Site de l'Association La Vie Astrologique (ex Mouvement Astrologique Universitaire). 8, rue de la Providence. 75013 Paris/ Une approche historico-critique de la littérature astrologique.
Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)
Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
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Affichage des articles dont le libellé est Jacques Halbronn. Afficher tous les articles
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samedi 29 août 2026
Jacques halbronn Remarques autour du manifeste de Robert Hand "Vers une astrologie postmoderne"
Jacques halbronn Remarques autour du manifeste de Robert Hand "Vers une astrologie postmoderne"
L'article ci-dessous est la transcription (révisée) d'une conférence prononcée par Robert Hand lors du Congrès astrologique 2005 de la British Astrological Association à York, G.B.
Robert Hand conclut son exposé(ci-dessous) ainsi:
"C'est l'une des choses que nous a enseignées le 20e siècle, mais le 20e siècle ne savait pas trop comment s'y prendre. Par contre, j'ai trouvé des techniques en astrologie grecque et médiévale qui montrent réellement comment y arriver, comment la voir (la façon de procéder) dans une carte. L'astrologie postmoderne ne sera pas une astrologie fataliste prédictive, elle sera une astrologie d'illumination, de réalisation de soi, d'actualisation de soi et de conscience qui incorporera en même temps tout le reste de l'astrologie.Nous évaluons, nous jugeons et nous intégrons. C'est ce que je vois venir". Or, selon nous, la seule issue pour prouver ll'astrologie est de fournir des dates qui coincident avec des configurations astronomiques bien déterminées"
JHB 29 08 2§5
Robert Hand
Vers une astrologie postmoderne (2005, il y a 20 ans)
Que signifie postmoderne?
Je devrais d'abord définir le mot "postmoderne". Le terme postmodernisme tel qu'il est utilisé aujourd'hui décrit un ensemble de mouvements philosophiques issus de la philosophie française contemporaine représentés surtout par les travaux de Jacques Derrida, le post-structuralisme et le philosophe et historien Michel Foucault.
Je ne suis pas en train de parler de cela ici parce qu'il s'est aussi passé autre chose en astrologie. L'astrologie n'a jamais fait partie du monde moderne et ne peut donc pas traverser une période postmoderne similaire. Je suggérerais plutôt que l'astrologie est idéale pour être appelée tant pré-moderne que postmoderne dans le sens philosophique français.
"Ensuite, au 18e siècle, il y eut une très longue pause. Les historiens traditionnels appellent cette époque le Siècle des Lumières. Je préfère le mot "Siècle de l'Obscurité" en raison de ce qui est arrivé à l'astrologie: elle a presque disparu."
Ce dont je parle est plutôt d'un phénomène historique très réel en astrologie, et c'est le suivant: il y a eu jusqu'à environ 1700 une astrologie composée de certains schémas, d'idées et de principes constants qui se voulait une tradition plus ou moins continue de ce qui remontait - cette date est très vague - à peu près au cinquième siècle avant notre ère. Ensuite, au 18e siècle, il y eut une très longue pause. Les historiens traditionnels appellent cette époque le Siècle des Lumières. Je préfère pour ma part le terme "Siècle de l'obscurité" en raison de ce qui est arrivé à l'astrologie: elle a presque disparu. Une réviviscence s'est amorcée plus tard, au cours de la majeure partie du 19e siècle et a ranimé une portion de la tradition presque disparue en 1700.
Voilà cependant qu'avec Alan Leo et, plus récemment, avec Dane Rudhyar et, à un autre niveau, avec l'école de Hambourg et la Cosmobiologie d'Ebertin, un nouveau type d'astrologie, qu'il serait peut-être opportun d'appeler l'astrologie du 20e siècle mais que j'aimerais appeler l'astrologie moderne, a commencé à voir le jour. Je vais en réalité traiter de la question suivante: que va-t-il se passer maintenant?
Le début de ce que j'appellerai, à défaut d'un meilleur terme, l'astrologie postmoderne remonte à quelques années déjà. Principalement deux personnes sont à l'origine de ce nouveau départ. Elles sont, aux États-Unis, Robert Zoller, qui a commencé à étudier l'astrologie médiévale dans les textes latins originaux au cours des années '70, suivi de près ici (en Grande-Bretagne) par la défunte Olivia Barclay, qui a enseigné l'astrologie horaire à ses étudiants directement des textes de William Lily. Les enseignements de ces deux personnes ont constitué un retour de l'astrologie pré 1700 ou pré-moderne. Leurs travaux ont eu d'énormes répercussions. Aux États-Unis, ils ont mené au mouvement dont je faisais partie, ou dont je fais partie mais auquel je ne suis plus associé de nom et qui s'appelle le Projet Hindsight, dont Robert Zoller et moi, de même que Robert Schmidt, avons été les fondateurs. Plus tard, Robert Zoller a continué son chemin comme j'ai continué le mien, mais le mouvement existe toujours. Il y a aussi bien sûr un mouvement de traduction très important en Espagne, et aussi en Italie.
Ainsi, le type d'astrologie pré 1700 pré-moderne effectue un retour assez rapide. L'influence de ces mouvements n'est pas tout à fait ce à quoi nous pourrions nous attendre. Oui, il y a des gens, et je pense que je peux exprimer ceci sans insulter personne, tels que Robert Zoller, qui tentent vraiment de ranimer entièrement une astrologie pré-moderne intacte, par ailleurs connue sous le nom d'astrologie traditionnelle. Cependant, comme certaines personnes considèrent l'astrologie d'Alan Leo comme l'astrologie traditionnelle, le terme "pré-moderne" est peut-être plus précis pour les styles d'astrologie pré 1700. Mon image favorite de Robert Zoller - et croyez-moi, je ne pense pas qu'il s'objecterait à ma description - est celle-ci: il sourirait, se frotterait les mains avec délices et dirait: "Les vieilles méthodes sont les bonnes méthodes!"”
Ce qui semble pourtant se produire et ce que je crois moi-même n'est pas vraiment une réviviscence de l'astrologie traditionnelle. Il s'agit plutôt d'une guérison de la fracture qui s'est produite au 18e siècle. Nous n'essayons pas de pratiquer l'astrologie exactement comme elle était pratiquée, nous essayons plutôt de recréer l'astrologie comme elle serait si elle n'avait jamais cessé d'être une tradition active. Il est très important de comprendre ce point parce qu'on a souvent dit et souvent cru que l'astrologie traditionnelle ne doit pas avoir été très efficace pour avoir disparu, ou presque. Certains disent qu'elle devait sûrement être terriblement incomplète et que l'astrologie moderne en est une amélioration évolutive.
Ce n'est pas le cas. L'astrologie traditionnelle a disparu pour des raisons beaucoup plus sociopolitiques que scientifiques. Si vous désirez un exemple de ce que je veux dire, consultez l'excellent travail de Patrick Curry, Prophecy and Power, dans lequel il décrit le processus de la disparition de l'astrologie en Grande-Bretagne. Je vous assure toutefois que ce processus n'était pas limité à la Grande-Bretagne. Nous ne faisons donc pas d'astrologie traditionnelle, nous guérissons la fracture qui s'est produite au 18e siècle.
L'astrologie traditionnelle
En premier lieu, qu'est-ce que l'astrologie traditionnelle? Malheureusement, la seule définition générale que je peux en faire est de la décrire comme l'astrologie pré 1700. À cet égard, elle est comme presque tout le reste de l'Histoire. Je pense que si vous faites un petit calcul rapide, vous verrez que le gros de l'Histoire s'est déroulé avant 1700, des milliards et des milliards d'années en fait. Cela mis à part, elle est difficile à décrire. Nous devons nous demander "Quelle astrologie traditionnelle?" L'hellénistique/classique? Le Jyotish? Le Jyotish est un terme que je préfère de beaucoup à védique, d'abord parce que c'est le terme indien correct et ensuite parce que (je sais, je vais recevoir des objections là-dessus plus tard) il n'y pas beaucoup d'astrologie horoscopique dans les Védas. Parlons-nous d'astrologie arabe ou, comme je préfère l'appeler, d'astrologie perso-arabe, parce qu'elle est en fait beaucoup plus persane qu'arabe? Parlons-nous de l'astrologie médiévale écrite en latin, qui est essentiellement la même que l'astrologie arabe? Ou parlons-nous des débuts de l'astrologie moderne, et je ne veux pas dire Alan Leo? Les débuts de l'astrologie moderne sont composés de gens comme Placide, Morinus, Kepler, qui ont tous analysé l'astrologie traditionnelle telle qu'ils avaient apprise et ont tous cru au besoin d'une réforme.
"Nous n'avons pas entièrement digéré les astrologies traditionnelles; pour utiliser le bon terme, nous n'avons pas maîtrisé leurs techniques."
De quelle astrologie parlons-nous alors? J'ai de mauvaises nouvelles: de toutes! Nous n'avons pas entièrement digéré les astrologies traditionnelles; pour utiliser le bon terme, nous n'avons pas maîtrisé leurs techniques. Par exemple, on n'utilise pas et on n'expérimente pas encore beaucoup avec les techniques prédictives de l'astrologie hellénistique et même certaines des techniques prédictives de l'astrologie médiévale. Elle peuvent s'avérer ne pas être très utiles, tout comme elles peuvent signifier une percée très importante. Je ne sais pas vraiment et nous ne le saurons pas jusqu'à ce qu'on les ait étudiées systématiquement.
L'astrologie au 20e siècle
Cette infusion d'éléments de traditions diverses à la tradition astrologique moderne représente l'essence du passage de l'astrologie moderne à l'astrologie postmoderne. Certains ont appelé cette astrologie traditionnelle néo-classique, mais c'est vraiment mettre l'accent sur le mauvais mot. Ce n'est une astrologie néo-classique qu'au sens du terme que lui donne la langue ordinaire.
Bien! Que faire alors du 20e siècle? Je vais vous prouver de manière conclusive que je ne suis pas traditionaliste: nous allons le garder! Nous allons en garder les meilleurs éléments. Le progrès le plus important réalisé par l'astrologie du 20e siècle a été l'acceptation que l'astrologie pouvait réellement devenir un outil du potentiel humain et de la réalisation de soi. On trouve peut-être un peu de ça dans le Jyotish, mais certainement pas dans l'astrologie hellénistique, arabe ou médiévale latine. Ces trois traditions étaient entièrement axées sur la vie quotidienne, les situations ordinaires. Par contre, Dane Rudhyar en particulier a introduit une manière radicalement nouvelle de penser à l'astrologie. La notion d'astrologique psychologique est très proche de sa pensée. Je ne partage pas le mépris que de nombreux traditionalistes affichent pour l'astrologie psychologique. Je pense qu'elle est extrêmement importante. Ma seule critique est que dans les mains de certains de ses praticiens les moins habiles, elle est devenue une purée astrologique dans laquelle tout peut vouloir dire n'importe quoi, selon l'état d'âme du client et de l'astrologue. Le langage de l'astrologie du 20e siècle est un langage imprécis, vague, obscur et flou. Par contre, les objectifs de l'astrologie du 20e siècle sont parfaitement louables.
Pourquoi la tradition, à tout le moins les branches dont j'ai parlé, n'a-t-elle jamais traité de la question de la réalisation de soi? Ils avaient les outils s'ils avaient eu des raisons philosophiques de le faire. La raison est très simple: tant dans le monde musulman que chrétien, cette question était régie par autre chose, nommément, par la religion, dont l'astrologie était largement dissociée. Tant les astrologues musulmans que chrétiens devaient expliquer constamment que l'astrologie ne nuisait pas à la religion, ne traitait pas des mêmes questions, elle était donc acceptable. Il existe en fait en astrologie occidentale une tradition d'atténuation, comme il en existe une aussi dans l'astrologie hindoue, et cette tradition a toujours été souterraine. C'est la magie. Mais nous, les astrologues, avons dû prétendre que nous n'y étions pas liés pour survivre dans ce qui était jusqu'à tout récemment un monde chrétien ou musulman.
"Nous conservons l'astrologie du 20e siècle dans la
mesure où elle fonctionne, a du sens et est suffisamment
précise pour être vérifiable."
Donc, nous conservons l'astrologie du 20e siècle dans la mesure où elle s'adresse aux besoins de l'humanité moderne. Chaque astrologie compose avec la culture dans laquelle elle vit, et si elle ne le fait pas, cela n'a pas d'importance. Nous devrions conserver l'astrologie du 20e siècle dans la mesure où elle fonctionne, a du sens et est suffisamment précise pour être vérifiable. Pour vous montrer ce que je veux dire par "suffisamment précise" (ou plutôt, suffisamment imprécise), voici un exemple de prédiction (absurde, j'en conviens) qui illustre le problème: "Il se produira des événements au cours de l'année prochaine." Vous riez, mais j'ai entendu des prédictions astrologiques qui étaient tout aussi 'précises'.”
Je pense aussi que certains outils de l'astrologie du 20e siècle méritent d'être gardés, comme les mi-points, le cadran de 90 degrés, et des idées extrêmement valables présentées par plusieurs écoles, trop nombreuses pour êtres citées ici. L'astrologie du 20e siècle ne doit pas être mise à la poubelle, mais voici ce dont elle a besoin:
Tout d'abord, la question qu'on pose souvent: l'astrologie traditionnelle, quelle que soit sa forme, est-elle meilleure que l'astrologie moderne? Naturellement, les traditionalistes répondent immédiatement "Mais bien sûr!". Ils disent qu'elle est plus efficace. C'est probablement vrai, mais pas pour les raisons auxquelles on pense. L'astrologie hindoue, l'astrologie arabe, l'astrologie médiévale et, à cet égard, l'astrologie hellénistique possèdent toutes une langue beaucoup plus précise que celle de l'astrologie du 20e siècle. En termes simples: ces langues, en tant que langues, sont plus claires; ces premières astrologies expriment les choses clairement et dans la mesure où elles expriment les choses clairement, on peut savoir si ce qu'elles disent est vrai ou non.
