Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)

Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
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samedi 25 janvier 2025

Jacques halbronn Le ternaire au prisme de l'astrologie, de Jean Pierre Nicola à l'Astrologie septénnale.

Jacques halbronn Le ternaire au prisme de l'astrologie, de Jean Pierre Nicola à l'Astrologie septénnale. A l'instar d'André Barbault, Nicola aura cherché à structurer l'astrologie à partir des planétes et non à partir du Zodiaque, ce qui a donné son RET, dans les années soixante du siècle dernier.(La condition solaire)Alors que le Zodiaque proposait un ternaire à partir des quadruplicités, divisant chaque quadrant saisonnier en trois "modes" (cardinal, fixe, mutable), Nicola aura préféré regrouper les planétes du systéme solaire en trois groupes, distribués selon leur positions respectives, incluant Uranus, Neptune et Pluton dans un seul et même groupe "T", puis Saturne, Jupiter et Mars (groupe E) et enfin, les astres les plus rapides, Mercure, Vénus et Soleil (groupe R) Quant aux définitions d'un tel ternaire, Représentation, Existence, Transcendance (reprises de la philosophie/phénoménologie allemande), elles semblent devoir s'appliquer à une approche psychologique. Pour l'astrologie septénnale, une seule planéte suffit, à savoir Saturne et trois types de secteurs font l'affaire. On est donc aux antipodes et notre démarche se veut occamienne alors que celle de l'Astrologie Conditionnaliste nous semble assez baroque, kaléidoscopique, liée d'ailleurs à la carte du ciel alors que ce document ne nous est d'aucune utilité. Selon nous le ternaire se situe au niveau cyclique avec le passage tous les 840 jours d'une phase à une autre, depuis la phase cardinale jusqu'à la phase mutable., en 7 ans, tout compris. En Astrologie septennale et Société/Politique: Premier temps Structure ( Plan, Projet Futur), deuxième temps, Nature (Ecologie, Présent), troisième temps, Culture (Histoire, Passé) Pour notre astrologie, la prévision ne fait sens que dans le court terme (Astrologie en dentelles versus astrologie à la louche). Il importe de se préparer optimalement, à chaque changement structurel et la déontologie de l'astrologue implique de ne pas intervenir après coup, quand les choses ont déjà été enclenchées, sachant que le passage d'une phase à la suivante est immédiat, ne prévient pas, comme lorsqu'on allume un appareil ou qu'on l'éteint en l'espace d'une seconde. L'astrologie pour être crédible doit toujours avoir un coup d'avance. Sinon, elle n'est que la mouche du coche! L'astrologie, par ailleurs, n'impacte directement qu'une élite laquelle va entrainer des populations. Elle s'inscrit dans une théologie biblique; dans un "plan divin", elle est une création et n'est pas le résultat d'une évolution, l'effet d'un environnement; Archives:https://www.youtube.com/watch?v=cfDp-g-A24I Aspects selon l'astrologie trinitaire - Jacqueline Bony-Belluc Jacqueline Bony-Belluc a présenté lors du Congrès de Paris, qui s'est tenu du 7 au 9 décembre 1979, une intervention sur « Les aspects selon l’astrologie trinitaire ». Bien que le contexte ne fournisse pas de détails spécifiques sur ses théories ou ses conclusions, il est clair qu'elle a exploré la notion des aspects astrologiques à travers le prisme de l'astrologie trinitaire. L'astrologie trinitaire se concentre généralement sur les relations entre les planètes et les influences qu'elles exercent les unes sur les autres etc" JHB 24 01 25

vendredi 24 janvier 2025

Alain de Chivré Interview de JEan Pierre Nicola sur l'Astrologie conditionnelle.

