Site de l'Association La Vie Astrologique (ex Mouvement Astrologique Universitaire). 8, rue de la Providence. 75013 Paris/ Une approche historico-critique de la littérature astrologique.
Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)
Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
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Affichage des articles dont le libellé est Serge Bret-Morel. Afficher tous les articles
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dimanche 11 avril 2021
Jacques Halbronn Sur le passage d'un texte de Serge Bret Morel sur l'astrologie
Sur le passage d'un texte de Serge Bret Morel de 2017 sur l'astrologie « Traitement de l’information : croyance et scepticisme dans les recherches Google (+ biais de confirmation) »
par Jacques Halbronn
On relève le passage nous visant directement que nous signale Google :
« Cinquième constat : La page de l’encyclopédie Universalis ne mentionne même pas la possibilité d’un zodiaque des constellations et on apprend qu’il y aurait des ères astrologiques ! Cette idée n’est pourtant défendue vraiment que par des astrologues, mais l’article astrologie de cette encyclopédie a été confiée à l’astrologue Jacques Halbronn, faut-il donc nous étonner du contenu de l’article « zodiaque »
Avouons notre surprise de voir Bret Morel être tombé si bas ! Il attaque l'article Zodiaque et puis il ajoute d'aialleurs que vaut cette Encyclopaedia Universalis qui confie l'article
« Astrologie » à.... un astrologue, en la personne de Jacques Halbronn » On est dans une forme de délation visant à déconsidérer notre article qui va bientôt fêter ses 30 ans d'existence et qui est désormais mis par les éditeurs sur Internet. Au vrai, peut-on dire que Halbronn est « astrologue » ou bien est-ce une forme de diffamation ? Il est d'ailleurs possible que cette « information » ait pu jouer contre notre accueil universitaire ; allait-on donner un doctorat ou un poste à la fac à un « astrologue » ? Il faudrait y réfléchir à deux fois, d'où des retards pour les soutenances, d'où des candidatures non retenues en dépir du poids des publications. Quel scandale si un « astrologue » obtenait une chaire ! Dans le domaine de l'ésotérisme, on préférera ne pas faire de vagues en évitant tout soupçon quant à une implication directe dans les domaines étudiés !
Cependant, quand nous regardons les quatrième des couverture de nos deux éditions de Clefs pour l'Astrologie (1976 et 1993), il ne semble pas qu'à l'époque, une telle hantise ait existé alors que la collection « Clefs » n'est pas « marginale » mais bien cotée au vu de ses collaborateurs.
1976 »Jacques Halbron , orgnisateur des Journées Internationales Astrologiques de Paris a dirigé plusieurs revues astrologiques spécialisées et fondé le Mouvement
Astrologique Universitaire. Il est l'auteur de deux ouvrages d'histoire de l'astrologie »
1993 « Jacques Halbronn, directeur de la Bibliotheca Astrologic a organisé depuis 1974 une cinquantaine de Colloques sur l'astrologie et connait de très près le milieu astrologique en tant que responsable du Guide de la Vie Astrologique«
Est ce que depuis 25 ans, la situation aurait changé et l'image de l'astrologue se serait autant dégradée qu'il suffirait à Bret Morel de mentionner la « qualité » d'astrologue de l'auteur de l'article Astrologie pour s'attendre au pire non pas tant sur son article qu'il ne mentionne pas mais sur un autre article consacré au Zodiaque, jetant ainsi le doute sur toute l'Encyclopaedia Universalis sachant si mal recruter ses collaborateurs ? Il faudrait désormais être étranger au milieu astrologique pour être crédible. Le problème que stricto sensu on ne saurait nous qualifier d'astrologue si l'on pense à des consultations alors que nous n'avons jamais exerrcé ! Mais alors à partir de quel seuil peut on être « traité » d'astrologue et quand Bret Morel utilise ce terme à notre encontre, quel effet entend il provoquer et que va-t-on comprendre par cette expression ? Quand nous avons gagné en appel notre procès en diffamation contre André Barbault, en 1978, nous avions contesté d'avoir été débouté en première instance. Le juge avait laissé entendre que dans cette profession marginale, il ne pouvait y avoir de cas de diffamation
Dans Wikiversité, on trouve à propos de Volguine « Dans son ouvrage La Vie Astrologique: Années trente-cinquante Jacques Halbronn, l'historien français de référence de l'astrologie »,
Certains ont pu dire que nous étions un astrologue devenu Historien mais en fait, nous avons été engagé très tôt dans des études d'Histoire de l'Astrologie et avions de toute façon commencé à la Fac dès 1965 alors que nous ignorions tout de l'Astrologie. On ne peut même pas dire que la pratique de l'astrologie ait pu être pour nous un « hobby » car la dimension recherche a toujours prévalu. Un tel amalgame est assez peu délicat, en tout état de cause mais est très révélateur de la mentalité assez trouble de Bret Morel, alors que lui-même a été impliqué dans le dit milieu astrologique.
Mais avouons-le, la formule lapidaire dont il se sert dépasse les bornes. Etant d'origine juive, nous ne pouvons nous empêcher d'établr un paralléle « Saviez vous qu'Un tel est juif ? ». Pas la peine d'en rajouter. C'est sans appel. Dans le cas de l'antisémitisme, on est en quelque sorte habitué à ce type de rhétorique mais pour l'astrologie, cela sonne un peu nouveau encore que nous ayons entendu des personnes se contenter de dire qu'Un Tel est astrologue pour expliquer qu'il n'est pas fréquentable et en tout cas pas un modèle à suivre.
Cette attitude est assez remarquable d'un stade ultime de détestation : point nécessaire d'en dire plus. Le seul épithète suffit pour que la cause soit entendue. « Vous m'en direz tant :! » Plus besoin d'argumenter, il suffit de dénoncer et donc de stigmatiser.