"J'ai offert un compliment étrangement équivoque à la cosmobiologie du système Ebertin, j'ai dit que je l'aimais parce que c'était un des rares systèmes astrologiques qui me permettaient de savoir quand il ne fonctionnait pas."
. Je vais vous faire une déclaration que certains penseront scandaleuse et que d'autres ont contredit plusieurs fois au cours de ce congrès: je n'ai jamais monté une carte incorrecte qui fonctionnait mieux qu'une carte correcte. Je ne dis pas que cela ne peut pas se produire, mais cela ne m'est jamais arrivé. J'ai toujours attaché une grande importance à la formulation du langage astrologique, de sorte que je peux savoir si la déclaration que je fais est correcte ou incorrecte. Je me souviens d'une conférence de Geoffrey Dean, dans laquelle il parlait d'une carte qui était supposée être celle de Petula Clark. Geoffrey ne se souvient pas de cette anecdote, mais moi, oui, et cette carte présentait une étroite conjonction de Mars et Neptune. Geoffrey s'exprimait en un charabia astrologique moderniste sur la nature altruiste et généreuse de cette personne, etc. etc. Je me disais "C'est complètement fou, cette carte ne peut pas du tout être bonne." Plus tard, après avoir convaincu tout l'auditoire, il a révélé qu'il s'agissait en fait de la carte de Charles Manson. Juste une petite remarque, dans la carte astro-carto-graphique de Charles Manson, la ligne de la conjonction Mars Neptune traverse le désert juste à l'est de Los Angeles. Alors quand il a enfin admis que c'était la carte de Charles Manson, je me suis dit: "Je savais que cela ne pouvait pas être celle de Petula Clark!" Ils sont nés le même jour à un an d'intervalle. C'est la raison pour laquelle Geoffrey a pu berner tout le monde. Le problème, c'est qu'il a tiré parti du caractère imprécis d'une bonne partie du langage astrologique moderne du 20e siècle. Il faut que cela change! La réalisation de soi, l'exploration psychologique ou même l'illumination par le biais de l'astrologie sont des objectifs, des tâches, tout à fait nobles, mais il faut le faire en s'exprimant clairement parce que sinon, l'astrologie ne servira plus à rien, excepté de divertissement, ce que, je suppose, certains trouveront parfaitement acceptable.
En plus de son langage imprécis, l'astrologie moderne a été affligée d'une faille tragique: l'absence complète d'une base philosophique cohérente issue d'une tradition philosophique ou spirituelle, à l'exception du Jyotish. Le Jyotish possède un passé philosophique et spirituel cohérent dérivé des religions de l'Inde. Pour ceux d'entre vous qui l'ignorent, l'astrologie occidentale (et je parle plus précisément de l'astrologie du Moyen-Orient, nous n'en pratiquons que la branche occidentale) possède également une fondation solide dans une philosophie dérivée de gens comme Platon, Pythagore, Aristote, Plotin, et a des racines dans d'autres philosophies que nous ne pouvons attribuer à une personne précise, comme les philosophies de Hermès. Nous devons retourner à ces philosophies (et demain j'espère y arriver en partie) parce que toute la philosophie occidentale moderne, à l'exception possible et probable de la phénoménologie, émane d'un ensemble d'idées qui ont vu le jour après que l'Occident eut emprunté la voie philosophique qui rendait l'astrologie intrinsèquement impossible.
"En plus de son langage imprécis, l'astrologie moderne a été affligée d'une faille tragique: l'absence complète d'une base philosophique cohérente issue d'une tradition philosophique ou spirituelle du monde."
Nous devons donc retourner aux philosophies qui ne rendent pas l'astrologie intrinsèquement impossible, replanter des racines, en moderniser notre compréhension et les ramener au 20e ou 21e siècle. Nous avons un exemple brillant de tout cela dans le travail de John Addey, dont l'astrologie, fermement enracinée dans le néoplatonisme, pointait vers une forme d'astrologie radicalement nouvelle. Nous ne voulons cependant pas nous servir des philosophies mystiques du 19e siècle comme celles de Mme Blavatsky, Alice Bailey et les autres, en partie parce qu'elles ne sont pas réellement des philosophies de base. Elles enseignaient une forme obscure et modernisée du néoplatonisme. Je ne dis pas que leurs travaux ne valent rien, mais en ce qui concerne la philosophie, retournons à la base.
Alfred North Whitehead est peut-être lui aussi un philosophe qui a des choses à nous dire, mais jusqu'à ce que j'arrive à lui faire dire quelque chose que je comprendrai vraiment - ceux d'entre vous qui ont essayé de lire Whitehead savent ce que je veux dire - je ne saurai pas ce qu'il a à offrir. Whitehead will know what I mean – I cannot tell what he may have to offer.
L'astrologie manque de base théorique
Il faut avoir de bonnes bases philosophiques parce qu'elles mènent à la création en une forme quelconque de ce qui, répètent les scientifiques, manque à l'astrologie: une base théorique. Il faut bien sûr comprendre qu'une base théorique n'a pas besoin d'être correcte d'emblée. Elle doit être corrigible. La théorie astrologique, même fondée sur ses nouveaux liens avec la philosophie ancienne, ne sera pas une théorie reconnue par la science, mais elle fonctionnera de fait comme une théorie scientifique. C'est juste qu'elle ne fonctionnera pas conformément au paradigme scientifique, quel qu'il soit, à tout le moins pas à tout paradigme constitué à partir du plus vaste métaparadigme de la science moderne.
Permettez-moi de vous expliquer pourquoi: le paradigme scientifique contemporain, à l'exception de quelques domaines de la physique quantique, ne tient à peu près aucun compte du rôle de la conscience dans l'univers. Dans les termes les plus forts: la vie et la conscience, selon la version dominante du paradigme scientifique moderne, sont des épiphénomènes des lois de la nature inanimée. Un épiphénomène est un phénomène superficiel de second niveau, non essentiel au système entier. En d'autres mots, nous sommes insignifiants, négligeables, le monde n'a essentiellement aucun dessein, il ne fait que tourner vers une fin stupide, vaine et vide de sens.
Bien sûr, la question se pose: Qui juge le monde "vide de sens"? Il ne peut pas y avoir d'absence de sens à moins qu'il n'y ait aussi quelqu'un pour juger une chose vide de sens. Malheureusement, quand le 19e siècle a extirpé Dieu de la science, il a rendu indéfinissable, hors de propos et spéculative toute la question de sens/absence de sens. Selon un auteur "scientifique" moderne, nous sommes comme des bactéries qui vivent sur une des particules de poussière d'un éternuement. Voilà la description donnée de la vie dans le Big Bang. On dit que nous vivons sur une planète qui tourne autour d'une petite étoile dans une galaxie sans importance dans un univers infiniment immense. Pour qui n'avons-nous pas d'importance? S'il n'y a pas de vie dans l'univers, qui donc nous juge sans importance et depuis quand la magnitude seule est-elle devenue le critère de l'excellence? Des milliards et des milliards d'étoiles disait Carl Sagan, comme si l'ajout de zéros après le un rendait les choses encore plus importantes et plus sensées.
"À mon humble avis, l'astrologie n'a aucun sens à moins de postuler que la vie, l'esprit et la conscience sont essentiels au fonctionnement de l'univers et précèdent de manière significative la matière et l'énergie ou en sont à tout le moins les concomitants, ce qui signifie coéternels."
À mon humble avis (entendez par là qu'une "déclaration arrogante" va suivre) l'astrologie n'a aucun sens à moins de postuler que la vie, l'esprit et la conscience sont essentiels au fonctionnement de l'univers et précèdent de manière significative la matière et l'énergie, ou en sont à tous le moins les concomitants, ce qui veut dire coéternels. Quelque chose nous parle et les choses qui parlent doivent être vivantes et conscientes. L'idée que la vie et la conscience sont des épiphénomènes est à l'opposé exact de la vision astrologique du monde. C'est pourquoi nous sommes des hérétiques. De grâce, restons-le!
Je crois que plusieurs astrologues ne comprennent pas les répercussions logiques de ce qu'ils font. Ils sont des astrologues quand ils sont dans leur salle de consultation et des matérialistes mécanistes ordinaires du 21e siècle quand ils font autre chose - bien que je trouve cela de moins en moins vrai avec le passage du temps, et cela me fait bien plaisir. Il faut toutefois reconnaître que oui, en effet, l'astrologie, et la métaphysique de la science également connue sous le nom de scientisme, sont réellement incompatibles. Dieu merci!
Passons maintenant à une autre facette de la nouvelle forme d'astrologie: je rejette totalement, absolument et complètement toute forme d'astro-intégrisme. Laissons ça à certains fanatiques lunatiques des communautés juive, musulmane et chrétienne. Il ne faut pas récupérer entièrement quelque forme d'astrologie ancienne que ce soit seulement parce c'est la seule à être entièrement, absolument et positivement vraie pour toujours. Nous les reprenons au meilleur de notre habileté, pour apprendre d'elles, mais elles ne sont pas nécessairement "plus vraies" que ce que nous faisons. Nos ancêtres étaient des êtres humains, comme nous. Est-ce que je crois que l'astrologie est née d'une révélation divine au sens biblique? Peut-être que oui dans un autre sens, mais pas au sens biblique étroit. Elle n'a pas été révélée pleine, entière, parfaite et complète à qui que ce soit à quelque moment que ce soit. Elle sera peut-être complète et parfaite éventuellement, mais seulement parce que nous aurons accompli le travail de découvrir cette révélation. Les choses ne se passeront probablement jamais comme ça, mais je ne veux exclure aucune possibilité.
Équilibrer les positions modernistes et traditionalistes
Nous devons donc équilibrer les positions modernistes et traditionalistes. En passant, je désire être très clair sur un point: si je semble insulter certains membres de la communauté Jyotish/védique en parlant d'intégrisme astrologique, croyez-moi, je ne le fais pas. Il y a aussi les intégristes de Lilly, les intégristes hellénistiques, les intégristes arabes... On peut croire à n'importe quel système, à condition qu'il ne soit pas moderne, à la manière d'un intégriste ou, pour utiliser un terme encore plus à la mode dans les cercles religieux, d'un littéraliste... une personne qui croit que les livres sont littéralement et entièrement vrais.
La position moderniste prétend que seuls les plus récents travaux sont valables et la position traditionaliste croit que tout ce qui est moderne est entièrement mauvais et corrompu. Je suis catégorique, ces deux positions sont erronées. Si vous n'êtes pas d'accord avec moi, très bien, mais c'est ma position, à prendre ou à laisser (j'ai la Lune en Scorpion).
L'astrologie postmoderne doit reconnaître que l'astrologie est un art acquis. Bien que nous invitions l'enthousiaste et l'amateur à participer, nous devons également reconnaître que l'astrologue amateur jouera un rôle semblable à celui du scientifique amateur, un rôle loin d'être insignifiant, mais un rôle plus limité. L'astrologie n'est pas plus un divertissement que la psychologie; c'est à dire que les deux peuvent devenir des divertissements amusants, mais ce n'est là ni leur but ni leur valeur.
À cette fin, et je sais que plusieurs le savent déjà, un mouvement s'est amorcé vers la création d'institutions scolaires astrologiques. L'une de celles-ci est le collège Kepler. On y enseigne un programme authentique d'arts libéraux qui est toutefois (et c'est justement la devise non officielle de l'école) "filtré par la lentille de l'astrologie", mais c'est bel et bien un programme d'arts libéraux. Qu'est-ce que j'y enseigne? J'enseigne l'histoire ancienne et médiévale et le latin. Naturellement, il n'y a pas que Cicéron qui a écrit en latin. Nous lisons Jean de Séville et d'autres comme lui. (Nous ne lisons pas Manilius, parce que personne ne peut lire Manilius.) Ici en Grande-Bretagne, il y a bien sûr le programme de Bath Spa, le programme de Southampton, de l'Université de Canterbury et probablement d'autres encore que je ne connais pas.
C'est une avancée très intéressante parce que nous en sommes désormais au point où le prochain niveau de l'astrologie doit s'accomplir dans des milieux similaires à ceux des universités, où il y a des congrès entre professionnels du domaine, qui présentent des travaux très importants mais trop techniques ou ésotériques (dans le sens original du terme) pour une conférence astrologique générale. Par exemple, nous avons plusieurs styles de directions primaires médiévales, leur origine, leur importance, leur application etc., c'est certainement un sujet qui n'intéresse que les spécialistes.
Je vais vous parler d'une chose que j'ai remarquée, je suis convaincu que Masha Allah ou le travail qui lui est attribué vient de deux personnes, parce qu'on y trouve deux méthodes d'astrologie, mais je n'ai pas encore trouvé le moyen d'en présenter une preuve rigoureuse. Ce n'est pas le type de sujet qui attirerait une grande foule même à une conférence de la AA, et les conférences de la AA sont pourtant beaucoup plus subtiles que bien d'autres.
"Le côté "l'astrologie et votre toutou" de l'astrologie existe depuis pas mal de temps et je ne dis pas que cela doit cesser."
L'option? Chez Astrolabe, la compagnie où j'ai travaillé dans le passé, nous avions une caricature sur le mur qui montrait une femme rondelette à la poitrine généreuse debout derrière un lutrin, une expression sévère sur son visage, et qui disait: "Nous ne connaîtrons pas de repos jusqu'à ce que l'astrologie trouve sa place à l'université." Sur le mur derrière elle, une affiche disait: "La semaine prochaine: l'astrologie et votre toutou".
Bon, il n'y a rien de mal à ça, mais ce sont les deux faces de l'astrologie. Le côté 'l'astrologie et votre toutou' de l'astrologie existe depuis pas mal de temps et je ne dis pas que cela doit cesser. J'en suis maintenant à ma quatrième année d'enseignement au deuxième cycle, je commence donc à savoir ce qu'il se fait de bon et d'utile au niveau universitaire pour faire progresser l'astrologie. Nous ne l'avons pas encore en grande partie, mais nous y arrivons. Cette "théorisation", si je peux inventer un mot, ce remaniement de l'astrologie pour la rendre plus théorique est une étape extrêmement importante.