Accueil » Jean-Pierre NICOLA, fondateur de l’Astrologie conditionnelle (dite Astrologie moderne) Jean-pierre NICOLA INTERVIEWS Jean-Pierre NICOLA, fondateur de l’Astrologie conditionnelle (dite Astrologie moderne) Alain de Chivré : Comment peut-on définir succinctement l’Astrologie conditionnelle ? Jean Pierre Nicola : Il suffit de se reporter à la définition de l’adjectif : conditionnel, elle d’un dictionnaire de langue française. Dans le Larousse (1993) on lit, en définition n°1 : Qui dépend de certaines conditions : promesse conditionnelle. Pour l’Astrologie conditionnelle ou conditionaliste, les promesses des configurations natales comme des transits ne se réalisent que sous condition d’un contexte qui les modère, les amplifie ou les annule. Ce contexte comprend les conditions familiales, génétiques, climatiques, historiques, sociales, énumérées par Claude Ptolémée au Livre I de sa Tetrabible (Ed. Denoël.1974), reprises par Johannes Kepler avec plus d’insistance. Les astrologues les citent, pour mémoire et en cas d’insuccès dans leurs pronostics, mais ils n’en tirent aucune conséquence. J’ai résumé la plus fondamentale dans la formule « L’horoscope n’est pas le Sujet »… mais il peut le devenir, s’il en a les moyens. On pourrait ajouter : si Dieu lui prête vie. Le problème de l’astrologie gagne ainsi en clarté : les planètes sont des corps matériels aux cycles significatifs pour le développement humain, leurs symboles viennent des hommes qui en sont les récepteurs et non pas des astres, sources de signaux et non de symboles. Comment les horloges externes du non-vivant peuvent entrer en résonance avec des horloges internes du vivant, j’en ai donné beaucoup plus qu’une idée dans Eléments de Cosmogonie Astrologique (Editions COMAC) à partir de formules communes au vivant et au non-vivant qui mettent en cause l’atome d’hydrogène. Mon travail a été repris et étoffé par Jean-Paul Citron dans son article Le signal hydrogène (Cahiers Conditionalistes n° 28). Pour résumer : l’astrologie conditionnelle se définit par la recherche des modes de relations et d’adaptation entre le conditionnement céleste et le conditionnement terrestre. D’un côté le ciel avec ses signaux connus et inconnus, de l’autre l’humain, avec ses signaux spécifiques et ses symboles. L’étude de leurs relations exige d’explorer toutes les voies de la réalité, toutes les branches du savoir. Les promesses des configurations natales comme des transits ne se réalisent que sous condition d’un contexte qui les modère, les amplifie ou les annule. Ce contexte comprend les conditions familiales, génétiques, climatiques, historiques, sociales, énumérées par Claude Ptolémée. Considérez-vous que l’astrologie est une discipline scientifique ? En l’état actuel, on ne peut pas parler de discipline scientifique. Il y a des recettes, des résultats et des échecs capricieux. Faute de théorie, de doctrine, on en tire aucune avancée. Il y a surabondance d’explicatives métaphysiques, de conceptions contradictoires. Tout cela réuni ne constitue pas une « science », mais plutôt une « anti-science ». Le plus bel exploit est d’utiliser les données astrométriques, pour finalement, dans les explications, ne tenir aucun compte des lois physiques qui les déterminent. Un peu comme si un chanteur niait se servir de ses cordes vocales. J’ai le sentiment qu’en dehors des statistiques qui justifient grosso modo le principe d’une relation entre les astres et les hommes, les astrologues en général, ne savent pas ce qu’est une science, ce savoir-là ne les intéresse pas (du moment que « çà marche »). Dommage, car l’astrologie porte en elle la possibilité de devenir une discipline cohérente, ouverte et utile. En supposant qu’elle y parvienne (on se demande au bout de combien d’années), ce ne sera jamais une science pure et dure mais, pour reprendre les termes de l’économiste Jean Fourastié, une science du « conditionné ». Je cite, de cet auteur, cette phrase extraite des Conditions de l’esprit scientifique (Gallimard, 1966) à l’attention de tous les chercheurs : Dans tous les cas où les faits ne permettent pas, malgré les efforts…, de trouver du déterminisme, le chercheur ne doit pas se décourager : il y a une science du probable ; il y a une science de l’aléatoire ; il y a une science du « conditionné ». Vue de loin l’astrologie conditionnelle semble causaliste et l’astro-symbolisme plus analogique. Est-ce une illusion d’optique ? A coup sûr, vu de loin ou de près, l’astro-symbolisme est analogique. Nous lui reprochons de ne vouloir être que cela, d’imposer un mode de pensée unique qui en caricaturant l’astrologie et la réalité, nous prive des approches rationnelles. Elles ont leur mot à dire. Je me suis toujours expliqué sur ce point. Quiconque a l’honnêteté de lire un auteur au lieu de l’accuser de ce qu’il n’a pas lu, pourra constater que je n’élimine pas l’analogisme. Je le considère comme une forme de raisonnement basique aussi proche de celui de l’enfant que de l’animal, et peut-être une spécialité du cerveau droit. J’en signale les limites, les insuffisances et les errances que le raisonnement analytique compense ou corrige… au péril de plus grandes errances. Les fonctions analogique et logique ne sont pas plus séparables que l’enfance et la maturité, cerveau droit et cerveau gauche. Dans une analogie contre l’analogisme intégral, j’ai comparé l’analogie au premier étage d’une fusée, la logique au deuxième, et un troisième mode de pensée au satellite à placer sur orbite. Il y a autant de ratages pour les décollages que pour les mises en orbite. Les astrologues analogistes ne comprennent pas les logiciens ; les scientistes n’ont toujours pas compris comment les fondateurs de leur science anti-analogiste parviennent à transformer des analogies enfantines en équations révolutionnaires… ou un mode de pensée associatif – concret en mode analytique-abstrait (réponse : en préservant son enfance dans l’état adulte). Quelle école a posé ce problème de réunion et d’interdépendance de l’irrationnel (supposé analogique) et du rationnel (supposé logique), si ce n’est l’école conditionaliste ? Pour ce qui concerne le « causalisme » conditionaliste, il faut vraiment lire le conditionalisme de loin – ou seulement en entendre parler – pour le soupçonner de causalisme. A vrai dire, en dehors des phénomènes de physique et mécanique élémentaires (je te pousse, tu tombes), ce terme ne s’approprie pas aux applications de l’astrologie à l’Homme « neuronal », « au vivant », puisque – voir précédemment – il faut tenir compte des conditions de réception et du récepteur lui-même. Je suis resté « accroché » à l’astrologie parce que la recherche d’une explicative « physicienne » remet en question la définition mécaniste de causalité. La démonstration mathématique des cycles longs (Pluton, Uranus, Neptune, Saturne) liés aux cycles courts (Vénus, Terre, Mars, moyenne des astéroïdes) par une constante (Jupiter) change la conception du chronologique en impliquant le futur dans le présent. Voir mes articles et communications sur la « chronologie et la simultanéité »… elle n’a rien de Jungien. C’est en termes d’adaptation qu’il faut parler d’astrologie. Le poisson dans l’eau ne nage pas « à cause » de l’eau, il est adapté à cet élément, ses déterminismes sont génétiques et aquatiques par adaptation. Les aoûtiens qui se précipitent au bord de la mer au mois d’août sont déterminés à se bronzer, se baigner, passer de bonnes vacances. Vous ne leur ferez jamais croire qu’ils vont à la mer « à cause » du mois d’août. Si un scientiste tentait de persuader un vacancier qu’il répond au schéma « s’il fait chaud » (cause), « je vais à la mer » (effet), son « déterminé » aurait raison de lui rire au nez et d’aller se baigner. A partir des millénaires qui ont abouti à l’Hominien, nous savons, par l’astrologie conditionaliste, que l’Homme est le « roi des animaux » et un animal spirituel, non pas exclusivement du fait de son adaptation au milieu terrestre mais aussi par son intégration des cycles géosolaires subtilement introduit dans ce milieu par la gravité terrestre en résonance avec toutes les gravités du système solaire. La « théorie des âges » qui associe les durées des révolutions sidérales aux étapes de la maturation, initialement repoussée comme une hérésie, est devenue une démonstration incontournable de notre adaptation aux cycles planétaires. Les fondements de l’astrologie moderne peuvent reposer sur deux grandes théories : la théorie influentielle et la théorie des similitudes. La seconde donne lieu à certaines dérives que vous appelez le « magico-symbolisme ». La première – celle que vous défendez sans doute – fait appel à des données plus rationnelles ou l’astrométrie tient une grande place. Dans l’une ou l’autre, n’y a-t-il pas des zones d’ombre ? Par exemple, l’influence astrologique est-elle, d’après vous, d’ordre gravitationnel ou électromagnétique ? Ou les deux à la fois ? Y a-t-il des preuves formelles ou doit-on se contenter d’hypothèses ? Je comprends ce que peut donner la « théorie des similitudes » en homéopathie et je pourrais même prédire, par analogie, les vertus d’une plante à l’examen de sa « signature ». Par contre, en astrologie, en dehors des rapprochements avec les caractères prêtés aux dieux qui portent les noms des planètes, je ne vois pas quelles similitudes astrométriques justifient les significations des Signes et planètes. Les Eléments sont parfaits pour décrire des tempéraments, pratiquer une médecine, naviguer dans l’imaginaire, les Arts et les Lettres, mais si vous les cherchez concrètement dans les planètes ou les étoiles, qu’en reste-t-il ? L’Eau est-elle dans le Zodiaque aussi universelle que dans le Cosmos ? Quelle similitude entre Mercure, planète « d’Air » et l’épaisseur ténue de son atmosphère ? Du côté des couleurs, bravo pour le rouge de Mars et sa surface couverte d’oxyde de fer. La suite est moins heureuse : Uranus et Neptune, planètes aux significations opposées sont également bleues. J’ai lu que le Soleil, au centre du système solaire gouvernait le cœur « au centre » du corps humain. Anatomiquement, c’est d’un analogisme très approximatif, quant à la référence astrométrique, elle n’est que partialement et partiellement exacte (voir ouvrages d’astronomie). Le terme d’influence est causaliste, il ne convient pas à une option conditionnelle. Un grain de blé dans la terre, ne germe pas sous l’influence de la terre, mais sous l’effet conjugué de ses propres déterminismes, des conditions climatiques et des éléments chimiques dont la terre est le vecteur. Pour l’astrologie, je parlerai plutôt « d’effets » observés, encore inexpliqués, si ce n’est que par des hypothèses, certaines plus vraisemblables que d’autres. L’absence de preuves matérielles, de mesures instrumentales, permet aux symbolistes et aux scientifiques de se rejoindre dans le refus commun d’une explicative physique. C’est aller un peu vite. A l’inverse de ces attitudes radicales, j’ai souligné, depuis 1973, et tout récemment encore (Colloque 1999) que « Symboles et Signaux communiquent ». S’ils ne communiquaient pas, la symbolique zodiacale ne serait pas transposable en formules rationnelles, les significations planétaires ne seraient pas exprimables en langage d’informations (simples, duelles, multiples). Pour répondre à votre question sur les zones d’ombre, à mon avis la pratique astrologique usera toujours d’une part plus ou moins grande de symbolisme. La recherche d’explicative et de formulation rationnelle peut explorer le symbolisme puis, une fois l’explicative trouvée, s’en passer et créer de nouveaux symboles, comme le langage scientifique actuel le fait. Gravité, électromagnétisme, ou les deux ? Peut-être les deux : la gravité d’abord, pour le fondamental, l’électromagnétisme pour les amplifications épisodiques. Si, par la grâce d’un coup de baguette magico-rationaliste je donnais la parole à un oiseau pour l’interroger sur le vol, il me parlerait du soleil, de l’orientation par rapport au étoiles, de sa magnétite, de ses ailes, ses plumes, ses os… Il n’aurait pas un mot pour la gravité terrestre à laquelle toutes les espèces ont trouvé une réponse particulière d’adaptation. Nous baignons, en aveugles et en ingrats, de la tête au pied dans la gravitation. Nous lui devons tout : la naissance, le vieillissement, la mort, la chute des feuilles… les saisons ! Je vous recommande le hors-série de Science & Vie de décembre 1998 consacré à L’univers de la gravitation. On y apprend tout ce que les partisans de l’électromagnétisme cachent ou ignorent. Face à l’omnipuissance de la gravité dans notre vie et nos éphémérides, qu’en est-il, pour les planètes, de l’électromagnétisme ? La Lune et Mars qui ont une forte cote dans les statistiques figurent dans le groupe des champs magnétiques les plus faibles par rapport à celui de la Terre, Uranus, Neptune, Mercure, évacués de ces statistiques ont, au contraire, un champ magnétique plus fort que les planètes précédentes. Le magnétisme repousserait-il l’effet astrologique ? En vérité, on n’obtient rien de cohérent avec les champs magnétiques des planètes. Hétérogénéité fâcheuse en comparaison des données « gravifiques » (distances et gravités moyennes des planètes principales) qui traitées par une formule simple (celle du pendule) restituent les symétries et l’ordre du modèle R.E.T. qui organise les significations planétaires à partir de trois niveaux d’informations (Représentation – Existence – Transcendance). Que ce soit par les lois de Newton ou par la courbure de l’espace-temps d’Einstein, on fait appel à la gravité et non à l’électromagnétisme pour décrire et calculer les mouvements des planètes. Il ne s’agit plus d’hypothèse en faveur de la gravité mais de fortes présomptions. Elles conduisent à supposer, – et là, c’est une hypothèse – une action par résonances, la gravité terrestre étant liée, comme je l’ai démontré, à toutes les gravités à la surface des planètes principales. Autre hypothèse, intéressante pour ses perspectives, la gravité pourrait avoir des propriétés – celle des symétries est importante selon les grandes théories de la physique – communes à celles de la lumière. Dans le n° de Science & Vie signalé, je relève (page 157) : Un certain ordre se cache derrière les phénomènes physiques, et se traduit par des symétries. Celles et ceux qui désireraient connaître l’ordre et les symétries du système solaire pour les cycles, les distances et gravités moyennes, pourront consulter les Eléments de cosmogonie (COMAC). Le zodiaque photopériodique constitue l’un des concepts majeurs de l’astrologie conditionnelle. Faut-il en déduire qu’il s’agit d’un zodiaque saisonnier ou n’est ce pas plus subtil ? Le problème de l’interprétation hémisphère nord et hémisphère sud est très souvent traité de manière équivoque par la majorité des astrologues. Les conditionalistes ont-ils des réponses plus tranchées sur la question ? En clair, un Lion de l’hémisphère nord correspond-il à un Verseau de l’hémisphère sud ? A ce propos vous évoquez souvent lanotion de variation de déclinaison. Pouvez-vous être plus explicite ? Tous les aspects de ce problème sont exposés dans La Condition Solaire publiée en 1965 (maintenant diffusée par le COMAC), et par la suite, dans les cours, les communications, les ouvrages conditionalistes (L’Astrologie universelle chez Albin-Michel, notamment), les émissions radiophoniques avec Françoise Hardy, récemment encore dans les Cahiers Conditionalistes (n°27 – décembre 1998). Le zodiaque photopériodique n’est pas le domaine réservé, la chasse gardée du soleil. Il concerne le cycle des durées de présence et d’absence d’un astre (dans la zone écliptique) au-dessus du plan de l’horizon local. En astronomie, cette durée variable selon le lieu géographique et la déclinaison de l’astre (sa hauteur par rapport au plan équatorial céleste) s’appelle « arc diurne » pour la présence, « arc nocturne » pour l’absence. Afin d’éviter le piège des mots (diurne sous-entend jour), j’ai adopté « présence », sous-entendu au-dessus de l’horizon, donc visible s’il fait nuit et si les conditions météorologiques sont bonnes. Pour être compris des astrologues, prenons-en la terminologie. En ce cas, présence correspond à la durée de traversée d’un astre (Soleil, Planète, étoile, en zone écliptique pour simplifier) dans les Maisons « supérieures » : XII, XI, X, IX, VIII, VII… soit, du Lever au Coucher. L’absence correspond à la durée de traversée des Maisons « inférieures » : VI, V, IV, III, II, I… soit du Coucher au Lever suivant. Les heures et durées de traversée varient selon les coordonnées d’écliptique de Longitude et Latitude céleste, transformables en angle horaire (différence d’heure de culmination entre le 0° Bélier et l’astre). Prenons l’exemple d’une opposition entre Jupiter à 0° du Cancer avec une faible latitude et le Soleil à 0° du Capricorne. Lorsque le Soleil se couche, Jupiter se lève pour parcourir, sous une Latitude géographique de 49° Nord , les Maisons supérieures en 16 heures pendant que le Soleil parcourt les Maisons inférieures en 8 heures sidérales, en arrondi. Première évidence : Jupiter parcourt de nuit (le Soleil est sous l’horizon) un arc diurne. Deuxième évidence : quel que soit l’astre ou l’étoile ayant la longitude de 0° Cancer avec une faible latitude, qu’il fasse jour ou nuit, son parcours dans les Maisons supérieures, sera de 16h pour la Latitude de 49° Nord, son parcours dans les Maisons inférieures de 8 h. Conséquence : le zodiaque photopériodique est bien photopériodique (photo à lumière à visibilité) mais il n’est pas saisonnier, et s’il est question de lumière, elle n’exclut pas la gravité (les phares d’un véhicule n’excluent pas le conducteur). Le rapport des durées présence/absence (ici, 16/8) pourrait suffire, pour une latitude géographique donnée à définir un degré zodiacal sans équivoque possible et sans référence à la fantasmagorie des Signes conservant, telle une Lune en Capricorne, le froid hivernal, pendant qu’un Saturne en Lion transpire. Cette simplification réaliste a choqué les symbolistes… alors que quiconque sait lire les mythes peut constater qu’il s’agit, dans la succession des Signes, plus souvent de l’équilibre changeant du Jour et de la Nuit que des Eléments d’Air, d’Eau, de Terre, de Feu. La seule référence aux rapports présence/absence (égalité, différence ou suprématie d’une durée sur l’autre) a permis des observations et des interprétations impensables par le symbolisme. Les astrologues ne s’y intéressent pas, les consultants oui. Une science ne se construit pas uniquement par des statistiques et des expériences, la pensée déductive contribue à son édification d’une façon souvent décisive car, (je cite Augusto Forti, auteur d’un article sur La mort de Newton) : « Un mécanisme complexe comme celui qui régit le système astronomique peut être déduit de l’observation du comportement et des lois qui régissent un corps plus commun, comme un pendule ou un projectile ». A partir du zodiaque des durées présence-absence pour une latitude géographique donnée, faisons preuve de logique : puisqu’il n’est pas saisonnier, alors il n’y a pas à invoquer les saisons comme argument d’inversion des Signes. Les durées propres à une position zodiacale précise (Longitude et Latitude célestes) varient en fonction des latitudes géographiques Nord et Sud, la déclinaison, par contre, à l’heure « h », universelle de cette position ne varie pas. C’est donc elle qui détermine un zodiaque unique, à la fois Nord et Sud. La figure ci-dessous est imparfaite mais explicite. On obtient autant de figures semblables qu’on voudra (degré par degré ou autre) en reportant, comme je l’ai fait pour le 0° Cancer et le 