particulièrement net pour la corrélation qu'il pensait avoir trouvé entre l'intelligence et les signes d'air. On sait que les statistiques ultérieures n'ont jamais confirmé cette affirmation que les élites ont une dominante Gemeaux-Balance-Verseau. Il a dû inconsciemment choisir les cas qui allaient dans le sens de son hypothèse. Il est pour le moins curieux de constater que Choisnard a l'Ascendant Balance, la Lune en Gemeaux et le Soleil en Verseau.

II Les innovations de Choisnard

Pour développer une astrologie scientifique Choisnard n'a pas hésité à innover. En 1924, dans L'influence astrale et les probabilités il fait en quelque sorte le bilan de 25 ans de recherches et montre qu'il a innové sur sept points. Voici le passage où il résume toutes ses innovations. C'est à la page 194 :

" Voici un récapitulatif des points essentiels auxquels j'ai abouti successivement et qui ont jalonné mes recherches personnelles :
Adoption comme base graphique du cadran zodiacal (représentant l'état du ciel) à la place de la figure ancienne (ronde ou carrée) fondée sur les " maisons astrologiques ". Toutes les planètes, ainsi que l'horizon et le méridien, sont inscrites sur ce cadran par leurs longitudes respectives.
Cette base graphique est devenue courante. Le " tampon zodiacal " en caoutchouc ou en métal, à utiliser pour cela, est même devenu un article commercial qu'on trouve en certains milieux, même à l'étranger. Bien qu'aucune mention n'ait été faite avant 1900 de cette base graphique. Elle s'impose à toute la recherche scientifique dans cette voie ;
Et, comme je l'ai montré, elle est inévitable, du moins mentalement.

Choix limité, et tout au moins provisoire, des facteurs simples, en astrologie, comprenant trois classes distinctes : les 11 positions zodiacales, les 9 positions en maisons et les 54 distances angulaires.
Ces 74 facteurs constituent une première base d'étude offrant déjà un champ très étendu de recherches, et portent sur les éléments astronomiques les plus nets et les plus accessibles aux statistiques. La méthode d'investigation proposée pourrait d'ailleurs s'appliquer à toute autre catégorie d'éléments dont on cherche la correspondance. (voir le calcul des probabilités appliqués à l'A.S.)

- les 11 positions zodiacales correspondent aux positions en signes de l'AS, du MC et des 9 planètes en signes (Pluton n'était pas encore connu)
- les 54 distances angulaires correspond aux 36 aspects entre planètes et aux 18 aspects que forment les neuf planètes avec l'Ascendant et le Milieu du Ciel

Adoption pour toutes les planètes d'un orbe uniforme et moyen pour représenter la limite angulaire de leur influence réciproque.

Application méthodique du calcul des probabilités reposant sur le principe des fréquences comparées, basées elles-mêmes sur des statistiques dont la validité se fonde sur le grand nombre et le choix impartial des cas retenus. Cet emploi des " fréquences comparées " n' avait jamais été appliqué à l'astrologie jusqu'en 1900.
Définition de la correspondance astrale et du fait astrologique envisagé comme l'écart entre deux fréquences d'un même facteur, dans deux catégories de cas ; la preuve qui en résulte est vérifiable par l'expérience et reproductible à volonté.
Loi d'hérédité astrale prouvant que la nature tend à faire naître l'enfant sous un ciel d'une certaine analogie avec celui des parents, puisque certaines similitudes d'éléments astronomiques sont plus fréquents entre parents qu'entre gens sans parenté
Etablissement de lois astrologiques nouvelles et vérifications des lois anciennes ne pouvant se fonder et se contrôler que d'après le principe des probabilités sous la forme de comparaison de fréquences expérimentales, clef de toute l'astrologie scientifique.
Telle est l'indication générale des principes, des procédés et des faits fondamentaux que j'ai voulu tirer au clair, et sur lesquels je me suis appuyé. J'estime qu'ils suffisent déjà pour jeter les premières bases d'une astrologie scientifique sans avoir à faire appel à la tradition, tout en ayant par là le moyen de vérifier en partie celle-ci et d'étendre aussi l'étude à tous les facteurs qu'on voudra.

