Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)

Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
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lundi 5 mai 2025

Patrice Guinard; Cyclologie astrale; Cycles et âges planétaires

anifeste Le Dominion Textes et Articles Historique Liens ACCUEIL (FR) HOME (EN) Cyclologie astrale Cycles et Âges planétaires par Patrice Guinard 7. Les cycles planétaires et la Psychogénèse 8. Les Âges planétaires 9. Échéances de l'existence Le Temps des philosophes (I) L'ordre cyclique temporel (II) Des Cycles et des Hommes (IV) Cette étude recouvre les chapitres 38 et 39 de ma thèse de doctorat. 7. LES CYCLES PLANÉTAIRES ET LA PSYCHOGÉNÈSE "Ce n'est pas, comme le prétendait l'astrologie, les existences individuelles, mais bien la marche de la vie de l'homme en général, qui se trouve inscrite dans les planètes." (Arthur Schopenhauer, Aphorismes sur la sagesse dans la vie) La complexité du système nerveux des animaux supérieurs les sensibilise aux rythmes de l'environnement, et notamment aux rythmes planétaires : "la synchronisation du temps biologique et du temps cosmique est opérée par la présence chez les êtres vivants de mécanismes récepteurs et reproducteurs de la temporalité cosmique." [1] Plus généralement, c'est tout le vivant qui s'adapte aux rythmes cosmiques [2] : il n'existe pas d'influx ou de "qualités occultes" planétaires, qui agiraient sur le monde sublunaire, mais des rythmes intégrés, chez l'homme, par le système neuro-psychique. La spécificité de l'intégration neuro-psychique des rythmes planétaires chez les premiers hominidés, non en tant que sources indépendantes, mais comme totalité structurée, suppose que les stades de la maturation nerveuse s'accordent aux échéances des différents cycles planétaires. [3] La temporalité cyclique serait un élément essentiel de la maturation nerveuse, et les échéances des stades de la psychogénèse seraient déterminés par les moments significatifs des cycles planétaires. Ainsi les formes psycho-mentales de chaque tranche d'âge se cristalliseraient dans l'interaction des rythmes bio-astraux et des données géo-sociales. En effet l'origine de la différenciation des stades psychogénétiques est restée relativement insoluble. L'hypothèse "préformiste" (déploiement des potentialités nerveuses et organiques selon un ordre prédéterminé, les stades de la maturation étant supposés endogènes) s'oppose à "l'empirisme épigénétique" (apparition de nouvelles formes de développement en fonction des conditions de l'environnement, un peu à la manière de Locke), et leurs modèles intermédiaires ne présentent aucune réponse convaincante. On se retrouve devant une aporie semblable à celle relative à l'origine des idées et qui opposait, au XVIIème siècle, les empiristes aux cartésiens. En outre, aucun des psychologues de l'enfance, notamment parmi les anciens (James-Mark Baldwin, Jean Piaget, Henri Wallon, Arnold Gesell ou René Spitz), n'explique l'apparition, au cours de la maturation nerveuse, de différents stades spécifiques pourtant mis en évidence par l'observation du comportement des jeunes enfants. Piaget à Royaumont : "Une épistémologie conforme aux données de la psychogénèse ne saurait être empiriste ni préformiste, mais ne peut consister qu'en un constructivisme, avec l'élaboration continuelle d'opérations et de structures nouvelles." Mais Chomsky demande: "Quelle est l'origine des différentes structures spécifiques hautement complexes dans leur détail et parfaitement organisées ?" [4] L'hypothèse astrale semble résoudre l'aporie de la discontinuité au niveau de la maturation nerveuse comme au niveau de la perception. L'actualisation de structures psychiques successives et relativement indépendantes s'effectue par étapes. L'impossibilité du modèle empirique (voir la théorie de "l'esprit vierge" chez John Locke) n'accrédite pas pour autant un "préformisme" à la Descartes (les "idées innées"), serait-ce avec le secours des gènes et de la molécule d'ADN, la "dea ex machina" de la biologie contemporaine. D'une part l'innéité ne concerne pas les contenus représentatifs et mentaux, mais les structures psychiques ; d'autre part elle est "continuée". La naissance (astrale) détermine des échéances, c'est-à-dire les moments et les modalités des étapes ultérieures, mais non les contenus, et des structures, non des "significations". Tout est donné et impliqué, mais virtuellement, "à échéances". Par l'actualisation des cycles planétaires et compte tenu des conditions de l'environnement socio-culturel, l'organisation psychique se structure par paliers. Les divers niveaux d'énergie et de perception du Planétaire sont progressivement intégrés par la conscience. Et comme le note l'astrologue Nicola : "Les étapes de la maturation ne sont qu'une adaptation humaine chronologique d'un système plus abstrait opérant dans la simultanéité." [5] La dimension temporelle innerve la structure. Une "évolution" s'établit, en harmonie avec les cycles planétaires, du simple au complexe, de l'indifférenciation native (Lune) et de l'évidence existentielle (Soleil) à l'inconnu que représentent la mort avec Neptune et Pluton-Charon, ou sous ses formes -- illusoires (?) -- la vraie vie (Neptune) et l'après-vie (Pluton). L'ontogénèse résume la phylogénèse. Le développement individuel reproduit synthétiquement les acquis de l'espèce. Par l'astral, génétique et structurel, sont conciliés "l'être" et "le devenir" anthropologiques, l'un mobilisé par les cycles, l'autre maintenu par la structure. 8. LES ÂGES PLANÉTAIRES "Chaque stade constitue donc, par les structures qui le définissent, une forme particulière d'équilibre." (Jean Piaget, Six études de psychologie) On peut découvrir chez Schopenhauer une surprenante référence à l'idée astrologique des âges de la vie structurés selon les cycles planétaires, jusqu'à Uranus inclus ! [6] Preuve, s'il en fallait encore, que l'astrologie, au milieu du XIXème siècle, n'est pas aussi absente des esprits que veulent bien le faire croire les historiens des cultures, preuve que les philosophes, et non des moindres, ne l'ont pas éradiquée de leur univers mental, preuve aussi de la cécité des spécialistes en charge de réécrire l'histoire culturelle, "anti-astrologique", à l'avantage des présumés vainqueurs d'une discipline rejetée sans procès dans l'obscurantisme. Et l'on sait que Schopenhauer collectionnait des portraits de "philosophes apprivoisés", des fonctionnaires et gestionnaires de la pensée -- "à la Hegel" pensait-il injustement, sans deviner dans quel état sera plongée la quête métaphysique deux siècles après -- portraits qu'il affichait sur les murs de sa chambre, en alternance avec des images de chiens. Il existait chez les Grecs au moins deux théories ayant trait aux âges et à la durée de la vie humaine en relation avec des cycles planétaires : la théorie des périodes planétaires, avec ses nombreuses variantes dont celle attestée chez Ptolémée, et la théorie des années dites climatériques. Je consacrerai prochainement un article particulier à cette épineuse question des durées des périodes planétaires grecques. Les périodes choisies, quoique non calquées sur les révolutions sidérales planétaires, ne sont pas construites sur des cycles fictifs totalement déracinés du réel astronomique comme sont portés à le croire certains astrologues modernes, et elles s'insèrent dans une arithmologie des 360 degrés du cercle. Par exemple, la somme des périodes dites maximales des 5 planètes suivant leur ordre de bienfaisance (les "bénéfiques" dotant l'existence d'un nombre d'années supérieur aux "maléfiques") : 82 (Vénus) + 79 (Jupiter) + 76 (Mercure) + 66 (Mars) + 57 (Saturne) = 360. De même au dernier chapitre du Tetrabiblos de Ptolémée, l'organisation des périodes dites minimales s'accorde à la théorie des Domiciles tout en retrouvant la même mesure du cercle, par une addition de trois produits : 4 (Lune, Cancer) * 30 (Saturne, Capricorne) + 10 (Mercure, Gémeaux ou Vierge) * 12 (Jupiter, Sagittaire ou Poissons) + 8 (Vénus, Taureau ou Balance) * 15 (Mars, Scorpion ou Bélier) = 3 * 120 = 360. La théorie des années climatériques, d'origine arithmologique et peut-être juive, propose un tableau des années critiques, propices aux transformations et aux calamités, notamment les années multiples des nombres 7 et 9, et en particulier la difficile et fameuse 63ème année, celle qui "casse l'homme", aussi appelée Hercule. [7] Paracelse qui utilisait l'astrologie dans sa pratique médicale, avait observé, pour de nombreuses maladies, l'apparition de crises résurgentes aux 7ème, 14ème, 21ème et 28ème jours de la maladie, en concordance avec les phases du cycle lunaire. On retrouve cette théorie des jours critiques chez Galien. Pour Paracelse, le "corps sidéral" (physico-astral), invisible, est la cause de la diversité des tempéraments et des impressions. Chacun est invité à suivre l'impressio d'origine astrale et à persévérer dans ce qui agit en lui, plutôt que de tenter de lutter sans prévention contre ce qui lui est propre. "Comme nous l'enseigne la lumière de la nature, le mot impressio désigne la force qui oblige chacun à remplir sa destination dans sa vie de mortel." [8] L'équilibre et l'adaptation ne sont atteints que pour qui reste attentif à ce qui insiste en soi. La succession des impressionaux, leurs transformations et leur stabilisation au cours du temps, engendrent chez l'homme des échéances nécessaires, lesquelles sont le véritable objet de la Prognostication (1536) du même Paracelse. On continue à rattacher cet ouvrage à une sorte de prophétie d'ordre méta-historique [9] sans comprendre que Paracelse dépeint, à travers 32 figures inspirées, l'évolution des dispositions intérieures au cours (d'une partie) de la vie humaine. La Prognostication est une allégorie des âges de la vie humaine, fondée sur les cycles planétaires, et aussi une subtile parodie des prophéties communes à son époque. Les "ésotéristes" n'y ont vu que du feu. La Prognostication, les hommes "la connaîtront mieux que moi, [et ils] la comprendront de même quand ils seront atteints. (...) Car le soleil l'illuminera, celui qui sera juge de soi-même (...) Bon nombre s'imaginent que cela ne les touche en rien, et ils seront peut-être touchés. Mais c'est l'usage que chacun se désire à l'abri de soi-même, et nul ne veut se reconnaître soi, mettant tout, chaque fois, sur le dos de celui qu'on jalouse. (...) Et celui qui se sait et reconnaît parfait en son entier, sera peut-être percé et transpercé de partout." [10] Nul doute qu'il ne s'agisse là de portraits que chacun peut reconnaître comme siens, quand il aura atteint les temps de leur actualisation. Les figures de la Prognostication illustrent encore certaines échéances des cycles planétaires. On lit au 28ème tableau : "Ayez garde au futur quarante-deux et peu devant et après il va arriver et faire ce qui lui agrée, et vous ployer comme un rameau" (quatrième opposition de Jupiter à 41 ans et demi, et première opposition