Site de l'Association La Vie Astrologique (ex Mouvement Astrologique Universitaire). 8, rue de la Providence. 75013 Paris/ Une approche historico-critique de la littérature astrologique.
Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)
Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
.
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Affichage des articles dont le libellé est Jacques Halbronn. Afficher tous les articles
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vendredi 4 septembre 2026
jacques halbronn Epistémologie; Pour une astrologie de cycle court à 4 temps.
jacques halbronn Epistémologie; Pour une astrologie de cycle court à 4 temps.
Nous considérons le cycle long comme le pont aux ânes de l'astrologie: cette référence aux planétes transsaturniennes, Uranus, Neptune et Pluton, cités dès la 4e de couverture, n'est guère recevable anthropologiquement puique ce sont des données restées ignorées des millénaires durant, ce qui n'empêche nullement l'auteur de s'en servir pour traiter de périodes bien antérieures à leur découverte par des astronomes équipés de télescopes. Or, pour nous, l'astrologie doit rester à échelle humaine et, dans l'optique de la prévision, accessible à l'oeil nu. C'est déjà bien mal parti! Et cela semble vouloir disqualifiér les temps où l'on ne connaissait pas ces trois planétes au coeur du travail de Philippe Dorbaire. Inversement, cela laisse entendre que grâce au zele des astronomes, l'astrologie va enfin pouvoir fonctionner! D'où, pour cette école astrologique à la traine de l'astronomie une dette envers ces astronomes sans lesquels l'astrologue serait complétement égaré car c'est la marmite astronomique dans laquelle l'astrologie serait ainsi plongée, qui permettrait, nous dit-on, à l'astrologie de se dire "scientifique"
sur le web
"C’est le pont aux ânes se dit des Choses si communes que tout le monde les sait; des choses si faciles que tout le monde peut les faire. Écrire sur un pareil sujet, c’est le pont aux ânes".
Pour nous qui avons été formés à l'étude fine des chronologies (cf nos travaux sur les éditions centuriques, nostradamiques) et des bibliographies (cf notre CATAF), nous ne plaisantons pas et ne jonglons pas avec les siècles!Vanité des vanités! Certes, le public ne saurait mémoriser un nombre trop important de dates et donc on risque en étant trop précis de passer par dessus sa tête".
sur le web
"L'expression « passer au-dessus de la tête » (ou « ça me passe au-dessus ») signifie que l'on ne comprend pas quelque chose de trop compliqué, ou que l'on se désintéresse totalement d'une remarque ou d'un sujet. "
Or, grâce aux cycles longs des planétes transsaturniennes et plus encore, quand on les combine, cela donne lieu à une conception à grands/gros traits de l'Histoire qui n'exige qu'un effort limité de mémorisation de la part de qui retrouvera quelques souvenirs scolaires.. Nous n'aimons guère cette façon de malmener l'Histoire, comme dans un lit de Procuste!
Revenons au titre de l'ouvrage Les grands bouleversements expliqués par l'astrologie. Prédictions et pandémies ( Ed Lanore 2021) Nous ne pensons pas que l'astrologie ait à voir avec les "grands bouleversements" et la voyons plus comme une sociologie avec ce qu'elle a de permanent et de récurrent.
IA
" En sociologie, la permanence désigne la continuité, la stabilité et la reproduction des structures sociales, des normes et des comportements à travers le temps. Contrairement au changement social, elle explique pourquoi et comment les sociétés maintiennent leur ordre et leur identité malgré les crises ou le passage des générations".
Certes, à la lecture de l'ouvrage de Philippe Dorbaire, les gens auront le sentiment de réviser leur bagage historique. L'auteur s'arrête (pp. 91 et seq) sur ce cycle Saturne- Neptune, où s'illustra André Barbault. D'ailleurs, le terme "indice cyclique", autre marotte de Barbault, est utilisé dans le dit ouvrage et d'ailleurs, les arguments relévent ici d'un copié-collé! Certes, on nous fournir une demie page de "bibliographie indicative" sans aucune mention de date d'édition (p. 257),cf L'article "Cyclogie mondiale. Le paradigme astral III", cité, de Patrice Guinard n'a ainsi droit à aucune référence de blog, de site. Mais, dans la partie intitulée "Méthodes de la cyclologie"(pp; 117 et seq), l'auteur rend hommage à Brahy, Gouchon, André Barbault, Jean Pierre Nicola. sans autre précision bibliographique. C'est donc sur ces bases que l'auteur construit son panorama. Le grand absent chez tous ces chercheurs, c'est le Zodiaque passé à la trappe.
Nous avons déjà signalé le piège des cycles longs dont on voudrait faire le fonds de commerce de la recherche astrologique. C'est là un biais statistique bien dénoncé par Michel Gauquelin dès 1955 consistant à considérer comme exceptionnel ce qui est d'une grande banalité. Nous dénonçons une telle astrologie "à la louche" qui pourrait se trouver des excuses avec la "nouvelle Histoire" laquelle survole la question des dates et des chefs, comme étant un référentiel désuet. On pense à l'abandon de l'étalon or;, ce qui fait sens pour notre Docteur es Sciences Economiques.
Aperçu IA
L'abandon définitif de l'étalon-or a eu lieu le 15 août 1971, lorsque le président américain Richard Nixon a suspendu la convertibilité du dollar en or.
Les étapes clés de la fin de l'étalon-or
1914 : La Première Guerre mondiale interrompt brutalement le fonctionnement classique de l'étalon-or, les pays belligérants suspendant la convertibilité pour financer l'effort de guerre.
Les années 1930 : La Grande Dépression pousse de nombreuses nations à abandonner le système à tour de rôle (le Royaume-Uni en 1931, les États-Unis en 1933, et la France en 1936) pour dévaluer leur monnaie et stimuler leur économie.
1944 (Accords de Bretton Woods) : Un système mixte est créé où seul le dollar américain reste convertible en or, servant de référence mondiale pour les autres monnaies.
15 août 1971 (Choc Nixon) : Face à l'inflation et à la diminution des stocks d'or américains face aux demandes de conversion des autres banques centrales, les États-Unis mettent fin définitivement à la convertibilité."