0° Capricorne, en blanc les durées de présence, en noir les durées d’absence, de Latitude en Latitude. Il n’y a plus qu’un seul Signe, composé par la réunion Nord-Sud des durées différentes. En termes de vulgarisation, on peut parler de fenêtres réunies et différemment ouvertes sur le Nord et le Sud selon la déclinaison de l’astre. Elles sont ouvertes sur tout ce que l’on peut imaginer : lumière, gravité, un air d’accordéon si la planète en joue, du parfum si l’astre en produit, etc. Ce zodiaque des « ouvertures » est terrestre parce que les déclinaisons zodiacales sont déterminées par l’inclinaison entre le plan de translation de la Terre sur son orbite terrestre et son plan de rotation sur elle-même. Les astrologues métaphysiciens, tels Rudhyar et Carteret, liaient les Signes par couples d’opposés (Bélier-Balance, Taureau-Scorpion…). Jean Carteret, par exemple, disait que si le Signe solaire représentait le « conscient », « l’inconscient » revenait au Signe opposé. L’astrologue conditionaliste Yves Thieffry interprète également les Signes par couples d’opposés. C’est peut-être la bonne lecture de la figure des durées… Pour ma part, je n’interprète jamais un Signe isolé, mais l’ensemble d’une répartition qui peut faire ressortir une carence, l’absence de Signe… Là, encore, il faut attendre de nouvelles observations avec des outils conceptuels aptes à les analyser, autres que symboliques ou statistiques. Dans le couple « inné/acquis » cher aux psychologues, l’astrologie serait-elle une option de fait pour l’innéité ? Est-ce aussi la position des conditionalistes ? L’information astrologique peut-elle se croiser avec l’information génétique ? Y a-t-il eu – de votre part – des recherches interdisciplinaires menées dans ce sens avec des biologistes ou des neurophysiologistes ? En raison du discrédit croissant de l’astrologie, les astrologues, conditionalistes ou autres, ont peu de chance d’intéresser à leurs idées des scientifiques, biologistes, neurophysiologistes ou autres. Lorsque, par exception, un scientifique s’intéresse officiellement à une recherche astrologique, il commence : a) par assurer ses confrères qu’en réalité il ne fait pas d’astrologie ; b) par appliquer ses méthodes et ses concepts, en allant, de préférence dans une voie opposée à celles de ses prédécesseurs, surtout s’il s’agit d’astrologues. Pour organiser de nous-mêmes des recherches interdisciplinaires, il faudrait disposer d’une grosse fortune afin de fonder un laboratoire et rémunérer les compétences sans considération de leurs convictions pro ou anti-astrologiques. La dualité, en astrologie, de l’inné et de l’acquis me paraît surfaite, à la limite de l’artificiel. Si « l’Homme neuronal » s’est adapté aux cycles planétaires et géosolaires au point de les faire siens, il doit disposer de rythmes internes, d’horloges biochimiques, synchronisables aux rythmes externes de même origine (cas de l’hydrogène, atome commun au vivant et au non-vivant). Cette innéité fait dire aux astrologues, et M. Gauquelin était de leur avis, que le nouveau-né vient sous le ciel qui lui ressemble, l’astre dominant n’est plus qu’un signe du tempérament inné… et on ne s’occupe pas de la suite, des transits par exemple. Ceci ne correspond pas à notre pratique. Nous pensons tous que l’effet ne s’arrête pas de façon subite à la naissance. Par conséquent, si les horloges externes ne sont pas éliminées, il faut s’en accommoder, s’y adapter, faire « avec », que l’on soit ou non en affinité avec elles. J’ai associé cette hypothèse à l’image d’un baigneur qui attend la température conforme à son tempérament pour se mettre au bain, mais qui, de toute façon, doit apprendre à nager si on le jette à l’eau. Cela ne réussit peut-être pas à tout le monde. Il faut concevoir des tests, des mesures et des critères objectifs pour en juger. Avec l’innéité, beaucoup d’astrologues, une large majorité, voient dans l’horoscope un ensemble d’éléments composites (Dieu sait s’il y en a !) qui marquent le destin et le caractère à l’instant même de la naissance. Je ne suis pas aussi sûr qu’eux de cette fulgurance d’astres et de Signes. Il se peut aussi bien que l’on réponde d’abord à une ou deux configurations dominantes (probablement familiales, lorsque la naissance n’est pas provoquée) et que le reste du ciel s’apprenne par la suite, avec les transits et sous la variance des circonstances qui font que le « phénotype » (ce que l’on doit devenir) ne réalise pas forcément, pas entièrement le « génotype » (ce que l’on est). C’est ce qu’enseigne l’optique conditionaliste : l’horoscope n’est pas le Sujet, complété plus tard par : le Thème est une proposition d’êtres, puisqu’il peut représenter un groupe ou être vécu à plusieurs ! Cette conception, nous a permis, dans les années 60, bien avant de connaître les travaux de René Zazzo de mieux comprendre le cas des jumeaux. Vrais ou faux jumeaux, ils se partagent le même ciel. L’information astrologique contenue dans un thème permet-elle de décoder le comportement ou la structure de la personnalité ? Entre les deux, il y a une distance qui ouvre les portes de la psychanalyse (voire de l’astro-psychanalyse). Or vous semblez méfiant (pour ne pas dire hostile) vis à vis à des théories psychanalytiques. Est-ce à dire que vous identifiez le comportement à la structure ? Ce point n’est pas toujours très clair dans le discours de ceux qui défendent des thèses astro-neurophysiologiques. Expliquez-nous. Le modèle R.E.T. (déjà cité) organise des informations simples, moins simples, complexes. Aucun niveau de l’Unique, du Duel ou du Multiple, n’est privilégié. Vous reconnaîtrez, je pense, que les signaux « verbaux » (les mots) sont beaucoup plus simples, en dépit de la richesse de leurs informations, que les signaux « concrets ». Ce que l’on exprime souvent par « la carte n’est pas le terrain ». Les théories psychanalytiques s’intéressent davantage à la carte qu’au terrain, les scientifiques, neurophysiologistes compris, préfèrent le terrain. On a besoin des mots – et d’autres codes simplificateurs – pour parler des faits, on a besoin des faits pour inventer des mots. Il n’y a pas d’exclusion des uns par les autres, mais les dosages sont différents. Je ne vous apprends pas la prédominance, étourdissante, du discours, du verbe et du langage dans les psychanalyses, leurs explicatives et leurs thérapies. Outre le Verbe, le référentiel « Sujet » est omniscient. En sciences physiciennes (l’astronomie, l’astrophysique en font partie), « l’Objet » rejette le « Sujet-psy ». Les complexes, la personnalité, l’enfance, n’ont aucun intérêt devant un télescope qui sonde l’Univers. Dans notre école d’enseignement, les référentiels, tels le « Sujet » des psychanalystes, l’ »Objet » des scientifiques, sont antagonistes ; ils visent une hégémonie, que visent aussi bien les adeptes du référentiel « Intégration » des religions et des philosophies métaphysiques. Le R.E.T. brise les clivages de tous les référentiels parce qu’il y a, dans chacun d’eux, du simple, du moins simple, du complexe. Les informations font tomber les mensonges, comme le font des systèmes et idéologies rivales : l’amour, l’amitié, l’humour, la complicité, l’intelligence, la guerre. Je ne suis pas spécialement hostile aux théories psychanalytiques, mais à tous les discours, scientistes, politiques, symbolistes, métaphysiciens, qui ne connaissent que leurs murailles de Chine. Je n’ai rien à dire à un astrologue qui prend la Lune pour sa mère, non pas à cause de sa conviction, mais parce que ce type de conviction, comme la foi et l’ignorance, empêche la moindre amorce de dialogue. On ne peut dialoguer que sur la base d’un doute ou d’un besoin commun. Pour ce qui est des psychanalyses : ce que j’en ai lu jusqu’ici ne va guère dans le sens d’une explicative physique de l’astrologie. Pourtant, parce qu’il s’agit d’un psychanalyste, aussi étrange qu’un conditionaliste en astrologie, je serais heureux de communiquer avec le psychanalyste et philosophe Miguel Benasayag, auteur du Mythe de l’individu (Ed. La Découverte. 1998) et avec tous ceux qui l’auront lu et réfléchi à son ouvrage. Les partisans de l’horoscope-Sujet, adopteront-ils cet auteur pour justifier leur vision de l’astrologie psychanalytique ? J’en doute… et pourtant, c’est un psychanalyste. En tant que chercheur de référentiel « Relation », j’ai constaté que le langage des neurosciences et de leurs découvertes permettait de structurer l’astrologie et de passer, sans perte d’informations essentielles (les structures), du référentiel astrométrique au référentiel neurologique du Sujet. Le discours psychanalytique, utile ou non en consultation (il peut être catastrophique), n’est pas adapté à la recherche des fondements astrométriques de l’astrologie. L’astrologie contemporaine étant sous le signe du Verbe et en référentiel « Sujet », du moment qu’il y a une alouette dans un pâté composé d’un cheval et d’une alouette, tout ce que le conditionalisme a construit, côté cheval, est jugé comme un propos d’alouette parmi d’autres : le gazouillis d’un désir enfantin d’expliquer une réalité qui ne peut être, en référentiel anti-Objet, qu’inexplicable. Le zodiaque photopériodique est mathématiquement structuré, les formules remplacent l’observation. Les distributions de complexes, au fil des Signes, selon les maîtrises, les mythes, les symboles, n’ont aucune rigueur mathématique… si elles en avaient, elles seraient anti-psychanalytiques, car en astro-psychanalyse, par opposition à la vie qui est un roman, les mathématiques concernent la mort et relèvent des tendances sublimées du complexe anal. Comme je vous le disais plus haut que voulez-vous répondre à Çà ? De la structure photopériodique découle, aussi structurées, les formules des fonctions neuropsychologiques, et de ces fonctions découlent, non pas « un » mais « des » comportements. Sous les Signes de part et d’autre de l’axe d’équinoxe, Poissons, Bélier, Vierge, Balance, les durées « présence-absence » sont égales ou sensiblement égales. Nous avons une structure astrométrique et mathématique sans rapport avec les symboles et les Eléments accordés à ces Signes. Par déduction, elle se transpose en fonction « Sens des Contraires » aux variantes différentes selon d’autres caractéristiques astrométriques. Dans le cas du Bélier, le « Sens des Contraires » est exclusif : le pour quelqu’un ou quelque chose, entraîne un contre quelqu’un ou quelque chose. L’agressivité n’est qu’un aspect affectif, éventuellement pathologique d’un « Sens des Contraires » qui peut être une faculté, une caractéristique vécue intellectuellement. Le Bélier Descartes, en a retiré son dualisme philosophique, sans nécessité d’appel à une sublimation de tendances agressives. Sous les quatre Signes de part et d’autre des solstices (Gémeaux, Cancer, Sagittaire, Capricorne) les durées de présence ou d’absence sont extrêmes : maximales ou minimales. Cette structure a été transposée en « Sens des Ensembles », fonctions généralisatrices, globalisantes, aux variantes différentes (ouvertes ou fermées) selon les autres caractéristiques astrométriques (croissance ou décroissance de la durée dominante en Nord ou Sud). L’esprit de famille du Cancer est une forme affective d’un Sens des Ensembles fermé, mais que dire de la gestion mathématique d’un ensemble de petits pois sur plusieurs générations par Grégor Mendel (22 juin 1822), est-ce par sociabilité ou amour paternel ? La même logique convient aux planètes. La transition du duo-duel à l’unique, d’une information moins simple à une plus simple, est une structure abstraite qui, transposée en fonction R.E.T. devient « Représentation de l’Existence » parce que nos représentations (les mots) simplifient les faits, nos codes engrangent les expériences sensibles. Les statistiques de Michel et Françoise Gauquelin associent les professions d’acteur, député, sportif de jeux d’équipe, aux positions fortes de Jupiter à la naissance. Avec des comportements différents, l’acteur, le député, verbalisent et gestualisent les faits, en les schématisant, sur scène ou à la Chambre. Grâce aux sportifs, on voit qu’il y a simplification d’une confrontation de forces antagonistes, par le marquage d’un but. La fonction est identique, les comportements variés. Les ouvrages conditionalistes font le tour de toutes les structures planétaires et de leurs fonctions en suivant cet enchaînement invariable : structure à fonction à comportements. Les fonctions hypertrophiées produisent des « types ». Généralement des caricatures, heureusement difficiles à trouver. Les adeptes des typologies planétaires n’ont pas un large éventail d’exemples : ce sont toujours les mêmes qui reviennent dans les publications astrologiques. En conditionalisme, la personnalité ne se décrit pas par une juxtaposition ou un amalgame de « types » mais par des relations faciles ou difficiles entre les fonctions planétaires. Leur hiérarchisation de puissance à la naissance permet de déduire des scénarios de comportements, variables selon les conditionnements extra-astrologiques et selon les transits. Voilà pourquoi, les portraits conditionalistes sont riches en variantes sans qu’on en décèle la structure, surtout si l’on est un habitué des typologies ! Ceux-là, pour s’y reconnaître, ont rapidement défiguré les fonctions planétaires en les réduisant à de nouveaux types de comportements, c’est-à-dire en récupérant le R.E.T., sous un label de caractérologie des propriétés. Or, le R.E.T. n’est pas un système figé. Ses applications débordent largement du cadre astrologique et psychologique. J’ai dû discuter ferme pour que certains éditeurs acceptent de ne pas éliminer la formule des fonctions planétaires dans l’introduction d’interprétation d’aspects, de transits ou de portraits. Il n’est toujours pas question que l’astropsychologie récupère des structures qui ne lui appartiennent pas ou se prévaut de résultats dont elle ignore ou méprise les fondements parce qu’ils sont non-symboliques. La pratique astrologique se complaît trop souvent dans l’illusion. Vous avez sans doute raison. Par ailleurs, les querelles d’écoles nous empoisonnent. Mais ne croyez-vous pas que le plus grave réside dans la vulgarisation mercantile du discours astrologique et les dérives ludiques ? Ne pensez-vous pas que ce discours mérite un effort de solidarité de la part de tous les astrologues. La Fédération des Astrologues vous tend la main et vous demande de l’aider à construire une autre image de l’astrologie. Que répondez-vous ? Les querelles d’école, la vulgarisation mercantile, les dérives ludiques, n’ont, à mon avis, qu’une raison, qu’une cause : les temps modernes, sous le signe non zodiacal : de l’individualisme, de l’image, du profit, de la politique verbeuse, du scientisme-pouvoir. Pouvez-vous me citer une discipline, une institution à l’abri des querelles d’école, des dérives ludiques, du mercantilisme ? A l’adresse du Ministre Allègre, Philippe Pinchon, Agrégé de Lettres et astrologue conditionaliste, vient d’écrire un beau texte sur le thème « Education et Société ». En m’inspirant de ses arguments sur l’impossibilité d’enseigner la rigueur civique, intellectuelle et morale, dans un contexte d’époque et de société où l’on se moque de ces valeurs, je peux vous dire que les astrologues que vous citez sont tout à fait adaptés à la société. Un peu trop. Pour changer cet état d’esprit, revaloriser l’astrologie, plusieurs solutions, non miraculeuses, sont possibles. Vous avez choisi celle de la « Représentativité », afin que les médias s’adressent à la FDAF au nom des astrologues francophones qui, d’écoles différentes, ont au moins en commun, un souci de sérieux. J’ai cru, dans les années 60, que le « nombre » (autour d’un diplôme commun) finirait par faire pression. Je me suis trompé sur le sens stratégique des astrologues qui, pénétrés de psychologie des profondeurs, n’ont voulu voir dans ce projet qu’ambition et arrivisme. Vous comprendrez que, depuis, je me tiens soigneusement à distance des grands rassemblements. Bien entendu, les conditionalistes, membres ou non du COMAC, sont libres d’agir selon leur conscience et d’adhérer à tous les groupements qu’ils estiment de bon aloi pour l’astrologie. Pourtant, si c’était à refaire, je m’y prendrais autrement, en plus individualiste puisque c’est à la mode, et d’une façon directement politique. Dans la voie « représentative », il faudrait qu’un astrologue se charge d’une députation avec un programme incluant la reconnaissance de l’astrologie. Certaines causes ne se font connaître qu’aux périodes électorales. Si vous donnez suite à cette idée, assurément je voterai pour vous… et je ne serais certainement pas le seul qui, adhérent ou non de la FDAF, saisirait ce que la démarche peut avoir de porteur pour sortir d’un ghetto. La voie de notre Association n’est pas la « Représentativité » par le grand nombre, mais celle du travail et de la recherche. Le sigle du COMAC qui, à l’origine, désignait un « Centre d’Organisation du Mouvement Conditionaliste » a été changé en « Centre d’Organisation des Méthodes Conditionalistes » pour qu’il n’y ait plus d’équivoque. Certains ont quitté le COMAC en claquant la porte, parce qu’à la médiatisation, au « nombre », nous préférons la rigueur, l’humour, l’amitié d’une équipe. Ces exigences ont été qualifiées de sectarisme. La pire est celle de la rigueur qui renoue avec l’astrométrie des astrologues-astronomes de Sumer, de Grèce, de France, d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, d’Arabie. Vous avez choisi la francophonie, est-ce moins ou plus sectaire que de choisir l’astrométrie ? Ce n’est pas le même critère de réunion… ou d’élimination. C’est bien parce que le conditionalisme est retourné à l’astrométrie pour le plus grand profit de l’astrologie qu’il a été censuré, combattu, dénaturé… au nom de son sectarisme ! Celui de Kepler, je suppose ? Après des années de crise, il existe enfin une équipe conditionaliste. Le logiciel Azimut35 de Patrick Le Guen-Phal, son site sur internet, celui d’Astro-consults de Jacques Mullard, celui du COMAC, remédient à la désinformation anti-astrologique et anti-conditionaliste. Nous avons des enseignants, des adhérents ; leur nombre limité fait sourire, leur fidélité devrait inquiéter. En marge, il y a le magazine Astrologie Naturelle de Richard Pellard. Nous regrettons sa substitution d’astrologie conditionaliste en astrologie « naturelle », d’autant que personne n’est dupe… mais, si cette dénomination se discute, l’activité enseignante de R. Pellard contribue à faire connaître une conception de l’astrologie digne de son héritage. Notre entretien y contribue aussi. De votre côté, vous faites connaître ce qu’il en est de nos recherches. Du nôtre, lorsque la FDAF sera à la télévision, sur les ondes, dans la presse, confrontée à des médias qui ne font pas de cadeaux aux savoirs qui n’ont pas la bénédiction de la science, nous vous apporterons des arguments autres que ceux du langage commun. Savoir qu’on existe, qu’on est honnête, très bien… Mais, une fois reconnu, face à un scientifique, oserez-vous lui dire que le Nœud Nord de la Lune correspond à votre réincarnation, que les planètes rétrogrades témoignent de vos erreurs dans les vies antérieures, que Mars est agressif parce que de couleur rouge… et qu’il est maître du Bélier, parce qu’au Printemps ce Signe est de Feu ? Je ne vous demande pas d’adhérer au COMAC, ce n’est pas votre ligne. Ne me demandez pas d’adhérer à la FDAF, ce n’est pas la nôtre. Soutenons-nous, supportons-nous en conservant les distances qui protègent les complémentarités efficaces. Elles ne m’empêcheront pas de voter pour vous. Parce que je sais qu’ensuite, vous aurez besoin du bilan conditionaliste.