d'Uranus, planète alors inconnue), au 29ème tableau : "non loin de quarante-trois" (deuxième opposition de Saturne à 44 ans), au 31ème tableau : "nous deviendrons comme des enfants, qui ne savent rien des ruses et artifices de l'âge, cela au temps que soit compté LX, un peu moins mais pas plus" (deuxième conjonction de Saturne à 60 ans). Et après la soixantième année : "le temps sera long, à l'estimer sur les âges humains [la durée des années humaines], mais nous devons le regarder et le tenir pour bref." Paracelse, la Prognostication, 1536 Paracelse, la Prognostication, 1549 Paracelse, la Prognostication, 1549, p.4 Ces diverses étapes, marquées par les cycles planétaires, ponctuent un "temps" qui se précipite à mesure que les années passent. Et chacun sera atteint dans sa douleur, qui vivra et lira les échéances de sa propre existence dans ce bref opuscule de Paracelse, en apparence pessimiste mais combien vivifiant. Rarement un texte aura été écrit avec tant de "numinosité", de terreur sacrée, car il dépeint la dimension tragique de toute existence humaine. La théorie des âges selon les cycles planétaires héliocentriques (géocentrique pour la Lune) aura été reformulée à la fin des années 70 par l'école conditionaliste française. [11] Les stades de la maturation nerveuse, celle de l'espèce pour reprendre l'idée de Schopenhauer, s'inscrivent dans les principales échéances des périodes planétaires. Quant aux échéances individualisées, elles s'actualisent par les transits. Ainsi sont mises en relation les étapes de la maturation individuelle et les phases des révolutions sidérales planétaires. Au cours du premier mois, le nourrisson vit des réalités lunaires, puis les âges mercurien, vénusien et solaire lui succèdent suivant l'ordre des révolutions sidérales. Rappelons que le Planétaire concerne les structures et la différenciation des fonctions planétaires. [12] La théorie des âges planétaires se rapporte au déroulement et à l'articulation des cycles planétaires, corrélativement au développement de la maturation nerveuse. Toutes les planètes sont "présentes" et leurs cycles sont "investis" dès la naissance -- indifférenciation lunaire qui marque les premiers jours de l'existence du natif. Cependant l'influence d'une planète est déclenchée au premier quart de son cycle (correspondant en général à sa première quadrature), et cristallisée à l'échéance de son cycle (correspondant à la première conjonction, marquant le retour de la planète à sa position initiale), ainsi à 3 ans puis à 12 ans environ pour Jupiter, au quart et à l'échéance de sa révolution sidérale. On dira que le potentiel jupitérien est expérimenté au bout d'une douzaine d'années, et en moyenne en 84 ans pour l'uranien. Avant la première quadrature (ou avant le premier quart de leur cycle héliocentrique pour Mercure et Vénus qui se meuvent à l'intérieur de l'orbite terrestre), la spécificité du cycle est "inconsciemment" enregistrée. Le quart du cycle provoque un effet de rupture et déclenche une imprégnation effective du cycle planétaire et de ses échéances principales, et notamment au tiers du cycle (premier trigone), à la moitié du cycle (opposition), aux deux tiers du cycle (second trigone), aux trois quarts du cycle (seconde quadrature) et à l'échéance du cycle (conjonction). Après la conjonction, c'est-à-dire au retour de la planète à sa position initiale, le cycle se répète, innervant le psychisme d'impressionaux déjà éprouvés. Autrement dit tous les cycles sont actifs mais imperçus à la naissance. Pour chaque cycle planétaire, et avant le quart de sa durée, l'intégration est latente. Du premier quart du cycle jusqu'à l'échéance du cycle, l'intégration est effective, patente. Au-delà, elle devient répétitive, habituelle. A mesure que le nourrisson s'éveille et que l'enfant grandit, son psychisme se restructure en fonction des différentes échéances planétaires. L'articulation des cycles planétaires confère à la courbe de maturation psychique et nerveuse une forme spiralée qui est aussi l'expression de la croissance du vivant en général. Le tableau des âges selon les cycles planétaires résume les diverses échéances de la maturation nerveuse, ponctuée par une cinquantaine d'intervalles aux durées inégales, mais "égales" et équivalentes pour la conscience. Le temps de l'existence humaine est à échelle logarithmique. Une durée de quelques mois pendant la première enfance sera dite équivalente à une durée de plusieurs années, plus tardive. Le temps psychique ne dépend pas d'une mesure abstraite et extérieure, au rythme unique et régulier, mais de transformations intérieures, à l'unisson de rythmes pluriels, entrecroisés. Suivent quelques exemples de la concordance des premiers âges planétaires avec les stades observés par les spécialistes de la psychologie de l'enfant. [13] L'âge lunaire (approximativement le premier mois) correspond au premier stade sensori-moteur de Piaget, celui des "conduites et exercices réflexes", et au premier stade de Gesell : existence essentiellement végétative et digestive (sommeil, tétées, cris), activité immédiate, viscérale, automatique, désordonnée, dépendance totale du nouveau-né vis-à-vis de son entourage et de sa mère (contact, chaleur, nourriture), indifférenciation entre son corps propre et la réalité extérieure (existence en symbiose, abandon au milieu ambiant). L'âge mercurien (les deuxième et troisième mois) correspond au deuxième stade sensori-moteur de Piaget, celui des "premières habitudes", et au deuxième stade de Gesell, celui de "l'enfant de 4 semaines" : éclatement de l'homogénéité fermée du stade précédent, ouverture au milieu extérieur (curiosité, attention, éveil), premières réponses aux sollicitations du milieu (manifestations ludiques, jeux corporels, mouvements dirigés, vocalises, sourires, marques de sociabilité). L'enfant parvient à fixer les objets et les visages qui entrent dans son champ d'action, il commence à les suivre des yeux, il réagit aux bruits environnants, il est fortement attiré par la lumière... L'âge vénusien (jusqu'à environ 7 mois et demi) correspond au troisième stade sensori-moteur de Piaget, au troisième stade de Gesell (celui de "l'enfant de 16 semaines"), au stade "émotionnel et affectif" de Wallon (et au stade du "miroir" de Lacan): réactions de plaisir et de rejet, découverte de la peur (cris stridents au réveil, sursaut au bruit), coordination entre la préhension et la vision (l'enfant touche, agrippe, palpe, puis manipule les objets, il suce son pouce), constitution d'un espace de proximité (reconnaissance des personnes proches et auto-reconnaissance devant une glace), premières véritables relations avec son entourage. Mouvements corporels, vocalises, sourires et rires se multiplient et se différencient, car ils sont destinés à "quelqu'un". 9. ÉCHÉANCES DE L'EXISTENCE Le tableau qui suit indique les principales échéances des cycles planétaires. [14] La durée d'un âge planétaire débute au quart de son cycle sidéral ou en général à la première quadrature (cycles héliocentriques, hormis pour la Lune, et pour le Soleil remplacé par la Terre), et se termine à l'échéance de son cycle : de 22 à 88 jours pour Mercure, de 21 à 84 ans pour Uranus... Ainsi, à environ 200 jours, l'âge est à la fois vénusien, solaire et martien ; à 15 ans il est saturnien. Entre 2 et 3 ans environ, l'enfant traverse la "crise" de la troisième année : cet âge est marqué par les astéroïdes, globalement prises en compte dans ce schéma, et dont la plupart ont leur orbite située entre Mars et Jupiter. Et à 2 ans et 111 jours, Cérès et Pallas, atteignent précisément la moitié de leur cycle. [15] Aux échéances des mono-cycles planétaires, j'ai ajouté, à partir de 15 ans, les échéances les plus significatives des cycles relationnels, dont les périodes sont approximativement de 19 ans et 314 jours (Jupiter-Saturne), 33 ans 158 jours (Saturne-Pluton), 35 ans 318 jours (Saturne-Neptune), 45 ans 131 jours (Saturne-Uranus), 127 ans 55 jours (Uranus-Pluton) et 171 ans 162 jours (Uranus-Neptune). Ces cycles, et notamment le dernier, ont une importance considérable en "astrologie mondiale" (avec le cycle transpersonnel Neptune-Pluton de 492 ans), c'est-à-dire pour définir les échéances des transformations collectives (métamorphoses des mentalités et révolutions culturelles). [16] Période planétaire 1/4 1/3 1/2 2/3 3/4 1 Ans Jours 7 LUNE 9 LUNE 14 LUNE 18 LUNE 20 LUNE 22 MERCURE 27 LUNE 29 MERCURE 44 MERCURE 56 VÉNUS 59 MERCURE 66 MERCURE 75 VÉNUS 88 MERCURE 91 SOLEIL 112 VÉNUS 122 SOLEIL 150 VÉNUS 169 VÉNUS 172 MARS 183 SOLEIL 225 VÉNUS 229 MARS 244 SOLEIL 274 SOLEIL 343 MARS 1 0 SOLEIL 1 55 CÉRÈS 1 93 MARS 1 150 MARS 1 322 MARS 2 111 CÉRÈS 2 352 JUPITER 3 348 JUPITER 4 222 CÉRÈS 5 340 JUPITER 7 133 SATURNE 7 332 JUPITER 8 328 JUPITER 9 299 SATURNE 11 315 JUPITER 14 266 SATURNE 16 262 Saturne-Pluton 17 341 Saturne-Neptune 19 233 SATURNE 19 314 Jupiter-saturne 21 2 URANUS 22 34 SATURNE 22 248 Saturne-Uranus 28 2 URANUS 29 167 SATURNE 31 288 Uranus-Pluton 33 158 Saturne-Pluton 35 318 Saturne-Neptune 41 70 NEPTUNE 42 3 URANUS 42 79 Uranus-Pluton 42 314 Uranus-Neptune 45 131 Saturne-Uranus 54 336 NEPTUNE 56 5 URANUS 57 54 Uranus-Neptune 61 337 PLUTON 63 5 URANUS 63 238 Uranus-Pluton 82 140 NEPTUNE 82 206 PLUTON 84 7 URANUS 85 264 URA-NEP 109 308 NEPTUNE Examinons le cycle le plus proche de la durée d'une existence humaine, le cycle uranien : jusqu'à 21 ans, l'imprégnation d'Uranus est latente, de 21 ans à 84 ans elle est effective (et cette planète marque ainsi les deux tiers d'une vie humaine), après 84 ans elle est répétitive. En outre, aux alentours de 42 ans, à la moitié de la période sidérale, se produit une transformation psychique spécifique, le fameux "virage de la quarantaine", ou la crise d' "individuation" dans la terminologie de Jung. [17] Si le début d'un âge commence au quart d'un cycle planétaire pour s'achever à l'échéance de sa période, on peut regrouper les diverses étapes de la maturation psychique en une vingtaine d'âges principaux, soit 6 âges de la naissance jusqu'à six mois, 6 âges de six mois à douze ans environ, et 6 âges de douze ans jusqu'au terme de l'existence. Chacun de ces âges est "régi" par une ou plusieurs planètes. Le passage d'un âge planétaire au suivant s'opère graduellement, car le quart d'un cycle planétaire ne survient pas au moment où s'achève le cycle planétaire précédent. Autrement dit, entre l'âge jupitérien et l'âge saturnien, il existe un âge intermédiaire, jupitéro-saturnien, qui coordonne les tendances des deux planètes. Les Ages apparaissent à la première quatrature, à l'opposition et à la conjonction. Les Romains avaient organisé leur calendrier et le décompte des jours d'après ce principe, encore utilisé jusqu'aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles ! Les Calendes ou Kalendae (conjonction), les Nones ou Nonae (première quatrature, après 5 ou 7 jours) et Ides ou Idus, féminin pluriel de 4e déclinaison (opposition, après 13 ou 15 jours), dérivées