Or, pour la recherche astrologique, l'abandon de l'étalon zodiacal, de la référence au point vernal et aux signes cardinaux, aura renforcé la dépendance de l'astrologie par rapport à l'astronomie, les conjonctions entre planétes s'y substituant allégrement, et génére un cadre flottant des périodes.
Quant à la question des pandémies, sous titre de l'ouvrage, elle ne nous semble faire aucun sens pour l'Astrologie dès lors qu'elle passe par dessus la tête des humains tout comme d'ailleurs les planétes invisibles à l'oeil nu! Approche éminemment anti-humaniste que cette astrologie mondiale que nous considérons comme hérétique. L'ouvrage de Dorbaire, en cette année 2026, est terriblement daté et porte la marque de l' astrologie surdimensionnée du milieu du XXe siècle , entrainée par la découverte de Pluton en 1930 qui a constitué- c'est le cas de le dire" une descente aux Enfers, confronté à notre astrologie septénale, incarnant l'astrologie du XXIe siècle avec son focus sur Saturne (masculin) et la Lune (féminin), tous deux marqués par le nombre 28 et ses diviseurs, dont le 7, qui en est le quart. Une astrologie bien plus raisonnable, échappant à l'ubris des configurations "rares", notion anecdotique, aléatoire, qui, selon nous, doit être radicalement évacuée de la pensée historique. Mais Ph. Dorbaire ne renonce pour autant ni aux Quatre Eléments ni au Zodiaque à la différence de Barbault. (cf pp. 197 et seq) Comme on disait ; il n'a rien appris ni rien oublié, comme disait Talleyrand à propos des émigrés rentrés en France après la Révolution ou l'Empire ...
IA
Philippe Dorbaire et Jacques Halbronn sont deux figures du milieu astrologique français aux profils très différents, dont les noms se croisent régulièrement dans les bibliographies et catalogues spécialisés.
JHB 04 09 26
Libellés :
Jacques Halbronn,
Philippe Dorbaire
jeudi 27 août 2026
La production astrologique du jeune André Barbault (1946-1953) Par Jacques Halbronn
La production astrologique du jeune André Barbault (1946-1953)
Par Jacques Halbronn
Nous avons voulu faire le point sur les écrits d’André Barbault, né en 1921, quand il avait entre 25 et 32 ans à partir de deux corpus de revues, les Cahiers Astrologiques d’A . Volguine, à Nice et L’Astrologie moderne, à Paris, dont il était le « gérant », notamment dans le domaine de l’Astrologie Mondiale. En effet, on ne saurait oublier les articles dans la bibliographie d’un auteur, d’autant que ceux-ci peuvent être repris par la suite dans des livres, comme ce fut le cas pour Dane Rudhyar par exemple. Nous suivons l’ordre chronologique des publications. On s’intéressera également, par la même occasion aux articles de son frère Armand, qui signe Rumelius et qui l’aurait initié à l’astrologie dès 1935. On peut donc parler de Barbault le Jeune pour désigner André Barbault
Juillet-Aout 1948 n°4 des Cahiers Astrologiques
« Les cycles planétaires et leurs interférences »
Le premier article de Barbault le Jeune chez Volguine figure juste après le texte du directeur. Il commence ainsi « Il est une notion basique de l’astrologie mondiale à peu près oubliée de nos jours et dont il convient de restituer toute la valeur : le cycle planétaire. Il détermine le rythme de l’Histoire, aussi est-il la clef même de l’astro-mondiale » (p. 172). Cette expression est reprise, nous semble-t-il de son frère, Rumelius (cf infra). Et de rappeler « la théorie du cycle planétaire est connue : c’est le circuit qui s’établit entre deux planètes, de la planéte la plus rapide à la planéte la plus lente, dans l’intervalle de deux conjonctions successives de ces planètes » Barbault le Jeune débute donc avec la conjonction et poursuit avec les aspects successifs ente les deux planètes considérées. Et il conclut « Notre civilisation est l’expression de la composante de tous les cycles planétaires depuis le plus rapide jusqu’au plus lent (…) Il y a lieu d’envisager (.) L’enchainement des cycles entre eux, leur assemblage pour juger de leurs interactions »
Un tel exposé qui date donc de plus de 60 ans commence par une formule assez étonnante. Le cycle planétaire concernerait la combinaison de deux planètes. On ne voit vraiment pas pourquoi cela ne concernerait pas déjà une seule planéte, comme on aurait pu s’y attendre. Barbault ne dit mot d’une telle éventualité, ne serait-ce que le passage d’une planéte dans le zodiaque, en aspect avec le point vernal, par exemple. Ou encore la conjonction d’une planéte et d’une étoile fixe. Autant d’options qui ne sont même pas mentionnées !
On s’intéresse dans notre étude à tout ce que Barbault le Jeune écrit concernant le « cycle » Saturne-Neptune qui lui reste associé :
« Pour celui de Saturne-Neptune nous voyons la conjonction de 1848 provoquer le premier grand mouvement révolutionnaire ; la conjonction de 1881 (sic) établit les conquêtes ouvrières et les premiers partis socialistes en Russie, en France et en Angleterre ; celle de 1917 marque la révolution bolchévique et installe le communisme en Russie » En fait, la conjonction eut lieu en 1846 et non en 1848. Sinon on n’aurait pas l’intervalle de 36 ans, comme entre 1881 et 1917.
Barbault conclut prudemment « Il était naturel de dégager une vue sur l’avenir de cette étude historique des cycles mais notre travail reste essentiellement une recherche sur les événements passés en rapport avec l’interférence des cycles Uranus-Neptune et Jupiter-Saturne. La conclusion prophétique (sic) n’est ici qu’un complément détaché du travail »
D’emblée, il nous apparait que Barbault est fasciné par la complexité : non seulement, il combine les planètes deux par deux mais en outre, il relie les cycles entre eux, sans quoi, apparemment, on n’arriverait pas à grand-chose. Son astrologie est délibérément plurielle.