samedi 11 janvier 2025

jacques halbronn La mythologie et les cycles. Le malentendu astronomique

Jacques Halbronn 11 janvier 2014 · Partagé avec Public La mythologie et les cycles.. Le malentendu astronomique Par Jacques Halbronn Selon nous, l’astrologie doit se doter d’un certain nombre de concepts qui correspondent à ses problématiques et ce, non pas pour requalifier les planètes, comme a cru bon de le faire, Jean Pierre Nicola, il y a un demi-siècle avec son « RET » mais pour désigner les phases propres à sa cyclicité. Alors que Nicola a montré que les planètes correspondaient à une succession de stades, d’âges de la vie, il ne semble pas avoir songé que ce n’étaient pas les planètes en tant que telles qui importaient mais les noms qu’elles avaient reçus. Selon nous, les noms des planètes viennent des noms de ces stades successifs et non l’inverse. Nicola, sans le savoir, a redécouvert un état ancien de l’astrologie avec sa théorie des âges sans en saisir la portée, tant il était obnubilé par une astrologie des planètes alors que l’astrologie antérieure était une astrologie des « phases », des « âges «. Ce passage des phases aux planètes est selon nous le fait d’un malentendu et l’on sait quelle aura été la fortune de cette mythologisation des planètes jusqu’à nos jours. C’est ainsi que Jacky Alaïz continue à donner à certaines planètes hypothétiques de son invention des noms de divinités au lieu de comprendre que ces noms ne doivent désigner que des états successifs au sein d’une cyclicité. Nous pensons donc que les astronomes ont commis une erreur qu’ils n’ont fait que perpétuer depuis la fin du XVIIIe siècle en attribuant aux planètes des noms de dieux et les astrologues des siècles ultérieurs ont eu bien tort de leur emboiter le pas. En fait, l’astrologie ancienne, telle que nous l’avons reconstituée, ne faisait qu’un usage très limité des données astronomiques. On se servait de la lune, du soleil puis de Saturne comme curseurs. Il ne fut nullement question au départ, selon notre approche archéologique, de mobiliser la totalités des facteurs « mâles ». En revanche, il fallait mettre en place un grand nombre de facteurs « femelles » pour introduire de la cyclicité, des variations. L’astrologie fonctionne en effet sur les variations sur un thème et donc on peut penser que le vecteur est le thème. L’usage du mot thème pour désigner la carte du ciel ne ferait sens qu’astrologiquement dans une perspective cyclique : comme en musique, on fait « varier » un thème. De même, le mot « horoscope » désignait initialement l’ascendant, qui pouvait « varier » selon les maisons qui en dérivaient, avant de signifier l’ensemble de la carte du ciel voire l’activité prédictive de l’astrologie dans les médias. Cette dualité du thème masculin unique et des nombreux « signes » féminins persiste de nos jours en astrologie lorsque l’on étudie le passage d’une planéte à travers les douze signes du zodiaque. Mais le problème, c’est que nos astrologues font subir ce sort à toutes les planètes, ce qui déstructure le système. L’image des prises mâle et femelle est d’ailleurs fausse puisque c’est en électricité la prise femelle qui donne de l’énergie à la prise mâle et non le contraire. Dans la réalité, une même source d’énergie mâle doit pouvoir alimenter un grand nombre de récepteurs féminins. C’est dire que les contresens ne manquent pas. L’imagerie électrique véhicule des représentations et des interopérations fausses ! Une erreur grossière consiste à croire qu’il faut autant de planètes que de signes (cf. notre entretien avec Roger Benoit Jourlin, sur You Tube), erreur commise par un Jean Carteret, il y a cinquante ans ; A partir de là, cela a encouragé les astrologues à croire qu’il devait y avoir douze planètes dont deux au-delà de Pluton, au vu notamment du dispositif des domiciles et des exaltations (cf. nos Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel- Grande Conjonction 1983). Et c’est d’ailleurs pour cela que l’on peut supposer qu’à un certain stade l’astrologie a été tentée d’intégrer toutes les planètes du système solaire en perdant de vue l’idée que le facteur mâle pouvait disposer, en quelque sorte d’un harem. L’astrologie multiplanétaire serait selon nous une hérésie ne prenant plus en compte la dynamique du masculin et du féminin si ce n’est de façon monogamique, chaque planéte faisant couple avec un signe. C’est ainsi que dans le dispositif des exaltations, Jupiter serait en cancer, Mars en capricorne etc. (cf. nos travaux sur ce sujet sur nofim et sur Aldébaran (sur Face Book) Nous proposons de revenir à la logique originelle de l’astrologie telle que nous pensons l’avoir restituée. Donc en ne se servant que d’un seul facteur planétaire que l’on décline, que l’on conjugue de diverses façons, selon un nombre de phases qui peuvent varier de deux à douze en passant par 4 ou par 8. Le nombre de phases est un enjeu moins crucial que celui du « thème-vecteur » car le « découpage » d’un cycle quel qu’il soit conduit à une structure régulière et récurrente que la division soit en tant ou tant de subdivisions ; En revanche, le recours à plusieurs planètes notamment au-delà de deux introduit une irrégularité et une inégalité des phases qui casse la rythmique astrologique. C’est alors que les astrologues qui ne respectent pas cette réglé du cycle unique et de ses subdivisions multiple ne disposent plus d’un outil viable. Ils en sont réduits à se contenter – faisant de nécessité vertu- (cf. nos enregistrements de Jacky Alaïz sur You Tube) à décrire les configurations qui se succèdent sans s’intéresser à leur reproduction à certains intervalles. Un coup c’est la rencontre de ces deux planètes, un autre coup de deux autres planètes et par rencontre, en fait, cela ne concerne pas, pour eux, la seule conjonction, mais aussi toutes sortes d’aspects, d’intervalles se produisant temporairement entre deux planètes si bien qu’il y a des « rendez-vous » tous les mois (cf. aussi dans le même sens l’Astrochronobiologie de Roger Héquet). Dès lors, leur devise devient : pour une astrologie de précision, quasiment au jour le jour mais sans repérage cyclique concevable. On passe d’une astrologie des phases à une astrologie des dates. Ce qui est également un grave contresens. Autre contresens maintes fois dénoncé, qui tient à la perte par l’astrologie du dernier demi-siècle, de la dualité planéte/étoile fixe, l’étoile fixe étant le facteur féminin régulièrement « visité » par le facteur mesclun polygame. Désormais, le délestage des étoiles conduit à ce que les planètes en « couple » ne se rejoignent jamais au même endroit du ciel d’une fois sur l’autre, ce qui est déjà le cas des conjonctions des luminaires qui sont à la base des douze mois de l’année, donc avec un décalage de 30 jours d’une fois sur l’autre. Les signes du zodiaque se sont en quelque sorte substitués aux étoiles fixes au point que l’on accorde de nos jours une grande importance à l’entrée d’une planéte dans un nouveau signe comme si le début d »’un signe équivalait à une étoile fixe, ce qui est totalement fictif. On pourra certes nous rétorquer que l’astrologie « marche » très bien comme cela et qu’elle doit donc avoir « raison » de procéder comme elle le fait. Mais on ne peut que relativiser la valeur d’une telle démonstration qui tiendrait aux « résultats » obtenus tout comme d’ailleurs l’on doit se montrer très réservé quant aux statistiques de Gauquelin qui prétendent démontrer qu’au moins cinq planètes du système solaire sont actives astrologiquement et correspondent aux différents métiers exercés dans nos sociétés. Aucune pratique fondé sur des prémisses fausses ne saurait se maintenir à terme face à des pratiques sous tendues par des systèmes historiquement fondés. Et d’ailleurs revient la question lancinante, de quelle réalité psychosociologique nous parle l’astrologie ? Au bout du compte, la seule chose dont l’astrologie, selon nous, ait à nous parler, c’est du fonctionnement des sociétés et non des personnes et là encore il y a l’occasion (qui fait le larron) de contresens. Il est infiniment plus simple, en effet, d’appliquer une théorie cyclique à un groupe qu’à un personne car un groupe se fait et se défait, pas une personne qui ne va pas se décomposer et se recomposer si ce n’est au figuré. On peut, en revanche, concevoir des troubles « intestins » au sein d’une société avec des ruptures, des sécessions, des unions, des fédérations, des empires de diverses envergures, on peut même s’intéresser aux couples. En revanche, la voie psychanalytique, ouverte notamment par André Barbaut (De la psychanalyse à l’astrologie) nous apparait comme une fausse bine idée et comme un contresens de première grandeur. Nous préférons que l’astrologie s’attelle à l’étude de phénomènes visibles comme la vie des sociétés, des nations qu’à des phénomènes qui le sont bien moins comme l’état mental de nos congénères. En ce sens, faire de l’astrologie un outil en thérapie ne fait sens selon nous que dans le cadre relationnel. Nous sommes pour une astrologie du visible, de ce que nos sens perçoivent quand on observe le monde – donc pour une astrologie citoyenne- mais nous sommes aussi favorables à une astrologie qui se réfère à des configurations astrales visibles, avec un facteur qui s’approche, rejoint, puis s’éloigne par rapport à un autre. Nous pensons que l’étoile fixe du fait qu’elle ne bouge pas –si ce n’est à un rythme non signifiant ici- reste un point de répète qio ne change pas d’une fois sur l’autre (cf nos travaux sur l’Astrocyclon) de même que le modèle dont l’astrologie doit se servir doit rester constant. La planéte est le signifiant et les secteurs qui subdivisent son cycle au moyen des étoiles fixes placées sur son parcours est le signifié. Selon nous, le signifiant astrologique doit être parfaitement circonscrit et il peut se décliner en une succession de « signifiés » qui sont autant de variations (ce que sont en grammaire les diverses flexions (suffixes, préfixes). Or, actuellement, le signifiant astrologique est sans domicile fixe et son identité est pour le moins trouble et insaisissable tant elle se transforme en permanence. Ce qu’on appelle en astrologie actuelle le thème n’est plus en fait qu’un système de variations fondé sur la carte du ciel d’un moment donné, le soleil servant alors de facteur central –(d’où la pratique des révolutions solaires, à chaque anniversaire) accommodé diversement non plus par les signes ou les maisons mais aussi par les « aspects » que le soleil entretient avec d’autres planètes puis, par glissement, par les relations que les planètes ont entre elles, sans que le soleil soit concerné ! Une astrologie à la dérive, disions-nous. JHB 11 01 14