Nous commenterons tout particulièrement le premier point qui a révolutionné la pratique astrologique. Il a permis, comme nous allons le voir par la suite, l'apparition d'une nouvelle règle dans l'interprétation du thème.

1) Une nouvelle représentation du thème

Choisnard est un innovateur qui s'est donné les moyens d'atteindre ses buts. On sait que pendant vingt siècles les astrologues ont représenté le thème en positionnant les planètes dans des maisons égales. Choisnard trouve que ce mode de représentation nuit à la recherche. Aussi propose-t-il de monter désormais les thèmes avec des signes égaux, le signe du Bélier étant à gauche. Il est tout particulièrement intéressant de voir comment Choisnard justifie le changement dans son livre La représentation du ciel en astrologie scientifique (1921)

Le progrès de l'astrologie expérimentale dépend du mode de représentation du ciel. Si l'astrologie est restée une science momifiée depuis l'Antiquité cela tient en grande partie, je crois, à sa figure énigmatique, sorte de " miroir du diable ", à l'allure cabalistique -que personne, semble-t-il, jusqu'à notre époque, n'avait songé à transposer en langage clair et scientifique, ayant un sens accessible à tous.
Les Anciens figuraient le thème par un carré et des triangles. Les planètes notées par leurs longitudes sont figurées à un emplacement quelconque dans leurs " maisons " respectives. En somme, au lieu d'un zodiaque, où tous les éléments variables sont dessus à leurs places respectives -ce qui donne tout de suite l'idée de leur ensemble et de leurs rapports- on a ici une représentation complètement arbitraire, où les éléments zodiacaux, notés toujours d'après leurs longitudes, sont figurés à des places qui ne répondent à rien de scientifique. La figure ancienne supposait le ciel projeté sur l'écliptique mais se gardait (on n'a jamais su pourquoi ?) d'exprimer cette projection dans son graphique.
Certains astrologues modernes remplacent la figure carrée des Anciens par une variante circulaire un peu moins obscure mais qu'il ne faut pas confondre avec notre représentation. Elle a bien, en effet, des compartiments circulaires mais toujours comme l'ancienne réservée aux maisons astrologiques et non aux signes du zodiaque.
En résumé nous sommes en présence de deux procédés fondamentaux de représentation ayant pour base commune douze compartiments : mais ceux-ci correspondent pour l'un aux signes du zodiaque et pour l'autre aux maisons astrologiques. Dans l'ancienne figure on inscrivait, en somme, les éléments du zodiaque sur les maisons fixes, tandis que dans la nouvelle que j'ai admise, on inscrivait les maisons sur un zodiaque invariable.
Dès le début de mes travaux j'ai été amené pendant plusieurs années à joindre ma " représentation " à la figure ancienne aux 12 triangles jusqu'au jour où il m'a paru inutile de conserver cette dernière et où j'ai adopté définitivement un zodiaque fixe à l'exclusion de toute autre figure.

Voici décrit en peu de mots le récit d'une véritable révolution en astrologie. Ce n'est plus le référentiel des maisons qui est premier, permanent, c'est le référentiel des signes. On n'aura jamais fini de découvrir tout ce qui découle de ce changement de point de vue. Mais pourquoi le Bélier systématiquement à gauche ?
...Enfin j'estime rationnel et d'une utilité pratique incontestable le fait d'orienter invariablement le zodiaque.
Il faut être logique : quel est le but de la figure céleste ? Il a toujours consisté essentiellement à représenter les signes zodiacaux, les planètes, le méridien, l'horizon, les pointes de maison astrologiques, et tous les autres éléments qu'on voudra, d'après leurs longitudes géocentriques. On ramène tout, en somme, à une projection sur l'écliptique. Or la longitude géocentrique d'un élément du ciel étant l'arc de cercle qui le sépare du point équinoxial 0° du Bélier il ne semble pas arbitraire du tout de rapporter graphiquement les mesures à un point fixe de la figure représentant précisément le 0° Bélier.
L'ancienne figure voulait poser comme base dogmatique la représentation à angle droit du méridien et de l'horizon, ce qui au fond semble être une contradiction puisque tout est projeté sur l'écliptique. Un graphique comportant le méridien perpendiculaire sur l'horizon n'eût été logique qui si l'on n'avait noté les éléments célestes d'après leurs Ascensions Droites et non d'après leurs longitudes.