Cahiers Astrologiques n° 6 novembre-décembre 1948
« De Ptolémée à Morin »
Il s’agit d’un exposé qui sera largement repris en 1961 dans De la psychanalyse à l’astrologie. L’article comprend d’ailleurs un développement sur la psychanalyse (p. 289)
Mais nous retiendrons surtout ce réquisitoire du jeune Barbault contre le réformisme astrologique (p. 285) et l’on pense qu’il visait notamment alors D. Néroman dont le Traité d’Astrologie Rationnelle était parue quelques années plus tôt, pendant la guerre:
« Il n’est qu’une astrologie, celle de la Tradition : les tentatives de réforme d’ailleurs aussi maladroites que malheureuses sont simplement le fait d’esprits qui ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre. Les réformateurs ont beau faire (.) Ils ne peuvent que compliquer, escamoter ou défigurer »
Cahiers Astrologique n°8 mars avril 1949
Barbault sur les statistiques (p. 58). Il y expose une certaine méthodologie qui semble différer de celle que mettra en œuvre Michel Gauquelin dans les années qui suivront :
Il rejette les statistiques qui « font passer tous les éléments du thème dans la machine même ceux qui n’ont absolument rien à voir avec l’objet que recherche la statistique (…) ‘La seule façon à mon avis de faire des statistiques sur l’astrologie est d’abord de rechercher cet élément spécifique et de regarder s’il n’existe pas dans la multitude des cas »
Barbault conditionne donc la recherche astrologique à des présupposés, s’interdisant ainsi de révéler certains facteurs astrologiques négligés comme les étoiles fixes. Il présélectionne. Gauquelin, au contraire, envisagera tous les possibles même ceux qui pourraient faire apparaitre des données inattendues. Barbault semble préférer pas de résultats à des résultats qui viendraient bousculer la Tradition, ce qui trahit un très fort investissement dans ce savoir qui est en fait sa formation première et principale à laquelle il doit tant,
Cahiers Astrologiques n ° 10 juillet aout 1947
« Vers une conception objective des éclipses »
« Je restai avec l’impression qu’il y avait une erreur dans l’enseignement transmis et que la Tradition devait être révisée à ce sujet. » Barbault parle de « divorce » et reconnait que l’on peut être « hérétique ». Evolution intéressante par rapport à sa profession de foi citée plus haut. Il s’en prend notamment aux travaux de Léon Lasson.
Cahiers Astrologiques n° 13 janvier-février 1948
« Problèmes méthodologiques »(pp. 34 et seq)
La statistique « reste uniquement une méthode de vérification (…) conserve sa mission originale de contrôle. Statistique de contrôle et non statistique d’enquête » (p. 37)/ Tout au contraire, nous pensons que la statistique est le socle de toute enquête.
Numéro spécial consacré à l’Astrologie Mondiale n°20, Mars-avril 1949 (pp. 107-109)
« Cycles planétaires » On relèvera son « discours de la méthode »
« On peut dire que chaque cycle est l’expression d’un dynamisme en évolution et il est permis de penser qu’à tout mouvement de cycle planétaire correspond sur terre un mouvement social ou collectif ayant avec le premier une amplitude analogue et une évolution synchronique »
La charte que propose Barbault contraint l’astrologue à trouver pour tout cycle planétaire un processus analogue sur terre. Nous avons montré une toute autre voie. Ce sont les observations sur terre qui permettent de déterminer le cycle dont l’astrologie a à traiter, ce qui permet d’opérer un tri. Barbault le Jeune, lui, veut voir le monde au prisme du système solaire en tant qu’ensemble indivisible et exclusif (donc absence des étoiles fixes mais présence obligée des transsaturniennes. On voit ainsi à quel point les astrologues actuels restent marqués par les orientations données par Barbault avant 1950.
Rumelius (Yonne) « La théorie des cycles planétaires et ses applications en Astrologie Mondiale » (pp. 66 et seq)
Il se réfère à 1938 et au numéro de Juin de « L’Avenir du monde » où aurait été exposée pour la première fois la théorie des Cycles Planétaires, qui serait une « importante découverte en Astrologie Mondiale »
On retiendra deux points : d’une part Rumélius accorde une certaine importance aux étoiles fixes en astrologie mondiale (p.68) : « Il faut aussi tenir compte des étoiles fixes qui tombent sur les points de conjonction car elles peuvent leur donner un éclat tout particulier ». Dans un autre texte (cf. infra), Rumélius propose d’associer cycles planétaires et précessionnelles alors que son frère semble beaucoup plus récalcitrant face au stellarisme. D’autre part, Armand Barbault préconise l’étude des cycles en astrologie individuelle (p. 72).
Cahiers Astrologiques n °21 Mai-juin 1949
« La Méthode analogique »
A. B. revient sur son texte du n°13 qui a fait l’objet de réactions dans le n° 16 (d’un certain H. Labbé). Rappelons que les travaux de Gauquelin ne paraissent qu’en 1955 et montreront toute l’importance de la statistique d’enquête car Gauquelin n’avait rien à « vérifier » si ce n’est que de tenter de trouver une confirmation astronomique de catégories professionnelles n’appartenant nullement en soi à l’astrologie. Ce n’est qu’à un nouveau stade, le troisième (-thèse, antithèse-synthèse) que l’on peut « vérifier » la « loi » établie par Gauquelin. Les préventions contre la statistique d’enquête seront balayées même si d’aucuns voudront retrouver chez Gauquelin certains enseignements de la tradition. L’optimisme de Gauquelin l’emporte sur le pessimisme de Barbault qui veut en quelque sorte protéger l’astrologie contre les aléas de la recherche.