mardi 30 avril 2024

JEan Pierre Nicola sur la dondition des astrologues Le Congrès de Paris 1974

Histoire au point n°2 Dans le ghetto astrologique on attendait beaucoup du Retour des Astrologues de l’équipe P.Defrance, C. Fischler et I. Petrossian, dirigée par Edgar Morin (Club de l’OBS, Cahier n° 3, nov. 1971). Enfin, grâce à la consciensologie (il n’y a pas de péril en la demeure, encore moins chez les demeurés) des sociologues, on allait enfin respirer l’ozone de la légitimité, un gaz pur. Onze ans plus tard (cycle d’activité solaire), le retour du retour sous le titre de La croyance astrologique moderne (éd. L’Age d’Homme, mars 1982) toujours sous l’inébranlable direction d’E. Morin, enterre ce qui était déjà enterré pour quiconque savait lire : l’espérance de trouver chez un sociologue autre chose que la justification de sa légitimité contestée par d’autres disciplines officielles. L’astrologie étant une facile aubaine de réhabilitation aux yeux (aux gros yeux) des sciences exactes, la sociologie a payé son droit d’appartenance à la légitimité par l’invention d’une anti-astrologie culturellement admissible, je l’ai baptisée : l’anti-astrologie insidieuse. Elle se présente sous des formes intelligentes, chiffrées, raisonnées, satisfaisantes pour la classe intellectuelle qui risquait d’être indisposée par les outrances, le mauvais goût de l’anti-astrologie manifeste, de mauvaise foi trop grossière pour convaincre un honnête homme. Avec l’anti-astrologie insidieuse, il y a du mieux : des interrogations tolérantes, des pourquoi pas qui permettent de traverser le marais sans glisser vers le fond de la question. Tactique que je qualifierai d’évitement sublime tant il élève l’esprit avec grâce. Sans définir le mot croyance (à quoi bon ?), dans leur article « Croyances aux parasciences : dimensions sociales et culturelles » (Revue française de sociologie, avril 1986), Daniel Boy et Guy Michelat amalgament dans le même coefficient de croyance : sorcellerie, tables tournantes, télépathie, OVNI , fantôme, radiesthésie, spiritisme, foi religieuse, etc. Il en ressort que l’on est d’autant plus croyant en l’astrologie que l’on croit naturellement en quelque chose : au pendule, aux ovnis, en dieu… On est ou on n’est pas croyant par tempérament. Seuls les dogmes structurés, les Églises et les hauts piliers des Universités, savants en place, sont rebelles aux inclinations de cette nature spontanée confrontée à la science… que les auteurs se gardent bien de définir. Chez nos Robert et Larousse, l’astrologie est un « art divinatoire ». Pour donner à mon tour dans l’amalgame, la pratique d’un Art revient à une croyance… On ne peut pas jouer du violon sans y croire, sans croire en dieu à l’écoute des hommes. On croit en un tableau de Dufy, Chagall, Cézanne, comme on croit aux farfadets ou aux sociologues. Dès la parution du Retour des Astrologues, j’avais prévenu mes ex-confrères qu’ils avaient tort d’espérer quoi que ce soit de ce côté-la… mais quelques années plus tard, je me suis fais roulé moi-même de belle manière. Déconfits par la sociologie, les astrologues qui auraient besoin de secours extérieur pour sortir du ghetto peuvent se tourner vers les historiens. Cette fois, l’affaire est sérieuse. Les ouvrages de Gérard Simon (Kepler, astronome-astrologue) et Henri Stierlin (L’Astrologie et le pouvoir) ont fait pour l’improbable réhabilitation de l’astrologie plus que toutes les prédictions et les gloses… Ne nous excluons pas, quoique nous défendions une bonne glose. Mais il y a une réserve à faire. Elle est de taille : l’Historien doit être indifférent à la croyance, art, science, songe ou mensonge de l’astrologie. Sinon, « l’Histoire » est récupérée par le M.A.U. dans L’Histoire de l’Astrologie de Jacques Halbronn et Serge Hutin (éditions Artefact, 1986), par le psy-symbolisme de Napoléon Barbault préfacier d’une « Histoire de l’Astrologie » (Wilhelm Knappich, octobre 1986) qui n’a évidemment pas manqué de conforter sa position des convictions symbolistes de l’auteur et de son traducteur (Henri Latou). Comme pour le n°8 des Cahiers Conditionalistes, la méthode suivie consiste à publier un document de date contrôlable et le commenter pour reprendre au besoin les contenus, montrer l’aboutissement ou la voie délaissée. La communication suivante a été donnée en fin septembre 1974 dans le cadre d’un Congrès« Les journées Internationales Astrologi­ques de Paris » (Hôtel Méridien) organisé d’un côté, par l’I.S.A.R. (International Society for Astrological Research, présidente Julienne Sturm) et, d’un autre, par le C.I.A. (Centre International d’Astrologie) ou par Jacques Halbronn, selon qui écrit l’Histoire. Étant à l’époque plus au courant et témoin (voire acteur) des conflits qu’aujourd’hui, il est exact que l’initiative de ce Congrès et l’effort principal viennent de Jacques Halbronn, le C.I.A. se bornant au patronage et à l’éviction des candidatures indésirables. Ces faits sont rapportés dans le Guide de la Vie Astrologique de J. Halbronn (Éd. La Grande Conjonction, 1984) à la page 30. Malheureusement, à la page suivante j’apprends avoir été réconcilié par ses soins à Patrice Louaisel avec qui j’étais, sans être fou de lui, pourtant en correspondance ? Ce qu’Halbronn ne dit pas (quelle Histoire !) : la rencontre des trois a eu lieu chez moi (6 Bd de Clichy – Paris) et, en invoquant sa dimension de Sagittai­re, c’est moi qui ait suggéré à J. Halbronn de fonder une Association des Associations qui commençaient à se multiplier. Comment lui en vouloir? Nous avons tous des trous de mémoire. Tenez, demandez à Elizabeth Teissier qui l’a contactée pour tenir, du n°10 au n°25, sa rubrique d’auto-publicité dans la revue Astrologique ? Elle ne sait plus… c’est tellement mieux ! Et Barbault, avec cette lourde mission de tireur d’oreilles, a-t-il vraiment le temps de se souvenir de mon rôle dans la publication de L’Astrologue aux éditions Traditionnelles… ou de mon conseil d’en rester ré­dacteur en chef alors qu’il présentait sa démission ? À l’époque, Max Lejbowicz disait en riant que mon «Mars en phase ultra-paradoxale me conduisait à faire souvent le jeu de mes adversaires»; çà, je n’aurais pas dû l’oublier ! En juin 74, au moment des négociations entre les divers responsables des Associations pour savoir qui devait ou pas parler à ces futures journées, Max étant le plus redouté, par courrier, Paul Colombet, Président du C.I.A. me demandait (Président du C.E.F.A.) de lui adresser les textes du CEFA « le plus tôt possible afin de permettre une traduction ». Je n’ai pas retrouvé de traces, dans mes archives, des réactions de Max, Yves Lenoble (alors Secrétaire du CEFA) ou des miennes… Dommage… Je sais que les choses s’étant compliquées entre le CEFA et le CIA (nous verrons à partir de quoi avec d’autres documents), les membres éminents du CIA avait la consigne de ne pas écouter les communications des membres non-moins éminents du CEFA. Qui donc aurait pu manquer de sagesse dans une connaissance qui est au coeur de l’homme, comme dit le préfacier ? Certainement pas Paul Colombet connu pour son indépendance à l’égard des coups de fil qu’il recevait d’un bienveillant Surmoi-des-coulisses. Peut-on savoir ? Non, si comme le recommande Barbault l’Histoire de l’astrologie doit être écrite par un astrologue traduit par un astrologue de même confession. Oui, si à l’inverse de l’intoucha­ble, on préfère en matière d’Histoire, le compte-rendu des faits à «la compréhension des textes et des auteurs ». lorsqu’ils ne sont pas conditionalistes. Car la pire de toutes les anti-astrologies est, comme Max Lejbowicz l’a dénoncée le premier, celle des astrologues indignes de leur héritage qui affligent le ciel de leur psy-symbolisme au lieu de rechercher pourquoi et comment le ciel du réel s’est affligé en eux d’un idéalisme étriqué. Tel est le contexte de cette comm

samedi 30 mars 2024

jacques halbronn Astrologie. Faut-il continuer à intégrer la planéte Neptune dans le clavier astrologique? Quid de la Loi de Bode?