Peut être Bret Morel espèrait-il ainsi nous faire du tort , nus nuire, en révélant ce que tout le monde ne savait pas -bien que sur Internet notre connaissance du milieu astrologique soit flagrante. Rappelons que nous avons soutenu un DESS à Paris VIII sur « le milieu astrologique, ses structures et ses membres » en ethnométhodologie, en 1995.On y perçoit une forme de « méchanceté » dans ce type d 'argument disqualifiant qui évite d'avoir à s'explique, tant être réputé, « traité » d' astrologue serait une tâche indélébile !. On pourrait évidemment faire la réponse du berger à la bergère en traitant Serge Bret Morel d'anti-astrologue obsessionnel dont les travaux devraient être abordés sur ce sujet avec des pincettes comme lorsque dans une vidéo, il affirmait que la typologie zodiacale n'était apparue que dans les années trente du siècle dernier alors que déjà au XIIe siècle un Abraham Ibn Ezra en donne un exposé (cf notre édition du Livre des Fondements Astrologiques Ed Retz 1977, préfacé par Georges Vajda) On pourrait se demander « quelle mouche l'a piqué ? » pour recourir à un argument de cet acabit, pariant sur les préjugés les plus bornés de son auditoire ou de son lectorat. Il y a la paille et la poutre. Qu'est ce que ce procés engagé contre l'auteur d'un texte qui aura eu le malheur de ne pas fournir telle ou telle information ?
.
JHB
11.04 21
samedi 30 janvier 2021
Serge Bret Morel l'apparition des 12 types zodiacaux 1936
1936: le 1er horoscope de presse européen avec 12 signes astrologiques
1
On pourrait croire que, comme l’astrologie dont elles proviennent, les prédictions horoscopiques signe par signe existent depuis la nuit des temps. Ce n’est pas du tout le cas. Il y a exactement 80 ans, l’astrologue Richard Harold Naylor (dont même les astrologues ont oublié le nom et, surtout, les publications) achève la mise en forme d’une rubrique nouvelle appelée au succès que l’on connait.
Ci-après : chronologie et conséquences
Chronologie
En décembre 1936, Naylor publie le premier horoscope de presse, tel que nous le connaissons, dans la toute jeune revue occulte Prediction. Mais il travaille déjà pour un journal populaire à grand tirage, le Sunday Express. Six ans plus tôt, en effet, Naylor est devenu célèbre du jour au lendemain quand, le dimanche 5 octobre 1930, on lui attribua (injustement) la prédiction du crash du dirigeable R101. Avec une cinquantaine de morts, dont un ministre et un vice-amiral, la catastrophe fit les gros titres. Profitant d’un autre concours de circonstances, il s’était déjà fait remarquer un mois et demie auparavant en publiant des prédictions astrologiques généralistes à l’occasion de la naissance de la princesse Margareth, petite sœur de la future reine Elizabeth. Remarquons que sa carte de naissance ne met pas encore en avant les signes astrologiques, comme on le fait aujourd’hui.
Sunday Express, 24 août 1930
Sunday Express, 24 août 1930
Pendant six années, sa rubrique hebdomadaire resta sans comparaison avec l’horoscope de presse actuel. Elle contenait surtout des prédictions destinées aux personnes nées aux dates du moment ou à des groupes définis indépendamment de l’astrologie : les politiques, les boursiers et même… les turfistes. Entretemps, Naylor varia les supports de diffusion de ses prédictions : livres, disques 78 tours et même courts-métrages destinés aux salles de cinéma ! Sa notoriété crût au point qu’on raconte que s’il conseillait de ne pas investir en bourse le lundi, les investissements reprenaient le mardi (prophéties auto-réalisatrices) ! (note 1)
L’année 1936 va donc être celle de la gestation des futurs horoscopes. Précédé de cette notoriété nouvelle pour un astrologue, il est accueilli en fanfare dans le premier numéro de la revue occulte Prediction. Il y tiendra une rubrique mensuelle mais, c’est la nouveauté, pourra aussi publier des articles de fond.
En février, son article « Qu’est-ce que l’astrologie ? » présente des colonnes séparées dans lesquelles apparaissent ce qu’il présente comme « les grandes lignes de douze types astrologiques » : le type Verseau, le type Poissons, etc. Ils sont accompagnés de leurs dates calendaires et titrés dans le pur jargon technique de l’astrologie : « Soleil en Verseau », « Soleil en Poissons » etc. (note 2). Pour preuve que le format des horoscopes signe par signe n’avait rien d’évident, ces douze passages dédiés disparaissent le mois suivant pour ne revenir qu’en août. Cette fois-ci, les titres renvoient aux dates du calendrier (« né n’importe quand entre le 21 janvier et le 19 février inclus ») et les références aux signes du zodiaque ne sont qu’en sous-titre (« le type Verseau », etc.). On sent la tentative d’intégration des deux données.
Entretemps, Naylor produit plusieurs articles dans lesquels les signes astrologiques deviennent suffisamment investis symboliquement pour autoriser à décrire le caractère d’une personne. Depuis plus de 2000 ans en effet, le signe astrologique est utilisé comme technique de repérage (dans le ciel) mais pas vraiment comme support d’interprétation. Contrairement à aujourd’hui, presque personne ne sait qu’il a « un signe astrologique de naissance » au début des années 30. Les portraits signe par signe de Naylor vont probablement le renforcer dans l’idée que le signe astrologique est plus important que ce qu’en a fait la tradition jusque-là. Les astrologues des différents pays du monde n’ayant jamais vraiment coordonné leurs pensées, il semble que les astrologues d’Angleterre ne connaissaient pas (ou bien rejetaient) les réflexions allant déjà dans ce sens tant aux Etats-Unis qu’en France.
Il faut attendre le mois de décembre 1936 pour que la rubrique prenne sa forme définitive : celle que nous trouvons encore aujourd’hui avec des prédictions selon les signes astrologiques émancipés des « types » et de la donnée « Soleil en ». Ils sont définis, en sous-titres, par leurs dates dans le calendrier comme on le fait encore aujourd’hui. Sa rubrique intègre le Sunday Express dès début 1937.