La plupart des astrologues, même s'ils ne sont pas adeptes d'une astrologie scientifique, ont adopté le mode de représentation des signes égaux préconisé par Choisnard.

Cependant comme la plupart des astrologues restent attachés à la symbolique de l'espace, ils sont choqués par le fait que l'Ascendant n'est plus à l'horizontale. Aussi préfèrent-ils tout en utilisant les signes égaux orienter le thème avec le Milieu du Ciel en haut et l'Ascendant à gauche. Eudes Picard dans son astrologie judiciaire parue en 1930 met le MC en haut dans un système de signes égaux.

Le mode de représentation des signes égaux permet de superposer des séries de thèmes et de réaliser des études statistiques. Mais il présente également un avantage de première importance. Il permet le tracé des aspects entre planètes. Parmi les astrologues qui mettent le Bélier à gauche il en est comme Brahy qui ne trace pas les aspects, mais d'autres comme Volguine et Armand Barbault le font. De même parmi ceux qui mettent l'Ascendant à gauche Eudes Picard ne trace pas les aspects, alors qu'André Barbault et beaucoup d'autres, parmi les astrologues contemporains, tracent les aspects.

Il faut reconnaître que le compromis adopté depuis Eudes Picard est boiteux, le thème n'étant plus à angle droit. Le thème ancien met l'axe de l'horizon à l'horizontale tandis que l'axe du méridien est à la verticale. Les deux axes sont parfaitement perpendiculaires. Dans le thème préconisé par Choisnard les équinoxes sont à l'horizontale et les solstices à la verticale. Là encore les deux axes sont perpendiculaires. En revanche, dans le thème à la Eudes Picard (soit dit en passant cet astrologue polytechnicien est né exactement le même jour que Choisnard) le méridien et l'ascendant ne sont plus perpendiculaires et les équinoxes et les solstices sont rarement à l'horizontal et à la verticale. Il convient d'envisager un thème en plusieurs dimensions pour sortir de l'impasse. C'est ce qu'a fait récemment Pierre Etévenon en ayant recours à des concepts simples de topologie et de géométrie à plus de trois dimensions. Cela nous aidera peut-être à trouver la bonne solution, qui rendrait possible et la représentation du thème à l'ancienne et la représentation à la moderne.


Pourquoi tout d'un coup cet engouement pour les signes égaux (et les maisons inégales). Les raisons de Paul Choisnard sont simples. C'est pour pouvoir effectuer des recherches d'ordre statistique. Mais pourquoi les autres astrologues ont-ils suivi ? Pour d'autres raisons liées aux modifications de notre environnement et de notre mentalité.

AU XIXème siècle on vit davantage au rythme de la nature : on se lève et on se couche avec le soleil, on vit au rythme des saisons. A partir du XXème siècle le progrès technique et l'urbanisation se développent. C'est de plus en plus le règne de l'électricité, du machinisme. On vit de plus en plus la nuit. Les moyens de transport se développent. A partir de 1891 c'est l'adoption de l'heure de Paris puis à partir de 1911 c'est l'adoption de l'heure GMT.