Je dois maintenant vous dire quelque chose de très important sur ce processus. Nous ne tentons pas de rendre l'astrologie respectable. Nous tentons de forcer l'astrologie à se structurer de l'intérieur. Ce n'est pas la même chose. Nous ne convaincrons pas les universitaires que nous appartenons à l'université rien que parce que nous le disons; il n'est même pas certain que nous serons un jour intégrés à l'université. Ce n'est pas important. C'est pour nous, pour l'efficacité de notre art, pas pour notre respectabilité. Nous serons plus efficaces si nous faisons ces choses. Nous avons besoin de bibliothèques internationales contenant des textes astrologiques, imprimés ou virtuels. Nous devons retrouver tous ces vieux journaux astrologiques qui moisissent sur nos tablettes, en faire des scans et les rendre disponibles aux chercheurs.
"Nous ne tentons pas de rendre l'astrologie respectable.
Nous tentons de forcer l'astrologie à se structurer de l'intérieur.
Ce n'est pas la même chose."
Je ne sais pas combien d'entre vous le savez, mais il y a sur Internet un truc qui s'appelle "Early English Books Online". Chaque livre encore existant imprimé en Angleterre avant 1700 se retrouve dans cette base de données. Vous pouvez les lire ou les télécharger, à votre gré. C'est exactement ce qu'il nous faut en astrologie. Nous avons besoin de tous ces journaux, de tous ces vieux textes, de mettre tout à la disposition des chercheurs. Une vaste quantité de connaissances astrologiques est sur le point de disparaître pour toujours. Nous avons besoin de chercheurs modernes pour écrire sur ce qui s'est passé au 20e siècle, qui a dit quoi, ce qu'ils voulaient dire, pour expliquer leurs idées, parler de leur vie, il faut préserver tout ça. Ironiquement, la partie la plus menacée de l'histoire de l'astrologie est celle du 20e siècle. Elle est déjà sur le point d'être oubliée. C'est pourquoi ce mouvement grandissant vers l'université est nécessaire, pas pour nous rendre respectables, mais pour notre propre usage.
Voici le point le plus important: nous aurons réussi à créer une astrologie postmoderne dans la mesure où notre astrologie sera complètement continue, historiquement, avec toutes les astrologies du passé. Cela ne veut pas dire que nous utiliserons toutes leurs techniques, tous leurs éléments, mais que nous pourrons à un certain moment parler d'une tradition entièrement restaurée et continue. L'astrologie postmoderne ne retournera pas simplement vers William Lilly, ou Bonatti, ou Vettius Valens, Vahara Mihira ou qui que ce soit d'autre; mais ils seront là, leurs travaux seront connus, étudiés et utilisés au besoin. Et leur pertinence sera déterminée par nos besoins modernes, pardon, nos besoins postmodernes.
Je pourrais maintenant vous donner une longue liste des choses que j'aimerais changer sur le plan technique en astrologie, mais je dois m'avérer d'accord avec Geoffrey Cornelius, qui disait hier dans sa conférence qu'une technique améliorée, dans le sens qu'on lui donne habituellement, n'est pas notre objectif ici. En chimie, à titre d'exemple, si on se sert de la mauvaise technique pour analyser une substance inconnue, on n'y arrivera pas. En chimie, la technique est un ensemble de procédures absolument nécessaires pour obtenir un résultat spécifique. Or, la technique astrologique est en réalité l'expression d'un langage, pas juste un ensemble de bonnes procédures.
Permettez-moi de vous donner un exemple concret. Si vous feuilletez n'importe quel livre d'astrologie traditionnelle influencée par Ptolémée, vous verrez qu'il pose une série de questions. La nativité est-elle viable? C'est à dire, l'entité qui vient de naître va-t-elle survivre? Quelle est la richesse des parents? Leur rang? Celui des frères et des soeurs? Que voit-on concernant l'argent, la carrière, les enfants? Voilà une série normale de ce que j'appelle les questions ptolémaïques.
On se sert de techniques très précises pour répondre aux questions ptolémaïques. La question n'est pas de savoir si ces techniques sont "bonnes", la question est de savoir si ces techniques sont formulées clairement. Nous préférerons ne pas poser certaines questions, par exemple, nous continuerons probablement de ne pas parler beaucoup de la nature et de la manière de la mort d'une personne. Nous pourrions toutefois apprendre à mieux nous exprimer quand nous disons: voici les domaines de votre vie que vous devez surveiller, ils sont dangereux et peut-être devriez-vous y porter plus d'attention pendant ces moments-là. Mais j'ai démontré à ma satisfaction une chose là-dessus et sur d'autres choses semblables en astrologie. Pour utiliser le terme philosophique, elles sont éventuelles. Le moment de notre mort n'a pas encore été fixé à moins qu'il ne se produise très prochainement à la suite de circonstances qui ne peuvent plus être changées. Il existe pour chacun de nous un certain nombre de fois où nous pouvons mourir. Il y a cependant des choses que nous pouvons empêcher maintenant qui ne pouvaient pas l'être dans les temps anciens. Alors nous chercherons des moments qui peuvent être dangereux, pas le moment de la mort. Le vrai problème est de savoir comment répondre à la question et de voir si la réponse est suffisamment claire pour permettre de dire si elle est bonne ou mauvaise.
Destin contre libre-arbitre
Parlons du merveilleux problème du destin contre le libre-arbitre. J'ai réellement trouvé une réponse à cette question que je vais vous donner brièvement. J'ai trouvé la réponse dans un des fragments Stoebaeus du Corpus Hermeticum, dans lequel Hermès parle à son disciple Tat, tel qu'on transcrit habituellement son nom. Tat demande "Parle-moi encore du destin, de la providence et de la nécessité." Hermès, après avoir couvert bien d'autre matériel, finit par dire que "Le destin affecte le corps, la nécessité affecte cette partie de l'esprit qui ne fonctionne qu'avec le corps et la providence affecte l'esprit pleinement conscient."
Ce que cet énoncé clarifie, c'est qu'il n'y a pas de destin. Il y a le destin inhérent au fait d'être des créatures physiques d'une certaine espèce. Malgré tous vos efforts, aucun libre-arbitre ne vous transformera jamais en chien ou en chat pendant votre vie actuelle. Vous ne pouvez pas voler sans avion, à moins (peut-être) que ne vous ne soyez un méditateur, vous ne pouvez pas traverser de murs sans porte, vous ne pouvez pas voir à travers les murs sans fenêtre, vous êtes limité par la loi naturelle. C'est le sens essentiel du destin dans l'ancienne philosophie grecque. C'est la loi physique.
Il y a ensuite la grosse partie du destin, le destin dû à l'ignorance, qu'on appelle la nécessité. On s'empêtre dans des circonstances qui ne nous permettent de penser à aucune option parce que nous avons toutes ces idées sur ce qui doit être ainsi et ne pas être ainsi, et les conséquences de nos décisions passées et de nos stupidités courantes déterminent notre sort. Notre destin consiste en gros de tout ça. Il n'a rien à voir avec les planètes!
"L'astrologie postmoderne ne sera pas une astrologie fataliste de bonne aventure, elle sera une astrologie d'illumination, de réalisation de soi, d'actualisation de soi et de conscience qui inclura en même temps tout le reste de l'astrologie."
Il y a enfin cet autre destin qui est absolument irrévocable, qu'on appelle la providence. Nous n'avons pas le choix d'être qui nous sommes. Nous n'avons que le choix d'être ou de ne pas être qui nous sommes au plus haut niveau possible. J'irais jusqu'à dire que qui nous sommes réellement préexiste qui nous sommes en ce moment et nous attire à lui, et que cette attirance est inévitable. Notre cheminement, notre pleine réalisation, ne sont toutefois pas inévitables. Les circonstances, les accidents et bien sûr, la sempiternelle stupidité ou l'inconscience, appelez ça comme vous voulez, avec toutes ses variétés de niveaux, nous empêchent d'arriver à cette parfaite réalisation de soi. Ce n'est pas écrit dans le ciel que nous serons un jour réalisés pleinement. Ce qui est écrit dans le ciel, c'est la façon de procéder, si seulement nous pouvions lire la carte dans cette optique.
C'est l'une des choses que nous a enseignées le 20e siècle, mais le 20e siècle ne savait pas trop comment s'y prendre. Par contre, j'ai trouvé des techniques en astrologie grecque et médiévale qui montrent réellement comment y arriver, comment la voir (la façon de procéder) dans une carte. L'astrologie postmoderne ne sera pas une astrologie fataliste prédictive, elle sera une astrologie d'illumination, de réalisation de soi, d'actualisation de soi et de conscience qui incorporera en même temps tout le reste de l'astrologie.
Nous évaluons, nous jugeons et nous intégrons. C'est ce que je vois venir.
Merci beaucoup.
jeudi 27 août 2026
Jacqies halbronn sur le Splendor Solis en Histoire de l'Alchimie. au prisme de l'IA.
jacques halbronn Splendor solisJacques Halbronn, historien français des textes et de l’astrologie, a mené d'importants travaux de recherche critique sur la première édition française du célèbre traité d'alchimie Splendor Solis.Ses conclusions majeures ont été publiées dans son étude intitulée « Recherches autour de l'édition française du Splendor Solis (1612) » (parue dans la Revue française d'histoire du livre n° 133 en 2012).Voici le résumé de l'apport de Jacques Halbronn sur ce texte mythique :L'identification de l'édition de 1612Le Splendor Solis est à l'origine un manuscrit allemand richement enluminé du XVIe siècle. Jacques Halbronn a centré ses recherches sur sa première traduction française, parue à Paris en 1612 sous le titre de La Toyson d'or ou La fleur des thresors, publiée par le libraire Charles Sevestre.Le mystère de l'attribution à "Salomon Trismosin"La création d'un mythe : C’est précisément dans cette version française de 1612, étudiée par Halbronn, que le traité est associé de manière définitive à un auteur du nom de Salomon Trismosin (présenté de façon légendaire comme le maître de Paracelse).Un pseudonyme démasqué : Les analyses textuelles et historiques suggèrent que le nom de "Trismosin" est un pseudonyme littéraire ou un personnage fictif. L'attribution a été forgée pour donner une autorité ancienne à cet ensemble de traités alchimiques.Analyse bibliographique et politique des textesSpécialiste de la déconstruction des textes ésotériques (comme il l'a fait pour les prophéties de Nostradamus), Halbronn applique au Splendor Solis une méthode rigoureuse d'histoire du livre. Il étudie comment les éditeurs du XVIIe siècle manipulaient, compilaient et attribuaient les textes occultes pour répondre à la demande de l'époque, créant ainsi de fausses généalogies du savoir alchimique.
Aspects de la tradition alchimique au XVIIe siècle
de AA.VV.
Quatorze articles avec index des noms et des articles sur l'Alchimie au XVIIe siècle
Sommaire : Avant-propos et Préface, par Frank Grenier ; I - Questions épistémologiques : Jean-Marc Mandosio (Paris) "Aspects de l'alchimie dans les classitications des sciences et des arts au XVlle siècle" ; Jean-Charles Dakuon (Université de Paris IV) "Quelques enjeux épistémologìques de la querelle entre Gassendi et Fludd" ; II. Histoire des Sciences et des dooctrines : Bernard Joly (Université de Lille lll), "De l'alchimie à la chimie: le développement des "cours de chymie" au XVlle siècle en France" ; Jean-François Maillard (C.N.R.S.. Paris), "Descartes et l'alchimie: une tentation conjurée" ; Sylvain Matton (C.N.R.S.. Paris). "Cartésianisme et alchimie : à propos d'un témoignage ìgnoré sur les travaux achimiques de Descartes ". Avec une note sur Descartes et Gomez Pereira ; Antonio Clericuzio (Université de Cassino), "Alchimie et théories de la matière au XVlle siècle: Francis Bacon et Robert Boyle" ; Jacques Halbronn (Paris), "Les résurgences du savoir astrologique au sein des textes alchimiques dans la France du XVlle siècle ". III. Langage et littérature : Frank Greiner (Université de Reims), "Art du feu, art du secret: obscurité et ésotérisme dans les textes alchimiques de l'Age baroque " ; Florence Dumora-Mabille (Université de Tours), "Poétique du songe alchimique " ; Anne Larue (Université de Lyon Il), " Théâtre et alchimie " ; IV. Arts visuels : Pierre Laszlo (Ecole polytechnique, Paris), "Sur quelques emblèmes allemands" ; Didier Kahn (C.N.R.S.. Paris), "Alchimie et architecture: de la pyramide à l'église alchimique" ; Jean-Pierre Néraudau (Université de Reims), "L'appartement des bains au château de Versailles ou l'improbable symbolisme alchimique". V. Aspects religieux : Alain Mothu (Université de Paris IV), "L'évangile paracelsien du sieur Parisot " ; Sylvain Matton (C.N.R.S.. Paris), «"La Compagnie de Jésus et l’ alchimie " . Bibliographie : Index des noms et des ouvrages anonymes
Eustache Lenoble , un auteur mis en valeur par Jacques halbronn, au prisme de l'IA
Eustache Lenoble , un auteur mis en valeur par Jacques halbronn, au prisme de l'IA
ustache Lenoble halbronnLe lien entre Eustache Le Noble et Jacques Halbronn repose principalement sur la recherche en histoire de l'astrologie.Jacques Halbronn, historien de l'astrologie et chercheur, a étudié et mis en avant l'œuvre d'Eustache Le Noble (1643-1711), un polygraphe et écrivain français du XVIIe siècle.L'œuvre clé : L'Uranie (1697)Contexte historique : En 1697, Eustache Le Noble publie L'Uranie ou la traduction sublime, un ouvrage majeur qui propose une synthèse ambitieuse situant l'astrologie dans un contexte philosophique et scientifique élargi.L'analyse de Halbronn : Dans ses travaux encyclopédiques (notamment pour l'Encyclopædia Universalis) et ses publications sur le site CURA (Centre Universitaire de Recherche en Astrologie), Jacques Halbronn analyse la position singulière de Le Noble.Une vision critique : Halbronn souligne que Le Noble propose une approche critique de l'astrologie. Pour Le Noble, si cet art ne permet pas de prédictions absolument certaines, il reste une branche essentielle de l'histoire de la philosophie, reliant les présocratiques à Kepler.Qui sont-ils ?Eustache Le Noble (1643-1711) : Ancien procureur devenu aventurier, prisonnier et auteur ultra-prolifique. Il a rédigé des pamphlets politiques, des pièces de théâtre, des romans de gare de l'époque et des traités philosophiques.Jacques Halbronn : Docteur en études orientales et spécialiste de l'histoire des textes astrologiques et prophétiques (notamment l'étude des contrefaçons des centuries de Nostradamus). Il anime de nombreux espaces de réflexion critique et de documentation sur la subconscience et l'astrologie. A noter que Patrice Guinard s'est beaucoup servi de notre découverte d'Eustache Lenoble (cf son article dans Astralis 1987)
Libellés :
Eustache Lenoble,
Jacques Halbronn
Jacques hallbronn Que dit l'IA sur notre Mouvement astrologique.?