Mais ces événements amènent à quelques remarques plutôt surprenantes.
Conséquences
Les horoscopes de presse ont moins d’un siècle d’existence, 80 ans exactement : aucune tradition astrologique multimillénaire ne peut donc justifier leur pertinence de fait : ils constituent vraiment une forme nouvelle de prédiction astrologique, aussi contradictoire soit-elle. Bien sûr, les prédictions individuelles existent depuis bien plus longtemps mais elles nécessitent des calculs si complexes qu’il était techniquement insensé de les étendre à toute une partie de la population. C’est ce qu’osa le premier « horoscopeur ».
Jusque-là, via les almanachs, les configurations astrologiques sont considérées à l’échelle globale : si la planète Mars est dans le signe du Taureau à un moment donné, elle l’est pour tout le monde, c’est « l’astrologie mondiale ». Ou alors les prédictions s’adressent à des groupes éphémères (« ceux qui passent des examens », « ceux qui partent en voyage », etc.), voire à des professions. En somme, l’astrologie s’adresse à des groupes qui ne sont pas définis astrologiquement et elle ne vise pas à recomposer techniquement toute la population.
Or, si la position du Soleil en signe astrologique (qui va caractériser l’horoscope de presse) n’est qu’un facteur astrologique parmi bien d’autres, elle est la seule qui fonde notre calendrier ! La nouveauté de cette forme de prédiction est donc qu’elle crée tout à coup de véritables groupes astrologiques à la fois fixés à tout jamais (on ne change pas de date de naissance) et aisés à retrouver dans l’année. Commence ainsi la possibilité d’une continuité dans le temps des prédictions collectives, donc la possibilité d’une fidélisation du lecteur, toujours concerné par l’une ou l’autre des prédictions.
Et puis, techniquement parlant, les premiers horoscopes de presse réussissent la prouesse de paraître « personnalisés » (alors que chaque ligne concerne un douzième de la population mondiale, soit des centaines de millions de personnes !) et de toucher 100% de la population ! Une autre conséquence surprenante, la taille de la cellule familiale étant réduite, une personne est toujours l’un des seuls représentants de son signe astrologique dans son entourage familial ! A l’échelle individuelle, la prédiction signe par signe permet l’illusion d’une différenciation d’avec la plupart de nos proches.
Toutefois, on ne s’identifie pas psychologiquement « à un signe astrologique » mais à un « type astrologique », c’est-à-dire un ensemble de traits de caractères attribués à un signe astrologique. Or, comble du luxe, les astrologues n’ont jamais vraiment attribué ces traits de caractère aux signes astrologiques avant le XXe siècle. Autrement dit, ils n’ont jamais été définis à cette fin à leur origine, ce que confirment les travaux des historiens des sciences (note1).
L’horoscope de presse est donc tout sauf une tradition astrologique et les astrologues en place en Angleterre ne vont pas s’y tromper en dénonçant un usage qu’ils jugent abusif : le signe astrologique serait même « l’un des moins importants de toute la tradition astrologique » ! Aujourd’hui pourtant, combien d’astrologues pourraient se passer de leurs douze signes astrologiques ? Pire, combien croient qu’ils ont été délimités par les premiers astrologues « il y a des milliers d’année, après des siècles d’observations attentives » ?! Au cas où on en douterait, les circonstances dans lesquelles sont apparus les horoscopes de presse démontrent le contraire.
Une autre conséquence surprenante de cette suite d’événements est que le succès (ou la mode, c’est selon) des interprétations par les signes astrologiques est dû à la notoriété d’un astrologue qui n’a laissé aucune trace théorique. La tradition astrologique reste un géant aux pieds d’argile.
On est donc très loin du prestige « des Anciens » (s’ils ont vraiment existé, note3) et si les horoscopes ont très vite fait le tour du monde c’est aussi pour une raison purement technique : la syndication. C’est l’un des outils de la communication de masse, laquelle prend son essor justement dans les années 30. Apparue dans les années 20, la syndication consiste à vendre à des diffuseurs le droit de reproduire un contenu particulier. Les horoscopes de Naylor (et d’autres astrologues anglais) vont ainsi, juste par syndication, être diffusés dans tout l’empire britannique.
L’apparition et le succès des horoscopes de presse relèvent donc de circonstances inattendues mais en rien mystérieuses.
Serge Bret-Morel
Notes :
1 – Astrologie : la fin des mystères (tome 1), Mensa France, 2016.
2 – Astrology and Popular Religion in the Modern West, Nicholas Campion, Routledge, 2016.
3 – « Les Anciens » astrologues ont-ils vraiment existé ? », juillet 2016
vendredi 29 janvier 2021
Jacques Halbronn Réponse à la réponse de l'astrosceptique Serge Bret Morel
Analyse du texte de Serge Bret Morel ci-dessous :
On retiendra surtout certains passages assez étonnants, ayant déjà répondu sur d'autres passages par ailleurs . Je cite :
. »D'ailleurs, votre hypothèse de modélisation de la société présupposerait que les astrologues ont fondé leur discipline en connaissance de cause. Ce n'est pas le cas. (…) Quant à la cyclicité, non, ce n'est pas une nécessité. Je sais bien que ces concepts sont durablement implantés dans l'astrologie mais la notion de périodicité n'implique pas celle de cyclicité. Chaque configuration peut être périodique mais sans être liée ni à la précédente ni à la suivante de son cycle, ni forcément à la période précédente »
Vous me reprochez de vous faire tenir des propos définitifs mais que dire de votre formule abrupte « Ce n'est pas le cas » donc vous savez exactement comment l'astrologie s'est constituée, s'est construite !!!!! » Vous parlez en tant qu'historien de l'astrologie que vous n'êtes pas. Donc, les astrologues n'auraient pas agi « en connaissance de cause » On se demande d'où vous sortez de telles certitudes sur la façon dont les astrologues auraient ou n'auraient pas agi !