du cycle de la lunaison, servaient de repères pour dater les jours mensuels. Ainsi après le jour des Calendes (le 1er du mois), il faut compter du 6e jour avant les Nones jusqu'à la veille et au jour des Nones, puis du 8e jour avant les Ides jusqu'à la veille et au jour des Ides, puis du 19e jour avant les Calendes jusqu'à la veille et au jour des Calendes du mois suivant, le décompte étant variable selon les mois de l'année avec les Nones et les Ides aux 4e et 15e jours des mois de Mars, Mai, Juillet et Octobre. Nostradamus et ses correspondants comptaient encore ainsi vers 1550-60 (cf. CN 13 et 187). Le tableau qui suit, schématisant les 20 Ages de l'existence humaine, a été reconstitué en janvier 2017 afin de prendre en compte Chiron (cf. mon texte Quels opérateurs cycliques en astrologie ?). Ages Périodes Planètes associées Moments planétaires Stades de Piaget 1 0-7 jours L'ensemble des planètes carré Lune Stade 1 : activité-réflexe 2 7 à 22 jours LUNE carré Mercure 3 22 à 27 jours LUNE, MERCURE conjonction Lune 4 27 à 56 jours MERCURE carré Vénus Stade 2 : premières habitudes 5 56 à 88 jours MERCURE, VÉNUS conjonction Mercure 6 88-91 à 172 jours VÉNUS puis VÉNUS, SOLEIL carré Soleil carré Mars Stade 3 : coordination entre préhension et vision 7 172 à 225 jours VÉNUS, SOLEIL, MARS conjonction Vénus Stade 4 : coordination des schèmes secondaires 8 225 j à 1 an SOLEIL, MARS conjonction Soleil Stade 5 : réactions tertiaires 9 1 an à 1 an 322 j MARS conjonction Mars Stade 6 : maîtrise de l'action 10 1 an 322 j à 4 ans 222 j CÉRÈS conjonction Cérès Stade 7 : intériorisation des schèmes d'action et apparition du langage 11 4 ans 222 j à 7 ans 133 j JUPITER carré Saturne Stade 8 : maîtrise du langage et conceptualisation 12 7 ans 133 j à 11 ans 315 j JUPITER, SATURNE conjonction Jupiter Stade 9 : opérations concrètes et conduites réfléchies 13 11 ans 315 j à 14 ans 266 j SATURNE opposition Saturne Stade 10 : opérations formelles et abstraction 14 14 ans 266 j à 21 ans SATURNE carré Uranus Stade de l'adolescent 15 21 ans à 29 ans 167 j SATURNE, URANUS conjonction Saturne Stade du jeune homme 16 29,5 ans à 41-42 ans URANUS, CHIRON carré Neptune opposition Uranus Stade de l'homme jeune 17 41 ans à 50,36 ans URANUS, CHIRON conjonction Chiron Stade de l'homme mûr 18 50 ans à 61 ans 337 j URANUS, NEPTUNE carré Pluton 19 62 ans à 82-84 ans URANUS, NEPTUNE, PLUTON opposition Neptune conjonction Uranus Stade de l'homme âgé 20 Après 84 ans NEPTUNE, PLUTON Stade du vieillard La répartition classique des quatre âges (enfance, jeunesse, maturité, vieillesse), associée aux quatre saisons, ou encore aux quatre quartiers de la sphère céleste comme chez Manilius, se trouve remaniée : il y a 6 stades pour la toute première enfance (le nouveau-né), 6 stades pour l'enfance, 2 stades pour la jeunesse, 2 stades pour la maturité, et 2 stades pour la vieillesse. Ce temps logarithmique suppose que la maturation psychique ne s'achève pas à 12 ans, ni à 20 ans, ni même à 30 ans, mais se prolonge jusqu'à la plus extrême vieillesse. L'adultéité n'est jamais définitivement acquise, et la femme et l'homme, pas plus que le Wilhelm Meister de Goethe, n'atteignent jamais le terme ultime de leur "apprentissage" psychique et spirituel. Le cycle plutonien n'est totalement vécu que par les dieux et les héros mythiques. Temps de la Psychogénèse Si la notion de "génération" (au sens d'un ensemble d'individus partageant à peu près les mêmes aspirations) a quelque signification, c'est par la considération des diverses échéances qui délimitent les âges planétaires. Après la puberté (vers 12 ans), ces échéances deviennent relativement rares, malgré la différenciation introduite par les échéances des cycles relationnels. Vers 15 ans : opposition de Saturne (et premier trigone du cycle saturno-uranien de 45 ans, second carré du cycle jupitéro-saturnien de 20 ans) L'adolescent prend conscience que "le monde" n'est pas limpide, que le réel n'est pas ce qu'on lui a appris, que tout peut se transformer, à commencer par soi-même. Il est saisi par une intransigeance vis-à-vis de toutes les manifestations du réel, qu'elles soient "naturelles" ou socio-culturelles, et qu'il souhaite dépouillées de leurs contingences concrètes comme de leurs impératifs pratiques. Vers 21 ans : premier carré d'Uranus, fin de l'adolescence. Le carré d'Uranus survenant dans un âge encore saturnien rend manifeste la distorsion entre le monde tel qu'il peut être imaginé, rêvé, idéalisé, et le monde tel qu'il est dans sa pesante nécessité. Les exigences du stade précédent se tempèrent d'un "sens des réalités", d'une volonté de donner forme à ses aspirations, de réaliser de qui n'était qu'à l'état d'aspirations formelles. Vers 28-30 ans : conjonction de Saturne, premier trigone d'Uranus L'échéance saturnienne marque la remise en cause des valeurs de jeunesse, un abandon plus ou moins prononcé (sauf pour un "saturnien") des idéaux, ou leur refonte. Cette crise se solde généralement par un sévère bilan sur soi-même. L'accomodation difficile de ses idéaux au réel fait place à la stricte acceptation des possibilités offertes par le milieu. C'est l'âge égocentrique par excellence : l'objectif est de tout rapporter à soi-même, de s'approprier le monde, d'acquérir une entière indépendance, une maîtrise dans sa sphère d'action. L'individu accomplit ici aussi la loi du monde, alors qu'il croit réaliser ses desseins personnels. Vers 41-42 ans : opposition d'Uranus, premier carré neptunien "Renonce aux fruits de tes actions, mais ne te laisse aller à l'inaction." (Bhagavad-Gîtâ, II 47.2) Cette remise en cause généralisée de soi-même, la "crise existentielle" dite de la quarantaine, suppose une réflexion sur son mode d'implication dans le monde social, et un renouvellement de ses orientations et de ses objectifs pour l'avenir. Des interrogations métaphysiques ressurgissent, non plus sous une forme abstraite et épurée, mais concrètement. Les questions existentielles se posent avec acuité et sont la source d'activités moins centrées sur l'ego, et tournées vers des considérations jusqu'alors ignorées. Vers 55-56 ans : premier trigone de Neptune, second carré d'Uranus Ce stade est à l'octave du précédent, mais sur le mode d'une relative détente. On entrevoit la possibilité de réaliser des projets demeurés plus ou moins inaccessibles, de s'épanouir, de se réaliser à un niveau d'intégration plus vaste. Vers 62-63 ans : premier carré de Pluton, second trigone d'Uranus, début de la "vieillesse" Cet âge est l'occasion d'une nouvelle tension, cette fois plutonienne, après l'accalmie du stade précédent. L'individu s'ouvre à l'inconnaissable et recherche une authenticité véritable, tout en accusant une baisse d'activité sociale dans le maintien de sa capacité d'agir. Il lâche prise pour ce auquel il n'attache plus de valeur. Vers 82-84 ans : conjonction d'Uranus, opposition de Neptune, premier trigone de Pluton Cet âge est marqué par l'abandon total des ambitions sociales, des desseins personnels et du désir de réalisation. La conscience s'ouvre à des phénomènes insolites, à des réalités supra-naturelles. L'individu se familiarise avec l'idée de mort et rumine ses incertitudes et ses espoirs concernant l'au-delà. Ces échéances sont vécues différemment selon les contextes socio-culturels et selon les idiosyncrasies. Un quart des individus n'ont pas de planète lente (de Saturne à Pluton) valorisée dans leur thème natal. Ceux-ci, très marqués par les échéances de l'enfance, seront relativement insensibles, passé l'âge de 12 ans, aux échéances suivantes. Un saturnien restera idéaliste ; certains neptuniens et plutoniens attendront, qui 41 ans, qui 62 ans, pour commencer à apprécier l'existence -- comme George Sand (Pluton à l'Ascendant) qui note dans son journal, à 64 ans révolus : "On a tort de croire que la vieillesse est une pente de décroissement, c'est le contraire: on monte et avec des enjambées surprenantes." [19] Chaque âge planétaire est porteur de structures psychiques particulières, de valeurs propres ; chacun incarne "un monde" et ordonne les moments d'actualisation de tendances spécifiques. En général, l'adolescent n'embrasse pas les conceptions de l'homme adulte qui, lui-même, reste insensible aux préoccupations du vieillard. La dégénérescence progressive de la vieillesse est le résultat fabriqué d'une culture qui impose à tous, de l'enfant au vieillard, les normes et impératifs de "l'adultéité", à savoir : l'activité écervelée, serait-elle de type intellectuel, la production sans finalité, la recherche exclusive de l'efficacité, l'égocentrisme et l'égoïsme, l'idéologie du "chacun-pour-soi" et du "quant-à-soi", le détournement pragmatiste de toute vérité et de toute valeur, jusque dans les relations inter-individuelles. Ces tendances ne sont pas en-soi de caractère uranien, mais en sont la déformation au sein d'une société rongée par le matérialisme, lequel est l'équivalent du nihilisme comme l'a montré Nietzsche. C'est à 84 ans que devraient s'ouvrir de véritables perspectives spirituelles ! Le vieil homme ne "retombe" pas en enfance, selon le cliché commun : il accède à d'autres vérités, à condition que le milieu le lui permette. Il ne perd pas ses repères et sa capacité d'adaptation, mais aspire à une désadaptation vivifiante, -- car la comédie sociale est sur le point de s'achever --, à un désengagement des innombrables petits empêchements et désagréments qui le rabougrissent, à un équilibre plus harmonieux avec les êtres et avec des réalités plus subtiles. La spécificité du vieillissement n'a trouvé aucune explication biologique concluante, et la sénilité humaine précoce pourrait trouver une réponse dans la rupture de son équilibre avec son environnement naturel le plus large. Il se pourrait qu'ainsi il doive "payer" (Anaximandre), avant l'heure, c'est-à-dire avant l'achèvement du cycle plutonien, son émancipation individuelle et sa perte de contact avec l'inconcevable. Mais quel écart entre la santé du vieil homme dans les villages d'Asie ou d'Afrique, ou dans les sociétés primordiales non encore décimées par l'acculturation, s'il en reste, et la décrépitude du "vieux" en Occident, maintenu dans une dépendance humiliante, et survivant à l'ombre des caisses d'allocations, dans la pénombre des maisons de retraite, et dans l'éblouissement de son poste télévisé! La sénescence précipitée de la vieillesse va de pair, dans les sociétés technologiques modernes, avec la précocité illusoire de l'enfant et de l'adolescent. Rousseau, attentif aux phénomènes de dépossession de soi, à la perte d'authenticité, à "l'aliénation", c'est-à-dire au fait de devenir étranger à soi-même, souligne la nécessité de sauvegarder la spécificité de l'enfance, son "innocence naturelle", par une éducation de la sensibilité tournée vers la "nature", et non plus médiatisée par le martèlement des codes sociaux et par l'agitation bruyante de la modernité. Le développement harmonieux de l'enfant prime, ou le devrait, sur