Jacques hallbronn Que dit l'IA sur notre Mouvement astrologique.?
Le mouvement astrologique associé à Jacques Halbronn fait référence au Mouvement Astrologique Unifié (MAU), une organisation majeure du milieu astrologique français qu'il a fondée et présidée en 1975.
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Le Mouvement Astrologique Unifié (MAU)
Le MAU a été créé dans le but de fédérer les différentes écoles et praticiens de l'astrologie en France. À travers cette structure, Jacques Halbronn a joué un rôle de premier plan en tant qu'organisateur de grands congrès et colloques astrologiques nationaux et internationaux, marquant profondément la vie associative de cette discipline des années 1970 aux années 2000.
Wikipédia
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La vision et les travaux de Jacques Halbronn
Au-delà de la structure associative, l'approche de Jacques Halbronn (souvent qualifiée d'astrologie conditionnelle, cyclique ou "exosomatique" dans ses développements théoriques) se distingue par plusieurs axes :
Une démarche d'historien : Il a créé la Bibliotheca Astrologica en 1972 et rédigé le Catalogue alphabétique des textes astrologiques français, s'imposant comme l'un des principaux bibliographes et historiens de la littérature astrologique et prophétique (notamment sur Nostradamus).
Wikipédia
La simplification cyclique : Contrairement à l'astrologie traditionnelle qui utilise des dizaines de facteurs (planètes, maisons, aspects), ses théories récentes se concentrent souvent sur des cycles très épurés, notamment le rôle pivot de la planète Saturne.
L'approche sociopolitique : Ses recherches lient l'astrologie à la cyclicité de l'histoire, des mouvements de masse et des structures sociales (alternance de phases d'intégration et de division).
lundi 24 août 2026
jacques halbronn Astrologie Septénale. François Bayrou au prisme de Saturne (2007- 2026) Méthodologie
jacques halbronn Astrologie Septénale. François Bayrou au prisme de Saturne (2007- 2026)
Nous donnons ci dessous un exemple de recherche cyclique aux fins de déterminer à quelle catégorie appartient une personnalité publique étant entendu que les moments forts comptent tout autant que les moments faibles, ces deux moments pouvent se succéder dans un laps de temps assez court. Il s'agit de noter les moments les plus significatifs, qu'ils dénotent une certaine aptitude à s'imposer (Saturne milieu signe fixe comme en 2007) ou des moments de rejet, on parle du spareadrap Bayrou. Il nous apparait que les années 2027-29 devraient le placer en bonne position. Sa proposition de primaires, mal reçue, aura été prématurée car Saturne reste encore quelque temps en phase pré-adamique jusqu'en mai 2027. C'edt en 2029 que Bayrou devrait se distinguer, 22 ans après la création du MODEM.
Lors des élections préseidentielles de 2007, Bayrou arrive en troisiéme position. Saturne est dans le signe fixe du Lion, favorable aux adamiques; Dans la foulée, se crée le MODEM sous sa présidence.
Mode IA : Bayrou création du MODEMBayrou création du MODEMLa création du Mouvement démocrate (MoDem) par François Bayrou s'est déroulée au cours de l'année 2007. Elle marque une rupture historique au centre de l'échiquier politique français.Le contexte et le calendrier de créationAvril 2007 : François Bayrou obtient le score historique de 18,57 % au premier tour de l'élection présidentielle. Fort de ce capital politique, il refuse de choisir entre les deux finalistes et annonce vouloir fonder un parti central totalement indépendant des blocs de gauche et de droite.10 mai 2007 : Le Conseil national de l'Union pour la démocratie française (UDF) approuve l'initiative. C'est la date de prélancement du MoDem en vue des élections législatives de juin.1er décembre 2007 : Le congrès fondateur officiel se tient à Villepinte, rassemblant des dizaines de milliers d'adhérents. François Bayrou est formellement élu président du MoDem dès le lendemain avec 96,8 % des suffrages.L'équipe fondatrice et les alliésLe parti est né de la volonté d'un noyau de fidèles de l'UDF, épaulé par des ralliements écologistes :Marielle de Sarnez : Bras droit historique de François Bayrou.Michel Mercier et Jacqueline Gourault : Cadres politiques piliers de la transition de l'UDF vers le MoDem.Corinne Lepage : Présidente de Cap 21, qui rejoint la dynamique pour affirmer la fibre écologiste du mouvement.Le but de la démarcheFrançois Bayrou souhaitait dépasser le clivage traditionnel gauche-droite. Son objectif était de bâtir le « premier parti libre et indépendant » capable de s'opposer au parti majoritaire de l'époque (l'UMP) sans s'aligner sur le Parti socialiste. Ce choix entraîna le départ de la grande majorité des députés sortants de l'UDF, qui préférèrent s'allier à Nicolas Sarkozy en créant le Nouveau Centre. Vous pouvez revivre les détails de cette période à travers les archives vidéo de l'INA sur le congrès fondateur"
En 2017, Bayrou va dévoir démissionner au lendemain de sa nomination comme Garde des Sceaux sous Macron et Edouard Philippe Saturne est en Sagittaire, phase préadamique.
IA
".Le premier couac du gouvernement PhilippeLe ministre de la Justice avait personnellement téléphoné à un responsable de Radio France pour se plaindre de l'enquête journalistique ciblant ses troupes.Cet écart a provoqué un recadrage public du Premier ministre Édouard Philippe, qui avait rappelé la stricte séparation des rôles et l'exigence d'exemplarité.Une démission forcée mais présentée comme "responsable"Face à la pression médiatique et judiciaire, cette situation est devenue intenable puisque les magistrats du parquet chargés de l'enquête étaient placés sous l'autorité théorique du garde des Sceaux.Le 21 juin 2017, soit un mois seulement après sa nomination, François Bayrou a été contraint de démissionner du gouvernement en compagnie des autres ministres MoDem (Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard), afin de ne pas paralyser l'action de l'exécutif."
7 ans plus tard, ce qui revient à une cofiguration du même ordre, Saturne étant passé au carré, en Poissons, nouvelle humiliation pour cet Adamique:
En 2025, Bayrou est rebversé
IA
"François Bayrou n’aura pas réussi à tenir la séance aussi longtemps que son modèle, Pierre Mendès France. L’ancien président du Conseil sous René Coty avait bataillé des heures au Palais-Bourbon avant d’être renversé, au bout de la nuit du 5 au 6 février 1955, par un vote de confiance perdu à l’Assemblée nationale. Lundi 8 septembre, il est à peine 19 heures quand la sanction tombe pour François Bayrou : à une très large majorité (194 pour, 364 contre), les députés ne lui ont pas accordé leur confiance et le premier ministre doit remettre la démission de son gouvernement." JHB 23 08 26
vendredi 14 août 2026
jacques halbronn Analyse septénale de la carrière de De Gaulle, 1940-1969 Modéle biographique en hommage à Paul Choisnard.
jacques halbronn Analyse septénale de la carrière de De Gaulle, 1940-1969 Modéle biographique en hommage à Paul Choisnard.
On montrera dans cette étude que le général De Gaulle a été portée par la phase 1 et plombé par la phase 2 selon l'astrologie septénale; On a ici l'exemple du travail que l'on est en droit d'attendre de la part d'un astrologue qui se dit en mesure de conseiller un politique d'envergure, sachant que la roue tourne tous les 3-4 ans et que l'on doit travailler avec la plus grande précision des dates. Un tel travail était envisagé autrefois pour la correction de la date de naissance.'cf l'ouvrage de Brahy)
RAPPEL
Phase 1 Saturne de 7°30 signe mutable
Phase 2 Saturne 22°30 signe cardinal
1940 phase 2
Le régime de Vichy a rejeté et banni le général de Gaulle après son Appel du 18 Juin. Rétrogradé, radié des cadres de l'armée, puis condamné à mort par contumace le 2 août 1940 par un tribunal militaire à Clermont-Ferrand, il est devenu un proscrit aux yeux de l'État français de l'époque.
1944 phase 1
En 1944, le général de Gaulle joue un rôle central dans la libération de la France. Il dirige le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) établi le 25 août, prononce son célèbre discours à l'Hôtel de Ville de Paris, et descend les Champs-Élysées le 26 août sous les acclamations de la foule
1946 phase 2
Le 20 janvier 1946, le général de Gaulle démissionne de manière inattendue de son poste de président du Gouvernement provisoire de la République française (GPRF). Il refuse le "régime des partis" et conteste l'influence grandissante du Parti communiste sur les ministères régaliens"
Phase 1
Le 1er juin 1958, le général de Gaulle devient le dernier président du Conseil de la IVe République. Appelé au pouvoir en pleine crise algérienne pour sauver l'État, il obtient les pleins pouvoirs et rédige une nouvelle Constitution qui fonde la Ve République, avant d'être élu président de la République en décembre 1958.
1962 phase 2
L'Organisation armée secrète (OAS) s'est violemment opposée au général de Gaulle pour empêcher l'indépendance de l'Algérie. Elle a commis plusieurs attentats contre lui, dont le plus célèbre est celui du Petit-Clamart le 22 août 1962. L'OAS naît en 1961 pour garder l'Algérie française.
1965 phase 1
Lors de l'élection présidentielle de décembre 1965, le général Charles de Gaulle a été réélu président de la République au second tour avec 55,20 % des suffrages exprimés, face à François Mitterrand qui a réuni 44,80 % des voix. [1, 2, 3, 4, 5]
Ce scrutin historique reste gravé comme la première élection présidentielle au suffrage universel direct de la Cinquième République, suite au référendum constitutionnel de 1962.
1969 phase 2
En avril 1969, le général de Gaulle quitte le pouvoir après l'échec du référendum sur la régionalisation et la rénovation du Sénat. Le « non » l'emporte à 52,4 % le 27 avril. Fidèle à sa promesse, il annonce sa démission le 28 avril 1969 à midi, mettant fin à dix ans de présidence sous la Ve République.
JHB 13 08 26
lundi 15 juin 2026
jacques halbronn Le traitement de Saturne, un point aveugle de l'Histoire de l'Astrologie.
jacques halbronn Le traitement de Saturne, un point aveugle de l'Histoire de l'Astrologie.
En septembre 1977, nous avions donné à Bonn (RFA de l'époque) une communication intitulée " le recours à l'astrologie comme langage allégorique privilégié de la pensée juive" (cf p. 76), lors d'un congrès de la Société pour l'étude la philosophie médiévale consacré à 'Langage et connaissance
au Moyen Age', 16 ans avant notre communication lors du Congrès mondial des Etudes juives. Proceedings of the Eleventh World Congress of Jewish Studies, Jerusalem, June 22-29, 1993 ) en avant première de la soutenance de notre thèse de doctorat qui aura lieu en 1979 à l'EPHE et dans le cadre des Langues O. et paraitra en 1985 , après la mort de Vajda,sous le titre "Le monde juif et l'astrologie. Histoire d'un vieux couple", (Ed Arché, Milan, postface de Paul Fenton). En cette meme année 1977, nous venions de faire paraitre notre édition du diptyque d'Abraham Ibn Ezra (Ed Retz, Bibliotheca Hermetica), avec une préface de Georges Vajda 'Le commencement de la sapience des signes et le Livre des fondements de l'Astrologie.. (voir in Revue des études juives, tome 155, n°1-2, janvier-juin 1996., il y a 30 ans, "Le diptyque astrologique d'Abraham Ibn Ezra et les cycles planétaires du Liber rationum".)