Plus loin, vous vous en prenez à la question de la cyclicité. Où voulez vous en venir ? Que la recherche d'une quelconque cyclicité dans l'histoire des sociétés serait parfaitement vaine en soi. Mais là encore, vous statuez par avance. Autrement dit, étant donné qu'il n'y aurait aucun ordre du monde, il serait inutile d'en chercher un quelconque.En fait, vous faites preuve d'un anti-astrologisme radical et ontologique qui est celui de la terre brûlée. Vous préférez encore déclarer que la condition humaine est absurde que de reconnaître quelque chance à l'astrologie de pouvoir exister ! Cela vous permet de vous dédouaner quant à votre échec passé mal vécu à sauver l'astrologie en affirmant que la cause était entendu dès le départ : RAS ! Dès lors, peu importe que vous avez ou non pris le temps de tout vérifier, puisque de toute façon, cela ne pouvait déboucher sur rien.
Texte de Bret-Morel
Bonjour Jacques, on me signale cette vidéo où vous parlez de moi et je pense que vous devriez tenir compte de la problématique de la dent d'or de Fontenelle : avant de s'assurer de la cause, assurons-nous des faits https://youtu.be/IduaHsRywuw sinon nous restons dans des apories ou échangeons sur le sexe des anges. Je vous renvoie donc vers les notions épistémologiques que vous évoquez pourtant dans votre vidéo... D'ailleurs, votre hypothèse de modélisation de la société présupposerai que les astrologues ont fondé leur discipline en connaissance de cause. Ce n'est pas le cas. Quand à la cyclicité, non, ce n'est pas une nécessité. Je sais bien que ces concepts sont durablement implantés dans l'astrologie mais la notion de périodicité n'implique pas celle de cyclicité. Chaque configuration peut être périodique mais sans être liée ni à la précédente ni à la suivante de son cycle, ni forcément à la période précédente. Mais je suis moins immergé que d'autres dans l'astrologie. Ah bon ? Où ai-je écrit que j'ai tout vérifié ? C'est ce que vous retenez ou exprimez ici mais ce n'est pas ce que je dis, bien au contraire. Je dis seulement que j'ai mis à jour nombre d'erreurs et de contradictions qui invalident de fait certaines pratiques ou obligent à les revoir. Elles ne marchent pas jusqu'à preuve du contraire, hein ? C'est aux astrologues de prouver ce qu'ils avancent. Et / ou d'améliorer leurs pratiques. Dans toute connaissance digne de ce nom, c'est à dire adulte, on s'interroge sur la notion d'erreur : dès qu'une erreur est détectée, il faut la corriger et non attendre que quelqu'un démontre qu'elle n'est pas compensée par une autre erreur ou que sais-je ? Donc non non, je n'ai pas tout vérifié et je n'ai certainement jamais dit ça nulle part. Par contre, le nombre de problèmes, incohérences, erreurs et autres contradictions est si important qu'il suffit en lui-même à ce que les astrologues revoient leurs copies. Mais vous le savez mieux que moi. Par contre c'est lAstroscept a méthode qui semble être inefficace et le manque de cohésion de la communauté. Enfin, quand je dis que "à la fin il n'y avait plus rien", peut-être est-ce que vous avez mal compris : j'ai vu les pb techniques des signes, des maisons, des aspects, des orbes, des symbolismes, des origines, du milieu, en règle général du manque de méthode et de connaissance des lois du hasard et, oui, c'est applicable à tous les courants. Sur la fin de votre vidéo, vous êtes dans l'inversion de la charge de la preuve : non, ce n'est pas aux critiques de proposer de nouvelles pistes, c'est aux personnes critiquées de le faire pour deux simples raisons. Je n'ai qu'une vie et à mon avis il n'y a rien derrière l'astrologie. A vous de prouver le contraire, à commencer par convaincre les autres astrologues du bien fondé de vos modèles ? Ce qui est inacceptable, c'est que les astrologues restent dans la recherche de preuve et d'illustrations de leurs hypothèses et n'intègrent pas les erreurs, pb, contradictions, etc. soulevés par d'autres. Qu'ils financent au moins de tels travaux... vous savez bien qu'ils n'ont pas voulu le faire avec Guinard et avec moi-même quand j'étais encore dans la communauté.
Libellés :
Jacques Halbronn,
Serge Bret-Morel
mercredi 14 novembre 2018
jeudi 1 novembre 2018
dimanche 1 octobre 2017
Serge Bret-Morel L'astrologie et la Science. Y a t-il du vrai?
L'Astrologie et la Science, y a-t-il du vrai ? - Serge Bret-Morel - YouTube
https://www.youtube.com/watch?v=4HaibNZxc-0
9 avr. 2017 - Ajouté par Observatoire Zététique
Bravo pour votre travail, M. Bret-Morel. Je reste un 'croyant' car je vérifie certaines choses de l'astrologie ...lundi 14 novembre 2016
Serge Bret-Morel Les anciens astrologues ont-ils vraiment existé?
LES ANCIENS ASTROLOGUES ONT-ILS VRAIMENT EXISTÉ - YouTube
https://www.youtube.com/watch?v=a_yhczQ6q44
19 sept. 2016 - Ajouté par Laurence Honnorat
SERGE BRET-MOREL - ULTIMATEZ16 - JUILLET 2016 - Site internet de Serge Bret-Morel : https://astroscept.com/vendredi 14 octobre 2016
mardi 11 octobre 2016
jacques Halbronn Critique de l'ouvrage anti-astrologique de Serge Bret-Morel
jacques Halbronn Réflexions sur « Astrologie: la fin des Mystères » de Serge Bret-Morel
Réflexions sur l’ouvrage « Astrologie : la fin des mystères » de Serge Bret-Morel
par Jacques Halbronn
Ce texte vient compléter ou synthétiser de précédentes études consacrées à cet ouvrage et dont on trouvera aisément la trace par le biais de Google.
