Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)

Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
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samedi 4 octobre 2025

jacques halbronn au sujet de l' Obstacle épistémologique de Bachelard

jacques halbronn au sujet de l' Obstacle épistémologique de Bachelard Dans l'Esprit Scientifique, Bachelard se référé à 1905, l'année pendant laquelle Einstein fera connaitre ses thèses. Wikipedia "L'annus mirabilis d'Albert Einstein est l'année 1905, pendant laquelle le physicien publie dans Annalen der Physik quatre articles qui contribuent de façon significative à établir les fondements de la physique moderne, en modifiant la perception scientifique de l'espace, du temps, de la masse et de l'énergie. Ces articles constituent un tournant fondamental de la carrière du physicien" Selon nous , il faut se référer à 1903-1904, phase Din qui vit Einstein résoudre un certain nombre d'obstacles épistémologiques, l'année 1905 étant celle de la diffusion, de la publication dans les Annalen der Physik. Gaston Bachelard évoque une certaine idée de rejet, de "non". wikipedia "Pour Gaston Bachelard, « on connaît contre une connaissance antérieure ». Il est donc nécessaire d'écarter, sans nier leur existence, les obstacles qui nous empêchent d'accéder à la connaissance. Le plus difficile à surmonter est l'obstacle présent « dans l'acte même de connaître ». Il parlera de "rupture épistémologique", ce qui correspond bien au basculement entre le temps Hessed et le temps Din. Mais Bachelard ne s'inscrivait évidemment pas consciemment, dans le cadre de notre Astrologie Septennale, ce qui ne l'empêcha pas de la vivre, de l'incarner. D'ailleurs, est ce que Bachelard a conscience de la SurNature, de ce qui ne reléve pas de l'évolution mais correspond à un systéme? Il y a là justement, aujourd'hui un obstacle épistémologique qui consiste à passer de la Nature à la SurNature, à comprendre que notre monde terrestre n'est pas analogue à l'état tourbillonnant, chaotique, du cosmos, mais qu'il a été conçu, créé pour être à la portée de notre humanité . Relativité non plus ici de l'objet mais du sujet. Sur le web La Formation de l’esprit scientifique (1938) explore la dimension psychologique et pédagogique des leçons que l’on peut tirer des nouveautés scientifiques. On en retient un ensemble de thèses groupées autour de l’idée de « rupture épistémologique ». Les sciences s’établissent en rupture avec la connaissance commune que paraissaient prolonger les doctrines classiques du XVIIe au XIXe siècle. De là, les célèbres lignes : « Quand on cherche les conditions psychologiques du progrès, on arrive bientôt à cette conviction que c’est en terme d’obstacles qu’il faut poser le problème de la connaissance scientifique ». Il n’y a donc pas de vérités premières, « il n’y a que des erreurs premières ». L’esprit devant la science n’est pas jeune, « il a l’âge de ses préjugés ». Et, dans la connaissance scientifique, « rien n’est donné, tout est construit ». Bachelard résume : « Le réel n’est jamais ce que nous pourrions croire ; il est toujours ce que nous aurions dû penser ». On le voit , Bachelard s'intéresse à l'erreur, problématique que nous avons abordée notamment en 1987 dans un mémoire (préparé sous la conduite de Louis Jean Calvet à Paris V), Linguistique de L'erreur Et Epistemologie Populaire. voir aussi notre Eloge de l'erreur, Ed Lierre & Coudrier, 1990) autour des erreurs de transmission des codes linguistiques pouvant aussi bien venir de l'émetteur que du récepteur. Mais Bachelard ne semble pas, à notre connaissance, avoir développé l'idée d'une anti-Post Nature, d'un dieu prenant le contre pied du Premier mobile pour instaurer un mode domestiqué, plus accessible à l'entendement humain. JHB 04 10 25

lundi 27 mai 2024

jacques halbronn Réflexions sur 'La formation de l'esprit scientifique" de Gaston Bachelard (1938)

jacques halbronn Réflexions sur "la formation de l'esprit scientifique" de Gaston Bachelard (1938) Il y a chez Bachelard, pour autant que nous connaissions toute sa pensée, un point aveugle, alors même qu'il se référe en sous titre à la Psychanalyse, à savoir la question du genre. Autrement dit, les hommes et les femmes pensent-ils de la même façon? C'est là une clef qui manque dramatiquement à son travail, cette absence nuit à sa qualité "scientifique". Wikipedia " La Formation de l'esprit scientifique (sous-titré Contribution à une psychanalyse de la connaissance objective) est un essai d'épistémologie de Gaston Bachelard publié aux éditions Vrin en 1938. Bachelard y propose une analyse de la transition entre l'esprit « préscientifique » et l'esprit « scientifique » au tournant des xviiie et xixe siècles. Gaston Bachelard soutient que la modernité a été marquée par la transition entre un esprit préscientifique et un esprit authentiquement scientifique. Cette évolution a été rendue possible par la prise en compte et le dépassement de ce qu'il définit comme des obstacles épistémologiques. Ce dépassement a permis la construction rationnelle d'une expérience. Celle-ci, par la longue réflexion qui la précède, dépasse l'observation directe d'un fait empirique et entraîne l'abstraction et la mathématisation du phénomène physique, seul moyen à ses yeux d'échapper aux préjugés inhérents à la nature humaine qui ont longtemps paralysé le progrès scientifique. " Disons, d'emblée, que nos valeurs ne nous sont pas inculquées mais qu'elles sont inhérentes à notre psychisme, avant toute influence du milieu, perçues comme des évidences, ressenties comme des postulats subconscients. Dans notre anthropologie, nous distinguons entre solsticialité et équinoxialité, entre un premier et un second stade. L'astronomie correspond àu premier stade et l'astrologie au second stade. Le premier stade reléve de la collecte d'informations, on absorbe, on s'emplit et se remplit de toutes sortes de "données", dès la prime enfance, en vrac. C'est le stade du féminin, ce qui correspond à ce que Bachelard appelle le stade "préscientifique". Toute la question est celle du passage de ce stade vers le stade proprement scientifique, ce qui est reservé à l'homme. Rappelons que dans le Livre de la Genése, l'on distingue, au premier chapitre, le masculin (zakhar) et le féminin (neqéva), sans d'ailleurs préciser de quoi il s'agit, si ce n'est au niveau grammatical. On est là dans le champ d'une anthropolinguistique. Le second stade est celui du tri, de la décantation, du passage de la matière à la forme et pour nous la Création (Bria) est une Formation (Yetsira (cf le livre (Sefer) de ce nom). Quant au féminin, il est syncrétique, il "'comprend", il accueille tout ce qui se ressemble peu ou prou et parle de "'corpus", de "tradition", de "pratique". La cyclologie telle que nous la décrivons dans nos travaux, rend compte d'une certaine alternance entre ces deux temps (de 7 ans chacun), l'un en phase avec le féminin, l'autre avec le masculin/ Pour Bachelard, il faut passer du fait empirique toujours suspect de contrefaçon à au raisonnement, à la démonstration. Or, pour les femmes, la démonstration est vécue comme une abstraction qui prend des libertés avec les objets qui se présentent, s'offrent à nous. Elle aurait tendance à vouloir castrer cette prétention à plier les faits à la "raison". En ce sens, Descartes incarne l'esprit masculin et encourage à la spéculation par le biais du cogito. JHB 27 05 24