Jacques halbronn Astrologie. Faut-il continuer à intégrer la planéte Neptune dans le clavier astrologique? Quid de la loi de Bode? Dans son Astrologie scientifique simplifuée (Ed Jep (Reed 1964, p. 17); Max Heindel (né Carl Louis von Grasshoff, né le 23 juillet 1865 à Aarhus et mort le 6 janvier 1919 à Oceanside, est le fondateur de la Rosicrucian Fellowship, basée à Mount Ecclesia, Oceanside, en Californie) mettait en doute, il y a plus d'un siècle, l'usage astrologique de la planéte Neptune en soulignant l'importance du 7 en se référant par ailleurs à la Loi de Bode laquelle "colle" avec Uranus et les Astéroïdes (Cérés, découvert en 1801) Sur le web: " Corroborée en 1781 par la découverte d'Uranus, la loi de Bode est mise en échec en 1846 par celle de Neptune et ne donne plus de résultats probants au-delà. Distances relatives entre les planètes du Système solaire (les tailles des planètes ne sont pas à l'échelle)". On sait toute l'importance qu'André Barbault accordait à la conjonction Saturne-Neptune dans les années cinquante (l'année 1953) puis dans les années 90 (l'année 1989) du siècle dernier sans parler de l'intégration de Neptune dans son 'indice cyclique". En fait, le cas de Neptune se distingue de celui d'Uranus, au regard de la loi de Titius Bode (1772) On sait que Jean Pierre Nicola n'hésita pas à constituer un groupe de trois planétes dans son "RET: Uranus Neptune-Pluton; complétant les deux premiers groupes Soleil-Mercure Vénus et Mars -Jupiter-Saturne, la Lune étant mise à part (voir ses "Nombres et formes du cosmos", 1977). On pourrait évidemment affirmer que les travaux de Barbault auront validé la place accordée à Neptune et que l'affaire est entendue. Mais jusqu'à quel point, peut-on négliger notamment le fait que Neptune est invisible à l'oeil nu ou que la durée de sa révolution sidérale dépasse la longévité humaine à la différence d'Uranus avec ses 84 ans? Pour notre part, nous avions intégré Uranus au sein d'un quatuor ( Mars, Jupiter, Sature, Uranus) notamment dans notre plaquette "Astrologie sensorielle" (in revue Cosmopolitan, fin 1976) en rapport avec les 4 sens (vue, ouie, gout, odorat) Uranus est en effet visible par l'oeil humain: Sur le web: "Bien qu'on l'observe peu, Uranus est pourtant théoriquement visible à l'œil nu si le ciel est bien noir car sa magnitude oscille entre 5,3 et 5,9." Quant à Michel Gauquelin, il déclarait n'avoir rien trouvé de concluant pour le lever et la culmination d'Uranus, à la naissance des personnalités retenues dans son corpus. En revanche, la Loi de Bode intégre tout à fait les divers astéroïdes (Cérés etc) situés entre Mars et Jupiter, ce qui fait un peu désordre. Néroman leur accordait une place dans son dispositif des maîtrises. Il semble bien que le systéme solaire a pu être réaménagé à une certaine époque et qu' Uranus, au niveau anthropocosmologique aura laissé la place à notre satellite, la Lune, dont la révolution est le tiers de celle de Mercure, ce qui la fait correspondre aux chiffres de la Loi de Bode. Cette Lune que Gauquelin aura validée astrologiquement à la différence de Neptune et de Pluton (découvert en 1930) Lune qui comporte les mêmes chiffres que ceux de Saturne: le 28 et le 7 . On (les "dieux") aurait donc constitué une nouvelle version du systéme solaire autour d'un axe Lune Saturne, excluant Uranus avec six astres Lune Mercure vénus Mars Jupiter et Saturne, le Soleil étant le vecteur central. Si l'on revient sur les résultats et modéle Barbault , signalés plus haut, nous avons montré que dans les cas étudiés, la présence de Neptune n'était pas nécessaire car la conjonction était assez concomitante du passage de Saturne sur les axes saisonniers. C'est particulièrement le cas en 1989 quand Saturne était au début du signe du Capricorne (signe du solstice d'hiver) en même temps qu'il se conjoignait avec Neptune. En revanche, dans Clefs pour l'astrologie (Ed Seghers 1976), nos courbes sinusoidales pointent cette date. Par la suite, nous avons décalé le début des phases et le capricorne correspond au milieu et non plus au début d'une phase solsticiale, soit à son maximum sur une période de 7 ans.. Rappelons enfin les malheurs de Pluton, ce qui ne semble pas avoir beaucoup troublé les astrologues..... sur le web "En août 2006, Pluton a perdu son statut de neuvième planète du Système solaire. A la suite d'un vote de l'Union astronomique internationale, elle s'est vue rétrogradée en planète naine. La raison principale de ce changement d'appellation provient d'une redéfinition de ce qu'est une planète" JHB 30 03 24

jeudi 14 mars 2024

Jacques halbronn Réflexions sur le Grand Livre des prévisions de Jean-Pierre Ncola (Ed Tchou, 1992)

jacques halbronn Réflexions sur le Grand Livre des prévisions de Jean-Pierre Nicola (Ed Tchou 1992) Trente ans après la parution de ses premiers traités d'astrologie, Jean Pierre Nicola en était resté à l'interprétation du thème natal, ce contre quoi nous avions protesté en 1976 dans Clefs pour l'Astrologie (ed Seghers) quand nous demandions d'évacuer un tel dispositif: En 1993, dans la réédition, nous concédions que le thème s'il n'était pas un support d'information pouvait aider à la communication avec ceux qui avaient besoin que l'on s'y référe, d'où la méthode de la "cosmo-thérapie" que nous avions défendue à l'époque. En ce sens, la formation des futurs astrologues passait par la maitrise d'un certain langage en tant que médium véhiculant le message du psychologue (psycho-sociologue) Mais pour Nicola, le thème natal restait bien la source d'information par excellence pour l'astrologue, amateur comme professionnel alors que pour nous la connaissance d'un tel langage n'exigeait nullement que l'on y crût au premier degré. Autrement dit, l'amateur d'astrologie avait une relation plus affective au thème natal que le professionnel et pour notre part, à l'époque, nous préférions avoir affaire à de futurs professionnels qu'à des astrophiles passionnés et dans notre Faculté Libre d'Astrologie de Paris, nous n'assurions pas les mêmes cours pour ces deux catégories, avec un cursus sensiblement plus long pour les amateurs que pour les professionnels, vu que les amateurs attendaient beaucoup plus (trop) de l'astrologie. D'où une idée bien différente de la déontologie dans ce domaine. Quand nous parcourons les pages de ce "grand livre des prévisions", nous voyons un auteur convaincu que l'astrologie doit exploiter toutes les ressources de notre systéme solaire, de la Lune jusqu'à Pluton(Charon) sur le bout des doigts, grâce notamment à la typologie fournie par le "RET' (pp. !3" et seq et 237 et seq) Mais l'ouvrage était d'abord censé traite, comme son titre l'indique, des "prévisions", d'où l'importance accordée aux transits des planétes (réparties en trois familles) sur tel ou tel "point" du thème natal (radix)/ Dans son Inroduction,(pp. 9 et seq), Nicola prend bien la peine de se démarquer d'une astrologie jugée par trop simpliste: " "n horoscope ou thème de naissance n'a rien à voir avec les rubriques de la grande presse.Elles ne peuvent prendre en compte que le mois de naissance donc uniquement le Signe occupé par le Soleil alors que les astres occupent des positions natales différentes selon l'année, le mois, le jour, l'heure de naissance et le lieu" Or, une telle présentation est erronée voire diffamatoire car les "horoscopes" prennent bel et bien en compte le contexte céleste en mouvement; C'est une erreur commune que de confondre les horoscopes de presse et les petits livrets zodiacaux (tels ceux dirigés par André Barbault, à la fin des années 50, aux Ed. du Seuil, avec l'équipe du CIA (Centre International d'Astrologie, fondé en 1946). Certes, la méthode de rédaction prévisionnelle des horoscopes dits de presse diffère-t-ele, en effet, de celle des transits sur l'ensemble du thème natal mais par le processus des "maisons solaires", le rédacteur de ces rubriques, s'informera sur les "transits" des planétes sur les points des dites maisons (prenant la position du Soleil comme ascendant). On est donc étonné que Nicola jette ainsi le bébé du bain, aussi cavalièrement dans un ouvrage censé informer le public sur la question de la prévision astrologique! Sur la Quatrième de couverture , on nous annonçait pourtant " ""L'ouvrage '..)est consacré aux prévisions. les méthodes diffèrent selon les époques et les astrologues" Ci -dessous, par exemple, une prévision de Rudy Abadie "L’éclipse lunaire des Gémeaux influencera surtout votre deuxième maison solaire (sic), celle des finances, de la sécurité, de l’estime de soi et du confort. C’est cette maison qui supervise certaines de vos plus grandes priorités. Êtes-vous prêt à manifester la vie que vous avez toujours voulu? Neptune vous aidera à faire de vos rêves une réalité." Pour notre part, l'idée d'un seul facteur passant sur une série de secteurs (signes, maisons) ne nous semble nullement aberrante, quitte à déterminer de quel facteur il pourrait s'agir et du nombre de secteurs à envisager. La diversité même des secteurs peut suffire sans qu'il faille grosso modo autant de planétes que de secteurs, comme semble le croire Nicola. Nous irons plus loin, puisque nous n'attachons pas d'importance au thème natal, en Astrologie Mondiale. Pour nous, le passage de la planété motrice sur les axes équinoxiaux et solsticiaux, nous suffit, étant entendu que comme l'affirme d'ailleurs l'Astrologie conditionaliste, des données non astrologiques sont à intégrer. Dès les premières lignes de l'Introductioin, on nous explique (on pense au premier verset de la Bible) :" Nous naissons entre Ciel et Terre (..) De laTerre, viennent les empreintes d'hérédité, de climat, d'éducation,, d'environnemenet social , économque et politique. Tout un ensemble de déterminismes (sic) que les astrologues modernes désignent par conditionnement ou bagages terrestres" (p.9) Dès lors, pourquoi accorder tant d'importance, comme le fait Nicola, au thème natal individuel si tant de données contribueront par ailleurs à différencier les personnes? On peut être né sous un même "signe" et relever de divers "déterminismes"! JHB 14 03 24

mercredi 28 février 2024

jacques halbronn Epistémolohie. L'astrologie conditionnaliste, un argument à double tranchant

jacques halbronn Epistémologie. L'astrologie conditionnaliste, un argument à double tranchant. Il peut certes semble salutaire d'indiquer, pour Jean Pierre Nicola, un certain relativisme. Citons le dans une interview avec Alain de Chivré: "Pour l’astrologie conditionnelle ou conditionaliste, les promesses des configurations natales comme des transits ne se réalisent que sous condition d’un contexte qui les modère, les amplifie ou les annule. Ce contexte comprend les conditions familiales, génétiques, climatiques, historiques, sociales, énumérées par Claude Ptolémée au Livre I de sa Tetrabible, reprises par Johannes Kepler avec plus d’insistance. Les astrologues les citent, pour mémoire et en cas d’insuccès dans leurs pronostics, mais ils n’en tirent aucune conséquence. J’ai résumé la plus fondamentale dans la formule « L’horoscope n’est pas le Sujet »… mais il peut le devenir, s’il en a les moyens". Selon nous un tel discours devrait éviter de partir du thème natal individuel. Or, tel n'est pas le cas mais vaut pour une astrologie "mondiale" qui dresse un panorama pour une période donnée, décrit un climat général qu'il convient de préciser selon divers critères et "conditions". Mais avec Nicola, qui aura participé à l'expérience 'Astroflash", soit la consultation astrologique assistée par ordinateur,le thème de naissance reste en lui même pertinent. Par ailleurs, comme Nicola le reconnait lui même, on trouve là une bonne excuse "en cas d'insuccés". Nicola offre aux praticiens, une sorte de 'filet" si leur discours fait "pschitt". Au vrai, ce recours à des facteurs supplémentaires est fort courant, chez la plupart des astrologues, tous courants confondus, en ce sens, que leur outil est foisonnant et qu'il est toujours possible de faire intervenir quelque "Deus ex machina" venant sauver la mise, comme un aspect de plus que l'on met sur la table et que l'on aura pu négliger. Nous avions mis en garde, il y a déjà des décennies, sur la question des mauvaises définitions venant justifier le recours à des ajouts, à des combinaisons ("conditions familiales, génétiques, climatiques, historiques, sociales"),. Autrement dit, avec l'astrologie conditionaliste, même le pire modéle pourra survivre au nom de la prise en compte de facteurs susceptibles de contrecarrer l'impact astral. JHB 28 02 24

vendredi 12 janvier 2024

Jacques halbronn Réflexions autour de "Nombres et formes du Cosmos" de Jean Pierre Nicola (Ed Traditionnelles 1971)