la "formation" du futur citoyen, utile et utilisable. L'enfant a ses besoins propres, ses rêves et ses jeux : il n'est pas un "adulte en miniature". [20] La maturation précoce et l'intellectualisation forcenée nuisent à l'équilibre de l'enfant, même si celui-ci, souvent, se joue plus qu'il ne subit les contraintes éducatives. Dans les écoles modernes, on enseigne d'abord à décoder les formulaires de l'asservissement administratif, avant même de donner la possibilité de penser par soi-même : l'école n'est pas un moyen d'apprentissage et d'épanouissement de l'enfant, mais un instrument d'identification sociale et de fabrication de futurs citoyens amputés et dociles. Ce ne sont pas tant les desseins qui sont en cause, car les desseins ne sont jamais que la résultante des méthodes employées : la vieille école de Ferry, Jules, malgré ses cours d'instruction civique (et religieuse), ses leçons de patriotisme, ses certificats de morale et de bonne conduite -- hallucinants pour le chercheur qui parcourt des manuels scolaires d'il y a un siècle ! --, n'avait pourtant pas abandonné ce qui constitue l'essentiel de la formation : savoir lire, écrire, compter et penser par soi-même. L'enseignement est passé de la formation à l'in-formation (au sens négatif, et non locatif, du préfixe), à l'a-formation. L'adolescent n'admet pas le réseau d'intermédiaires, de simulacres, de conventions, et de conduites différées par calcul ou par lâcheté, dont est laborieusement tissée une société qui a abandonné toute attache à l'essentiel. Épris de pureté et de "justice formelle", sa révolte ne vise pas tant l'ordre établi que son désordre, et l'absence de cohérence et de hiérarchie authentique. Son inquiétude réprouve qu'aucun être ne soit à sa place dans une culture qui pervertit l'ordre naturel des choses en permettant l'existence de manipulations guidées par l'intérêt et le cynisme. Finalement il souffre de la disparition de modèles qu'il puisse aimer ou admirer. Les artéfacts pédagogiques de la culture de masse ne remplacent pas l'Iliade, le Mahâbhârata ou les Vies de Plutarque. La société lui apparaît comme un vaste traquenard où chacun est traqué et asservi à des occupations étriquées à travers les règles d'une compétition truquée, comme un sinistre marché où justice et mérite sont tronquées, sentiments et valeurs troqués. Chaque âge planétaire restructure la perception du réel et génère un nouvel état de disponibilité de l'organisme. Les stades psychiques-astraux se succèdent et s'interpénètrent. Les comportements liés à chaque âge sont les marques externes de situations psycho-mentales spécifiques et irréductibles les unes aux autres. Chaque âge est l'occasion d'une réorganisation psycho-mentale, dont on ne connaît que des indices visibles. On peut difficilement évaluer ce qui est intérieurement vécu par l'enfant à un âge donné. Les analyses des psychologues de l'enfance sont des observations et interprétations, par l'adulte, de ce qui est supposé être vécu par l'enfant. En outre, il ne convient pas de parler de l'enfance en général ou de la mentalité enfantine. Il existe autant d' "enfances" que d'âges planétaires : une douzaine, dont chacun a sa spécificité et se distingue des autres, comme l'âge mûr se distingue de l'adolescence. [1] Luigi Gedda & Gianni Brenci, Chronogénétique, Paris, Hermann, 1975, p.26. Cf. aussi Constantin Bykov : "La cadence des processus extérieurs de même que l'activité rythmique des organes viscéraux se reflètent dans le rythme des processus se développant dans le système nerveux central. Il se produit, selon Oukhtomski, une assimilation de rythme, non seulement dans les intervalles microscopiques de temps, mais aussi dans les intervalles macroscopiques." (in L'écorce cérébrale et les organes internes, trad. franç., Moscou, éd. De Moscou, 1956, p.467). « Texte [2] Sur cette question, voir les recensements commentés de John T. Burns, Cycles in humans and nature, Magill Bibliographies, The Scarecrow Press, Metuchen (N. J.), 1994, et Cosmic influences on humans, animals, and plants, Magill Bibliographies, The Scarecrow Press, Lanham (Md.), 1997. « Texte [3] Henri Gastaut s'interroge sur la curieuse incapacité des primates, pourtant si proches des premiers australanthropes (par leur capacité crânienne et l'usage de la main), à avoir évolué dans le sens hominien, et propose d'expliquer la divergence évolutive par "des modalités fonctionnelles du système nerveux spécifiques de la lignée humaine." (in Edgar Morin & Massimo Piattelli-Palmarini (éd.), L'unité de l'homme, vol. 1 (Le primate et l'homme), Paris, Le Seuil, 1974, p.172). « Texte [4] Jean Piaget et Noam Chomski, dans l'ouvrage Théories du langage, théories de l'apprentissage, Paris, Le Seuil, 1979, p.53 et p.107. « Texte [5] Jean-Pierre Nicola, Pour une astrologie moderne, Paris, Le Seuil, 1977, p.180. « Texte [6] Arthur Schopenhauer, in Aphorismes sur la sagesse dans la vie, trad. franç. J-A Cantacuzène, Paris, P.U.F., 1943 ; 1964 ; p.172-173. « Texte [7] Sur cette question, voir Claude Saumaise (Salmasius), De annis climactericis et antiqua astrologia diatribae, Leyde, 1648 ; Auguste Bouché-Leclercq, L'astrologie grecque, Paris, Ernest Leroux, 1899, p.526-532 ; le 15ème chapitre (De annis climactericis) du livre d'Hermes, in Wilhelm Gundel, Neue astrologische Texte des Hermes Trismegistos, Abhandlungen der Bayerischen Akademie der Wissenschaften, München 1936 (d'après un ms latin daté de 1431, le BM Harleian 3731, déjà mentionné par Thorndike dans son Histoire) ; "Hermes Trismegistus", Liber hermetis, trad. angl. Robert Zoller, Project Hindsight, Berkeley Springs (WV), The Golden Hind Press, 1993, 2 vol. (Attention aux quelques confusions dans l'introduction du traducteur Zoller, notamment aux pages xx-xxi du volume 1). « Texte [8] Paracelse, La grande astronomie ou la philosophie des vrais sages, philosophia sagax, trad. franç. (partielle) et introduction Pierre Deghaye, Paris, Dervy, 2000, p.237. Pour Paracelse, l'impressio est l'équivalent naturel de la prédestination des théologiens. Sur la différence entre inclination et impression, voir aux pages 156-158 du même ouvrage. « Texte [9] Par exemple dans le commentaire de Jean-Charles Pichon, Les prophéties de Paracelse, trad. franç. Armel Guerne, Monaco, Le Rocher, 1985. « Texte [10] Paracelse, Les prophéties, [Op. cit.], p.33, 105 et 107. Cf. aussi la traduction de la Prognostication, in Hippocrate (Revue d'Humanisme Médical), 3, 1933, p. 605-629. « Texte [11] Cf. aussi l'article de Joan Negus, "Stages of adult development" (in Journal of Geocosmic Research, 2.2, 1978), qui interprète les travaux du psychologue américain Daniel Levinson et de ses associés sur le développement psycho-social de l'adulte. « Texte [12] Cf. mon texte, Le Planétaire (Organisation et Signification des Opérateurs planétaires). « Texte [13] Voir: Arnold Gesell & Frances L. Ilg, Le jeune enfant dans la civilisation moderne, New York, 1943 ; trad. franç. Irène Lézine, Paris, P.U.F., 1949 ; Jean Piaget & Bärbel Inhelder, De la logique de l'enfant à la logique de l'adolescent, Paris, P.U.F., 1955 ; Henri Wallon, L'évolution psychologique de l'enfant, 1941; Paris, Colin, 1968 ; Jean Piaget, Problèmes de psychologie génétique, Paris, Denoël/Gonthier, 1972 ; Hélène Gratiot-Alphandéry & René Zazzo (dir): Traité de psychologie de l'enfant, Paris, P.U.F., 1970-1972, 6 vol. ; etc. (liste non limitative). « Texte [14] J'ai conservé les données de ma thèse de 1993 (d'après les Éphémérides astronomiques de l'Annuaire du Bureau des Longitudes, Paris, Bordas, 1986). On trouvera des données réactualisées dans Le système solaire. « Texte [15] L'astrologue Nicola ne tient pas compte du stade astéroïdal, et il existe un réel problème avec Mercure, planète traditionnellement associée au langage, et dont la période qui atteint son terme à 3 mois, cadre mal avec l'acquisition et l'apprentissage du langage beaucoup plus tardifs chez l'enfant. En outre, selon Nicola, ce seraient la première conjonction, et pour les cycles les plus longs la première opposition, qui marqueraient les échéances. Or les périodes planétaires ne doivent pas être appréhendées dans leur succession, mais dans leur simultanéité. Les ruptures se situent aux premières quadratures (déclenchement de l'imprégnation efficiente de la planète), oppositions (crise) et conjonctions (fin de cycle) planétaires (en héliocentrique). Ainsi un âge planétaire ne débute pas lors de l'achèvement du cycle planétaire précédent. Ainsi manque-t-il des étapes dans le dispositif conditionaliste, qui ne distingue pas l'adolescent de 16 ans du jeune homme de 28 ans, ni l'homme de 45 ans du vieillard de 80 ans ! Quant à l'âge plutonien, qui ne débuterait qu'à 164 ans, il serait extra-humain... (cf. par exemple Jean-Pierre Nicola, Pour une astrologie moderne, Paris, Le Seuil, 1977, p.152-163). « Texte [16] Pour un tableau comparable des échéances planétaires, cf. Jean-Pierre Nicola, "Chronologie et pulsations", in Cahiers Conditionalistes, 2, C.O.M.A.C., Juillet 1980. On trouve la première formulation des âges planétaires mise en relation avec les données des psychologues de l'enfance (Piaget, Gesell, Wallon, Spitz...) dans l'ouvrage de Max Lejbowicz, Introduction à l'astrologie conditionnelle, Autun (impr.), C.E.F.A., 1er trimestre 1977, p.45-49. Cf. aussi Bernard Blanchet, "Théorie des âges", in Cahiers Conditionalistes, 4, 5 et 6, COMAC, 1981-1982. « Texte [17] L'opposition uranienne, compte tenu du repérage zodiacal à base écliptique, peut survenir entre 38 et 45 ans selon les individus. A fortiori le cycle plutonien connaît d'importantes variations dans le temps. Ainsi pour les individus nés dans les années 1950 et 60 le carré plutonien advient dès 40 ans, et pour ceux nés dans les années 1840, il n'est advenu qu'à 90 ans ! Ces difficultés incitent à reconsidérer le dogme astrologique d'un repérage écliptique uniforme lors de l'élaboration du thème natal. Les principales échéances uraniennes (21 ans, 28 ans, 42 ans, 56 ans, 63 ans et 84 ans) sont multiples de 7, ce qui corrobore la valeur symbolique attribuée à ce nombre (cf. par exemple l'ancienne théorie des années climatériques, ou encore un ouvrage récent qui exploite cette idée, celui de l'astrologue Alexander Ruperti, Les cycles du devenir [Cycles of becoming]; trad. franç. Marief Cavaignac, Monaco, Le Rocher, 1981). « Texte [18] Au premier âge, c'est-à-dire à la première semaine de l'existence du nouveau-né (avant la première quadrature lunaire), toutes les planètes sont virtuellement impliquées mais de manière latente, ce qui expliquerait la confusion de Nicola qui fait de la Lune un "ternaire" global et indifférencié (cf. mon texte Le Planétaire. « Texte [19] in Oeuvres autobiographiques, Paris, Gallimard, 1971, vol. 2, p.632. « Texte [20] Cf. Jean-Jacques Rousseau, Émile, Paris, Garnier-Flammarion, 1966 ; Alexander Neill, Libres enfants de Summerhill, New York 1960; trad. franç. Micheline Laguilhomie, Paris, Maspero, 1970. « Texte