D’entrée de jeu, disons que nous n’approuvons la façon dont a procédé l’auteur, lequel aura en fait voulu montrer qu’il connaissait son sujet, qu’il avait bel et bien maîtrisé le bagage de l’astrologue ordinaire, ce dont il fait étalage. Mais que signifie ici le mot « Astrologie », Est-ce réductible à des pratiques en vigueur à une certaine époque dans un certain milieu ou bien est- ce un domaine qu’il convient d’explorer en prenant compte ce qui l’a conduit à se présenter comme il se présente de nos jours dans le cadre du produit astrologique tel qu’il est demandé et offert sur le marché de l’astrologie?
La question qu’il aurait fallu poser est la suivante: l’astrologie a-t-elle été dévoyée, corrompue dans ses dispositifs, dans ses applications? Quand SBM nous parle d’une technique, rend-il compte de la dégradation possible de la transmission? Si l’astrologie en est là où elle en est, c’est peut être parce qu’elle est malade et dans ce cas il conviendrait de la soigner, c’est à dire de la réformer, de la remettre donc en forme plutôt que d’en faire l’oraison funébre en projetant le présent sur le passé, laissant entendre qu’elle a toujours été peu ou prou ce qu’elle est devenue.
Or, nous voyons deux voire trois traumatismes majeurs que l’astrologie a subi au cours de son Histoire: la perte de la dualité planéte-étoile fixes et le thème natal, lequel est composé de deux états désormais confondus en un seul et même modèle: les maisons astrologiques et le signes du zodiaque, sans parler de l’arrivée de nouvelles planétes, avec tous les aléas et les interpolations que cela a pu engendrer depuis deux siècles.
Quand SBM expose les différents dispositifs astrologiques, à aucun moment il ne se demande s’il ne s’est pas produit des amajgames, des syncrétismes, des doubles emplois parce que tout simplement on ne lui en a pas parlé et qu’il en reste au stade de son initiation à l’astrologie, ayant fait l’impasse sur les travaux critiques qui se sont succédé ne seratt-ce que depuis l’An 2000 en France à l’instar de ce qui s’est fait pour la critique biblique. Peut être d’ailleurs SBM s’imagine-t-il que cela est sans importance puisque comme il le note cela n’affecte guère les praticiens? Mais dans ce cas, que signifie son titre qui annonce traiter non pas des astrologues mais de l’Astrologie? Faut-il juger Napoléon sur le seul Waterloo?
SBM ne parvient guère à nous faire apparaitre les tensions qui ont traversé la « communauté astrologique » Certes, il nous dit que tous ces astrologues diffèrent les uns des autres. C’est là l’impression de quelqu’un qui a baigné dans le milieu astrologique mais s’il avait pris un peu de distance, SBM relativiserait singulièrement les micro-différences entre les uns et les autres et en revanche, s’attarderait davantage sur les vrais clivages qu’il ne parvient pas à faire ressortir. En effet, force est de constater que le consensus au sein du milieu astrologique est bien plus marquant que SBM ne le déclare et c’est d’ailleurs bien là le drame! L’astrologie est devenue un langage parlé par toute une communauté en recourant pratiquement aux mêmes expressions de l’un à l’autre de ses membres. Même discours sur les aspects, les maisons, les signes, les planétes à très peu de nuances près. Apparemment, nous n’observons pas le même milieu astrologique!
On fera remarquer à SBM qu’une discipline n’est pas jugée sur ses praticiens et ses enseignants mais sur ses théoriciens et ses chercheurs et bien évidemment ces théoriciens et ces chercheurs ne sauraient être qu’une minorité comme c’est le cas dans tous les domaines. Prenons le cas de le musique ou de la peinture, quand on veut évoquer ces domaines au prisme de la France, on cite quelques noms et pas les peintres anonymes du dimanche! On ne suivra donc pas SBM dans ses procédés visant à ignorer l’apport de l’élite, car chaque communauté a son élite, son avant-garde qui préparent l’avenir, quitte à renouveler sa base, en attirant à elle de nouvelles recrues.
SBM, en fait, nous apparait comme très proche des préjugés de l’astrologue moyen, « normal ». C’est ainsi qu’il fustige l’astrologie des 12 signes, qui ne donnerait , à l’entendre, qu’une image terriblement appauvrie et simplifiée du savoir-faire de l’astrologue. Mais peut être Est-ce l’inverse, peut être cette astrologie minimale est-elle plus valable que celle bien plus sophistiquée et alambiquée que SBM a appris à connaitre et sur laquelle il s’acharne parce que justement il la connait bien et n’a pas envie d’avoir perdu son temps en l’apprenant, quitte à en faire la critique.
Il y a dans la démarche de SBM une sorte de postulat qu’il associe irréversiblement avec l’être même de l’Astrologie- sa raison d’être- à savoir qu’elle se doit de prendre en compte la totalité du systéme solaire, ni plus ni moins et ce faisant, évidemment, il prend l’astrologie en faute, parle de données « erronées », « fictives » au regard de l’astronomie actuelle. SBM ne peut et ne veut pas prendre au sérieux une astrologie qui ne serait pas en accord avec l’astronomie et c’est en quelque sorte la base même de sa critique. Ce n’est donc pas lui qui irait reprocher, a contrario, aux astrologues de ne plus se servir des étoiles fixes (à distinguer des constellations qui ont un tout autre statut au regard de l’astronomie car les étoiles existent, pas les constellations, au regard de la science astronomique. Comment pour SBM pourrait-on accepter une combinatoire planéte-étoile fixe qui ne correspond, du coup, à aucune réalité astronomique? Sauf que sur le plan visuel, il y a bien une combinatoire entre ces deux catégories de corps célestes, du fait même que les uns sont fixes et les autres « errants »! Tout se passe comme si SBM avait développé une méfiance radicale envers toute forme de validation pratique si ce n’est qu’il ne considére celle -ci que dans le cadre du thème natal, qu’il traite à juste titre de fouillis. Mais SBM ignore-t-il tout, à ce point, de l’astrologie mondiale et de ses cycles qui ne passent par le thème?