Dans notre présentation de la conférence à Bonn, nous écrivions " La très grande majorité des thèmes centraux de la pensée juive '(Election, Liberté, Prophétie, Création etc) ont trouvé grace aux images astrologiques un moule d'expression" Nous ajoutions qu'avec Ibn Ezra, "l'astrologie cherche à ne plus etre simplement un langage" sous tendant une exégése. Le grand mérite d'Ibn Ezra, dans son diptyque, avait été de faire suivre l'exposé du premier volume" le Réshit Hokhma' d'un second volume reprenant, chapitre par chapitre, le premier exposé en s'interrogeant sur ses fondements (sefer hateamim) On peut le comparer à la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle après JC) En 1993, nous avions montré que la traduction de l'oeuvre d'Abenezra par Petro d'Abano avait été impactée par la traduction française opérée par un Juif francophone, qui avait servi d'interface. Déjà en 1976 , il y a 50 ans, dans Clefs pour l'Astrologie (Ed Seghers) nous avions abordé le Livre de la Création () en nous interrogeant sur le décalage entre le commentaire que le SY proposait de l'alphabet hébraique et l'ordre alphabétique en vigueur, montrant, par notre nouvelle méthodologie critique, que la question du traitement de Saturne avait été un point aveugle de l'Histoire de l'Astrologie, ce qui avait échappé à Ibn Ezra et à Paul Fenton, malgré notre publication de 1976 (.cf "R. Abraham Ibn Ezra a-t-il composé un commentaire sur le Sefer Yeṣîrâ" par Paul B. Fenton Revue des études juives Année 2001 160-1-2 pp. 33-60)
En effet, le SY parlait de 7 lettres doubles selon une tradition pré-ptoléméenne qui intégrait Saturne dans la représentation du systéme solaire, sur le meme plan que les six autres astres. Or, la grammaire hébraique ne connaissait que six lettres disposant d'une double prononciation, par l'activation ou non du point daguesh) et le Resh retenu par le SY n'en faisait point partie! Le meme probléme se pose pour le Tétrabiblos de Ptolémée (étudié dans nos Clefs mais à l'époque nous ne l'avions pas relevé!) à savoir que la Lune ne pouvait ^etre associée au signe du Cancer, étant un facteur nocturne, lié à l'hiver mais qu'en voulant intégrer à tout prix Saturne dans le dispositif des "domiciles", l'on avait du déplacer celle ci et la placer avec le Soleil. Pourtant, nous avions déjà signalé à l'époque la position anormale de la Lune dans le dispositif des Exaltations en proposant de l'associer au bélier et le Soleil au taureau et non l'inverse. Il convenait de ménager la centralité de Saturne et de refuser qu'il déroge de son statut. Le sénaire est une clef incontournable pour comprendre l'importance du Douze en astronomie car le 12 est lié au systéme des doubles domiciles (6x2), ce que le septénaire ne permet plus. (cf notre article "Astrologie" de 1994 dans l'Encyclopaedia Universalis, concernant la genése du symbolisme zodiacal, lié au dit sénaire. Epistémologiquement, l'Histoire de l'Astrologie doit développer une approche structuraliste permettant de remonter davantage dans le temps., ce qui lui confèrerait un statut scientifique qu'elle n'a pas encore obtenu. On notera que le Cinquiéme Elément de l'Astrologie Chinoise correspond à notre approche de Saturne Pour O. Peyrebrune ( La loi des Cinq Eléments dans l'Astrologie Occidentale. , in Astro-Gazette de la FDAT, Octobre 2025, p/ 43) "L'Elemént Terre des Chinois est une sorte de Terre du milieu correspondant à l'Ether L'élément Terre en n'étant pas l'élement matériel des occidentaux est une quinte-essence, la première détermination des quatre éléments". Pour nous, les 4 Eléments correspondent au quatuor Mercure- Vénus-Mars- Jupiter encadré par le soleil au solstice d'Eté et par la Lune au solstice d'Hiver, dès lors que l'on a replacé Saturne au centre et non à la place de la Lune, déportée de façon aberrante, aux côtés du soleil (cf la Tétrabible de Ptolémée On notera que les deux signes équinoaiaux se ressemblenet en raison de la notion meme d'équinoxaiité alors que les signes solsticiaux s'opposes en raison du séparatisme propre à la solcticaiité
JHB 16 06 26
jeudi 11 juin 2026
Jacques Halbronn Réflexions autour des Actes du Colloque COMAC de 1997 "Astrologie, une science en marche" (1998) De l'astrologie animale à l'astrologie extra-terrestre
Jacques Halbronn Réflexions autour des Actes du Colloque COMAC de 1997 "Astrologie, une science en marche" (1998) De l'astrologie animale à l'astrologie extra-terrestre
Il y était question de l'émergence d'une "nouvelle Astrologie", il y 30 ans. "à l'aube du XXIe siècle". Mais de quelle astrologie s'agit-il, celle de JP. Nicola ou bien de la notre? That is the question! On attend, selon Patrick Le Guen, "une véritable théorie de l'astrologie" Une "nouvelle Science est en marche", y annonce -t-on. Le Guen souligne dans sa contribution (p. 20) "Ce probléme de précision des heures de naissance apparait comme un obstacle sérieux pour la réalisation de toute étude astrologique." Or, pour notre part, l'heure de naissance est sans importance car dès 1976 (Clefs pour l'Astrologie, Ed Seghers, rééd 1994) nous prenions nos distance par rapport au thème de naissance. Il est vrai que les statistiques Gauquelin reposent sur un tel savoir généthliaque mais nous avons indiqué que l'astrologie exhumée par ce chercheur ne nous concernait pas, qu'elle relevait d'une forme primitive d'astrologie,polyplanétaire et non articulée sur l'écliptique -non zodiacale, non saisonnière - mais sur le seul mouvement diurne, circadien.. A l'évidence, cette astrologie ne pouvait recourir à des astres inconnus, invisibles à l'oeil nu. En tout état de cause, l'astrologie est liée à l'Histoire de l'Humanité et ne saurait dépendre de découvertes propres à nos "temps modernes"! Or, d'aucuns veulent croire que c'est le trio "Uranus Neptune Pluton" qui serait la providence de l'astrologie "moderne" (cf le système RET).
Cette astrologie "conditionaliste", comme son nom l'indique, accorde une certaine importance aux facteurs "non horoscopiques" ainsi qu'à la "globalité du thème", c'est à dire au contexte de la carte du ciel considéré!Jean Paul Citron (qui avait rédigé un intéressant compte-rendu de nos Clefs, pour notre revue Grande Conjonction (1978) réfléchit sur les conditions de l'accouchement. (p111)/ Nous sommes donc en présence d'une astrologie dérivée des travaux de Gauquelin ( L'influence des astres, 1955), post-gauquelinienne. En 1986, dans la Pensée Astrologique (en prélude à la réédition de l'Histoire de l'Astrologie de Serge Hutin (Ed Artefact), nous avions nous même tenté d'expliciter les dits travaux (cf aussi notre édition des Personnalités Planétaires, Ed Trédaniel, 1992), ce dont avait rendu compte Suzel Fuzeau Braech (La preuve par deux) en envisageant une sorte d'auto-détermination de nos sociétés humaines dans leur processus d'instrumentalisation du ciel visible. Comme on l'a dit plus haut, cette forme d'astrologie n'a rien à voir avec notre approche d'une astrologie "mondiale dont la vocation statistique est d 'ailleurs plus légitime que l'astrologie généthliaque individuelle. D'ailleurs, notre interprétation des résultats Gauquelin met en évidence le caractère collectif de cette astrologie, liée à un systéme de castes socio-professionnelles. Cette astrologie Gauquelin, contrairement aux apparences, n'est liée au moment de naissance que très accessoirement. D'ailleurs, cette astrologie n'aura pu se mettre en place que dans un processus conventionnel lequel ne saurait avoir été amorcé par l'étude du moment de naissance, ce qui nous semble, à plus d'un titre, anachronique si l'on se situe dans l'Antiquité.
Certes, c'est par ce biais généthliaque, que Gauquelin sera parvenu à produire ses statistiques - influencé qu'il était par la pratique horoscopique de son temps qu'il entendait au départ démystifier. Mais tout indique que les choses ne se sont point passées ainsi! Nous pensons que dans ces sociétés, existait des cultes planétaires spécifiques aux différentes "castes" et que certaines actions étaient organisées en conséquence, tout au long de la vie de la Cité. Cela aura généré ainsi, une sensibilité particulière à la position de telle ou telle planéte à l'horizon ou au mérdien, le moment de la naissance étant dès lors impactable au même titre que bien d'autres moments de l'existence du groupe, ce qui impactera ses membres par voie de conséquence. Le tort de Gauquelin est de ne pas su théoriser ses travaux et donc de ne pas avoir compris que la planéte totem agissait bien au delà du dit moment de naissance, ce qu'il n'aura pas été en mesure de vérifier, puisqu'il n"était pas parvenu à cette conclusion avant sa mort (1991) mais d'ailleurs, comment aurait-il pu s'y prendre, quelle situation privilégier en dehors de celle très particulière de la naissance. Il faudrait s'informer sur les autres espéces liées à tel mouvement céleste, dont il est traité dans les préfaces à ses ouvrages. En tout état de cause, les résultats Gauquelin attestent certes d'une possibilité de connection entre les sociétés primitives et les astres mais elles ne sauraient servir, comme le prétendent les conditionalistes à assurer des consultations individuelles si ce n'est en prenant en compte toutes sortes de paramétres extra-horoscopiques.
Selon nous, il y a opposition au sein du milieu astrologique entre ceux qui veulent intégrer l'astrologie dans un processus évolutif (cf Patrice Guinard, dans son Manifeste, site du CURA) et ceux qui mettent en avant la thèse d'un dessein intelligent créationniste, qui considérent que l'astrologie doit décanter le magma astronomique pour parvenir à un astre central, en l'occurence Saturne. On aura compris que l'astrologie polyplanétaire et non zodiacale selon Gauquelin correspond à une proto-astrologie antérieure au grand Oeuvre de la Création (Genése I) qui ne concerne pas uniquement les humains (cf la biodynamie de Rudolf Steiner). Cette nouvelle Astrologie saturnocentrée serait l'oeuvre d'extra-terrestres dans un passé relativement recent de quelques millénaires (cf le récent film Disclosure Day) très avancés sur notre Humanité.
JHB 10; 06 26
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lundi 8 juin 2026
jacques halbronn Réflexions kafkaiennes autour de son catalogue d'exposition 'Astrologie et prophétie. Merveilles sans images, Ed BNF 1994
jacques halbronn Réflexions kafkaiennes autour de son catalogue d'exposition 'Astrologie et prophétie. Merveilles sans images, Ed BNF 1994
En 1993, Antoine Coron (Réserve de la BNF) nous invita à préparer une exposition (qui se tiendra début 1994et qui sera la dernière dans les locaux du site Richelieu) consacrée à nos sujets de recherche dont il avait pu percevoir toute l'ampleur de par notre fréquentation de son département. Ce catalogue fut dédié à notre directeur de thèse. (p..5) lequel avait accepté en 1985 de nous conduire à la thèse d'Etat (Paris XII) Auparavant, nous étions inscrit, depuis plusieurs années, en thèse d'Etat, à Paris X, avec jacques Merleau Ponty. en Epistémologie de l'Astrologie.
Dans le dit catalogue, nous ne référions à plusieurs reprises (pp. 48 et seq) à la dite thèse engagée depuis déjà longtemps et sur le point d'être soutenue. Son intitulé était déjà fixé: Le texte prophétique en France. Or, la soutenance n'aura finalement lieu que 5 ans plus tard, début 1999. L'examen du dit catalogue dénote un stade fort avancé de notre travail et avec le recul les délais de soutenance imposés par le dit directeur nous apparaissent tout à fait exorbitants, puisque au total celui-ci nous aura gardé sous sa coupe, près de 14 ans! Nous ignorons les motifs réels d'une telle durée en précisant que durant cette période, nous n'avons pas perçu le moindre subside ni le moindre droit pour la retraite! En 1985, lorsque ce directeur nous accueillit, nous avions déjà soutenu en 1979 une thèse de 3e cycle avec le Pr Georges Vajda (EPHE Paris III) qui paraitra en cette même année aux Ed. Arché, à Milan sous le titre "Le Monde juif et l'astrologie. Histoire d'un vieux couple". L'on peut supposer raisonnablement que ce directeur avait attendu le dernier moment pour donner son feu vert, fin 1998, puisqu'il partait à la retraite, étant né en 1935. On peut parler d'incurie à moins d'envisager quelque forme d'animosité, de ressentiment à notre encontre qui l'aurait inspiré. Ces délais ne nous permettront même pas d'avoir une bonne mention pour notre thèse ("honorable")
Mais dans notre carrière de "thésard" non rémunéré et non protégé,il est vrai que nous avons pu prendre la mesure de l'irresponsabilité et de l'impunité des directeurs de thèse sur le place de Paris. A la suite de notre soutenance de 1999, nous nous inscrivimes pour un post doctorat, dans le cadre de l'Histoire du Catholicisme, à l'Ecole Pratique des hautes Etudes., le sujet étant consacré à un dominicain spécialiste de Nostradamus, Jean Giffré de Réchac (Sainte Marie). Mais il nous faudra attendre la fin de 2007 pour pouvoir soutenir. avec à la fin une maigre mention "honorable" avec un jury se révélant incapable d'apprécier équitablement notre travail de post doctorat et s'intéressant à des critères inappropriés pour un tel titre. En 2002, nous nous présenterons à la succession de la chaire d'Antoine Faivre, à la Ve Section de l'EPHE mais l'on nous élimina au profit d'un proche de Faivre qui venait tout juste de présenter en urgence des travaux avec un bagage de publications très inférieur au notre, sous le prétexte que nous n'avions pas cotisé, ce qui alourdirait la charge de la dite EPHE Entre 1973 et 2002, nous avions passé près de 30 ans en lien avec la Section Sciences Religieuses de l'Ecole Pratique et l'on nous laissait ainsi en plan, sur le carreau, sans la moindre indemnité ou compensation.. Il nous faut dire deux mots d'une autre mésaventure, cette fois, à Paris V, au département de linguistique où nous nous étions inscrits parallélement à notre thèse d'Etat autour de l'emprunt linguistique, à la suite d'un DEA (Lille III, 1981). En 1987, notre directeur nous annonça que nous pouvions soutenir et qu'il nous fallait deux rapporteurs mais l'un d'entre eux nous blackboula et nous allions devoir présenter une nouvelle mouture, approuvée par le dit directeur en 1989 mais l'un des rapporteurs que nous avions nous même proposé allait faire obstacle et notre directeur ne proposant pas de solution, alors qu'il eut été possible d'en rester au statut précédant de la thèse, ayant moins d'exigences, un Professeur de Paris VII de notre connaissance se proposa de prendre le relais maisn en raison des difficultés propres à son département, en 1995, il n'avait toujours pas proposé de date de soutenance pour la thèse que je lui avais remise et nous demanda, en désespoir de cause, de nous contenter d'un DESS à Paris VIII.Il devait décéder peu après.