On note (pp. 258 et seq) un premie rapprochement CIA –CA qui sera transformé en 1957 (cf notre étude sur la vie astrologique au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale)
Deuxième Numéro spécial Astrologie Mondiale, n° 25. Janvier-février 1950
« La politique français suit le cycle Soleil-Jupiter »
On notera qu’à l’époque les astrologues n’hésitent pas à utilise le terme « prophétique » plutôt que prévisionnel. Barbault renvoie à ses textes parus dans la revue Destins, où œuvre son frère Rumelius. Les vicissitudes de la Ive République se prêtaient mieux à un tel exercice que celles de la Cinquième (à partir de 1958-59)
« Introduction à une Cosmosociologie. Les fondements psychosociologiques de l’Astro-Mondiale(sic) (conférence donnée le 23 novembre 1949 au CIA)
On notera que la forme « Astro-mondiale » aura fait long feu. Barbault y cite à plusieurs reprise Kerneiz (Guyot) et son ouvrage Terre et Cosmos (ed Adyar). Il cite ce passage (p 39) : » Il est une chose que la pratique de l’astrologie révélé, c’est le très petit nombre de types d’événements, heureux ou malheureux qui sont susceptibles d’intervenir dans la vie des peuples comme d’ailleurs dans celle des individus. Certes, les détails circonstanciels peuvent varier à l’infini mais en réalité ce sont toujours les mêmes pièces de théâtre, tragédies ou comédies qui se jouent sur la scène du Monde ; seuls varient les personnages, les décors, la mise en scène »
Il semble bien que ce texte aura marqué le jeune André Barbault et l’aura conduit à prendre peu à peu ses distances par rapport à la théorie bien alambiquée des « cycles planétaires » chère à son frère. En 1967, quand il publiera Les Astres et l’Histoire, Barbault aura opté en faveur d’un « indice » de synthèse, ce qui constitue une considérable simplification, empruntant d’ailleurs à Henri Gouchon des techniques exposées dès les années 40, et traitant notamment des Deux Guerres mondiales... Les évènements de 1989 le feront revenir aux cycles planétaires ainsi que certains déboires dus au déroulement des années 80 qui ne correspondit pas précisément à ce qu’il avait annoncé.
Cahiers Astrologiques n ° 29 septembre –décembre 1950
Henri Labbé et André Barbault « Questions de méthode »
Déclaration commune (pp. 248-249) concluant les échanges :
Ce qui est étonnant c’est que Barbault situe la statistique au seul niveau du thème natal et qu’il ne la pense pas en termes cycliques comme on aurait pu s’y attendre. Or, l’observation de la cyclicité dans le monde, autour de nous, est le fondement même, selon nous, de toute recherche astrologique.
Mais relevons cet exposé de Barbault et Labbé sur l’interprétation des thèmes :
« On se trouve d’emblée en présence d’éléments très nombreux (..) L’art de l’astrologue s’ajoute à la science astrologique proprement dite, comme l’art du médecin est la synthèse pratique de ses connaissances, de son intelligence et de son expérience. Qu’il s’agisse de la recherche de lois ou l’interprétation des thèmes, l’astrologue a le plus grand intérêt à étendre sa culture »
La comparaison entre le médecin et l’astrologue fait problème. Le mot médecin est en soi ambigu car il renvoie aussi bien au chercheur qui essaie de mieux comprendre le fonctionnement du corps humain qu’au médecin de quartier qui soigne à la façon de Knock/ Nos auteurs confondent allégrement l’astrologue qui travaille sur la nature humaine au regard des cycles astrologiques et l’astrologue qui traite de cas spécifiques, confrontés à toutes sortes d’incidences et de pathologies.
Numéro spécial La précession des équinoxes et les thèmes de l’hémisphère sud
Cahiers astrologiques n° 32 Mai-juin 1951
Rumelius (alias Armand Barbault)
Texte intitulé « On doit tenir compte de la Précession des Equinoxes en Astrologie Mondiale » (pp 110 et seq)
Rumelius propose ici de combiner « cycles planétaires » avec les « cycles cosmiques », c'est-à-dire la précession des équinoxes, qui donne le « degré d’évolution de notre civilisation »
Nous ne croyons guère à l’intérêt d’un tel « complément » mais nous notons cette timide incidence du « stellaire » en connexion avec la cyclologie planétaire, ce qui correspond à une certaine intuition qui n’aura pas été conduite assez loin. (cf. nos travaux en astrocyclologie).
André Barbault : « Quelques thèmes arbitres » (pp. 121 et seq)
Il note à l’appui du zodiaque « tropical » et contre le zodiaque « sidéraliste) une statistique sur de thèmes d’artistes. On observe que Barbault s’appuie sut les Dignités planétaires pour asseoir toute sa démonstration, ce qui montre sa dépendance par rapport à la Tradition.
Cahiers Astrologiques. Troisième numéro Astrologie Mondiale n° 36 Janvier-février 1952
« La méthode Dialectique de l’Astrologie Mondiale » (pp. 43 et seq)
Kerneiz (Adyar)
C’’est la suite du texte du n° 25 (cf supra) . On notera une référence au cycle Saturne-Neptune (p. 48) :
« En 1936, nous avons une collection d’événements éparpillés dans le monde et qui ne présentent pas de rapport immédiat entre eux : la guerre civile espagnole, les procès de Moscou, le pacte anti-Kominterm, le Front Populaire et sa faillite (sic) en France. Tous ces événements paraissent en rapport avec la même configuration, l’opposition Saturne-Neptune qui détermine un « mouvement historique » de tension et de crise pour la politique « de gauche ».
On est loin ici de la thèse selon laquelle Saturne-Neptune ne concernerait que le monde soviétique (cf. infra). Cette approche par la simultanéité des événements nous semble excellente et aurait pu conduire à rechercher un cycle central mais Barbault reste par trop marqué par la nécessité de ne rien « jeter « en astrologie et en astronomie, un principe qui dans le champ scientifique peut se révéler fatal.
André Barbault ne publiera plus jusqu’en 1957 dans les Cahiers Astrologiques lorsque le CIA et les CA s’uniront pour une dizaine d’années. Lors du congrès de Paris de 1953, organisé par le CIA et où Barbault jouera un rôle clef, Volguine ne sera pas présent.