lundi 27 mai 2024

jacques halbronn En réponse à la critique de Patrice Guinard sur ses "Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus" et sur "Les prophéties et la Ligue"

Jacques halbronn En réponse à la critique de Patrice Guinard sur ses "Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus" et sur Les Prophéties et la Ligue" Il y a 22 ans que nous avions publié nos "Documents Inexploités".C'est l'occasion à propos des commentaires de feu Guinard de faire le point sur nos recherches depuis 2002 en rappelant la soutenance en 2007 de notre post doctorat sur la "naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle" (EPHE Ve section) et notre travail parue sur la Revue Française d 'Histoire du Livre (2011) On retiendra le passage suivant: Halbronn entend ' dessaisir Nostradamus de ses oeuvres, en inventant des éditions inexistantes et des équipes de faussaires des deux camps (réformés et ligueurs), en falsifiant les dates des éditions connues et attestées, et en ignorant les véritables éditions antidatées ou en les faisant passer pour les plus anciennes. (..) Il présuppose que pour crédibiliser leurs agissements, les prétendus faussaires devaient produire simultanément une édition contemporaine à une autre antidatée (p.12), mais il s'avère incapable d'en fournir la moindre preuve. Or le meilleur exemple reconnu de cette pratique est l'édition antidatée de 1605, que précisément il ignore. Il s'avère au contraire qu'aucune des éditions les plus anciennes n'a eu d'équivalent plus tardif : que ce soient les éditions de 1555, de 1557 ou de 1568 (cf. CN 31, CN 71 et CN 105 notamment)." On répondra que ce sont ceux qui veulent ignorer les manipulations du nom de Nostradamus lesquelles portent atteinte à sa mémoire et à son oeuvre! Que pense, notamment à l'article de Chantal Liaroutzos « Les prophéties de Nostradamus : suivez la Guide », in Réforme, Humanisme et Renaissance, 23 (1986), Lyon. où l'on montre que certains quatrains du second volet sont repris d'un guide de (saints) voyages. Faudrait- il sérieusement attribuer à Michel de Nostredame de tels procédés propres à la contrefaçon -cf notre étude sur les Protocoles des Sages de Sion, Prophetica Judaica, Beth; ed Ramkat 2002? En fait, le cas de Guinard est typique des résistances à toute forme de décantation, d'élagage: il entend, par principe, tout garder, quitte à procéder à des reinterprétations, que ce soit pour le Centuries ou pour l'Astrologie, puisqu'il va jusqu'à garder les maitrises planétaires évacuées par son maitre Jean Pierre Nicola. En d'autres termes, Guinard est bloqué sur la case "solsticiale" et disjoncte quand on passe en phase critique équinoxiale, quitte à se lancer dans des spéculations sur l'application des quatrains sur des périodes modernes, ce qui viendrait valider, imagine-t-il le statut prophétique des Centuries prises comme un tout indissociable! (cf son Nostradamus ou l'éclat des empires Ed Eclat, 2011 ainsi présenté:"L'oeuvre fulgurante et trouée de lacunes du voyant provençal, Prophéties et Almanachs, reste méconnue. Ayant subi les trois traitements possibles des politiques de bannissement (la censure et l'exclusion, la critique diffamatoire, la falsification et la fabrication de faux), jugée indigne de figurer aux panthéons des littératures, voire dans leurs antichambres, régulièrement vilipendée, censurée, trahie par des obscurantismes tenaces, elle aura néanmoins réussi à traverser les siècles, et à ressurgir authentifiée et plus étoffée au crépuscule du XXe et à l'aube du suivant." Cela dit, depuis 20 ans et plus, nos travaux auront sensiblement progressé. Nous considérons désormais que c'est Crespin qui aura été utilisé par les faussaires pour fabriquer de faux quatrains; ce que Brind'amour n'avait pas compris dans son édition critique de la pseudo édition 1555 (Droz, 1996) Dans nos Documents, nous reproduisons la première épitre à Henri II -déjà reproduite partiellement par Daniel Ruzo dans son Testament de Nostradamus, Ed Rocher) qui aura été utilisée pour fabriquer une fausse épitre au Roi en remplacement de la véritable épitre de Nostradamus au pape Pie IV qui devait être recyclée pour introduire le second volet, comme le montre l'étude de plusieurs quatrains du dit volet qui en dérivent.("macelin" à partir de Marcelin)/ A partir des observations de Chantal liaroutzos, nous avons pu monter que tel quatrain issu du Guide des Chemins de France, avait été "corrigé" de sorte que Chastres, dans la banlieu parisienne, était devenu Chartres en rapport avec le couronnement d'Henri iv en sa cathédrale au lieu de Reims. Dans son Historique des éditions des Prophéties de Nostradamus (1555-1615, RFHL, 2008), Guinard vise (p. 84) notre communication de 1997 dans le cadre des journées Verdun Saulnier -Prophétes et Prophéties) où nous déconstruisons l'édition critique de Pierre Brind'amour (Droz, 1996) en (dé)montrant que le quatrain IV 46, faisant partie de la 'première édition" 1555; date en réalité des années 1588-89. Guinard ne parvient pas à faire son deuil de ces éditions se présentant comme parues du vivant de Michel de Nostredame et nous parle de quatrains que l'on aurait évacués à un certain stade pour de pures raisons techniques de place! Il ne nous explique pas pourquoi les centuries VIII à X ne sont pas rééditées en 1588-89 ne voulant pas admettre qu'elle n'avaient pas encore été fabriquées et qu'elles ne le seront qu'à la veille du couronnement d'Henri IV. En fait, Patrice Guinard semble incapable de faire preuve de "bon sens" (Descartes, Discours de la Méthode) et se laisse mener par le bout du nez par les subterfuges des libraires de l'époque. C'est ainsi qu'il n'est pas autrement surpris par le fait que la première édition serait à 353 quatrains comme si cela pouvait faire sens. On voit bien qu'il y avait au départ, chez les faussaires, un plan "centurique " avec des séries pleines de quatrains et que l'on est en face avec la pseudo-édition 1555 d'une édition augmentée donc plus tardive. réalisée à partir du chantier des éditions 1588-1589 faites d'additions successives au gré des enjeux de l'époque.(cf R/ Benazra, Répétoire chronologique nostradamique (Paris, Trédaniel, Collection la Grande Conjonction, 1990).. En fait, Patrice Guinard semble imperméable à tout raisonnement, à toute démonstration et entend s'en tenir aux documents disponibles. Il en reste au stade "solsticial", "féminin" et ne parvient pas à passer au stade équinoxial "masculin. A ce propos, il convient de préciser que certains milieux sont essentiellement occupés par des gens de pensée féminine - on pense aux historiens qui auront été exclus de l'Académie des Sciences/ En ce qui nous concerne, nos "spéculations" dans le champ de la linguistique, par exemple, auront rencontré de vives résistances et des blocages en raison de notre approche "spéculative" visant à mettre en évidence des structures en dépit des corruptions subies par celles-ci au fil des siècles. D'ailleurs, les recherches visant à restituer un état premier des langues ont été abandonnées/ Sur le web : "En 1866, les recherches sur l’origine des langues faisaient l’objet d’un interdit par la Société de linguistique de Paris". JHB 26 05 24

lundi 20 mai 2024

Patrice Guinard sur Jacques Halbronn ( trad. anglaise) en 2000

Patrice Guinard sur Jacques Halbronn (English) 2000 24. Jacques HALBRONN - born December 1, 1947 at 11.25 am (11:25) in Paris 17 ( at 12.30 pm according to his mother) (source : Patrice Guinard, r.p.) - Ph.D (several theses), historian and ethnologist of the astrological "milieu", astrology congress organizer since 1975. - author of ten books and more than thirty articles. The Guide astrologique (1984; Paris, Laurens, 1997) which carries on the idea put forth by De Herbais De Thun, is an index of astrologers and their activities. - in the bibliography of his article "Astrologie" in the Encyclopaedia Universalis (1992), he only cites 3 books - in the twenty mentioned - in which he has no direct connection, either as a publisher or author. That goes to show the seriousness of the academic intelligentisia on the subject. - in his extensive introduction to the truncated Histoire de l'astrologie by Serge Hutin (Paris, Artefact, 1986), he considers astrology to be a cultural reality : the relationship between the stars and mankind being only "A link created by man alone." (p.144). We are still waiting for the historical analysis that would justify this cultural "Lamarckism". - his most useful works remains La vie astrologique il y a cent ans [from Alan Leo to F.Ch.Barlet], Paris, Grande Conjonction & Trédaniel, 1992. - Prefering to do research on his own, historian and untimely sociologist, quick-tempered organizer of symposiums, quarrellsome observer of astrological life, megalomaniac and maladjusted character, Halbronn is sort of a Socrates in the French astrological milieu. He seeks to deliver people's consciousness and exerts a kind of dualistic "maieutics" that is ignored by the majority of astrologers and incomprehensible for the believer. "In the last analysis, astrology would be too serious a thing to be entrusted to astrologers and the counseling session a too important meeting not to be rethought about in the second degree." (in L'astrologue face à son client (Les ficelles du métier), Paris, Grande Conjonction, 1995, p.46). He successively supports conflicting theses in his works: from "sensory astrology" (1977) to "cosmotherapy" (1995), or "astrology of Tarot" (1983) to "stellar astrology" (2000), he deepens the superficial, brightens the ordinary. With time he has come to think of himself as the director of a hospital for the insane. Often in relation (and by reaction) to certain discussions that he had with me since 1983, he has developed more complex problematics. Halbronn is a better speaker than writer. He excells in confrontation, and recently reached (in December 2000, at the CURA-MAU symposium in Paris) the summit of his art. While working out new "nearly-astrological" theories, he polished up his dialectic machine and moved the boundary between astrology and anti-astrology. It appears now that all the joint anti-astrological argumentation (first the one by astronomers, but mainly the one coming from the university circles, of sociological or historical orientation) remains at a level short of the problematics that he put in place, insidious and convoluted, nevertheless salutary and invigorating for any reflection on astrology."