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JHB 08 06 26
mercredi 20 mai 2026
jacques halbronn Master class Méthodologie pour une bonne recherche astrologique
jacques halbronn Master class Méthodologie pour une bonne recherche astrologique
Les travaux d'André Barbault auraient du logiquement déboucher, notamment à partir de 1989 (Chute du Mur de Berlin, démantélement du bloc communiste du Rideau de fer) sur une approche comparative concernant des événements du même type au XXe siècle.Il aurait fallu vérifier si des événements du même type correspondaient à des configurations astrales similaires, en les rattachant notamment au phénoméne récurrent de la décolonisation, corrolaire de la colonisation. Pourquoi, donc, cela n'aura pas été le cas, à notre connaissance, depuis près de 40 ans et notamment de la part d'André Barbault lui-même qui ne décédera que 30 ans plus tard en 2019? Est ce que 1989 est inclassable, un phénoméne sans précédent et sans suite? L'article "décolonisation" de Wikipedia; nous fournit maints exemples d'indépendance nationales de par le monde...Il semble que Barbault n'ait voulu aborder que l'Histoire de l'URSS alors qu'il avait vécu notamment 1944-45 et 1960-62, pour ne parler que de la France. Comment n'a-t-il pas vu que ces trois dates correspondaient au passage de Saturne sur l'axe solsticial (Cancer- capricorne)? Tout simplement, parce que depuis 1967 et son bouquin "Les astres et l'Histoire", la prise en compte des données zodiacale n'était plus sa tasse de thé ; Le cycle Saturne-Neptune ne lui avait-il pas permis de mettre dans le mille, dès 1955 (Défense et Illustration de l'Astrologie) en pointant 1989, plus de 30 ans à l'avance? Il y avait pourtant matière à statistique et Michel Gauquelin aurait pu être tenté par une telle recherche s'il n'était décédé en 1991 ou tout autre chercheur concerné par l'indice cyclique, par exemple. En tout état de cause, 29 ans séparent 1960 et 1989, soit un retour de Saturne sur sa position sidérale mais là encore, pour Barbault, avec ses oeillères d'astrologue au service de la cause communiste; ce qui avait lieu hors de l'espace soviétique ne le percutait guère. Pourtant, les rapprochement entre les trois dates signalées plus haut aurait pu montrer un Saturne occupant, chaque fois, une même position dans le ciel. Il eut été heureux, par ailleurs, d'étudier des situations allant en sens contraire, à savoir la formation de blocs fédéraux comme pour la formation de la Communauté européenne qui, quant à elle, se déroulerait avec un Saturne au carré de l'axe solsticial , donc sur l'axe équinoxial (bélier-balance). En 1951, Saturne passait dans le signe équinoxiai de la Balance, donc au carré du Saturne en capricorne de 1989; Sur le wen " Le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA), aussi appelé traité de Paris, est signé le 18 avril 1951 par la République fédérale d'Allemagne (RFA), la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas pour une durée de 50 ans. Il est entré en vigueur le 23 juillet 1952[1] et est arrivé à expiration le 23 juillet 2002." Nous mêmes avions mis l'accent dans nos Clefs pour l'astrologie, 1976 et 1993 Ed Seghers) sur l'importance de l'alternance entre les deux axes saisoniers. JHB 20 05 26
jeudi 12 mars 2026
jacques halbronn Epistémologie. Un texte de 1968-1969. Portrait de l’homo Astrologicus
jacques halbronn Epistémologie. Un texte de 1968-1969. Portrait de l’homo Astrologicus
Les années 68-69 furent marqués par nos premiers écrits, en Israel. L’un fut imprimé en juin 1968 dans un journal d’étudiants de l’Université sous le titre
Portrait de l’homo Astrologicus (en ligne sur la plateforme SCRIBD) et d’autres restèrent manuscrits. Ci dessous, on trouvera un développements que nous ne renierons pas près de 50 ans plus tard, il est extrait d’une étude intitulée ‘Les 4 carrfours de l’Astrologie » l s’agit d’une « Introduction à l’étude de l’Astrologie » Un paragraphe s’intitule « Science sans passé ».
» On reproche souvent à l’Astrologie de ne pas avoir de base scientifique et par là de ne pas être science. Le fait est que l’astrologue moderne n’est pas en mesure de justifier les principes dont il se sert grâce au matériel de connaissances de la science moderne. Mais la seule conclusion qui s’impose est que l’Astrologie fut bâtie par une civilisation plus avancée que la notre qui n’a pu que transmettre le résultat synthétique de ses recherches et non ses bases scientifiques non encore revérifiées par la Science- ce qui ne prouve rien sinon que l’homme ne doit pas limiter son intellect à un niveau provisoire de connaissances scientifiques. En l’occurence, l’Astrologie n’a pu être bâtie que sur des connaissances extrémement évoluées, sinon elle n’existerait pas. Aussi, plutôt que d’affirmer que l’Astrologie n’a pas de fondement « scientifiqu », vaut-il mieux considérer que c’est une science sans passé. (…) L’astrologie est longtemps restée une belle machine dont on ne connaissait pas le fonctionnement et dont – tout au plus – on pouvait actionner le klaxon ou les essuie glaces sans pouvoir faire tourner le moteur ».
Cette argumentation ne nous semble pas avoir été reprise en 1976 dans nos « clefs pour l’Astrologie » (Ed Seghers) mais nous espérions trouver des éléments qui ne pouvaient relever de notre science actuelle.
JHB 12 02 26
jacques Halbronn La révolution Ebertinienne en Astrologie.
jacques Halbronn La révolution Ebertinienne en Astrologie.
Nous avons rencontré à Aalen Reinhold Ebertin, en compagnie de Paul Colombet, en 1971 Ce congrès s’inscrivait au sein de l’ISAR (International Society for Astrological Research, fondée par Julienne Mullette (Sturm). En 1975, nous y donnerons une conférence sur Saturne et le cycle du Colonialisme. La division binaire opérée par Ebertiin se retrouve de nos jours dans notre Astrologie Septénale. Il nous apparait que la Kosmobiologie d’Ebertin constitue un progrès bien plus évident que ce qu’a proposé un André Barbault. (cf Das 90 Grad Arbeitsgerât in der Praxis. Aalen, 1954)
Photo courtesy of
his son, Baldur Reinhold Ebertin, 1901-1988, came to Uranian astrology, and, according to the story, was denied permission to use the new Transneptunians in his work. So he reduced the Uranian system to the 90 degree dial, 45 degree graphic ephemeris and half sums (eg, midpoints). His use of these materials was brilliant. For those of you who don’t know what these 45 or 90 degree things may be, the short answer is that they are methods of reducing all hard aspects to conjunctions on a wheel or graph. By means of this simplification, a powerful means of analysis was created. traduction partielle:Il s’intéressa à l’astrologie » uranienne » mais on lui refusa l’usages des nouvelles transneptuniennes/ Aussi, réduisit-il le systéme Uranien à un à 90°, 45° et mi-points. Méthode de réduction de tous les aspects à des conjonctions. Simplification.
Wikipedia
»Reinhold Ebertin « a fondé une maison d’édition à Aalen (Wurtemberg), ville où, depuis 1948, il a organisé des congrès annuels, dont il rendait compte dans son Kosmobiologisches Jahrbuch[2]. Bien que le terme Kosmobiologie ait été précédemment employé par le Dr Friedrich Feerhow et le statisticien suisse Karl Ernst Krafft (de) dans un sens plus général «pour désigner cette branche de l’astrologie travaillant sur des bases scientifiques et ancrée aux sciences naturelles» le terme cosmobiologie fait maintenant le plus souvent référence à l’école d’astrologie fondée par Ebertin. »
Pour la petite histoire, la ville de Heilbronn, à laquelle se référe notre patronyme appartient au Bade-Wurtenberg, comme Aalen (Franconie)
Photos de la ville de Heilbronn
dans astrologie septennale
Château de Burg Guttenberg
Sur le web
LES SCEPTIQUES DU QUÉBEC
Dictionnaire
Cosmobiologie
Forme d’astrologie créée par Reinhold Ebertin dans les années 1920. La cosmobiologie rejette le concept, traditionnel en astrologie, des maisons astrales au profit de cosmogrammes d’objets célestes aux tracés complexes mettant l’accent sur les points médians. Ces points médians sont situés à mi-chemin entre deux planètes (ou autres corps célestes importants). Par exemple, «la distance entre 0° du Bélier et 0° du Cancer est de 90°. Comme quatre-vingt-dix divisé par deux donne 45, le point médian entre les deux constellations est le 15° du Taureau.»* Les «points médians indirects» comptent également beaucoup aux yeux des cosmobiologistes. «Le point opposé au 15° du Taureau est 15° du Scorpion; il s’agit d’un point médian indirect. En fait, on utilise fréquemment tous les points médians indirects situés à un intervalle de 45 degrés, et même de 22,5 degrés. Les points médians indirects possèdent pratiquement la même énergie que les points médian directs.»* (Le lecteur remarquera comment les cosmobiologistes continuent de se référer à ce qu’ils prétendent rejeter.)
L’influence d’Ebertin s’est accrue de façon astronomique après la publication de The Combination of Stellar Influences en 1940, ouvrage dans lequel il donnait une interprétation de toutes les combinaisons planétaires et de tous les points médians possibles.
On consulte les cosmobiologistes, comme les astrologues, pour obtenir des conseils en matière de vie personnelle ou professionnelle »
Combinaison des influences astrales - 1
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lundi 2 mars 2026
André Barbault et l’idée de conjonction en Astrologie Mondiale (Droit de réponse) Par Jacques Halbronn
André Barbault et l’idée de conjonction en Astrologie Mondiale (Droit de réponse)
Par Jacques Halbronn
En 2004, il y a 9 ans, dans sa revue ‘ »L’astrologue », (n° 145, Ier trimestre), Barbault (né en 1921) publie « Une mascarade astrologique », texte qui nous met directement en cause sans nous nommer :
« ’ Le même quidam s’échine stérilement à déconsidérer mon pronostic d’échéance capitale pour le communisme au tribunal du temps de la conjonction Saturne-Neptune de 1989. Prévision pourtant venue de loin et atteignant un cap historique grandiose (…) Ce discoureur malfaisant bafoue cette aventure en discréditant le résultat. Mais en tenant à me dessaisir du bénéfice (sic) de l’opération, c’est l’astrologie elle-même, en fonction dans une manifestation aussi exemplaire, qu’il dépouille d’un de ses plus beaux témoignages historiques ; N’est-ce pas là l’aboutissement pervers d’une obscure démarche à finalité anti-astrologique ? »
Voilà donc Barbault déclarant que notre démarche est « anti-astrologique » sous prétexte que l’on ne souscrit pas à son t travail! Il y là certainement là matière à diffamation et donc récidive de A. B. à notre encontre puisqu’il fut condamné en 1978 pour des propos du même ordre par la Cour d’appel de Paris ainsi que cette même revue (du fait d’un texte paru en 1976 du dit Barbault). Cette fameuse conjonction Saturne-Neptune à laquelle il se réfère et à laquelle il s’accroche pose le problème général de la signification des conjonctions en astrologie et ce n’est pas un succès prévisionnel aussi remarquable (36 ans à l’avance !) soit-il qui suffira à légitimer l’idée que Barbault se fait des conjonctions. Il serait au contraire bien fâcheux que ce résultat spectaculaire engage pour longtemps l’astrologie dans une mauvaise direction. !..Autrement dit, résultat il y a mais est-ce du fait de la chance, d’une coïncidence ou bien en raison d’une véritable « loi » ? Cela pose d’ailleurs la question de la possibilité pour l’astrologue d’annoncer aussi longtemps à l’avance un « résultat » alors que bien souvent Barbault lui-même a pu échouer pour des échéances bien plus brèves comme il le reconnait lui-même. Il ne faudrait pas que ce » arbre » de la victoire prévisionnelle cachât la forêt des échecs.
D’ailleurs dans le même article de l’Astrologue, Barbault note à propos des années soixante :
« Ma plus grande erreur concerne le devenir de l’URSS (…) j’ai cru alors que les Soviétiques l’emporteraient sur les Américains dans la grande compétition engagée entre les deux systèmes »
Etrangement, au compte de ses échecs, Barbault ne comptabilise pas la décennie 80, il est vrai sauvée in extremis par la divine surprise de la conjonction Saturne- Neptune venant à la rescousse de la « Grande Armée » de la « Loi Fondamentale de l’Astrologie Mondiale « à savoir l’indice de concentration planétaire qui est un énorme « machin » comme dirait De Gaulle (cf. L’almanach Chacornac 1976 chez les mêmes éditeurs que l’Astrologue) qui accouchera d’une souris.
En 2008, au troisième trimestre (Astrologue n° 163), Barbault publie un texte intitulé « Pour une réhabilitation de l’Astrologie «
On y trouve son bilan prévisionnel, près de 20 ans après l’épisode 1989 qui lui avait sauvé la mise in extremis et évité un Waterloo. Barbault emploie la formule « au bord d’une troisième guerre mondiale » pour décrire les années 80 dont il avait traité avec imprudence en 1967 quand il avait réactivé l’indice de concentration planétaire d’Henri Gouchon qui se révélera à terme comme une fausse bonne idée. Il se contente dans son « panorama » de raccorder les années 80 sur une valeur sûre
« A l’automne 1974 s’installe la seconde crise économique du siècle qui à l’entrée des années 80 aboutira à une récession mondiale »
On a signalé plus haut l’excessif optimiste de Barbault en ce qui concerne l’avenir de l’URSS, dans les années 60 (cf. La crise mondiale, Ed. Albin Michel 1963). Le grand absent du discours de Barbault –sauf erreur de notre part – c’est la crise de Cuba. A notre connaissance, s’il y a bien eu un risque majeur de guerre mondiale c’est bien en 1962 que cela eut lieu, sans parler de la crise de Suez de 1956 qui avait déjà failli dégénérer avec les menaces soviétiques sur la France et l’Angleterre. C’est la période 56-68 qui semble avoir été la plus menaçante au niveau mondial dans la seconde moitié du XXe siècle, avec les interventions russes à Budapest et à Prague. Par la suite, l’intensité baissera singulièrement comme l’ont d’ailleurs montré les événements de 1989 qui se déroulèrent dans un certain calme. Nous n’acceptons donc pas la présentation que Barbault donne de cette période des années Cinquante- Quatre Vingt et qui ne fait sens que du fait de sa volonté de défendre, à tout prix sa « Loi fondamentale ».