L’Astrologie Moderne novembre 1952, organe mensuel du CIA
« Les deux hypothèses de l’astrologie » On retrouve une fois de plus cette étude dans De la psychanalyse à l’astrologie ‘Seuil 1961
On y oppose l’astrologie « astrophysique » et l’astrologie « symboliste »
On note que ces deux hypothèses n’impliquent ni l’une ni l’autre que l’astrologie, comme nous le pensons, serait la création des sociétés humaines. L’idée de lois échappant au génie humain prédomine dans ce débat. La troisième thèse sera exposée par nous en 1986 dans « La pensée Astrologique » in L’Etrange Histoire de l’Astrologie, avec S. Hutin, Ed. Artefact)
L’Astrologie Moderne, mars-avril 1953, bulletin rédigé par André Barrault
« Chronique Mondiale. La Mort de Staline
« Indépendamment de sa propre naissance, la mort de Staline arrive à son heure selon les cycles planétaires. Il semble que lorsqu’un homme politique adhère à un mouvement social et finit par devenir le chef, l’âme de ce mouvement et finit par devenir le chef, sa destinée ne lui appartient plus en totalité (…) Staline était LE chef du communisme qui prit le pouvoir à la conjonction Saturne- Neptune de 1917 ; la nouvelle conjonction de ces astres était une fin de cycle et un renouveau historique pour le communisme ; que le vieil homme disparaisse pour laisser la place à une nouvelle génération, voilà qui est logique et analogique » (pp. 8-9)
On est un peu surpris de voir la mort de Staline comme signifiante tant il s’agit d’un phénomène aléatoire. On connait l’exploitation qui a été faite du cycle Saturne-Neptune lors des événements de 1989 qui se déroulèrent sous une nouvelle conjonction de ces deux planètes, dont Neptune était bien évidemment inconnue des Anciens, ce qui affaiblit singulièrement selon nous la démonstration.
Conclusion
Nous avons voulu consacrer cette étude au jeune Barbault qui n’est alors pas très connu au niveau de ses publications chez des éditeurs en vue. En 1955, Grasset publiera sa Défense et Illustration de l’Astrologie. Le Seuil fera paraitre les 12 volumes sur le Zodiaque, un collectif issu du CIA, en 1957 et puis viendront d’autres ouvrages au seuil (De la psychanalyse à l’astrologie, le Traité Pratique d’Astrologie etc.). Nous avions une raison plus personnelle de nous intéresser à cette période de la vie de Barbault, cela tient à notre propre activité au même âge. C’est ainsi qu’à 28 ans, on nous proposa, chez Seghers, de publier « Clefs pour l’Astrologie » que Barbault aurait du initialement faire paraitre. Il s’en suivra d’ailleurs un procès en diffamation que nous gagnerons en appel, en 1978, suite à une critique incendiaire de Barbault dans la revue L’Astrologue. Il faudra que Barbault atteigne 33/34 ans pour sortir sa « Défense ». Nous avons par ailleurs été en contact avec Volguine en 1975 ; qui nous avait pressentis pour nous occupe de ses Cahiers mais le mot l’emportera l’année suivante. Par ailleurs, nous avions été en contact avec Barbault à propos de Morin de Villefranche dont nous avions retrouvé un ouvrage dont il ignorait l’existence, en dépit de son intérêt pour son œuvre, les Remarques Astrologiques, qui paraitront chez Retz fin 75, dans la collection Bibliotheca Hermetica de René Alleau. Enfin, nous avions organisé notre premier congrès à Paris en 1974, à 26 ans, dans le cadre du CIA dont nous avions été comme Babault un des vice-présidents lequel sera suivi d’une très longue série de colloques dès ‘l’année suivante..
JHB
vendredi 31 juillet 2026
L'Espace qualitatif Les 8 Maisons astrales 1/2 par Patrice Guinard Commentare de Jacques Halbronn
L'Espace qualitatif Les 8 Maisons astrales 1/2 par Patrice Guinard Commentare de Jacques Halbronn
Il nous faut saluer l'orienation de l'auteur pour la division en 8 mais regretter qu'il s'en tienne à la divisio du mouveent diurne alors que c'est l'écliptique qu'il convenait de diviser en 8 comme nous l'avons fait en Astrologie Septénale. Pour nous, la division en 12 n'est pas compatible avec un découpage binaire du cercle. Un gateau se découpe en 2, puis en 4, puis en 8, puis en 16 et non pas en 12 parts!
GUINARD:
Le Manifeste Le Dominion 1/2 Textes et Articles Historique Liens ACCUEIL (FR) HOME (EN)
1. Les quatre Englobants de la Perception
2. Qu'est-ce que l'Espace ?
3. Les trois Archétypes de l'Espace
Les 8 Maisons astrales 2/2 : Le Dominion
Ce texte en deux parties recouvre les chapitres 15, 28, 29, 30 et 31 de ma thèse de doctorat (1993). Un aperçu de ma théorie avait déjà été édité au numéro 21 de la revue lyonnaise "Astralis" en 1987 (avec une démarcation provisoire des secteurs). "Le système astrologique des 8 Maisons" a été l'intitulé d'une communication au congrès CESPI - M.A.U. d'Angoulême (4-6 décembre 1992). L'intuition de la réalité des huit Secteurs astrologiques m'est apparue dès novembre 1982, et j'ai imaginé un premier modèle de répartition et de domification en mai 1985 sans connaître à cette époque l'existence d'aucun antécédent historique. Cette version Internet est considérablement enrichie, notamment en ce qui concerne le volet historique et la domification.
Je devrais entamer logiquement mon exploration des structures astrologiques par le Planétaire (l'ensemble structuré des Planètes) et par une réflexion sur la notion d'opérateur astral. Cependant je tiens à mettre en avant ce volet essentiel du corpus astrologique, si mal traité par les astrologues, d'abord parce que les Maisons sont une composante fondamentale quant à la compréhension des thèmes natals, ensuite parce que la théorie des 8 Maisons est probablement la facette la plus originale de la partie astrologique de ma thèse.
Je préconise un modèle à 8 lieux, assez proche d'un système antique appelé "octotopos", historiquement attesté depuis le IIe siècle A.D. mais probablement antérieur au système classique des 12 lieux. La Maison est à l'origine "topos" (en grec), c'est-à-dire lieu, place, endroit. Autrement dit les Maisons relèvent d'une problématique de l'Espace, et non du Temps. J'ai appelé ce modèle Dominion en référence à l'organisation du cycle journalier par domaines et au vocable anglais qui souligne leur puissance.
Il n'y aurait que huit Maisons astrologiques (les Maisons 3, 5, 8 et 12 de l'organisation par douze n'existent pas), dont les impaires sont centrées sur les Angles, et qui se succédent dans le sens du mouvement diurne, car elles représentent les phases successives du parcours apparent d'un astre à partir de son lever. C'est probablement dans les milieux alexandrins, Gréco-Égyptiens, que les Maisons ont été rabattues sur le cycle zodiacal, et qu'un système artificiel d'analogies duodénaires a été mis en place, sans doute pour le besoin des pratiques horaristes.