Au XIXème et avant on accorde à la notion de jour une importance primordiale. Certains travailleurs s'appellent les journaliers. On vit au rythme du jour, de l'Angelus du matin, du midi et du soir. Peu à peu nous avons changé de référentiel. Maintenant nous sommes dans un référentiel annuel. Maintenant on ne vit plus au jour le jour, on prévoit, on mensualise. Cette modification s'est traduite au niveau astrologique : on passe du primat de l'Ascendant (une phase du cycle quotidien) au primat du signe solaire (une phase du cycle annuel). Parallèlement l'astrologie devient de plus en plus solaire. Avec l'horoscope des journaux. Avec une interprétation du thème qui donne de plus en plus d'importance aux signes (avec l'aberration de l'élément dominant en fonction du signe). Quand Choisnard parle de la description d'un signe du zodiaque il s'agit encore du signe Ascendant comme en témoigne ce passage :
La signification de cette règle est d'établir (à tort ou à raison) une relation ou correspondance entre le signe de la Balance et la tendance vers la justice chez ceux qui sont nés sous ce signe - c'est-à-dire qui sont nés avec la Balance pour Ascendant. (L'Ascendant est le point de l'Ecliptique qui se lève à l'Orient au lieu et au moment d'une naissance : il caractérise donc en partie l'aspect de la voûte céleste, dû au mouvement diurne pour une nativité ( L'astrologie et la logique p. 18).

2) La règle de l'angularité

Avant d'aborder l'influence de Choisnard sur les astrologues de notre époque je voudrai signaler une autre innovation qui a eu un impact que Choisnard n'a pas lui-même soupçonné. Elle découle de ce nouveau mode de représentation du thème qui privilégie les signes et les aspects. Alors que dans l'ancienne représentation les aspects avec le Milieu du Ciel et l'Ascendant ne sont pas envisageables, ils deviennent possibles avec la nouvelle représentation.
A plusieurs reprises Choisnard souligne l'importance des planètes aux quatre angles. Voici comment il formule cette règle devenue la première règle de toute interprétation moderne :

" Le maximum d'intensité correspond au voisinage du méridien ou de l'horizon à 10° près environ (en maisons cardinales ou bien cadentes), MC et AS offrant les places les plus importantes à cet égard. Mars et Saturne dans l'une quelconque de ces quatre positions dites angulaires, sont mauvais. Jupiter ou Vénus, en MC et AS, sont bons (Langage astral p. 105). "
Ce texte qui prend en compte l'aspect de conjonction et d'opposition à l'Ascendant et au MC est tout à fait révolutionnaire. Les astrologues avaient interprété les thèmes pendant vingt siècles en se basant sur la position des planètes dans les signes et dans les maisons. Toute une série de règles permettait de savoir si la planète était en affinité avec le signe ou avec la maison, la planète maîtresse de l'Ascendant étant considérée comme la planète qui gouvernait la thème. Choisnard se situe dans la ligne de Kepler qui privilégie les aspects entre planètes au détriment des planètes en signes et en maisons. C'est pourquoi il insiste sur l'importance de la planète angulaire.


III L'influence de Choisnard 

Vu que notre interprétation tient compte des planètes angulaires et utilise un thème avec des signes égaux nous devons beaucoup, que nous le sachions ou non, à Choisnard.

En fait Choisnard a influencé surtout les astrologues de la première moitié de ce siècle. Des chercheurs comme Lasson, Brétéché ont été marqués par lui. Lasson, dont Francis a parlé, a établi les premières corrélations entre les planètes aux angles et les professions. Brétéché, quant à lui, a tenté d'établir des liens entre les planètes et les pathologies mentales. Analysant 137 observations de malades mentaux il observe dans les angles la présence de planètes spécifiques selon les pathologies rencontrées. Dans le cas de
- psychasthénie : Soleil dominant 13 fois sur 13
- mélancolie : Saturne dominant 42 fois sur 55
- délire de grandeur : Jupiter dominant 9 fois sur 9
- manie : Mars dominant 34 fois sur 34
- schizophrénie : Lune dominant 46 fois sur 47

Ces résultats trop beaux pour être vrais sont en réalité basés sur des diagnostics par trop subjectifs. Ce genre de recherches gagnerait à être repris de manière beaucoup plus sérieuse.