L’ironie du sort aura voulu que cet article de 2008 parût à la veille de la crise mondiale de cette même année et apparemment Barbault qui préférait passer du plan militaire au plan économique n’a pas du tout vu venir. Car là encore, Barbault annonce des crises à contretemps, trop tôt ou trop tard, ce qui ne contribue pas vraiment à la « réhabilitation » de l’astrologie, à notre humble avis ! Les historiens ne diront pas autre chose.
84 4e trimestre 88 AB revient à l’astrologie mondiale !!
Ouragan sur 1989-1990.
Après 2008, on ne peut refréner une certaine perplexité à la lecture du passage suivant (« Ouragan sur 1989-1990 » in L’Astrologue 4e trimestre 88)
‘ »Dans la conjoncture actuelle la crainte la plus fortement ressentie est celle d’un krach (…) Certes, ce n’est pas obligatoirement cela qui nous attend car ces mêmes configurations peuvent signifier un état de crise différent, éclatement d’une autre sorte de perturbation générale, mais c’est la version de crise qui parait la plus probable ». Avec le recul, Barbault donne au contraire la preuve qu’il ne parvient pas à saisir la dimension des événements et que ceux-ci n’arrivent pas à point nommé. On ne saurait d’ailleurs s’en étonner car nous ne pensons pas que l’astrologie en soit capable (cf. infra), que ce n’est pas son rôle.
Au demeurant, chaque fois qu’il y a échec, on note un certain silence de Barbault, un peu groggi, et une pause dans ses articles de l’Astrologue en Astrologie Mondiale. On peut l’observer après 1984 et c’est également vrai après 2008, ce qui peut s’interpréter comme une forme de dépression qui prend fin quand certains évènements encourageants surviennent.
Barbault n’échappe pas au syndrome de fin de siècle voire de fin de millénaire. En 1978 dans « La nouvelle crise mondiale », dans l’Astrologue, il avait déclaré, donc à la veille de cette fameuse décennie 80 : « c’est une semblable grande mutation de l’humanité que nous devons vivre en cette fin de siècle »:
Pour mémoire et avant d’aborder notre critique théorique sur les conjonctions, rappelons quelques textes de Barbault à propos de la première moitié des années 80 (cf. notre causerie sur le même sujet sur Teléprovidence)
Voici donc quelques textes qui en disent long et que Barbault par la suite tentera de faire oublier.
Dans L’*astrologue n°14 2e trimestre 71, cet article « La conjoncture mondiale de 1971-1972 » : « On sait que le diagramme général du XXe siècle est caractérisé par trois grandes chutes, trois immenses (sic) creux de vague en 1914- 1918, en 1940-1944 et en 1982-1983 »
: Lors du Congrès ISAR-CIA de septembre 1974 dont nous avions été l’initiateur, soit dit en passant, Babul avait donné une conférence « Prospective cosmo-géopolitique » : qu’il reprendra dans l’Almanach Chacornac de 76 et déjà dans l’Astrologue n°28 (4e trimestre 74) sous le titre de « ‘
« J’ai conscience d’avoir posé là la loi fondamentale de l’astrologie mondiale. Les anciens ne disposaient pas des moyens pour l’établir : ils ne connaissaient que Jupiter et Saturne. Du moins la tradition nous a –t-elle légué la notion de cycle planétaire mais elle ne pouvait aller au-delà (…) Il fallait pour réaliser cette réunification de synthèse connaitre l’existence d’Uranus, de Neptune puis de Pluton. Cette acquisition décisive du pilier central de l’édifice de l’astrologie mondiale, dans la lignée de la tradition astrologique, ne pouvait donc qu’être l’œuvre d’un astrologue du XXe siècle (..) J’ai l’honneur de m’annoncer moi-même comme étant celui-là (…) Je serais curieux d’apprendre en quoi cette loi première pourrait être fausse ou inexacte et j’aimerais savoir en cette occasion par quoi l’on entendrait la remplacer » Et AB de « présenter un tableau prévisionnel général des dix prochaines années mondiales » donc jusqu’au milieu des années 80.
Claude Ganeau, un autre chercheur résume bien l’état d’esprit de cette époque dans le milieu astrologique français : (« Le cycle de 498 ans de la concentration des 5 planètes lentes » L’Astrologue n°37 Ier trimestre 77)
« Conclusion : « Cette étude a démontré qu’astronomiquement une concentration maximum des 5 planètes lentes en 60° du Zodiaque aura lieu en 1983-1984, terminant un cycle qui avait commencé il y a 498 ans en 1485. Il est ainsi possible de pronostiquer astrologiquement que plus la 3e grande crise mondiale du 20e siècle débutera tard après le 2e semestre 1977, plus cela en raccourcira la durée, puisque nous en connaissons l’échéance finale qui se situe sur le Ier semestre 1983 » (p. 47)
Dans les années soixante-dix, les astrologues, s’étaient donc – et nous en faisions partie – donné – constat sociologique ou ethnométhodologique – comme ligne de mire consensuelle le début des années 80, autour de ce « diagramme » dont la lecture était d’une évidence extrême.
Voyons à présent si les échecs ne sont pas liés à un défaut de conception puisque l’astrologie ne se réduit pas au fait de faire des pronostics mais qu’elle se doit de les étayer. Un échec peut éventuellement conduire à des corrections du modèle.
C’est bien autour de l’idée de conjonction que toute cette effervescence prévisionnelle des années 60-80 s’élabore et il ne nous semble pas « anti-astrologique » de nous interroger sur la façon dont Barbault a « compris » la conjonction astrologiquement parlant. On aurait pu en vérité inverser son propos et considérer que les « hauts » de la courbe correspondaient aux conjonctions et les « bas » aux « disjonctions et autres oppositions car ce n’est pas un des moindres paradoxes que de faire de l’opposition un aspect de détente comme le proposent Gouchon, Barbault et quelques autres. Il est vrai que les « faits » semblaient aller dans ce sens puisque les deux Guerres Mondiales étaient bel et bien marquées par une croissance du nombre de conjonctions. Il fallait donc en tenir compte quitte à trahir éventuellement une certaine logique structurelle et conceptuelle mais le jeu en valait la chandelle et on avait là une tentation diabolique où l’on pouvait perdre son âme d’astrologue.
Il faut dire que cette idée de conjonction à la Gouchon-Barbault est pour le moins insolite. On nous parle de plusieurs conjonctions qui se succèdent dans un même lieu du zodiaque, dans un orbe de quelques dizaines de degrés. Idée révolutionnaire, au demeurant mais qui est bien éloignée de la théorie médiévale des Grandes Conjonctions Jupiter-Saturne, sans parle du fait que e le diagramme englobée des planètes inconnues jusqu’à la fin du XVIIIe siècle voire jusqu’en 1930. Barbault nous explique d’ailleurs (cf. supra).que seul le XXe siècle pouvait accoucher d’un tel diagramme mais allait-à la hauteur de l’enjeu astrologique ! That is the question !
Mais pour mieux cerner l’idée que Barbault se fait de la conjonction, prenons le cas, justement (puisque c’était le motif de sa nouvelle diffamation à notre encontre), de Saturne- Neptune dont on nous explique que cela rend compte de l’ébranlement et du délabrement du bloc communiste. Sur un plan analogique, voilà donc une conjonction qui nous parlerait d’une dislocation ! Certes, les « faits « parleraient d’eux-mêmes. Il faudrait être pragmatique : si les faits montrent que la conjonction produit ceci ou cela, dont acte ! On se retrouve face à la même démarche intellectuelle que pour l’indice de concentration planétaire : les faits nous disent ce qu’il faut penser des configurations astrales ! Voire.
Un tel raisonnement est faussé car il cherche à tout prix à expliquer les évènements de 89 par cette fameuse conjonction qui aura marqué le Barbault des années Cinquante qui vient à la rescousse du Barbault des années 70-80, 36 ans après, le temps d’un cycle Saturne-Neptune précisément. Or, on peut expliquer les évènements selon d’autres paramètres (phase B d’un cycle de 7 ans, en astrocyclologie) qui n’ont que faire de Saturne Neptune. Mais Barbault préfére forcer la conjonction à rendre compte d’une « disjonction » manifeste pour engranger le « bénéfice », comme il dit, de sa prédiction. Pour notre part, nous sommes très sceptiques sur la possibilité de l’astrologie de prévoir si longtemps à l’avance alors que des échéances comparables ont lieu régulièrement selon la théorie du cycle de 7 ans qui est selon nous la véritable « loi fondamentale de l’astrologie mondiale » et de l’astrologie tout court. Et on a vu que Barbault quelques années à peine avant les fameuses conjonctions du début des années 80 avait fait chou blanc. Alors 36 ans à l’avance, cela ne passe pas Et a reconnu s’être planté quelques années à l’avance pour la réélection (en 65) de De Gaulle- qu’il ne voyait pas ou de Kennedy (en 64) qu’il voyait alors qu’entre temps il avait été assassiné à Dallas.. Comme si la prévision réussie à long terme rachetait les fiascos à court terme !.
Le drame de Barbault, avec le recul , tient au fait que la fin du XXe siècle aura été décevante comparée aux années 50-60 et à la première décennie du XXIe siècle. Ce sont les vaches maigres de l’Astrologie Mondiale. Quand en 1967, Barbault inaugure cette quéte pour les décennies à venir, il n’est pas conscient que la mystique des guerres mondiales est derrière lui. constat sociologique En fait, il parie sur une surenchère qui relativisera ses récents échecs concernant la cise de Cuba de 1962 (et tout ce qui précéde et suite entre 56 et 68),qui est son vrai échec inavoué et refoulé..Il rêve d’un super(-Cuba qui minimisera le dit échec par comparaison et le super Cuba ne sera jamais au rendez vous et donc la plaie Cuba ne pourra cicatriser ! Et cet échec, il va le faire payer à toute la communauté astrologique !Et pis encore, le XXIE siècle vient a contrario minimiser la gravité de ce que Barbault diagnostqiue pour les années 80 , en tablant sur ‘l’économie censée prendre le relais d’un politico-militaiire décevant. Et 2008 va être un coup de grâce rétrospectif qui n’efface aucunement les tatonements de l’après 1984. Barbault va faure ainsi la connaissance de trois décennies « molles » en, fort contraste avec les années 30-60 qui auront marqué sa première période astrologique. Comme avec la Ive République, la crise était devenue l’amie fidéle des astrologues..Elle ne se faisait jamais attendre très longtemps et là encore, la Ve République aura été pauvre en crises à part 1968 qui appartient encore à la période héroïque des années 50-60 (‘cf supra). L’après de Gaulle, l’après décolonisation, l’Union Européenne atténuent les tensions d’antan, comme déjà le laissait entendre le Traité de Rome de 1957 né sous une magnifique phase conjonctionnelle de Satune avec Antarés en sagittaire. La Guerre des Six Jours de 67 cloture cette période héroïque dont Barbault sera inconsolablement nostalgique d’ autant plus en raison de ses ratés des années 60 -car même ces années là de vaches grasses se terminent mal pour Barbault !
JHB
19 09 13
samedi 31 janvier 2026
jacques halbronn Astrologie Septénale La phase Din. . Le processus d'isolement et de neutralité, de Sedan (1870) à Hiroshima (1945)
jacques halbronn Astrologie Septénale La phase Din. . Le processus d'isolement et de neutralité, de Sedan (1870) à Hiroshima (1945)
La phase Din n'est guère propice à une dynamique des alliances. On se méfie de l'autre, de son intrusion, de sa désobéissance, de sa trahison éventuelles C'est ainsi que lors de la Guerre Prusso-française est seule d'autant qu'on est en phase Din..
sur le web
Le regard des Britanniques sur la France en guerre (1870-1871) : L’évolution d’une opinion attentive
Lorsque la France déclare la guerre à la Prusse en juillet 1870, le gouvernement britannique conserve une stricte neutralité tandis que l’opinion publique, à travers la presse notamment, réagit avec vigueur. Peu de voix s’élèvent alors en Grande-Bretagne pour défendre une France qui, jugée belliqueuse et agitée, semble fidèle à son image. Pourtant, au gré des défaites et des humiliations, les Britanniques se découvrent plein de compassion pour les Français ; le siège de Paris puis les exigences de la Prusse lors des conditions de paix finissent par retourner une opinion britannique qui condamne vivement l’annexion de l’Alsace-Lorraine. La guerre de 1870 amène ainsi les Britanniques à s’interroger sur les mutations continentales et à faire évoluer le regard qu’ils portaient sur la France depuis des décennies."