L'analyse de la répartition sémantique des sibyllins noms grecs attribués aux 12 maisons, plaide également en faveur d'une organisation préalable par huit, et je crois avoir retrouvé l'organisation antique de l'octotopos dans son ordre initial : hôroskopos, agathos daimôn, mesouranêma, theos, dysis, kakê tuchê, hupgeion et aidou pulê, la porte de la mort qui clôt le cycle journalier. J'ai donné aux 8 Maisons des noms moins mystérieux et plus en affinité avec notre esprit pragmatique : I la Communication, II l'Amitié, III la Situation, IV l'Harmonie, V le Couple, VI la Connaissance, VII le Mystère, et VIII la Renommée.
Les Maisons n'avaient probablement pas la connotation pragmatique qui leur a été donnée ultérieurement, mais plutôt un sens ontologique : elles ne désignaient pas des objets, des personnes, des occupations quotidiennes ou des domaines d'activité, mais marquaient la qualité d'un rapport que la conscience établit avec son environnement, un degré d'ouverture plus ou moins large à son espace propre. C'est en pensant aux Maisons que Kepler a écrit qu'on ne trouve pas ses amis ou sa femme dans le Ciel. Enfin je présente une nouvelle méthode de domification, appelée Octotope, qui résout à la fois le problème des latitudes extrêmes et celui des maisons disproportionnées par rapport au zodiaque.
1. LES QUATRE ENGLOBANTS DE LA PERCEPTION
"Tout sujet tisse ses relations comme autant de fils d'araignée avec certaines caractéristiques des choses et les entrelace pour en faire un réseau qui porte son existence."
(Jakob von Uexküll : Mondes animaux et monde humain)
Kant considère l'espace et le temps comme les formes a priori de ce qu'il nomme "sensibilité", c'est-à-dire comme les conditions préalables de toute représentation (Vorstellung) immédiate du réel sensible. Ce sont les repères formels de la perception du monde extérieur, les formes a priori du "sens externe" (selon lequel le divers se juxtapose) et du "sens interne" (selon lequel il se succède). [1] A travers les représentations immédiates de la "sensibilité" - matière de la connaissance - les objets sont donnés dans leur diversité ; à travers les représentations médiates de l'entendement - concepts, ou formes de la connaissance - ils sont reliés, unifiés, pensés. Cette distinction renouvelle l'antinomie platonicienne monde sensible/monde intelligible, dont elle présuppose l'évidence : autrement dit qu'il y ait un "réel" qui soit donné, une matière, et que ce réel puisse prendre forme dans l'esprit.
Cependant Kant ne se risque pas à considérer cette matière et ces formes, elles aussi, comme des conditions préalables à l'acte de concevoir, comme l'a observé Schopenhauer. [2] L'Espace et le Temps, comme la matière (ou Énergie) et la possibilité de formation des concepts (ou Structure), peuvent être considérés comme des milieux de décomposition du réel, des cadres a priori de la perception, des englobants [3] de la conscience. Il en résulte que "l'Énergie" est pour la conscience la possibilité d'existence d'une réalité quelle qu'elle soit (visible, audible, imaginaire, rêvée, fictive, mentale...), le fait qu'il y ait ou qu'il apparaisse à la conscience quelque chose plutôt que rien. De même j'appelle "Structure" la multiplicité des formes que peut prendre cette réalité, la possibilité de paraître à la conscience sous telle modalité plutôt que sous telle autre.
Le réel est un continuum que la perception et la conscience découpent selon des modalités propres à chacun, mais aussi à chaque espèce. L'homme vit dans un seul monde, celui qui porte ses propres marques, culturelles bien sûr, mais plus essentiellement innées. Car ces plans de découpe du réel sont propres à l'espèce. Pour Démocrite le réel est constitué d'atomes et de combinaisons d'atomes qui se distinguent selon leur grandeur ou leur taille [énergie], par exemple v et V, par leur forme [structure], par exemple V et N, mais aussi par leur figure ou leur position [espace], par exemple N et Z, et par les variations temporelles incessantes qui les associent et les dissocient (par exemple VN et VK). [4] Mais ces propriétés de l'atome démocritéen sont celles de la perception humaine de ces atomes et dépendent des englobants de la conscience.
Durkheim a décrit un paradigme propre à l'ensemble des sociétés sans écriture, à savoir l'existence de quatre catégories de l'esprit, les "cadres permanents de la vie mentale" [5] sous-jacents à l'organisation sociale de ces sociétés : la force énergétique, le lieu spatial, le moment temporel, et l'agencement de l'ensemble, qui en assure les correspondances et la pérennité. La pensée "archaïque" ne mesure pas, mais répartit ; elle ne quantifie pas, elle qualifie.
La population des sociétés primordiales est partagée en divers genres ou clans, dont chacun possède une fonction sociale spécifique, avec ses compétences propres, ses privilèges, ses devoirs, ses contraintes, ses interdits. L'appartenance à un clan, à une "classe", n'est pas établie par hasard, ni même par filiation : elle résulte d'une distribution naturelle des membres du groupe au sein du tissu social. Les clans constituent des groupes exogamiques : chacun adhère au clan dont les tendances correspondent à sa nature intime.[6]
Mana, la catégorie primordiale de l'énergie (de la substance, de la causalité), désigne tout être, chose ou phénomène, doté d'une certaine qualité ineffable de force ou de puissance. Chaque clan détient son mana, sa force diffuse et impersonnelle, son pouvoir "magique" d'action au sein de la communauté. Chacun a son emblème, son modèle, son totem, marque symbolique de son mana et signe de reconnaissance sociale, d'appartenance communautaire. Chacun, au sein d'un clan, est une modalité de son être totémique. Les différences sont respectées et honorées, non pas les différences artificielles dues à une activité ou à une occupation contingente, mais les différences "réelles", intrinsèques aux aspirations de chacun des membres du clan. "Le totem : il n'est que la forme matérielle sous laquelle est représentée aux imaginations cette substance immatérielle, cette énergie diffuse à travers toutes sortes d'êtres hétérogènes, qui est, seule, l'objet véritable du culte." [7] La causalité, en tant que possibilité de produire une transformation, et la substance, ne sont que des interprétations modernes de l'idée de mana.