dimanche 12 mai 2024

CURA Centre Universitaire de Recherche en Astrologie

C.U.R.A. Centre Universitaire de Recherche en Astrologie The International Astrology Research Center 1999-2021 Created by Patrice Guinard, PhD Philosophe, Astrophile, Nostradamiste, Ludologue Aut discimus aut discede è Astrologia ma non è astrologo ! ENGLISH The Thesis of Patrice Guinard (1993) 1. Astrology: The Manifesto What is Astrology? 1/2 What is Astrology? 2/2 Who's afraid of astrology? 1/2 Who's afraid of astrology? 2/2 French original version 2. Dominion-Octotopos Space 8 Houses (Octotopos) 3. The 3 Wor -l- ds (semiotica) The Concept of the Impressional From Semiotics to the Astral 4. Energy and Planets What is a Planet in Astrology? The Planetary Operators Planets, Colors and Metals Philosophic Decades 5. Zodiacs Avatars of the Astrological Zodiac Semantics of the Zodiacal Signs 5-6. Thesis (continuation) in French Epistemology & Philosophy of Astrology EXEGESIS Discussion Group Archives Daryn Lehoux: Tomorrow's News Today: Astrology, Fate, and the Way Out Sirman A. Celâyir: Astrology, Reality & Common Sense Dennis Frank: Dane Rudhyar's reformulation of astrological theory Françoise Gauquelin: The Greek Error or Return to Babylon Gerry Goddard: Uranus, Neptune, Pluto Patrice Guinard: Aphorisms upon Astrology Dale Huckeby: After Symbolism Brad Kochunas: Religious Dimensions within Contemporary Astrology Maarit Laurento: A Dialogue between Astrology and Science Aldo Mazzucchelli: Astrology, Hermeneutics and Metaphorical Web Jesús Navarro: Astrology and Science Angeles Rocamora: Interview with Patrice Guinard An Interview with Dr. Percy Seymour Slawomir Stachniewicz: A Scientific Approach to Astrology William D. Tallman: Approach to Astrology Other Articles History of Astrology Digital International Astrology Library B I B L I O G R A P H I E S Patrice Guinard: Bibliography of the History of Ancient Astrology (in French) Patrice Guinard: Bibliography of Doctoral thesis (in French) Other bibliographies Other bibliographies (off-site) Peter B. Ellis: Early Irish Astrology Cyril Fagan: The Oktotopos Gordon McCrea Fisher: Some Sources of Astral Beliefs Ken Gillman: Twelve Gods and Seven Planets Patrice Guinard: The Lists of Antediluvian Kings: A Coded Document Patrice Guinard: French Astrology in the 20th Century Robin Heath: Stonehenge James H. Holden: Arabian Astrology Kenneth G. Negus: Kepler's Astrology Lester Ness: Historians of Astrology Angela Voss: The Astrology of Marsilio Ficino Other articles NOSTRADAMUS (mainly in French) CORPUS NOSTRADAMUS (100+ texts) C. N. : Introduction & Bibliography Corpus Nostradamus (Index) C. N. : Bibliographical & Iconographical Documentation Did Nostradamus know the Transaturnian Planets? Nostradamus (Other texts) Nostradamus (Digitalized documents) Statistical Investigation into Astrology ARCHIVES GAUQUELIN Dennis Rawlins: sTARBABY James Brockbank: The Sceptical Attack of Dean et al. on Astrology Graham Douglas: Cosmic Influences: A new Proposal Other articles Various PG: DN du CURA 1 (455 Birth Data) PG: DN du CURA 2 (317 Famous Scientists) PG: ColdBaby (The Antiastrological Activism in UK) Patrice Guinard: Higgledy-piggledy Jacques Reverchon: Value of the Astrological Judgements and Forecasts Sergey Smelyakov and Yuri Karpenko: The Auric Time Scale & the Mayan Factor Shelley Jordan: Interview with Dr. Pema Dorjee, physician to the Dalai Lama Praxis (applied astrology) -------- A Fund for Astrological Research Awards for CURA Readers Feedbacks Texts by Patrice Guinard (1999-2004) Annoted Links -------- Cura's presentation All the articles published ("Site Map") Chronology of published articles CURA's Book Reviews CURA's Association CURA's Forum CONTACT FRANÇAIS ASTROLOGIA PERENNIS (1993-2017) 1. Astrologie: Le Manifeste Qu'est-ce que l'Astrologie ? Qui a peur de l'Astrologie ? 2. Les Huit Maisons astrales L'Espace qualitatif Le Dominion (et l'Octotope) 3. Les trois Mondes (Ontologie sémiotique) La notion d'Impressional Du Sémiotique à l'Astral 4. L'Énergie et les Planètes Le système solaire Les Opérateurs planétaires Planètes, Couleurs et Métaux Décades Philosophales 5. Zodiaques Avatars du zodiaque astrologique Corrélations physiologiques Sémantique des signes zodiacaux L'archétype zodiacal quadripolaire 6. Temps et Cyclicité Le temps des philosophes L'ordre cyclique temporel Cyclologie astrale Des cycles et des hommes 7. La Matrice astrale Équipotence et harmonie des structures Fondements logiques des Maîtrises Géométries matricielles 8. Horoscopies Logique du thème natal Réforme du thème astrologique Pratiques horoscopiques 9. Le Paradigme astral L'Ordre Matriciel Géoculturologie astrale Cyclologie mondiale Épistémologie et philosophie de l'astrologie Patrice Guinard: L'histoire du Manifeste pour l'astrologie, et sa signification Patrice Guinard: Aphorismes astrologiques (en anglais) Alain Nègre: Science et Astrologie Alexandre Volguine: L'ésotérisme de l'astrologie Patrice Guinard: Alexis de Tocqueville, le Visionnaire de la Modernité Autres articles Histoire de l'astrologie Digital International Astrology Library B I B L I O G R A P H I E S Patrice Guinard: Bibliographie de l'histoire de l'astrologie antique Patrice Guinard: L'astrologie à l'université : Un siècle de thèses doctorales Autres bibliographies Autres bibliographies (hors site) Giuseppe Bezza: Du Calendrier naturel à l'Astrologie Patrice Guinard: Les listes des rois antédiluviens: Un document codé L'étoile de Bethléem (Un scénario organisé par des astrologues) Michel-Gérald Boutet: L'Astrologie Celtique Cecco d'Ascoli: L'Acerba (tr. 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P. Guinard, 1993 + English version + Versión en español Manifeste Maisons, Octotope, Dominion Sémiologie du signe astral Planètes Zodiaque Cycles Matrice, Maîtrises Horoscopie, Le Thème natal Géo-histoire astrale, Astrologie des Cultures Relents sinistres aux jabotoires Et sifflements des caquets de l'histoire Que perce au loin le cri d'une sorcière Urinant aux pas perdus de la mémoire: Illusions, fausses sueurs, nuits d'aliénation. Et c'est pourquoi dans la clairière Mon âme donne tort à ma raison. ---- PG, 24 JAN 2021 ---- ARCHIVES GAUQUELIN (149,000 Birth & Death Data): 6th Edition aka 50th Anniversary Edition (new) Gauquelin's Professionals Complete Database: Introduction, Codes, Double Data Gauquelin's Complete Professionals Database: The G Letter How to get the Gauquelin's Professionals Complete Database 2612 New Birth Data (Nogent) 880 Birth Data of French Priests (Albi and Paris dioceses) 361 Birth Data of French Minor Painters (not included in A4) 439 Eminent Men not included in Gauquelin's Data (Müller 2) Contents of C.U.R.A. (Site Map) | Historique et Contenu du CURA | Histórico y Contenido de la Web Selection of Texts published in English A true and wonderful prediction for twenty years I have made only ONE prediction in 20 years on CURA, a concise, precise and accurate one that none pseudo-astrologer of the bogus-predictive schools has ever made: It appears here in the April 2010 original file, and it gives the astrological FACT, WHAT will happen, and the reasons WHY it will happen. Astral Matrix I. Equipotence and Harmony of Structures (P. Guinard's Thesis VII.1) Astral Matrix II. Logical Foundations of Rulerships (P. Guinard's Thesis VII.2) Astral Matrix III. Matrix Geometry (P. 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Celâyir: The World of Astrology (A Criticism of the Astrological Milieu) Slawomir Stachniewicz: Attempt of a Scientific Approach to Astrology Wojciech Jóźwiak: Newly Conceived Houses EXEGESIS Discussion Group Archives (1996-2007) ⇒ Simply the best Philosophical discussion group on Astrology ever ! ARCHIVES GAUQUELIN (149,000 Birth Data) Manifeste Manifeste Manifeste Manifeste Manifeste Manifeste Manifeste Manifeste Digital International Astrology Library. DIAL 1 & 2 (400 + 1000 links) Pierre d'Ailly Pontano Regiomontanus, Kalendarius, 1513 Lichtenberger, 1526 Practica, 1514 Schoener, De judiciis nativitatum, 1545 Cardano, Libelli Artopoeus Tycho Brahe CORPUS NOSTRADAMUS (247 textes) Nostradamus, Prognostication 1555 Nostradamus, Almanach 1557 Nostradamus, Presages 1557 Nostradamus, Propheties 1555 Nostradamus, Propheties 1558 Nostradamus, Propheties 1568 Nostradamus, Propheties 1603 Nostradamus, Opuscule 1556 Nostradamus, Des notes hieroglyphiques 1541 Nostradamus, Lettre à Joachim de Cléron 1566 Selección de Textos publicados en Español ASTROLOGÍA: EL MANIFIESTO (copia PDF) Jesús Navarro: A propósito de la Astrología: Apuntes para un Debate Ken Gillman: Doce Dioses y Siete Planetas (trad. Joanna Murdoch) Angeles Rocamora Cortés: Pensar la Astrología (Entrevista a Patrice Guinard) Patrice Guinard: Astrología: El Manifiesto (trad. Angeles Rocamora) Patrice Guinard: El Dominion o Sistema de las 8 Casas: Presentación (trad. 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Aldo Mazzucchelli, Brown University, Providence, Jan. 2001 "Patrice, Your request is an honor as your site is spoken of highly as one of the most intelligent venues on the internet. Lois." Lois Rodden (1928-2003), email 7 Jul 2001 "Le CURA est, avec d'autres moyens qui n'existaient pas il y a 25 ans, la voix de l'astrologie française dans le monde." (H. J., Nov. 2001) "CURA remains a major island of intelligence in the vast sea of astrological stupidity." (Shelley Jordan, July 2004) "Still, serious philosophical studies of astrology are almost non-existent, except probably the works of Patrice Guinard." Audrius Beinorius, Vilnius University, in his review of a book of P. Curry and A. Voss, 2007 "Best of the Web, October 2008: CURA's Digital International Astrology Library Online (DIAL) by Patrice Guinard, PhD. The Dial Website. This is an amazing site, for which generations of astrological researchers are going to bless the name of its developer: Patrice Guinard. I am already blessing everything from his name down to his cotton socks, since the site has saved me hours of chasing down original manuscripts for reference and study. Put simply, this is a project that had a definite need to exist, and it also had a need for someone capable and competent to do it right. The project and Patrice are perfectly suited to each other." Deborah Houlding, Leading UK astrologer, skyscript.co.uk, Oct. 2008 "Dear Patrice, I have received your new book, 'Historique des éditions des Prophéties de Nostradamus'. Thank you very much. You have done a fine job of researching all of the early editions of Nostradamus's 'Prophecies' and not only listing them with notes but also reproducing their title pages. (...) I want to thank you for your excellent bibliography of early astrological books that you are making available on CURA." James Holden (1926-2013), email 11 Jan 2009 "I have placed these two websites of Patrice Guinard at the head of this section because of their importance to astrology in general and to the study of ancient, medieval and early modern astrology in particular. The C.U.R.A. website is a leading forum for astrological research and philosophical speculation, and the D.I.A.L. website, which is attached to the C.U.R.A. website, represents an incredible job of locating astrological texts on the websites of major European libraries. While a knowledge of Latin and other ancient languages is helpful, there are also a number of texts in modern languages including English. No serious student in this field can afford to ignore this website." Robert Hand, Leading US and World astrologer researcher, arhatmedia.com, Jan. 2010 autres témoignages - other testimonies (1999-2004) : here Patrice Guinard Patrice Guinard. Docteur en Philosophie, 1993. L'Astrologie : Fondements, Logique et Perspectives, Université Paris I Sorbonne. Si l'incidence astrale n'est pas un leurre, c'est-à-dire s'il existe, à quelque niveau de réalité que ce soit, quelque force, de quelque nature qu'elle soit, qui influe sur nos modes d'être et que la modernité veut ignorer, alors il n'est qu'une pratique possible de l'astrologie : l'astrologie radicale. Tout le reste est commerce et littérature. Par-delà babillage jetable et pensée préformatée Adversus Jactatores Leguleos ac Ventricosos Hypocritas Escape the disposable Babble & Popular or Academic Prêt-à-Penser! CURA Centre Universitaire de Recherche en Astrologie Editor & Website Designer : Patrice Guinard © 1999-2021 Dr. Patrice Guinard ca. 8,148,000 visits since nov. 1999

vendredi 26 janvier 2024

Jacques Halbronn Comment Patrice Guinard est passé à côté de l'Epitre de Nostradamus au pape Pie iV