En août 1945, à la fin de la Deuxiéme Guerre Mondiale, les Etats Unis ne font guère appel à leurs "Alliés" et jouent cavalier seul avec le Projet Manhattan (voir le film Oppenheimer) , ce qui aboutit à leur intervention au Japon, le contraignant à la capitulation. Il y a là une dynamique verticale, technologique (auto) et non horizontale, diplomatique (Allo)
Sur le web:
"Le 6 août 1945, une bombe atomique à l'uranium est larguée sur Hiroshima ; le 9 août, Nagasaki, ville située plus au sud, est rayée de la carte par l'explosion d'une autre bombe fabriquée cette fois avec du plutonium. Outre les milliers de victimes (au moins 150 000 morts immédiates), l'utilisation des bombes atomiques marque un tournant capital dans l'histoire de l'humanité : désormais l'homme possède un moyen de destruction massive. Malgré leur caractère tragique, ces bombardements sur le Japon ne suscitent pas en 1945 dans le camp des alliés, et en France notamment, une vague de désapprobation. Ceci s’explique par le fait que l’Europe est elle-même meurtrie par six années de guerre, marquées par des destructions et des drames majeurs. Ensuite, le Japon est alors considéré comme un ennemi, un empire allié d'Hitler et du camp nazi et fasciste, qui viennent d’être vaincus en Europe. Il fait aussi noter une curiosité du public pour la technologie utilisée, l'atome, qui est alors très récente en 1945 et dont les effets sont impressionnants. "
JHB 31 01 26
mercredi 7 janvier 2026
jacques halbronn Le mauvais procès fait à Adam et à Jésus par l'homme ordinaire. Le poids des anciens clivages. Immigrations, Emprunts, Dépendances.
jacques halbronn Le mauvais procès fait à Adam et à Jésus par l'homme ordinaire. Le poids des anciens clivages. Immigrations, Emprunts, Dépendances.
sur le web "Faire un mauvais procès à quelqu'unPour comprendre l'expression, il faut s'en référer au terme principal qui la compose. Le procès est, au sens propre, un litige porté devant la justice. Il s'agit donc de démontrer la faute ou l'innocence d'une personne devant un tribunal. Par extension, l'expression s'est chargée d'un sens figuré, à savoir celui d'attaquer quelqu'un sans avoir d'arguments viables, en déformant la réalité, en caricaturant."
Les reproches adressés à ces deux personnages relévent d'une morale petite bourgeoise.
Que reproche-t-on à Adam sinon d'avoir désobéi, de ne pas avoir respecté le réglement? Or, celui qui est en position subalterne sait qu'il faut absolument se plier aux ordres, aux directives de l'employeur, faute de quoi l'on sera renvoyé, congédié. On est là dans le cadre d'une de ces paraboles visant à se faire comprendre des gens simples.
Romains 5, 12-18.
Ainsi donc, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort ; Et ainsi la mort a passé dans tous les hommes parce que tous ont péché. […] Depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir. Mais il n’en est pas du don gratuit comme de la faute; car si, par la faute d’un seul, tous les hommes sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don se sont, par la grâce d’un seul homme, Jésus-Christ, abondamment répandus sur tous les hommes. […] En effet, si, par la faute d’un seul, la mort a régné par ce seul homme, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice règneront-ils dans la vie par le seul Jésus-Christ. Ainsi donc, comme par la faute d’un seul la condamnation est venue sur tous les hommes, ainsi par la justice d’un seul vient à tous les hommes la justification qui donne la vie.
Que reproche-t-on à Jésus dans le discours moonien, quelle a été sa faute, quel manquement à ses obligations?
Sur le web
"La mission de Jésus fut un échec selon Moon parce que Jésus n'avait pas eu le temps de fonder une famille ! DIEU avait pourtant eu pour dessein de donner à Jésus une épouse exceptionnelle, une nouvelle Eve que Moon avait épousée en 1960, année à laquelle il fit célébrer le mariage de 36 couples au cours d'une même cérémonie"
Jésus se considérait comme "hors du commun", n'ayant pas à se plier aux régles de tout le monde. En amont, sa naissance ne s'est pas déroulée normalement et la grossesse de Marie reçoit une explication toute particulière. En aval, Jésus n'éprouve pas le besoin de se trouver femme car il est le Nouvel Adam, Adam dans Genése I se suffisant à lui même. On sait que dans Genése II, on aura une toute autre version qui conduit justement à la Faute d'Adam.
Selon nous, les adamites ne se reproduisent pas de génération en génération, mais à des moments spécifiques qui correspondent à de nouvelles ères. D'ailleurs, Moon, lui-même, se référe à un certain millénarisme qui transcende le critère générationnel qu'il met en avant par ailleurs.
Un tel clivage Dominants/dominés, Colonisateurs/colonisés se manifeste à la mort de Salomon:
Chroniques II chapitre X
Parlant des Israélites, ceux ci sont désignés comme "ce peuple (haAm hazé) ce qui implique que pour la maison de David (issue de Jessé), il s'agissait d'une entité différente de la leur, vouée à subir leur joug. Les rédacteurs concluent " Israël est resté, jusqu’à ce jour, infidèle à la maison de David" On ne saurait donc déclarer, comme le font certains, que la dénomination d'Israel englobe l'ensemble des Juifs, toutes tendances confondues!
ט וַיֹּאמֶר אֲלֵהֶם, מָה אַתֶּם נוֹעָצִים, וְנָשִׁיב דָּבָר, אֶת-הָעָם הַזֶּה: אֲשֶׁר דִּבְּרוּ אֵלַי, לֵאמֹר, הָקֵל מִן-הָעֹל, אֲשֶׁר-נָתַן אָבִיךָ עָלֵינוּ. 9 et (Roboam) leur dit: "Que devons-nous, à votre avis, répondre à ce peuple (aAm hazé)qui m’a dit: Allège le joug que ton père nous a imposé?"
י וַיְדַבְּרוּ אִתּוֹ, הַיְלָדִים אֲשֶׁר גָּדְלוּ אִתּוֹ לֵאמֹר, כֹּה-תֹאמַר לָעָם אֲשֶׁר-דִּבְּרוּ אֵלֶיךָ לֵאמֹר אָבִיךָ הִכְבִּיד אֶת-עֻלֵּנוּ, וְאַתָּה הָקֵל מֵעָלֵינוּ: כֹּה תֹּאמַר אֲלֵהֶם, קָטָנִּי עָבָה מִמָּתְנֵי אָבִי. 10 Les jeunes gens élevés avec lui lui répondirent: "Voici ce que tu diras à ce peuple(Am) qui t’a parlé en ces termes: Ton père a rendu pesant notre joug, mais toi, rends-le plus léger pour nous, tu leur parleras ainsi: Mon petit doigt est plus fort que n’étaient les reins de mon père.
יא וְעַתָּה, אָבִי הֶעְמִיס עֲלֵיכֶם עֹל כָּבֵד, וַאֲנִי, אֹסִיף עַל-עֻלְּכֶם: אָבִי, יִסַּר אֶתְכֶם בַּשּׁוֹטִים, וַאֲנִי, בָּעַקְרַבִּים. {פ} 11 Donc, si mon père vous a imposé un joug pesant, moi je l’appesantirai encore; si mon père vous a châtiés avec des verges, moi, je vous châtierai avec des scorpions."
יב וַיָּבֹא יָרָבְעָם וְכָל-הָעָם אֶל-רְחַבְעָם, בַּיּוֹם הַשְּׁלִשִׁי, כַּאֲשֶׁר דִּבֶּר הַמֶּלֶךְ לֵאמֹר, שׁוּבוּ אֵלַי בַּיּוֹם הַשְּׁלִשִׁי. 12 Jéroboam et tout le peuple vinrent le troisième jour auprès de Roboam, selon la parole du roi, qui avait dit: "Revenez me trouver le troisième jour."
יג וַיַּעֲנֵם הַמֶּלֶךְ, קָשָׁה; וַיַּעֲזֹב הַמֶּלֶךְ רְחַבְעָם, אֵת עֲצַת הַזְּקֵנִים. 13 Le roi leur répondit durement; le roi Roboam ne voulut tenir aucun compte du conseil des vieillards.
יד וַיְדַבֵּר אֲלֵהֶם, כַּעֲצַת הַיְלָדִים לֵאמֹר, אַכְבִּיד אֶת-עֻלְּכֶם, וַאֲנִי אֹסִיף עָלָיו: אָבִי, יִסַּר אֶתְכֶם בַּשּׁוֹטִים, וַאֲנִי, בָּעַקְרַבִּים. 14 Suivant le conseil des jeunes gens, il s’exprima ainsi: "Mon père a fait peser le joug sur vous, moi je le rendrai encore plus lourd; mon père vous a châtiés avec des verges, moi je vous châtierai avec des scorpions."
טו וְלֹא-שָׁמַע הַמֶּלֶךְ, אֶל-הָעָם: כִּי-הָיְתָה נְסִבָּה, מֵעִם הָאֱלֹהִים--לְמַעַן הָקִים יְהוָה אֶת-דְּבָרוֹ אֲשֶׁר דִּבֶּר בְּיַד אֲחִיָּהוּ הַשִּׁלוֹנִי, אֶל-יָרָבְעָם בֶּן-נְבָט. 15 Le roi ne céda donc pas au peuple, la chose ayant été ainsi déterminée par le Seigneur, qui voulait exécuter ce qu’il avait déclaré, par Ahiyya de Silo, à Jéroboam, fils de Nebat.
טז וְכָל-יִשְׂרָאֵל, כִּי לֹא-שָׁמַע הַמֶּלֶךְ לָהֶם, וַיָּשִׁיבוּ הָעָם אֶת-הַמֶּלֶךְ לֵאמֹר מַה-לָּנוּ חֵלֶק בְּדָוִיד וְלֹא-נַחֲלָה בְּבֶן-יִשַׁי אִישׁ לְאֹהָלֶיךָ יִשְׂרָאֵל, עַתָּה רְאֵה בֵיתְךָ דָּוִיד; וַיֵּלֶךְ כָּל-יִשְׂרָאֵל, לְאֹהָלָיו. {ס} 16 Tous les Israélites (Qol Israel), voyant que le roi ne les avait point écoutés, lui firent ensemble cette réponse: "Quelle part avons-nous de David? quelle communauté de possession avec le fils de Jessé? A tes tentes, ô Israël, tous tant que vous êtes! Pourvois désormais à ta maison, David!" Et tout Israël rentra dans ses tentes.
יז וּבְנֵי יִשְׂרָאֵל, הַיֹּשְׁבִים בְּעָרֵי יְהוּדָה--וַיִּמְלֹךְ עֲלֵיהֶם, רְחַבְעָם. 17 Quant aux enfants d’Israël habitant dans les villes de Juda, c’est sur eux seulement que régna Roboam.
יח וַיִּשְׁלַח הַמֶּלֶךְ רְחַבְעָם, אֶת-הֲדֹרָם אֲשֶׁר עַל-הַמַּס, וַיִּרְגְּמוּ-בוֹ בְנֵי-יִשְׂרָאֵל אֶבֶן, וַיָּמֹת; {ס} וְהַמֶּלֶךְ רְחַבְעָם, הִתְאַמֵּץ לַעֲלוֹת בַּמֶּרְכָּבָה, לָנוּס, יְרוּשָׁלִָם. {ס} 18 Le roi Roboam dépêcha Hadoram, qui était préposé aux impôts; mais les Israélites le firent mourir à coups de pierres. Le roi Roboam monta à grand-peine sur un char, pour s’enfuir à Jérusalem.
יט וַיִּפְשְׁעוּ יִשְׂרָאֵל בְּבֵית דָּוִיד, עַד הַיּוֹם הַזֶּה. 19 Israël est resté, jusqu’à ce jour, infidèle à la maison de David.
Dans Exode III, Moïse est délégué par Yahwé vers un peuple (Am) qui n'est pas le sien mais celui de Yahwé. Moïse qualifié d'Hébreu (Exode I), appartient , selon nous, à la lignée adamite comme ce sera le cas pour Jésus. Tous deux seront envoyés vers les Enfants d'Israel ou le brebis perdues de la Maison d'Israel..
י וְעַתָּה לְכָה, וְאֶשְׁלָחֲךָ אֶל-פַּרְעֹה; וְהוֹצֵא אֶת-עַמִּי בְנֵי-יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם. 10 Et maintenant va, je te délègue vers Pharaon; et fais que mon peuple (Ami), les enfants d'Israël, sortent de l'Égypte."
Dans le domaine linguistique, la prise en compte du clivage social permet de mieux appréhender la question des emprunts.Dans le cas de l'anglais, la présence française n'a pas été directe mais indirecte. Du fait que la classe dominante était francophone, au Moyen Age, la classe inférieure, par mimétisme, aura voulu imiter, avec plus ou moins de bonheur, ses pratiques et non en cherchant à importer du français. Dans le cas d'autres langues, un processus comparable aura joué pour le russe, l'allemand, l'arabe , non pas sur le plan horizontal mais sur le plan vertical.
On proposera d'appliquer notre grille du ressentiment et du mimétisme chaque fois qu'une attitude vindicative se manifeste ou chaque fois qu'il y aura déni de dépendance comme on vient de le voir: que la classe supérieure ait fauté en empruntant lourdement à une autre langue - d'où son endettement culturel - conduit la classe inférieure à nier cette dépendance en ce que cela ne serait pas directement de son fait.De même, les immigrés de deuxiéme ou de troisiéme génération n'ont pas les mêmes motivations que ceux de la première génération car ils n'auront pas quitté leur pays d'origine, étant nés dans le pays d'accueil.(cf notre communication au Congrès de 1990 Seorbonne. Juifs Progressistes). Qu'en est-il de l'attitude des astronomes à l'encontre de l'astrologie? Ils héritent d'une vieille querelle qui faisait sens pour leurs prédecesseurs lesquels entendaient mettre fin à leur dépendance par rapport aux astrologues puisque leur activité ne faisait sens qu'au service de l'Astrologie en tant que fournisseurs d'une matière première astronomique. On peut penser à la crise pétrolière de 1973 qui contribua à augmenter considérablement le prix de cette ressource énergétique. On ne peut ignorer les anciens clivages comme dans le cas du Schisme à la mort de Salomon qui va impacter durablement l'Ancien Testament, d'où le déni de la différence entre Juifs et Israéites, pourtant reconnu dans les Livres des Chroniques.
JHB 07 01 26
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