A chaque clan sont associés des attributs spécifiques : animaux, plantes, objets inanimés, formations ou éléments naturels, couleurs, mais aussi directions spatiales et moments temporels (un point cardinal et une saison si ces clans sont au nombre de quatre). Les clans ne sont pas seulement des groupes sociaux, ils sont aussi les représentants humains de groupements naturels. Ainsi l'organisation sociale reproduit les différents types de rapports entre les hommes et leur milieu, ou plutôt elle s'harmonise avec l'ordonnance naturelle.
Il n'y a pas d'antinomie Nature/Culture : "Les gens du clan, et les choses qui y sont classées forment, par leur réunion, un système solidaire dont toutes les parties sont liées et vibrent sympathiquement." [8] L'ordre social suppose une répartition des différences psychiques en accord avec les propriétés constatées des éléments naturels. Ainsi le mana s'actualise dans un lieu spécifique, un lieu de pouvoir, et à un moment précis : "La loi du monde, c'est l'alternance de qualités distinctes, nettement tranchées, qui dominent, s'évanouissent et reparaissent éternellement." [9] Les forces qualifient à la fois les tendances psychiques impersonnelles, les entités naturelles de l'environnement quotidien, et la fonction privilégiée de chacun au sein de la société. Ainsi se trouvent reliés les trois sphères du sacré, du naturel et du social. Le Ciel, la Terre et l'Homme des Chinois.
Au terme de son exposé, Durkheim, en positiviste assidu, rejette le rapprochement entre ses catégories et la possibilité de l'existence de structures permanentes de la conscience. Cependant l'hypothèse de leur "origine sociale" n'explique ni leur spécificité, ni leur nombre, comme d'ailleurs les catégories elles-mêmes n'éclairent qu'imparfaitement la diversité de la vie sociale et la spécificité de ses manifestations culturelles - et pour cette raison sans doute elles ne sont plus guère d'actualité dans la sociologie et l'ethnologie. En réalité le social engendre un processus d'extériorisation collective, sous forme de représentations culturelles, des englobants de la conscience. Car la diversité des forces-mana, leurs lieux de manifestation, leurs moments d'actualisation et leur répartition ordonnée, attestés un peu partout sous des modalités diverses, des Indiens Zuñis aux Chinois de l'Antiquité, ne sont que l'extériorisation culturelle et manifeste des "cadres permanents de la vie mentale" (Durkheim), des "formes a priori de la sensibilité" (Kant), des "milieux conditionnels" [10] , ou encore, comme je préfère les appeler, des englobants de la perception.
2. QU'EST-CE QUE L'ESPACE ?
"Tu devras immédiatement déterminer ta bonne direction, et aussitôt fais face à cette direction." (Carlos Castaneda : Voir)
L'espace n'est pas ce milieu neutre et inanimé, continu et isotrope, contenant informel des objets et repère abstrait des actes moteurs : "Il n'y a pas en réalité un espace, ou "l'espace", mais "des" espaces distincts, hétérogènes, doués de propriétés singulières. Tout ce qui appartient à l'un de ces espaces est situé par cela même comme dans un champ de forces, et se pénètre, comme par osmose, des qualités qui caractérisent cet espace. Au lieu d'un milieu neutre, homogène, sorte de toile de fond uniforme, on a des aires, des milieux qualitativement déterminés et qui sont également déterminants." [11] Pas plus que le temps, l'espace ne se mesure : il y a une "distance" infinitésimale entre deux lieux éloignés qui appartiennent à une même région, comme il y a une "distance" incommensurable entre deux lieux contigus appartenant à des régions distinctes. Ce sont la vitesse, l'activité et le déplacement qui se mesurent, et non les régions organiques ou domaines formant des entités insécables.
Valéry, commentant Zénon l'Éléate : "On ne peut parler de moitié qu'après avoir envisagé le tout, c'est-à-dire l'avoir franchi, de sorte que pour empêcher le mouvement de commencer, on commence par le fractionner, donc le poser. L'espace à franchir n'est qu'un mouvement." [12] Ce qu'on entend communément par espace, quand on observe un objet "dans l'espace", c'est le cadre quantifié et culturellement déterminé d'une expérience perceptive, le champ de mobilité d'une motricité contingente, la convention nécessaire à la séparabilité des objets pour la perception. Alors l'espace n'est plus rien par lui-même, si ce n'est le contenant formel de ces formes discriminées. Les assignations qualitatives traditionnelles, primordiales, ont été remplacées par des mesures quantitatives qui leur sont extérieures. La "matière étendue" de Descartes marque explicitement cette substitution. Chaque chose n'apparaît plus qu'à travers les rapports quantifiables qui définissent son altérité.
L'espace n'est ni l'étendue homogène des mathématiques, idéal d'une divisibilité conventionnelle et infinie, ni le champ hétérogène et fonctionnel, informe, des besoins et fins pratiques. [13] Entre l'Un et le Multiple, une place doit être faite au Nombre, précieux aux yeux de Platon. La perte de l'appartenance qualitative à l'espace et le déracinement de la conscience moderne, projetée dans un réseau de relations pragmatiques et contingentes, expriment sa rupture avec la Terre.
L'espace est le monde, Cosmos et non plus chaos, qualifié, différencié, orienté, pré-organisé, dont les différentes régions, en nombre limité, possèdent des qualités spécifiques, transmissibles aux êtres animés qui leur sont rattachés. Ou plutôt : chaque domaine, chaque secteur, chaque direction, chaque orient, est un "être organique" dont les entités séparées qui y vivent sont les manifestations apparentes.
Le monde est habitat, champ symbolique d'extériorisation du vivant. Nier ou violer ces lieux qualifiés, c'est réduire la conscience à sa dimension la plus vulgaire, non pas "bestiale" mais plutôt "sous-animale", car précisément l'animal conserve la mémoire de son appartenance spatiale. "Des espaces mesurés par des états intérieurs présupposent essentiellement un espace qualitatif, discontinu, dont chaque état intérieur est soi-même la mesure." [14] L'espace est le champ de projection d'une intériorité dont on aura appris à reconnaître les différentes colorations. Ainsi les quatre directions de l'espace anisotrope, associées aux saisons de l'année, se reconnaissent par des couleurs et par des animaux dans la Chine antique (Dragon d'azur (ou vert) / Oiseau rouge / Tigre blanc / Tortue noire) et chez les indiens Zuñi, ou par des vents chez les Aztèques. La terre entière est soumise à cette organisation quaternaire dont ceux qui, dans les sociétés primordiales, se proclament "les hommes" ou "les êtres humains", occupent le centre, région, cité ou maison, Temple. Et pour chacun, il s'agit de trouver son lieu favorable, son sitio, compte tenu de la distribution d'ensemble, de son tempérament, et de sa situation existentielle du moment.