Jacques halbronn Réflexions autour de "Nombres et formes du Cosmos" de Jean Pierre Nicola .( Ed Traditionnelles, 1971) L'auteur concluait son recueil d'articles ( d'abord parus dans la Revue L'Astrologue) par cette proposition "La Nature n'a pas besoin de l'imagination des homme pour créer le monde. Et quelle oeuvre, rationnaliste ou poétique, pourrait prétendre la dépasser?" (p. 128) Pour Nicola, le systéme solaire serait bien le produit de l'évolution de l'Univers et l'astrologie aurait donc tout intérêt à apprendre à le décoder en son entier pour en extraire son discours. Il importait donc à notre auteur de démontrer l'unité du systéme solaire en s'appuyant notamment sur la Loi de Bode, en intégrant nécessairement les planétes 'Uranus, Neptune et Pluton, dont l'existence fut longtemps ignorée tant par les astronomes que par les astrologues, à leur suite, au delà de Saturne dans le champ de l'astrologie. S'en priver ne reviendrait-il pas, en effet, à tronquer l'apport de cette source que constitue le dit systéme solaire? D'où le titre du volume "Nombres et formes du Cosmos", véritable profession de foi qui assimile abusivement notre petit systéme au "Cosmos" tout entier! Notons que la Loi de Bode prévoyait (cf p. 28) la découverte de Cérés, trente ans avant que celle-ci ait lieu. Nicola défend l'unité du systéme solaire p. 25) qui ne saurait être "une idée d'astrologue" En fait, la cohérence interne aux "nombres" de notre systéme peut-elle être généralisée à l'ensemble du dit Cosmos? On pourrait au contraire conclure que le dit systéme offre certaines particularités que l'on ne retrouve pas ailleurs, ce qui en ferait un "objet" généré, fabriqué par quelque "dessein intelligent. Rappelons le début du Livre de la Genése Au commencement, Dieu créa le Ciel et la Terre." ce que l'on pourrait entendre par "un ciel pour notre Terre et notre Humanité", soit un binome anthropocosmologique voire bio-cosmologique. En fait, Nicola ne prendrait pas la mesure de l'enseignement de la Loi de Bode, refusant d'y voir le signe d'un ordre spécifique qui donnerait tout son sens à l'entreprise astrologique centrée sur notre Humanité. D'où son dispositif RET (cf La Condition Solaire,1965) où il lui fallait déterminer la signification de chaque planéte de par sa disposition au sein d'un systéme solaire et non pas en se basant sur quelque Tradition livresque,symbolique.. Or, Nicola ne retiendra pas l'usage astrologique de Cérés '(cf p. 70) Pour notre part, le systéme sol avecaire constitue une sorte de mode d'emploi à l'adresse des astrologues en leur indiquant à la fois les facteurs moteurs (Lune et Saturne, dotés des mêmes chiffre et des mêmes diviseurs, 4x7) et les facteurs "secteurs" (Mercure, Vénus, Mars et Jupiter) Mais pour accepter une telle représentation, cela exigerait de ne plus s'en tenir à la "Nature" et accepter l'intervention de quelque entité intelligente, qui serait assimilable au dieu de la Bible, ce à quoi Nicola n"était apparemment nullement préparé ou prédisposé préférant l'option "Nature" à l'option "Dieu". Paradoxalement, l'auteur apporte des arguments en faveur d'un systéme construit pour notre Humanité, à son intention mais il préfére mettre ses observations au service du "Cosmos", choix qui lui semble somme toute plus acceptable que de se lancer dans quelque cosmogénése qui fragiliserait encore plus la situation de l'astrologie, c'est ce que Bachelard appelle un "obstacle épistémologique", une sorte d'impensable. On renverra à l'ouvrage de Jean Sendy, La Lune, clef de la Bible: Sur Internet, "Jean Sendy, en suivant pas à pas le texte de l'Ancien Testament, nous montre qu'il ne s'agit pas d'un récit légendaire, mettant en scène un Dieu unique et tout-puissant, mais d'un texte historique racontant la colonisation de la Terre par des Anges venus du ciel. Des Anges qui, à notre époque de fusée lunaire et de cosmonautes, deviennent beaucoup plus vraisemblables et compréhensibles. Et la Bible redevient alors le prodigieux livre d'histoire qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être. Pour finir, Jean Sendy nous propose une preuve expérimentale de son extraordinaire hypothèse : si les « Célestes » ont bien colonisé la Terre au temps de Moïse, des traces de leurs bases nous attendent sur la Lune, qui sera alors la « clé de la Bible ». JHB 12 01 24

dimanche 14 mai 2023

Jean Pierre Nicola Sur la sortie du Retour des Astrologues (1971) et sur sa communication au Congrès de Paris de 1974

¬ Histoire au point n°2 Dans le ghetto astrologique on attendait beaucoup du Retour des Astrologues de l’équipe P.Defrance, C. Fischler et I. Petrossian, dirigée par Edgar Morin (Club de l’OBS, Cahier n° 3, nov. 1971). Enfin, grâce à la consciensologie (il n’y a pas de péril en la demeure, encore moins chez les demeurés) des sociologues, on allait enfin respirer l’ozone de la légitimité, un gaz pur. Onze ans plus tard (cycle d’activité solaire), le retour du retour sous le titre de La croyance astrologique moderne (éd. L’Age d’Homme, mars 1982) toujours sous l’inébranlable direction d’E. Morin, enterre ce qui était déjà enterré pour quiconque savait lire : l’espérance de trouver chez un sociologue autre chose que la justification de sa légitimité contestée par d’autres disciplines officielles. L’astrologie étant une facile aubaine de réhabilitation aux yeux (aux gros yeux) des sciences exactes, la sociologie a payé son droit d’appartenance à la légitimité par l’invention d’une anti-astrologie culturellement admissible, je l’ai baptisée : l’anti-astrologie insidieuse. Elle se présente sous des formes intelligentes, chiffrées, raisonnées, satisfaisantes pour la classe intellectuelle qui risquait d’être indisposée par les outrances, le mauvais goût de l’anti-astrologie manifeste, de mauvaise foi trop grossière pour convaincre un honnête homme. Avec l’anti-astrologie insidieuse, il y a du mieux : des interrogations tolérantes, des pourquoi pas qui permettent de traverser le marais sans glisser vers le fond de la question. Tactique que je qualifierai d’évitement sublime tant il élève l’esprit avec grâce. Sans définir le mot croyance (à quoi bon ?), dans leur article « Croyances aux parasciences : dimensions sociales et culturelles » (Revue française de sociologie, avril 1986), Daniel Boy et Guy Michelat amalgament dans le même coefficient de croyance : sorcellerie, tables tournantes, télépathie, OVNI , fantôme, radiesthésie, spiritisme, foi religieuse, etc. Il en ressort que l’on est d’autant plus croyant en l’astrologie que l’on croit naturellement en quelque chose : au pendule, aux ovnis, en dieu… On est ou on n’est pas croyant par tempérament. Seuls les dogmes structurés, les Églises et les hauts piliers des Universités, savants en place, sont rebelles aux inclinations de cette nature spontanée confrontée à la science… que les auteurs se gardent bien de définir. Chez nos Robert et Larousse, l’astrologie est un « art divinatoire ». Pour donner à mon tour dans l’amalgame, la pratique d’un Art revient à une croyance… On ne peut pas jouer du violon sans y croire, sans croire en dieu à l’écoute des hommes. On croit en un tableau de Dufy, Chagall, Cézanne, comme on croit aux farfadets ou aux sociologues. Dès la parution du Retour des Astrologues, j’avais prévenu mes ex-confrères qu’ils avaient tort d’espérer quoi que ce soit de ce côté-la… mais quelques années plus tard, je me suis fais roulé moi-même de belle manière. Déconfits par la sociologie, les astrologues qui auraient besoin de secours extérieur pour sortir du ghetto peuvent se tourner vers les historiens. Cette fois, l’affaire est sérieuse. Les ouvrages de Gérard Simon (Kepler, astronome-astrologue) et Henri Stierlin (L’Astrologie et le pouvoir) ont fait pour l’improbable réhabilitation de l’astrologie plus que toutes les prédictions et les gloses… Ne nous excluons pas, quoique nous défendions une bonne glose. Mais il y a une réserve à faire. Elle est de taille : l’Historien doit être indifférent à la croyance, art, science, songe ou mensonge de l’astrologie. Sinon, « l’Histoire » est récupérée par le M.A.U. dans L’Histoire de l’Astrologie de Jacques Halbronn et Serge Hutin (éditions Artefact, 1986), par le psy-symbolisme de Napoléon Barbault préfacier d’une « Histoire de l’Astrologie » (Wilhelm Knappich, octobre 1986) qui n’a évidemment pas manqué de conforter sa position des convictions symbolistes de l’auteur et de son traducteur (Henri Latou). Comme pour le n°8 des Cahiers Conditionalistes, la méthode suivie consiste à publier un document de date contrôlable et le commenter pour reprendre au besoin les contenus, montrer l’aboutissement ou la voie délaissée. La communication suivante a été donnée en fin septembre 1974 dans le cadre d’un Congrès« Les journées Internationales Astrologi­ques de Paris » (Hôtel Méridien) organisé d’un côté, par l’I.S.A.R. (International Society for Astrological Research, présidente Julienne Sturm) et, d’un autre, par le C.I.A. (Centre International d’Astrologie) ou par Jacques Halbronn, selon qui écrit l’Histoire. Étant à l’époque plus au courant et témoin (voire acteur) des conflits qu’aujourd’hui, il est exact que l’initiative de ce Congrès et l’effort principal viennent de Jacques Halbronn, le C.I.A. se bornant au patronage et à l’éviction des candidatures indésirables. Ces faits sont rapportés dans le Guide de la Vie Astrologique de J. Halbronn (Éd. La Grande Conjonction, 1984) à la page 30. Malheureusement, à la page suivante j’apprends avoir été réconcilié par ses soins à Patrice Louaisel avec qui j’étais, sans être fou de lui, pourtant en correspondance ? Ce qu’Halbronn ne dit pas (quelle Histoire !) : la rencontre des trois a eu lieu chez moi (6 Bd de Clichy – Paris) et, en invoquant sa dimension de Sagittai­re, c’est moi qui ait suggéré à J. Halbronn de fonder une Association des Associations qui commençaient à se multiplier. Comment lui en vouloir? Nous avons tous des trous de mémoire. Tenez, demandez à Elizabeth Teissier qui l’a contactée pour tenir, du n°10 au n°25, sa rubrique d’auto-publicité dans la revue Astrologique ? Elle ne sait plus… c’est tellement mieux ! Et Barbault, avec cette lourde mission de tireur d’oreilles, a-t-il vraiment le temps de se souvenir de mon rôle dans la publication de L’Astrologue aux éditions Traditionnelles… ou de mon conseil d’en rester ré­dacteur en chef alors qu’il présentait sa démission ? À l’époque, Max Lejbowicz disait en riant que mon «Mars en phase ultra-paradoxale me conduisait à faire souvent le jeu de mes adversaires»; çà, je n’aurais pas dû l’oublier ! En juin 74, au moment des négociations entre les divers responsables des Associations pour savoir qui devait ou pas parler à ces futures journées, Max étant le plus redouté, par courrier, Paul Colombet, Président du C.I.A. me demandait (Président du C.E.F.A.) de lui adresser les textes du CEFA « le plus tôt possible afin de permettre une traduction ». Je n’ai pas retrouvé de traces, dans mes archives, des réactions de Max, Yves Lenoble (alors Secrétaire du CEFA) ou des miennes… Dommage… Je sais que les choses s’étant compliquées entre le CEFA et le CIA (nous verrons à partir de quoi avec d’autres documents), les membres éminents du CIA avait la consigne de ne pas écouter les communications des membres non-moins éminents du CEFA. Qui donc aurait pu manquer de sagesse dans une connaissance qui est au coeur de l’homme, comme dit le préfacier ? Certainement pas Paul Colombet connu pour son indépendance à l’égard des coups de fil qu’il recevait d’un bienveillant Surmoi-des-coulisses. Peut-on savoir ? Non, si comme le recommande Barbault l’Histoire de l’astrologie doit être écrite par un astrologue traduit par un astrologue de même confession. Oui, si à l’inverse de l’intoucha­ble, on préfère en matière d’Histoire, le compte-rendu des faits à «la compréhension des textes et des auteurs ». lorsqu’ils ne sont pas conditionalistes. Car la pire de toutes les anti-astrologies est, comme Max Lejbowicz l’a dénoncée le premier, celle des astrologues indignes de leur héritage qui affligent le ciel de leur psy-symbolisme au lieu de rechercher pourquoi et comment le ciel du réel s’est affligé en eux d’un idéalisme étriqué. Tel est le contexte de cette communication aux «Journées Internationales Astrologiques de Paris » de septembre 1974. Pour relever son intérêt, j’ai effectué des soulignements aux passages qui me semblent maintenant importants et des renvois numérotés pour commenter les étapes courues ou qui restent à couvrir. COMMUNICATION AUX JOURNÉES INTERNATIONALES ASTROLOGIQUES DE PARIS Septembre 1974 Ceux qui contestent la réalité du conditionnement réagissent invariablement par les mêmes mots : « Ah oui, Pavlov, son chien et la sonnette… mais tout ceci n’est pas valable pour l’homme ! ». Ce n’est, certes pas, la bonne façon de le prouver, et j’espère qu’à l’avenir, s’il est parmi vous des personnes négativement conditionnées par ce terme, leur réaction sera plus réfléchie et moins réflexologique. Il est vrai qu’en France l’empreinte cartésienne et l’héritage des philosophies dualistes dissociant l’âme du corps portent à prendre le réflexe dans une acception étroitement physiologique. Pour Pavlov, pour ses précurseurs comme pour ses continuateurs, le réflexe « c’est la réaction de l’organisme envers le monde extérieur ». Cette notion de réflexe s’étend aux activités supérieures. Elle concerne toutes les réponses de l’homme : concrètes ou abstraites, instinctives, affectives, sociales, intellectuelles. L’Astrologie Conditionnelle (1), se consacre à l’étude des réponses de l’homme à son environnement cosmique, aux stimuli ou incitations que sont les rythmes zodiacaux et les cycles planétaires. Une telle définition démarque l’Astrologie Conditionnelle des interprétations fatalistes ou symbolistes, puisque selon les premières l’homme subirait passivement son ciel, tandis que selon les secondes les rapports de l’homme avec son environnement cosmique ne se posent pas en termes objectifs mais en termes de reflets, de correspondances entre le dedans et le dehors, le haut et le bas. Fataliste ou symboliste, il s’agit d’une Astrologie de l’absolu qui n’ose pas toujours dire son nom. Celui de conditionnel est clair : l’Astrologie conditionnelle ne peut pas être absolue. Néanmoins son objet d’étude lui impose de s’intéresser également à tous les systèmes idéologiques, philosophiques, religieux, qui représentent de grandes réponses et, aussi, un grand besoin d’absolu. L’Astrologie Conditionnelle ne saurait davantage se dispenser d’étudier les produits de la pensée analogique pour en extraire l’essentiel, quelques perles à l’occasion et lorsqu’il s’agit vraiment de pensée analogique. Son but étant la connaissance des réponses de l’homme aux stimuli d’un milieu élargi aux dimensions du système solaire, il est légitime pour elle d’analyser avec conscience et rigueur les explicatives symbolistes et fatalistes. Ses moyens étant ceux de l’homme, il est tout aussi légitime pour elle d’user de l’intuition pour les problèmes qui relèvent encore de cette fonction, et d’user de la raison pour les problèmes résolubles par les méthodes rationnelles. L’originalité de l’Astrologie Conditionnelle est sans doute d’avoir soigneusement distingué trois plans du réel : le plan objectif, le plan subjectif, et celui de leurs échanges ou de leurs interactions. (2) Cette distinction – originale pour les astrologues mais élémentaire ailleurs – n’existe ni en astrologie fataliste, ni en astrologie symboliste. Pour ces écoles, le ciel est comme l’homme, sans que l’on sache où est le ciel et qui est l’homme. Les deux peuvent être gravement dépréciés. En astrologie fataliste l’homme est gouverné et articulé comme un pantin, en astrologie symboliste, le ciel est à peine nécessaire à l’horoscope, et l’on affiche avec suffisance son mépris des réalités astronomiques. Ces deux écoles prétendent trouver ou retrouver dans l’horoscope de naissance à la fois l’homme, son milieu et leurs rapports, soit : l’hérédité et ses effets sur le caractère, l’ambiance familiale, l’éducation et leurs effets, le milieu social et ses conséquences psychologiques ou autres. Pour l’Astrologie Conditionnelle l’horoscope n’est pas le sujet, mais il le concerne, tout comme chacun d’entre nous n’est pas sa famille, son éducation, sa culture, sa classe sociale, malgré les traces qu’il en retire, malgré les réponses qu’il donne à ces divers conditionnements extra-horoscopiques. Pour reprendre une définition de Max Lejbowicz donné dans Carré de mars 1974, « en Astrologie Conditionnelle le thème natal n’est plus considéré comme l’image du moi : il signale le conditionnement du système solaire reçu par un sujet théorique. Le sujet concret se construit par interférences de divers conditionnements (solaire, social, héréditaires, éducatif, etc.) » La spécificité du conditionnement solaire est de porter sur nos structures temporelles. Ce sont elles qui permettent au cours du développement psychologique d’ordonner les autres conditionnements, d’accentuer ou d’amoindrir certains de leurs effets. Nous dirons, par exemple, qu’une signature « Lunaire » sensibilisera davantage qu’une autre aux conditionnements familiaux, mais nous ne saurions rien dire de la nature et de la qualité de ces conditionnements. Une signature «Uranienne » sensibilisera davantage aux conditionnements sociaux et ceci peut expliquer que parmi ceux qui prennent le pouvoir dans une société en crise, il se trouve beaucoup d’Uraniens. (3) Figure1 La connaissance du contexte historique, une conscience ouverte aux problèmes de son époque sont indispensables aux praticiens de l’Astrologie Conditionnelle. Par le fait même de sa définition mettant en cause l’homme, le milieu, leurs rapports, l’Astrologie Conditionnelle s’ouvre à toutes les disciplines. Aux sciences humaines, à la biologie, pour tout ce qui est du sujet ; aux sciences physiques, pour tout ce qui est de l’objet ; et, pour reprendre un terme heureux proposé par M.Goldstein, aux sciences relationnelles pour ce qui est des interactions Sujet-Objet : écologie, économie, cybernétique. Les problèmes posés par l’Astrologie Conditionnelle débouchent sur la nécessité d’une doctrine commune et sur celle d’un travail d’équipe dont chaque membre accorde ses compétences sur celles de ses partenaires et agit en fonction du programme de tout le groupe. En Astrologie Conditionnelle, il n’y a pas d’homme-phare, de prophète Nostradamique, mais une culture scientifique et philosophique à reprendre et à repenser à plusieurs afin d’approcher une vision plus large et plus juste de l’Astrologie, afin de proposer de nouvelles réponses aux interrogations des hommes de tous temps. Revenant sur notre première définition de l’Astrologie Conditionnelle, nous l’affinerons en disant qu’elle se consacre non seulement à l’étude des réponses de l’homme à l’environnement cosmique, mais aussi à celles des interférences créées sur ses réponses par les conditionnements proprement terrestres.Jean-François Le Ny, dans son ouvrage sur Le conditionnement (Presses Universitaires de France, collection «Le psychologu »), signale que c’est la modification du milieu, quel que soit le sens de cette modification, qui agit sur l’organisme et appelle une réponse, dans la mesure où il est possible d’en donner une.