Au début du siècle on employait souvent l'expression astrologie scientifique. Il est tout à fait significatif que l'association créée par les astrologues après la seconde guerre mondiale s'appelait le CIAS (Centre International d'Astrologie scientifique). Mais à partir des années cinquante les partisans de l'astrologie scientifique diminue. Aussi cette association change de nom. Le " S " final disparaissant, LE CIAS devient le CIA (Centre International d'Astrologie).
Depuis cette période on ne parle plus de Choisnard. C'est pour cela que la génération actuelle ne connaît pas Choisnard.

Fort heureusement trois chercheurs qui ont joué un rôle important ont été marqués par Choisnard. C'est à travers eux que les idées du fondateur de l'astrologie scientifique ont fait leur chemin. Il s'agit des Gauquelin et d'André Barbault. Ils vont adopter cette règle de l'angularité. Les Gauquelin la confirme statistiquement et André Barbault la met en pratique quotidiennement dans l'interprétation des thèmes et en parle constamment dans ses livres
S'agissant des Gauquelin je mentionnerai simplement que leurs statistiques ont prouvé de manière magistrale l'importance des angles. Les résultats qu'ils ont trouvé permettent de préciser que l'influence de la planète est plus forte après l'angle qu'avant.
André Barbault a lui aussi été profondément influencé par Choisnard. Comme lui il entend désocculter l'astrologie. Comme lui, il prend la défense de l'astrologie et la défend avec les mêmes talents de polémiste. Et, bien sûr, il s'appuie sur le constat statistique des Gauquelin pour " prouver " l'astrologie. Comme lui il entend trouver des corrélations. C'est au niveau de l'astrologie mondiale qu'il effectue ses plus importantes découvertes.

Le traité Pratique d'Astrologie pourtant écrit en 1961 reste le traité de base. Il a influencé et influence encore beaucoup d'astrologues. Tout en s'appuyant sur des données traditionnelles, ce traité reprend, quand on y regarde de près, bien des principes de Choisnard : importance de l'angularité, prise en compte de ce qui a un fondement astronomique ; utilisation de l'essentiel (dix planètes, douze signes, douze maisons et les aspects majeurs). Il faut néanmoins signaler Barbault ne suit pas Choisnard sur tous les points : il ne met pas le Bélier à gauche et il ne prend pas 10° d'orbe pour tous les aspects. Il diminue progressivement selon l'aspect.

Il est intéressant de souligner que l'Ascendant Verseau d'André Barbault est en résonance avec la dominante Verseau de Choisnard comme la dominante Balance d'André Barbault est en résonance avec l'Ascendant Balance de Choisnard.

Choisnard a été en quelque sorte à la fois le père de l'astrologie scientifique et le père de l'astrologie moderne. L'astrologie scientifique se poursuit à travers les Gauquelin et les travaux du RAMS. L'astrologie moderne se poursuit à travers les travaux d'André Barbault.
Même s'ils n'en sont pas conscients la plupart des astrologues sont marqués par les innovations de Choisnard. Le changement dans le mode de représentation du thème est quand même une innovation de taille. Il est intéressant d'ailleurs de constater que cette innovation initiée en France par Choisnard a été reprise dans les autres pays européens, en Allemagne, en Italie, en Espagne et même en Grande Bretagne. Nous avons pu convaincre nos amis francophones du Québec mais nous n'avons pas encore gagné les américains à notre cause.

Choisnard ne laisse pas indifférent. Certains l'ont admiré. D'autres l'ont détesté tant ils considèrent son influence comme néfaste. Voici par exemple ce que dit Volguine dans la préface du " Traité des révolutions solaires " de Junctin de Florence : " Si un Paul Choisnard qui, en voulant clarifier l'Astrologie, l'a décidément dirigée pour plusieurs décades sur une voie de garage, doute des profections, comme d'ailleurs des directions secondaires et de bien d'autres choses, un Eugène Caslant leur accorde une place de choix, place que justement elles ont occupée chez nos prédécesseurs, comme le montre cet exposé de l'auteur de Speculum astrologiae ".

Quoiqu'il en soit, même ceux qui critiquent Choisnard ont repris certaines de ses innovations. Volguine a adopté par exemple le thème avec signes égaux.