Au vrai, l’idée qu’une astrologie fondée sur une fausse idée de l’astronomie puisse fonctionner est exclue d’office, par principe! Il n’est disposé à admettre aucune explication autre que celle de l’orthodoxie astronomique pour rendre compte de certains résultats au regard d’une cyclicité ne prenant en compte, au demeurant, qu’un nombre limité d’astres. On est là dans une sorte de double bind: si l’astrologie ne se sert pas de tous les astres du systéme solaire, elle est en faute- même si cela la rend plus simple à suivre- et si elle s’encombre de toutes les données astronomiques, elle devient indéchiffrable de par sa complexité même!
Or, selon nous, il est temps de ne pas tout mettre sur le compte de l’émetteur et nous serons d’accord avec Franck Nguyen pour dire que l’astrologie procéde de l’invention à l’inverse de l’astronomie qui procéde de la découverte. Et si l’astrologie est une invention, elle peut prendre les astres qui lui plaisent y compris les étoiles fixes si cela lui chante, puisqu’il s’agit d’un systéme de signes qui est mis en place par les sociétés. Le seul point sur lequel nous serons d’accord avec SBM, c’est d’éliminer tout ce qui n’est pas visible à l’œil nu et encore faut-il être prudent, car il y a des divisions « fictives » au sens de non repérables dans l’espace mais qui peuvent faire sens dans le temps. C’est ainsi que si l’on ne voit pas les aspects en dehors de la conjonction, rien n’empêche de baliser le temps et de marquer des stades successifs par lesquels un cycle pourra passer, comme par exemple le mi-point invisible entre deux facteurs visibles, quant à eux.
En réalité, en 2016, le seul vrai débat autour de l’astrologie est le suivant:
1 peut-on instaurer une astrologie qui aurait pris conscience de certaines des déviances qu’elle aurait subies par le passé et rompre avec la pratique astrologique actuellement en vigueur?
2 comment une telle astrologie – sous tendue notamment par les travaux de Gauquelin (Vénus, Mars, Jupiter et Saturne en rapport avec la rotation terrestre) et par les nôtres (cycle Saturne-étoiles fixes royales situées sur l’écliptique)- a t-elle pu se transmettre sans passer par la culture astronomico-astrologique?
Sur ces deux points, on en conviendra, les astronomes n’ont pas leurs mots à dire car cela reléve d’autres domaines que le leur et quant aux astrologues tels que les décrit SBM, ils n’ont pas vraiment non plus voix au chapitre, du fait de leurs outils actuels. Donc la voie est libre!
Mais reste une question de méthodologie que Bret Morel n’aura fait qu’effleurer dans son premier tome de plus de 300 pages, à savoir quel est l’objet de l’astrologie? Il reléve que les astrologues se révélent incapables de répondre à une telle question mais y répond-il lui même? Il semble que pour SBM l’astrologue puisse dire ce qu’il veut du moment que c’est vrai! Or, notre approche est radicalement différente: nous pensons qu’il faut d’entrée de jeu désigner l’objet d’étude de l’astrologie et cet objet doit donc exister en dehors de l’astrologie et être perceptible par tous, astrologues ou non astrologues. Ce domaine, c’est le cycle des tensions entre le peuple et ses chefs, ni plus ni moins et chacun est en mesure d’observer celles-ci. Autrement dit, l’astrologie n’a nullement à « créer » quelque chose qui n’existait pas – et l’on sait que SBM insiste sur la créativité des astrologues- mais à expliquer, par le biais de cycles parfaitement bien définis- le calendrier de telles tensions sociales. On n »en demande pas plus à l’astrologie que de mettre en équations un phénoméne que tout un chacun a le loisir d’observer.
Mais on aura compris que nous n’accordons guère d’intérêt ici à une astrologie « privée » qui est au cœur du travail de SBM avec la complexe question de la collecte des données de la personne et de leur validation. On se situe ici au niveau d’une astrologie « publique » qui traite de la vie de la Cité, tant au niveau catégoriel (professions) qu’au niveau cyclique (les conflits de classe). Il aurait donc été bien préférable que le titre de l’ouvrage de SBM eût été L’Astrologie individuelle » et non L’Astrologie, tout court, tant il est vrai que cette astrologie personnelle nous apparait historiquement comme un appendice, une excroissance de l’astrologie collective (au sens de l’Inconscient Collectif), avec notamment une approche médicale et clinique, car on sait à quel point la maladie accentue nos particularismes.
En conclusion, nous dirons que si la question de la transmission de la programmation astrologique des individus, c’est à dire leur aptitude à capter certains signaux reste un « mystère », une « inconnue » x,, il serait correct d’admettre que l’astrologie pourrait non pas être un probléme mais une solution à une telle problématique.et de ce fait faire avancer sensiblement certaines disciplines comme les neurosciences, la génétique. Ce n’est pas parce que l’on ne s’explique pas bien, à un moment donné, comment tel phénoméne se produit qu’il n’existe pas, au regard de la Science; Nous avons présenté ailleurs un certain nombre de pistes de recherche qui n’ont pas à être exposées dans le cadre de cette étude.
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JHB
11. 10. 16
par Jacques Halbronn
Ce texte vient compléter ou synthétiser de précédentes études consacrées à cet ouvrage et dont on trouvera aisément la trace par le biais de Google.