Jacques Halbronn Comment Patrice Guinard est passé à côté de l’Epitre au pape Pie IV En 1991, nous avons signalé un document (conservé à la Bibliothèque Nationale mais fort mal signalé alors (avant l’informatisation des collections) au fichier des anonymes) resté totalement ignoré des chercheurs dans le champ centurique et le Bulletin de l’Association d’études sur l’humanisme, la réforme et la renaissance, année 1991, volume 33, numéro 33, p. 43-72.s’empressa de publier notre étude (reprise sur Persée)sous le titre »Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus (1561) ». Il était fortement question du pape Pie IV dans ce « Cantique Spirituel et consolatif A Monseigneur le Prince de Condé. Avec un écho sur l’adieu du Card. de Lor. Plus la déclination des Papes, contre pronostication à celle de Nostradamus » Publication : Reims, 1561 : ark:/12148/cb332787384 Notice n° : FRBNF33278738 Nous résumions ainsi notre étude « Les relations entre Nostradamus et Pie IV (1559-1565) n’ont pas fait l’objet d’une monographie, si bien que l’on a généralement privilégié ses Epîtres au pouvoir temporel. C’est ainsi qu’en 1556, Nostradamus s’adressa coup sur coup à Catherine de Médicis, à Henri II, et à Antoine de Navarre. La découverte de la Contrepronostication nous a amené à examiner la nature des relations entre Nostradamus et le Pape. Pourquoi y reprochait-on notamment à l’auteur des Prophéties d’être en quelque sorte à la solde du souverain pontife ? De fait, en cette année 1561, Nostradamus rédigea deux Epîtres au Pape et l’année précédente, il lui accorde un passage significatif de son Almanach pour ladite année 1561. »" Laissons la parole à Patrice Guinard ; CORPUS NOSTRADAMUS 179 — par Patrice Guinard Les faux Nostradamus italiens des années 66-67 : il vero Giuditio, il vero Pronostico, li Presagi et Pronostici Après la mort de Nostradamus en juillet 66, la belle vie commence vraiment pour les usurpateurs de tous poils, imposteurs et faussaires des oeuvres et du patronyme du prophète salonnais, dont un certain Michel Nostradamus le Jeune qui signe aussi Mi. de Nostradamus (cf. CN 180). Une floraison de pronostics divers, mis au nom de Nostradamus, commence à envahir les foires et les étals de libraires, à commencer par deux pronostications italiennes parues dans diverses éditions, Il vero et universale giudicio et Li Presagi et Pronostici. 179A Il vero et universale giudicio sopra le quattro stagioni, di M. Michele Nostradamo Astrologo Eccellentissimo, Et Medico di Salon di Craus [sic] di Provenza, Nel qual si vede brevemente quanto mostrano le stelle, & Pianeti di mese in mese, & di quarto in quarto, dell’anno 1566 … Tradotto fidelmente di Francese iu [sic] Italiano. Trino (Trento), [Giovanni Francesco et Giolito de Ferrari ?], « con licentia de Superiori », 1566, in-4, 4 ff. (vignette au frontispice) ° BC Trento: t-G 2-op f 60 Il vero et universale giudicio sopra le quattro stagioni Il vero, et universale Giuditio 179B Il vero, et universale Giuditio di M. Michiele Nostradamo, astrologo Eccell(entissimo) & Medico di Solon [sic] di Craus [sic] di Provenza, nel quale si vede brevemente quanto mostrano le stelle, & Pianeti di mese in mese, & di quarto in quarto dell’anno 1566 … Deo semper laus, & gloria Trino (Trento), [Giovanni Francesco Giolito de Ferrari], « con licentia delli Superiori » (A4v), [1566], in-4, 4 ff. (pas de vignette) ° BN Marciana Venise: MISC 1339. 017 → Giuseppe Dondi & Marina Bersano Begey, Le cinquecentine piemontesi, vol. 3, Turin, 1966, p.241, n.1373 → Chomarat, 1989, n.78 La première pronostication existe en deux versions : l’une avec un vignette au frontispice et dite traduite du français, l’autre sans vignette et au titre et précisions modifiés au frontispice. Elle contient les quartiers lunaires sommairement commentés pour chacun des douze mois de l’année avec un faciebat controuvé de Nostradamus, et un commentaire de l’éclipse lunaire d’octobre 1566 dans un contexte italien. Les données des quartiers ne correspondent pas à celles de l’Almanach de Nostradamus pour l’année 1566. Il s’agit d’un faux, probablement concocté après la mort de Nostradamus, peut-être traduit d’une version française perdue. Le texte ne présente aucun intérêt.(sic) 179C Il vero Pronostico calcolato dall’eccell(entissi)mo astrologo, et filosofo M. Michel Nostradamo Francese. Il qual narra diligentemente tutte le perverse calamità, che deve incorrere l’Anno 1566 come per ragioni Astronomiche lo dimostra. Bologna, Alessandro Benatio, « Con licentia delli Superiori », 1566, in-4, 4 ff. ° BNF Paris: Rés V 1196 → Leoni, 1961, p.87 → Chomarat, 1989, n.77 → Benazra, 1990, p.77 → Brind’Amour, 1993, p.492 → CAT Ruzo-Swann, Avril 2007, n.9 (vendu 390 $ avec d’autres fac-similés) Cette seconde pronostication est à rattacher à la première par les données astrométriques similaires pour l’éclipse lunaire du 28 octobre 1566 : à 23 h 50 et 15° Taureau, durée 3 h 40 (Giuditio, A4v) vs 24 h 50, durée 3 h 40 (Pronostico, A2v). L’introduction sur un feuillet (incipit « Il divino Mosè nel Sesto del Genesi » ; explicit « o gli effetti nelle cose inferiori ») cite en seconde page une série d’autorités en matière astrologique : le chapitre 4 du second livre du Tetrabiblos de Ptolémée, Hali Rodoan, Albumasar, Messahalla, Almansor, et un astrologue du nom de Pierre Maynard (Pietro Mainardo). Suivent un aperçu de l’année 1566 (avec un faciebat controuvé de M. « Nostrodamus »), un descriptif de l’éclipse lunaire du 28 octobre 1566 (A2v), et des présages attribués à Nostradamus et adressés au duc d’Orléans (le futur Henry III). Il vero Pronostico calcolato Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo Francese 179D Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo, Quale principiando l’anno 1565 diligentemente discorrendo di Anno in Anno fino al 1570. Chiaramente ci dimostra tutto quello che gl’influssi Celesti dinotano, tanto di bene, quanto di male, si delli raccolti boni, quanto delli rei. Genova, S.n. [Antonio Bellone ?], « con licenza de superiori » (A4v), « 1564″ (A4v) [1567 ?], in-4, 4 ff. ° BNF Paris: Rés V 1195 ; BM Lyon: Rés A 508196 179E Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo Francese. S.l. [Genova ?], S.n., S.d. [1567 ?], in-4, 4 ff. (vignette aux deux astrologues au titre) ° BNF Paris: Rés V 1194 (page de titre manquante) ; BN Marciana Venise: MISC 2636. 061 → Leoni, 1961, p.87 → Chomarat, 1989, n.62 (sous 1564) et n.67 (sous 1565) → Benazra, 1990, p.67-68 (les 2 versions, sous 1564) → Brind’Amour, 1993, p.491 → CAT Ruzo-Swann, Avril 2007, n.9 (vendu 390 $ avec d’autres fac-similés) Au moins deux autres éditions antidatées du précédent texte ont été imprimées vers 1567 (ou plus tardivement) avec un titre totalement remanié. Un exemplaire de la BNF précise la nationalité de l’auteur falsifié : « Francese ». Ces éditions ne précisent pas le nom de l’imprimeur, peut-être Antonio Bellone qui exerçait à Gênes à cette date, à supposer qu’il s’agisse bien d’impressions génoises (cf. Gedeon Borsa, Clavis typographorum librariorumque Italiae, Baden-Baden, 1980). Le texte est prétendument dit traduit d’un original français.(…) Dans la dédicace, On remplace le duc d’Orléans par le pape Pie IV, ainsi que quelques formulations relatives au nouveau dédicataire et à l’année visée : on transforme par exemple l’expression « circa l’Anno 1566″ en « circa 1565 & 1566″, mais pas la suite du texte « che sarà l’anno il quale per la revolutione … » – ce qui contredit les propos du texte puisqu’il est toujours question de l’année 1566 alors que la pronostication concerne 1565 ! De même « 1566″ est remplacé par « 1565 tenendo per l’anno 1566″ (A3v). A la page précédente, l’expression « qualche grandissimo danno che non passeranno quelle annà [sic] de 1566 et 1567″ devient « qualche gran matrona che non passeranno quelli anni de 1566 et 1567″ (A3r). Dans l’édition non datée du même texte, la « gran matrona » est remplacée par « grande dame » (en français). La régente Catherine de Médicis semble visée, et la seconde mouture de 1565 pourrait avoir été concoctée dans les cercles de mécontents liés à François d’Anjou (cf. infra). Bien sûr c’est surtout le prestige de l’astrologue et conseiller royal qui est visé par la dédicace réorientée sur le pape Pie IV, décédé le 9 décembre 1565. » Ainsi pour Guinard, la dédicace au Duc d’Orléans aurait été remplacée par celle au pape alors que c’est l’inverse qui se produisit!: Robert Benazra en 2001 publiera sur le site du CURA de Guinard l’étude suivante dont nous extrayons la partie se référant à Pie IV; Les Pronostications et Almanachs de Michel Nostradamus par Robert Benazra »En 1561, Nostradamus publie son Almanach nouveau pour 1562. Composé par Maistre Michel Nostradamus, Docteur en Médecine, de Salon de Craux, en Provence… Il le fait imprimer à Paris, par Guillaume le Noir et Jehans Bonfons. [ Cet almanach est dédié, le 17 mars 1561, à « Pie IIII Pontifice Max ». [ Nostradamus a livré aux éditeurs un texte partiel, sans doute à cause des troubles civils et à l’éloignement de Salon qu’ils imposèrent à Nostradamus en avril, mai et juin 1561. [ La dédicace à Pie IV montre cependant que Nostradamus avait dans le haut clergé de puissants protecteurs. Nostradamus compose sa Prognostication nouvelle pour l’an MDLXII. Composée par maistre Michel Nostradamus, Docteur en Medicine, de Salon de Craux en Provence, qu’il fait imprimer à Lyon par Antoine Volant et Pierre Brotot. L’épître de Nostradamus est adressée à Jean de Vauzelles. Il existe une édition apocryphe de la Pronostication nouvelle pour l’an mil cinq cens soixante deux. Composée par Maistre Michel Nostradamus Docteur en Médecine, de Salon de Craux en Provence, imprimée à Paris chez la veuve Barbe Regnault. Le XVIe siècle nous a transmis un manuscrit en français comportant plusieurs passages autographes de Nostradamus Les Praedictions de l’almanach de l’an 1562, 1563 et 1564 par M. Michel de Nostre dame Docteur en medicine. Faciebat M. Nostradamus. Salonae petreae provinciae. XX Aprilis 1561. [ Cette copie manuscrite de 222 pages est restée inédite. Les Prédictions sont dédiées au Pape Pie IV dans une épître, datée de « Salon de Craux en Prouence, ce XX avril 1561″. Malgré son titre, l’ouvrage porte essentiellement sur l’année 1562, avec quelques anticipations pour les années suivantes. Il ne semble pas que ce manuscrit destiné au pape lui fut envoyé, car on remarque dans le texte de nombreux espaces blancs, prouvant que Nostradamus n’avait pas entièrement revu son texte. On sait effectivement que le secrétaire de Nostradamus laissait des espaces blancs, à remplir plus tard, quand il n’arrivait pas à lire le texte original. Les troubles du printemps 1561 à Salon et la fuite de Nostradamus à Avignon expliquent sans doute ces particularité Voici une pronostication italienne : Pronosticon del l’anno 1563 coposto et calculato par M. Michele Nostradamo dottore in medicina di Salon di Craux in Provenza. Cette pièce est dédiée au pape Pie IV avec privilège et contrôlée par le grand Inquisiteur. Nous disposons également d’une pronostication italienne : Pronostico et Lunario de l’Eccellentiss. Filosofo, Medico, et Astrologo M. Michele Nostrodamo…, imprimée à Padoue en 1563. [ On aura compris que l’original est bien dédié au pape et que la parution se référant au Duc d’Orléans est la contrefaçon. Guinard n’aura pas eu accés à une impression du début du siècle dernier qui met clairement en évidence que les traductions italiennes ont suivi strictement l’original français. (cf sur le site de Mario Gregorio propheties.it http://www.propheties.it › Researches21-30 ’Reproduction très fidèle d’un manuscrit inédit de M. de Nostredame. Dédié à S. S. le Pape Pie IV/ » Or, nous avons montré les liens existant entre la dite Epitre au pape et certains quatrains du début du second volet des Prophéties; Centurie VIII quatrains 77- 78 avec le mot « macelin », qui ne se comprend que par rapport à la Saint Marcelin dont il est question dans la dite Epitre au Pape. Mais le texte en question sera remplacé en tête du second volet par une pseudo Epitre à Henri II qui ne constitue pas une clef pour comprendre « Macelin »! JHB 26 °1 24