L'astrologie actuelle est un curieux mélange d'aphorismes traditionnels (nœud, part de Fortune) de corrélations confirmées par la statistique (travaux des Gauquelin) et d'innovations en tout genre (cycles en astrologie mondiale, lune noire, Chiron). Nous avons encore besoin de personnalités comme Choisnard pour nous inciter à vérifier les préceptes traditionnels, à nous appuyer sur l'astronomie et à tester sans cesse de nouvelles corrélations.


Conclusion

En guise de conclusion je dirai que Choisnard a fait école : il a initié un mouvement d'astrologie scientifique et crée un état d'esprit de modernisation de l'astrologie. Non seulement il a créé l'astrologie scientifique mais il a autonomisé l'astrologie, l'a coupé de ses liens avec l'ésotérisme. Il a créé tout un courant d'astrologie moderne qui a centré son interprétation sur l'essentiel (dix planètes, douze signes et douze maisons). Pour ce faire il a été amené à modifier le mode de représentation du thème. Cette innovation a eu de nombreuses répercussions. Elle a permis de tracer les aspects. Elle a permis d'énoncer la règle que les planètes angulaires jouent un rôle fondamental. A la suite d'Herbais de Thun on peut considérer Choisnard comme le " rénovateur de l'astrologie en France ". Et, puisque nous sommes entre astrologues, il est intéressant de voir que nous rendons hommage à Choisnard le jour même d'une nouvelle lune uranienne en Verseau qui se situe sur sa conjonction Soleil-Jupiter en Verseau.


Bibliographie :

  • Barbault André : Traité pratique d'astrologie, Le Seuil, 1961
  • Barbault A. Les Astres et l'Histoire, Pauvert, 1967
  • Brétéché Dr, Astrologie psychologique et médicale. Vienne, Martin et Ternet, 1935
  • Dean Geoffrey et Mather Arthur, Recent advances in astrology,Astrological Association, 1976
  • Flambart Paul, La représentation du ciel en astrologie scientifique, Le Voile d'Isis 1, 1921
  • Flambart Paul, L'influence astrale, Chacornac, 1900
  • Flambart Paul, Preuves et Bases de l'Astrologie scientifique, Chacornac, 1921
  • Flambart Paul, L'astrologie et la logique, Chacornac, 1922
  • Flambart Paul, Le calcul des probabilités appliqué à l'astrologie, Chacornac, 1914
  • Choisnard Paul, L'influence astrale et les probabilités, 1924, Félix Alcan
  • Gauquelin Michel, L'influence des astres - Etude critique et expérimentale - Le Dauphin, Paris, 1955
  • Herbais de Thun Vicomte, Synthèse de l'œuvre de Paul Choisnard, Editions Demain, 1933-1934
  • Holden J, A history of horoscopic astrology, 1996, AFA
  • Lasson Léon, Ceux qui nous guident, Debresse, 1946
  • Picard Eudes, Astrologie judiciaire, Leymarié, 1936
1 Les Editions Le Voile d'Isis était une production de la Maison Chacornac devenue maintenant les
Editions Traditionnelles ( 32 rue des Fossés Saint Bernard, 75005 Paris - Tél : 01 43 54 03 32)

lundi 25 septembre 2017

Le cycle Uranus-Pluton avec Gilles Verrier, J.F. Berry, Yves Lenoble, Xavier Abert


Le cycle actuel Uranus Pluton avec Yves Lenoble - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=yJXXXuA1ouo
16 déc. 2014 - Ajouté par Salamandre TV
A l'heure presque exacte où Uranus et Pluton se retrouvent de nouveau en carré pour la 6ème fois depuis ...

Le cycle Uranus Pluton - mutation sociétale l'humanité face au mythe ...

https://www.youtube.com/watch?v=jEdzoyNcmvQ
3 mars 2016 - Ajouté par Salamandre TV
Le cycle actuel Uranus Pluton avec Yves Lenoble - Duration: 56:29. Salamandre TV 1,321 views · 56:29 · Le ...