D’entrée de jeu, disons que nous n’approuvons la façon dont a procédé l’auteur, lequel aura en fait voulu montrer qu’il connaissait son sujet, qu’il avait bel et bien maîtrisé le bagage de l’astrologue ordinaire, ce dont il fait étalage. Mais que signifie ici le mot « Astrologie », Est-ce réductible à des pratiques en vigueur à une certaine époque dans un certain milieu ou bien est- ce un domaine qu’il convient d’explorer en prenant compte ce qui l’a conduit à se présenter comme il se présente de nos jours dans le cadre du produit astrologique tel qu’il est demandé et offert sur le marché de l’astrologie?
La question qu’il aurait fallu poser est la suivante: l’astrologie a-t-elle été dévoyée, corrompue dans ses dispositifs, dans ses applications? Quand SBM nous parle d’une technique, rend-il compte de la dégradation possible de la transmission? Si l’astrologie en est là où elle en est, c’est peut être parce qu’elle est malade et dans ce cas il conviendrait de la soigner, c’est à dire de la réformer, de la remettre donc en forme plutôt que d’en faire l’oraison funébre en projetant le présent sur le passé, laissant entendre qu’elle a toujours été peu ou prou ce qu’elle est devenue.
Or, nous voyons deux voire trois traumatismes majeurs que l’astrologie a subi au cours de son Histoire: la perte de la dualité planéte-étoile fixes et le thème natal, lequel est composé de deux états désormais confondus en un seul et même modèle: les maisons astrologiques et le signes du zodiaque, sans parler de l’arrivée de nouvelles planétes, avec tous les aléas et les interpolations que cela a pu engendrer depuis deux siècles.
Quand SBM expose les différents dispositifs astrologiques, à aucun moment il ne se demande s’il ne s’est pas produit des amajgames, des syncrétismes, des doubles emplois parce que tout simplement on ne lui en a pas parlé et qu’il en reste au stade de son initiation à l’astrologie, ayant fait l’impasse sur les travaux critiques qui se sont succédé ne seratt-ce que depuis l’An 2000 en France à l’instar de ce qui s’est fait pour la critique biblique. Peut être d’ailleurs SBM s’imagine-t-il que cela est sans importance puisque comme il le note cela n’affecte guère les praticiens? Mais dans ce cas, que signifie son titre qui annonce traiter non pas des astrologues mais de l’Astrologie? Faut-il juger Napoléon sur le seul Waterloo?
SBM ne parvient guère à nous faire apparaitre les tensions qui ont traversé la « communauté astrologique » Certes, il nous dit que tous ces astrologues diffèrent les uns des autres. C’est là l’impression de quelqu’un qui a baigné dans le milieu astrologique mais s’il avait pris un peu de distance, SBM relativiserait singulièrement les micro-différences entre les uns et les autres et en revanche, s’attarderait davantage sur les vrais clivages qu’il ne parvient pas à faire ressortir. En effet, force est de constater que le consensus au sein du milieu astrologique est bien plus marquant que SBM ne le déclare et c’est d’ailleurs bien là le drame! L’astrologie est devenue un langage parlé par toute une communauté en recourant pratiquement aux mêmes expressions de l’un à l’autre de ses membres. Même discours sur les aspects, les maisons, les signes, les planétes à très peu de nuances près. Apparemment, nous n’observons pas le même milieu astrologique!
On fera remarquer à SBM qu’une discipline n’est pas jugée sur ses praticiens et ses enseignants mais sur ses théoriciens et ses chercheurs et bien évidemment ces théoriciens et ces chercheurs ne sauraient être qu’une minorité comme c’est le cas dans tous les domaines. Prenons le cas de le musique ou de la peinture, quand on veut évoquer ces domaines au prisme de la France, on cite quelques noms et pas les peintres anonymes du dimanche! On ne suivra donc pas SBM dans ses procédés visant à ignorer l’apport de l’élite, car chaque communauté a son élite, son avant-garde qui préparent l’avenir, quitte à renouveler sa base, en attirant à elle de nouvelles recrues.
SBM, en fait, nous apparait comme très proche des préjugés de l’astrologue moyen, « normal ». C’est ainsi qu’il fustige l’astrologie des 12 signes, qui ne donnerait , à l’entendre, qu’une image terriblement appauvrie et simplifiée du savoir-faire de l’astrologue. Mais peut être Est-ce l’inverse, peut être cette astrologie minimale est-elle plus valable que celle bien plus sophistiquée et alambiquée que SBM a appris à connaitre et sur laquelle il s’acharne parce que justement il la connait bien et n’a pas envie d’avoir perdu son temps en l’apprenant, quitte à en faire la critique.
Il y a dans la démarche de SBM une sorte de postulat qu’il associe irréversiblement avec l’être même de l’Astrologie- sa raison d’être- à savoir qu’elle se doit de prendre en compte la totalité du systéme solaire, ni plus ni moins et ce faisant, évidemment, il prend l’astrologie en faute, parle de données « erronées », « fictives » au regard de l’astronomie actuelle. SBM ne peut et ne veut pas prendre au sérieux une astrologie qui ne serait pas en accord avec l’astronomie et c’est en quelque sorte la base même de sa critique. Ce n’est donc pas lui qui irait reprocher, a contrario, aux astrologues de ne plus se servir des étoiles fixes (à distinguer des constellations qui ont un tout autre statut au regard de l’astronomie car les étoiles existent, pas les constellations, au regard de la science astronomique. Comment pour SBM pourrait-on accepter une combinatoire planéte-étoile fixe qui ne correspond, du coup, à aucune réalité astronomique? Sauf que sur le plan visuel, il y a bien une combinatoire entre ces deux catégories de corps célestes, du fait même que les uns sont fixes et les autres « errants »! Tout se passe comme si SBM avait développé une méfiance radicale envers toute forme de validation pratique si ce n’est qu’il ne considére celle -ci que dans le cadre du thème natal, qu’il traite à juste titre de fouillis. Mais SBM ignore-t-il tout, à ce point, de l’astrologie mondiale et de ses cycles qui ne passent par le thème?