mercredi 6 septembre 2023

Cyril Fagan The Octotopos -with Comments by Patrice Guinard

Cyril Fagan: The Oktotopos (with comments by Patrice Guinard) Ed. N.: This text is the 19th chapter of Cyril Fagan's Astrological origins (St Paul (Minn.), Llewellyn Publications, 1971, p.161-170). It completes my own views about the subject. I've known its existence only in Dec. 1991, nine years after my "discovery" of the Dominion, that is, the set of the 8 domains of the Celestial Sphere. [161] Every student of astrology knows that the modern horoscope form is divided into twelve sectors numbered counterclockwise, commencing with the Ascendant or cusp of the 1st house. Thus divided, the horoscope form represents the invisible envelope, or aura, that is supposed to surround the earth and which revolves pari passu with the rotation of the earth on its own axis. This envelope is also supposed to move with the individual concerned wherever he goes, always maintaining the same orientation. Thus, the 1st house always commences with the eastern horizon. The Greeks called such a scheme the Dodekotopos - dodeko meaning twelve and topos meaning places. Moreover, the Greeks made it synchronize with the signs of the zodiac, commencing with Aries 0°, notwithstanding the fact that the order of the houses runs from west to east, whereas the signs of the zodiac run from east to west. Hence, they are incompatible. One cannot pair off twelve signs and twelve houses when they run in opposite directions. Yet, this is precisely what the tropicalists have attempted to do. [Ed. N. : I do not see any relationship with the question of zodiac.] Moreover, in the Arctic and Antarctic circles where certain zodiacal signs never rise above the horizon, while others never set below it, such a synchronization collapses completely.[162-163] Cyril Fagan: The Dodekotopos Cyril Fagan: The Octotopos [164] The Dodekotopos, which is the vogue today throughout the whole astrological world, appears to have been culled from the hermetic writings of Hermes Trismegistos, literally the "thrice greatest Thoth", and is supposed to be of Egyptian origin. But Thoth is the Egyptian god of the Moon while Hermes is the Greek for Mercury; [Ed. N. : This remark is significant, but the conclusion ? :] so the Dodekotopos is, in fact, a Hellenic rendition of an Egyptian original, which rendition violates at every point the archetypical fitness of things. What appears to be the original, and hence authentic, scheme of houses is described in the Greek Michigan Papyrus No. 149, probably written by the pseudo-Manetho, born in A.D. 80, of which a translation by the Greek scholar, Rupert Gleadow, appeared in the September and October 1950 issues of American Astrology magazine. It also is described in the Astronomicon of Manilius who flourished in Rome during the reigns of the Emperors Augustus and Tiberius. (Manilii Astronomicon, ed. A.E. Housman, London, Grant, 1903-1930). Known as the Oktotopos - okto meaning eight and topos, places - it comprises only eight houses and these run clockwise, no attempt being made to make them tally with the zodiacal signs. In the original scheme of things, as conceived by the early Egyptians, these so-called houses or places were not measures of space at all but measures of time; a fact which modern astrological mathematicians have utterly failed to grasp. So, instead of calling them houses or spaces, for want of a better name we shall designate them "watches". The immortal Imhotep, of Sothic fame, is credited with having devised the Oktotopos. [Ed. N. : I remain very skeptic as for this origin. No reference is advanced.] Naturally the arms of the mundane crucifix, the framework of the chart, which defines the Ascendant, the Midheaven, the Descendant and the Anti-Midheaven (often erroneously called the Nadir) is [165] treated, and trigonometrically computed, as being spacial. The division of the mundane sphere into succedent and cadent lunes are also spacial. But in the matter of dominion, the Egyptians treated these watches as measures of time, just conventional time as ordinary people understand it. For the sake of convenience and identification we shall synchronize these eight watches with the local temporal hours of the day which most people in antiquity were accustomed to using. Everybody knows that except on the dates of the vernal or autumnal equinoxes the length of the day never equals the length of the night. In summer, it is much longer and in winter, shorter, so that the Sun rises and sets at different times during the year. In the temporal scheme of things the length of the hours and minutes are so proportioned that the Sun always rises at 6 a.m. and sets at 6 p.m., culminating at high noon - 12 a.m. - and coming to the Anti-Midheaven at midnight - 12 p.m. As stated elsewhere, these were the smedt, or middle points of their respective watches, which ran as follows: 1st watch = 4:30 a.m. to 7:30 a.m. 2nd watch = 7:30 a.m. to 10:30 a.m. 3rd watch = 10:30 a.m. to 1:30 p.m. 4th watch = 1:30 p.m. to 4:30 p.m. 5th watch = 4:30 p.m. to 7:30 p.m. 6th watch = 7:30 p.m. to 10:30 p.m. 7th watch = 10:30 p.m. to 1:30 a.m. 8th watch = 1:30 a.m. to 4:30 a.m. In those places where the day began with sunset, the 1st watch would tally with the temporal hours of from 4:30 p.m. to 7:30 p.m. and so on. According to the custom of ancient times and of a people who inhabited the sub-tropics, during the 1st watch, which was that of [166] daybreak and sunrise, all nature awoke to life and the people arose and prepared for the activities of the coming day - hence they designated this watch "life". During the hours of the 2nd watch, the people bartered their wares and otherwise earned a livelihood, so they designated this watch as that of "money". During the 3rd watch, which embraced midday when the heat was at its greatest and so too hot to work, the people wended their way home to rest or often took to their boats to enjoy the cool of the waters, so this watch was designated that of "travel". During the 4th watch parents were honored and entertained so this period was designated that of "parents". During the 5th watch, that of sunset, work ceased for the day and everyone returned home to the family, so this period was designated that of "children". During the 6th watch, the aged and the ailing were attended to and their needs supplied, so this period was designated that of "illness". During the 7th watch, people's homes were closed for the night and husbands and wives betook themselves to bed so this period was designated that of "wife". The 8th and last watch was that of slumber and death, so it was recognized as the "death" watch. In their recent book on Sleep, Julius Segal and Gay Gaer Luce observed that at 10 a.m. a man is very different to what he is at 4 p.m. or at midnight. One of the obvious reasons is the daily temperature which with great regularity rises during the day and falls at night, dropping to its lowest point between the hours of 2 a.m. and 5 a.m. This is the time, they state, when nightworkers and railroad people have the most accidents; the time when doctors receive the highest number of calls reporting coronaries. In the Oktotopos, the hours from 2 a.m. to 5 a.m. cover the 8th watch - that of death - and so could [167] hardly be more appropriate. But in the Dodekotopos, currently in use, the 8th house tallies with the afternoon hours from 2 p.m. to 4 p.m. which are not particularly noteworthy for mortality. With their passion for schematism, the Greeks, in attempting to synchronize their tropical zodiac with the eight places, or watches, increased their number by four. This nonsensical brew has been accepted by astrologers both in the occident and the orient for the past two thousand years or so, and is reverenced as an article of faith that brooks no contradiction. They see nothing incongruous in the fact that the 2nd house of the Dodekotopos, that house holding dominion over the acquisition of money, tallies with the hours from 2 a.m. to 4 a.m. when the vast majority of mortals are deep in slumber; nor with the fact that the 7th house, that of mating, tallies with the hours from 4 p.m. to 6 p.m. when most of us are only finishing work for the day and wending our weary ways towards home. Incidentally, do all the religious-minded attend church services between the hours of noon to 2 p.m., as the Dodekotopos would have us believe? Or do some communities attend church early in the morning? Of course they do, depending on the sect. Hence, it is pure nonsense to decree that any house or watch is universally that of religion. Should a community consistently attend religious services, say, between the hours of 6 a.m. and 7 a.m., then for them the 1st watch becomes also that of religion. In short, according to the timing of their daily customs, each nation, each community and each person decrees their own watches and their own dominion. In his delineation of the geniture of Albrecht von Wallenstein, Duke of Friedland, Johann Kepler, the famous astronomer and astrologer, has this to say about the Dodekotopos: "...Astrologers have made the division [168] into Twelve Houses in order to answer the various questions concerning which man desires knowledge; but I do not think it is possible in this way, which seems to me to be rather superstitious, a sort of fortune telling (Wahrsagerisch) and a kind of Arabian sortilege, where one can get an answer "yes" or "no" to any question that may occur to anyone at any time without knowing the person's hour of birth, thereby making of astrology an oracle, and consequently depending on the inspiration of heavenly (or rather devilish) spirits. And as I make a rule not to deal separately with the various houses and to ventilate special questions, this omission on my part, I hope, will not be taken amiss..." (Beitrag zur Feststellung des Verhältnisses von Kepler zu Wallenstein, Transactions of St. Petersburg University). [Ed. N. : This quotation of Kepler centres in a fundamental way the problem of the transmission of the astrological knowledge, and its possible degradation in superstitious hermetic practices. Horary astrology is found in the center of the debate.] Horoscope: This word is generally held to mean a birth chart or figure of the heavens for the moment of birth or for any other such event. This is incorrect. Dr. Richard Garnett, Curator of the Printed Books in the British Museum, who, as an astrologer, wrote under the anagram A.T. Trent and who also is one of the great Greek scholars of his day, contributed a most learned paper to the Classical Review, July 1899. [Ed. N. : Upon Richard Garnett, see Patrick Curry, A confusion of prophets, London, Collins and Brown, 1992.] Therein he points out that the Greek word hora not only meant hour and season but also "the degree of the zodiac ascending in a nativity" and cites, at length, from Manetho and other Greek astrological writers to that effect. Hence, the Greek word horoskopos (horoscope) literally means "an observation of the degree of the zodiac crossing the eastern horizon at any given moment". In short, the words Ascendant and Horoscope are synonymous. Therefore, it is not possible to ascertain one's horoscope, unless the hour of birth to the nearest minute, as well as the date and place of birth, are known. [Ed. N. : Fagan stresses that the Ascendant, and consequently the chart, lose all their meaning in a horarist context.] In ancient times before the advent of ephemerides, the [169] ascension of such a degree - considered the most personal degree in every chart - was observed by means of astrolabes or by similar instruments. The Foreground, Middleground and Background: When planets are in close propinquity to the angles of any chart, they are said to be in the foreground - the angles, hinges, or corners as they are often called, being the points of the ecliptic that rise, culminate, set, and also that point at the Anti-meridian. Some astrologers call the point that rises the East Point and that which sets the West Point but this really is quite erroneous. The point of the ecliptic that rises is only due east when in conjunction with the vernal, or with the autumnal equinox, not otherwise; and it is due west when it sets in conjunction with these equinoctial points. [Ed. N. : The ecliptic location does not seem to me to be an absolute value.] But the point of the ecliptic that culminates is always due south in the northern hemisphere while the opposite or midnight point always is due north. In the southern hemisphere these orientations are reversed. These angles constitute the middle and the strongest points of their respective watches. This means that the Ascendant, or Horoscope, is the center of the 1st watch of the Dodekotopos; the Midheaven is the center of the 10th watch; the Descendant of the 7th watch; and the Anti-Midheaven of the 4th watch, should we elect to substitute the word watch for that of house. When planets are so placed, they are in the foreground and at their maximum potency for good or evil according to their individual nature. They overrule and take precedence over all other planets, dominating and coloring the life and character to the exclusion of all other influences. The foreground denotes those events and things that are fully conspicious, that are immediately before one's eyes and that eventuate at once or very early in the life. [170] Planets near the cusps or centers of the succedent watches are said to be in the middleground. The succedent houses are those that follow the angular ones reckoned counterclockwise. [Ed. N. : Fagan seems to have given up the Octotopos, and returns to the "traditional" Dodekatopos.] So placed, their influence is less effective and not so obvious as those in the foreground. Having a middling nature, their action is more laggard and frequently they do not develop to their full capacity until middle life. Planets situated on the cusps of the cadent watches are said to be in the background. The cadent watches are those which follow the succedent ones. So placed, their influence is dim, vague, remote, feeble, weak, distant, ineffective and devoid of potency. The cadent watches denote the far-flung horizons of forgotten things or else the distant future. Not uncommonly, planets posited in the background are dumb notes, having, for good or evil, no influence at all unless they strongly configurate planets in the angles. A happy birth chart is one where the benefics are angular and the malefics cadent; [Ed. N. : This notion of malefic and benefic planets is oldish.] while an unfortunate geniture often has such positions reversed. To cite this page: Cyril Fagan: The Oktotopos (with comments by Patrice Guinard) (version 1.1 : 01.2000) http://cura.free.fr/docum/02fagan.html ----------------------- All rights reserved © 1999-2000 Patrice Guinard HOME ACCUEIL C.U.R.A. PORTADA