dimanche 26 février 2023

Jacques Halbronn J.P. Nicola n'a pas su prendre toute la mesure des...

jacques halbronn Epistémologie. L4astrologie conditionnlaise en quesrtion. La dialecrique émerreur récepteur

jacques halbronn Epistémologie..L'astrologie conditionnaliste en question " La dialectique émetteur récepteur. L' astrologie dite conditionnaliste (précdemment conditionnelle) commet deux erreurs: la première, sa référence à la position des astres qui déterminerait la psychologie des individus" l'autre par son refus de voire dans l'étude des astres la base d'une cyclologie et donc un vecteur prévisionnel.. cf wikipedia" "L'astrologie conditionaliste est un courant de l'astrologie française. Pour ce mouvement, l'homme est influencé par l'hérédité, appelé l'héritage terrestre, et par le système solaire, appelé l'héritage céleste. Il ne prétend plus faire des prédictions exactes comme l'astrologie classique, mais affirme que la psychologie des individus dépend de la position des astres En effet., selon nous le thème natal n'est d'aucune utilité informative et même si le texte ci dessus ne le précise pas, il est clair que c'est bien la position des astres à la naissance qui serait déterminante, tout à fait incontournable, pour ce courant astrologique, discours d'ailleurs partagé par l'immense majorité des praticiens de l'astrologie de par le monde, constituant là une véritable doxa. Pour nous, l'"homo astrologicus" (formule datant de 1969 , selon un de nos premiers textes, paru à Jérusalem) est en permanence connecté à certaines positions astrales et nous n'accordons pas de crédit à celles de la naissance qui ne sont qu'un épiphénoméne. Pour ce faire, il s'agit de comprendre que nous sommes génétiquement programmés pour tenir compte de certains positions récurrentes, ce qui est le fondement de toute cyclologie. En d'autres termes, les astres n'agiraient pas sur nous si nous n'étions pas formatés pour capter leurs signaux et ces signaux relévent non pas de la nature des astres mais de leur instrumentalisation (cf la Pensée Astrologie, in Histoire de l'Astrologie de Serge Hutin, Artefact 1986). Jac Il ne s'agira donc aucunement de démontrer que les astres seraient "par nature" voués à nous "influencer" et nous "conditionner". Or l'astrologie condionnaliste ne propose-t-elle pas un décodage de l'ensemble du systéme solaire sous le nom de RET', décrivant trois groupes de trois planétes plus la Lune; le Soleil constituant étrangement un groupe avec Mercure et Vénus, le troisiéme groupe comprenant trois astres nouvellement découverts, dits "transsaturniens" (cf Jean Pierre Nicola La condition solaire, Paris, 1964)? Pour nous, il n'est pas question d'accorder la moindre signification aux planétes, cette fonction devant être réservée aux secteurs qui balisent leurs parcours. La tradition jusqu'à nos jours, nous enseigne que le soleil "pointe" tour à tour , par sa mobilité apparente, tel secteur mais n'est pas par lui même porteur de signification et inversement les secteurs sont censés rester fixe.La notion d'ascendant va d'ailleurs dans le même sens, en tant que curseur désignant successivement tel ou tel signe et n'étant pas par lui même porteur de signification. En ce qui nous concerne, le curseur est Saturne (cf L'astrologie selon Saturne, 1994) qui parcourt l'écliptique en environ 30 ans (2 fois 15 ans) et dont la course peut notamment être divisée en 4 périodes de 7 ans environ. Il est clair que des astres dont la révolution est annuelle comme le premier groupe Soleil-Mercure Vénus- ne sont pas faits pour marquer le temps astrologique pas plus que ceux dont la révolution est trop lente, comme les planétes transsaturniennes --84 ans, 165 ans, 248 ans!) lesquelles ne sont guère en mesure de constituer un processus récurrent viable tout au long d'une existence humaine. En tout état de cause, l'astrologie n'a besoin que d'une seule planéte pour fonctionner et donc nous réfutons le pluriel ("des astres") utilisé par la description mentionnée plus haut. Pour nous l'astrologie est une théologie politique recourant à un facteur céleste et non une astronomie cherchant pour chaque planéte du systéme solaire un rôle spécifique, ce qui nous apparait comme un contre sens majeur dont l'astrologie du XXIe siècle est invitée à se départir. La tradition démocratique en vigueur ne dit d'ailleurs pas autre chose, se fondant sur un seul et unique paramétre, déterminant la date et donc la durée des mandats électoraux, si ce n'est qu'elle ne s'appuie pas sur des données célestes. Il s'agit donc de combiner astrologie et droit constitutionnel et tel est bien l'objectif final de l'astrologie que de parvenir à instaurer un tel agencement politique dans un certain nombre d'Etats, se substituant ainsi à de précédentes idéologies et religions. Mais il ne faudrait pas croire une seconde que nos propositions impliquent un ordre nouveau. Bien au contraire, elles visent à mettre en évidence un ordre qui n'aura cessé d'existe depuis des millénaires mais qui aura été occulté par une fausse astrologie et une fausse religion politique. Ce qui nous raméne à la question du génétique. Si notre Humanité est sensible aux positions successives de Saturne, c'est qu'elle aura été programmée dans ce sens, il y a fort longtemps, ce qui fait intervenir un processus créatif transcendental dont le livre de la Genése se fait l'écho. "Et Dieu créa le Ciel et la terre (premier verset du Pentateuque).quel que soit le sens donné au mot "Dieu". De nos jours, la notion de récepteur est devenue familière et aucune émission, aucun signal ne valent s'il n'y a pas de récepteur adéquat et c'est donc bien le récepteur qui confère à un astre, quel qu'il soit, tout son impact, étant entendu que le décodage exige une certaine structuration du récepteur en au moins deux périodes en alternance mais il n'est nullement nécessaire de multiplier le nombre de secteurs. (cf Cours gratuit d'Astrologie Conditionaliste - https://www.astroclic.net › cours-astrologie-conditionali..."En Astrologie Conditionaliste, le zodiaque correspond donc aux 12 rapports jour/nuit qui évoluent au cours de l'année. Ce zodiaque est dit « photopériodique " Mais pourquoi faudrait il envisager une quelconque division en 12, qui n'est d'ailleurs aucunement sous tendue par la science astronomique, si ce n'est dans le cadre d'un métalangage purement conventionnel? Au nom d'une recherche de récurrence, base de toute cyclologie digne de ce nom, il nous apparait que l'on peut tout à fait se contenter d'une division en 4 -saisons et que meme l'on peut s'en tenir à des demi cycles, sur le modéle lunaire comme sur le modéle equinoxial/solsticial.. Le refus de l'astrologie conditionnaliste des 'prédictions" est un contre sens de plus car c'est couper la branche sur laquelle l'astrologie doit reposer. C'est en étudiant la réaction des personnes aux phases que l'on est en mesure de déterminer à quel type elles appartiennent et comment tout au long de leur vie, elles en seront marquées d'une façon ou d'une autre. Un tel référentiel nous semble infiniement plus valable que le repérage sur le thème natal comme le prétend la dite astrologie conditionnelle.. '(cf https://astrologie-moderne.eu › jean-pierre-nicola-fonda.) "Pour l'astrologie conditionnelle ou conditionaliste, L'information astrologique contenue dans un thème permet (..) de décoder etc" On peut regretter notamment qu'au lieu d'approfondir la portée psychologique des saisons et notamment le basculement solsticial mettant un terme à l'expansion équinoxiale - le mot solstice signifiant littéralement- le soleil s'arrête'- ce qui revêt une portée prévisionnelle majeure, l'on ait préféré emprunter son jargon à une certaine école philosophique.(Représentation, Existence, Transcendance). JHB 26 02 23