Au vrai, l’idée qu’une astrologie fondée sur une fausse idée de l’astronomie puisse fonctionner est exclue d’office, par principe! Il n’est disposé à admettre aucune explication autre que celle de l’orthodoxie astronomique pour rendre compte de certains résultats au regard d’une cyclicité ne prenant en compte, au demeurant, qu’un nombre limité d’astres. On est là dans une sorte de double bind: si l’astrologie ne se sert pas de tous les astres du systéme solaire, elle est en faute- même si cela la rend plus simple à suivre- et si elle s’encombre de toutes les données astronomiques, elle devient indéchiffrable de par sa complexité même!
Or, selon nous, il est temps de ne pas tout mettre sur le compte de l’émetteur et nous serons d’accord avec Franck Nguyen pour dire que l’astrologie procéde de l’invention à l’inverse de l’astronomie qui procéde de la découverte. Et si l’astrologie est une invention, elle peut prendre les astres qui lui plaisent y compris les étoiles fixes si cela lui chante, puisqu’il s’agit d’un systéme de signes qui est mis en place par les sociétés. Le seul point sur lequel nous serons d’accord avec SBM, c’est d’éliminer tout ce qui n’est pas visible à l’œil nu et encore faut-il être prudent, car il y a des divisions « fictives » au sens de non repérables dans l’espace mais qui peuvent faire sens dans le temps. C’est ainsi que si l’on ne voit pas les aspects en dehors de la conjonction, rien n’empêche de baliser le temps et de marquer des stades successifs par lesquels un cycle pourra passer, comme par exemple le mi-point invisible entre deux facteurs visibles, quant à eux.
En réalité, en 2016, le seul vrai débat autour de l’astrologie est le suivant:
1 peut-on instaurer une astrologie qui aurait pris conscience de certaines des déviances qu’elle aurait subies par le passé et rompre avec la pratique astrologique actuellement en vigueur?
2 comment une telle astrologie – sous tendue notamment par les travaux de Gauquelin (Vénus, Mars, Jupiter et Saturne en rapport avec la rotation terrestre) et par les nôtres (cycle Saturne-étoiles fixes royales situées sur l’écliptique)- a t-elle pu se transmettre sans passer par la culture astronomico-astrologique?
Sur ces deux points, on en conviendra, les astronomes n’ont pas leurs mots à dire car cela reléve d’autres domaines que le leur et quant aux astrologues tels que les décrit SBM, ils n’ont pas vraiment non plus voix au chapitre, du fait de leurs outils actuels. Donc la voie est libre!
Mais reste une question de méthodologie que Bret Morel n’aura fait qu’effleurer dans son premier tome de plus de 300 pages, à savoir quel est l’objet de l’astrologie? Il reléve que les astrologues se révélent incapables de répondre à une telle question mais y répond-il lui même? Il semble que pour SBM l’astrologue puisse dire ce qu’il veut du moment que c’est vrai! Or, notre approche est radicalement différente: nous pensons qu’il faut d’entrée de jeu désigner l’objet d’étude de l’astrologie et cet objet doit donc exister en dehors de l’astrologie et être perceptible par tous, astrologues ou non astrologues. Ce domaine, c’est le cycle des tensions entre le peuple et ses chefs, ni plus ni moins et chacun est en mesure d’observer celles-ci. Autrement dit, l’astrologie n’a nullement à « créer » quelque chose qui n’existait pas – et l’on sait que SBM insiste sur la créativité des astrologues- mais à expliquer, par le biais de cycles parfaitement bien définis- le calendrier de telles tensions sociales. On n »en demande pas plus à l’astrologie que de mettre en équations un phénoméne que tout un chacun a le loisir d’observer.
Mais on aura compris que nous n’accordons guère d’intérêt ici à une astrologie « privée » qui est au cœur du travail de SBM avec la complexe question de la collecte des données de la personne et de leur validation. On se situe ici au niveau d’une astrologie « publique » qui traite de la vie de la Cité, tant au niveau catégoriel (professions) qu’au niveau cyclique (les conflits de classe). Il aurait donc été bien préférable que le titre de l’ouvrage de SBM eût été L’Astrologie individuelle » et non L’Astrologie, tout court, tant il est vrai que cette astrologie personnelle nous apparait historiquement comme un appendice, une excroissance de l’astrologie collective (au sens de l’Inconscient Collectif), avec notamment une approche médicale et clinique, car on sait à quel point la maladie accentue nos particularismes.
En conclusion, nous dirons que si la question de la transmission de la programmation astrologique des individus, c’est à dire leur aptitude à capter certains signaux reste un « mystère », une « inconnue » x,, il serait correct d’admettre que l’astrologie pourrait non pas être un probléme mais une solution à une telle problématique.et de ce fait faire avancer sensiblement certaines disciplines comme les neurosciences, la génétique. Ce n’est pas parce que l’on ne s’explique pas bien, à un moment donné, comment tel phénoméne se produit qu’il n’existe pas, au regard de la Science; Nous avons présenté ailleurs un certain nombre de pistes de recherche qui n’ont pas à être exposées dans le cadre de cette étude.
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JHB
11. 10. 16
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Serge Bret-Morel
vendredi 7 octobre 2016
jeudi 6 octobre 2016
vendredi 29 avril 2016
Serge Bret Morel une approche sceptique de la consultation astrologique
Serge Bret-Morel - Mes articles sélectionnés par L'Obs
leplus.nouvelobs.com/sergebretmorel
Découvrez les articles de Serge Bret-Morel sélectionnés par L'Obs.
Observatoire Zététique - interview de Serge Bret-Morel de l'OZ sur ...
www.zetetique.fr/.../41148-interview-de-serge-bret-morel-de-loz-sur-last...
22 nov. 2013 - 2 messages
salut à tous, Jean Michel Abrassart de l'OZ a interviewé pour son blog scepticisme scientifique Serge Bret-Morel au sujet de l'astrologie
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