3. LES TROIS ARCHÉTYPES DE L'ESPACE
La Terre est l'Espace dans toute son extension ; le Temple sacralise ses qualités intrinsèques ; le Miroir est la forme de son intensification.
Le ternaire archétypal Terre / Temple / Miroir est la figuration matricielle de l'espace sacré selon l'astro-philosophie. Il préfigure et redouble la symbolique des "signes estivaux". Le Cancer est Terre, le Lion est Temple, la Vierge est Miroir : Cancer, ou sédimentation et expansion potentielle indifférenciée ; Lion, ou centrage et organisation des lieux par la mise en relation de l'interne à l'externe ; Vierge, ou rétrécissement de l'espace et rapprochement affectif dans la réciprocité des relations. La Terre est plasticité, le Temple est compacité, le Miroir est intimité.[15]
La Terre est "tout l'espace", la limite absolue de l'étendue aérienne, la surface indéfinie de l'imaginaire de la conscience. Le Temple est à la fois concentration locale et affranchissement des limites, résidence close et ouverture à l'externe, lieu et lien de coïncidence entre la terre et le ciel. Le Miroir est la limite ultime de l'espace, le foyer où il se referme sur lui-même et se résorbe en se réfléchissant. Et de l'autre côté du Miroir, au franchissement de l'équinoxe, c'est le temps qui commence, le Temps des "signes automnaux".[16]
"Le plus court chemin qui conduise à soi-même vous mène autour du monde." (Hermann de Keyserling : Journal de voyage d'un philosophe)
En Cancer / Terre, l'espace est indéfini, diffus, variable, plastique, à la fois ouvert sur l'extérieur et refermé sur lui-même. Haut et bas, devant et derrière, gauche et droite, sont susceptibles d'une expansion illimitée, ouverte à l'imagination du "voyageur intérieur". [17] Tout en s'élargissant, l'espace se rétracte à l'intérieur d'une coquille, d'un cocon, d'un nid. La protection plastique admet une extrême variabilité dans la localisation des limites. Tout élément vivant est suscité et peut être raccordé par sédimentation. Les frontières sont souples et mobiles. L'interne se mêle et se confond à l'externe, le dedans au dehors, le proche au lointain. Extériorisation maximale, par laquelle on entoure l'espace dont on est entouré, car on le porte en soi.
"La vertu de l'Imago Templi (...) est de nous faire nous trouver à l'intérieur de nous-mêmes hors de nous-mêmes." (Henry Corbin : Temple et contemplation)
En Lion / Temple, l'espace s'organise, se charpente, se qualifie. Les contours s'ordonnent au-dedans comme au-dehors. Hauteur, largeur et profondeur se stabilisent. L'espace s'équilibre autour d'un centre vivifiant, image du Ciel sur Terre : "L'espace est représenté comme une succession d'étendues limitées, disposées concentriquement autour du lieu sacré, disposition dans laquelle chaque étendue extérieure est de qualité opposée à celle qu'elle renferme. En même temps, le lieu central d'une part, chaque limite d'autre part, équivalent à tout ce qui les entoure." [18] Les directions originelles découpent dans l'étendue des lieux aux qualités spécifiques. Le centre est enveloppé d'aires délimitées, aux propriétés définies, et auxquelles sont rattachés les êtres apparentés. Le Temple est l'habitat des dieux sur terre et le lieu des rencontres sacrées entre les hommes. [19] Il accomplit la fusion permanente et vivante des mondes, car il est l'image sacrée et sanctifiée du Cosmos. [20]
"La surface la plus passionnante de la terre, c'est, pour nous, celle du visage humain." (Georg Christoph Lichtenberg : Aphorismes)
En Vierge / Miroir, l'espace se resserre, s'intensifie. Les limites se précisent ; les frontières se démarquent : "C'est souvent par la concentration même dans l'espace intime le plus réduit que la dialectique du dedans et du dehors prend toute sa force." [21] Le lointain, l'étranger et l'extérieur sont évacués : seuls subsistent les liens au plus proche. Le Soi, à la fois soi-même et l'Autre, l'être cher, est farouchement protégé de toute promiscuité indésirable. Les liaisons se fixent et se particularisent dans la discrimination. Des rapports privilégiés s'établissent selon des affinités viscérales. [22] Un champ étroit se dessine, orienté par des relations exclusives d'attirance et de répulsion. L'espace intime, polarisé, défensif, crée des attractions, des aimantations, des "aimances" qui se déploient à travers le visage de l'être cher, dans l'espace de son corps, de ses mains, de ses yeux, de sa voix. Le Miroir est l'espace de l'intimité. Le face à face est l'ultime position de la réciprocité.
[1] Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, tr. fr. Jules Barni & P. Archambault, Paris, Garnier-Flammarion, 1976, p.81-96. « Texte
[2] "La causalité elle-même est la forme de notre entendement : car, aussi bien que l'espace et le temps, elle nous est donnée a priori. Ainsi jusqu'ici la matière, en cette qualité, appartient aussi à la partie formelle de notre connaissance ; elle est la forme intellectuelle de la causalité même." (in Le monde comme Volonté et comme Représentation, tr. fr.A. Burdeau, Paris, P.U.F., 1966, p.1024). « Texte
[3] J'emprunte ce terme à Karl Jaspers. « Texte
[4] Cf. Démocrite, Fragments, in Les Présocratiques, éd-tr Jean-Paul Dumont, Paris, Gallimard, 1988, p.767. « Texte
[5] Émile Durkheim, Les formes élémentaires de la vie religieuse, 1912; Paris, P.U.F., 1968, p.628. « Texte
[6] La répartition par clans est la marque d'une archétypologie "primitive" comme semble le montrer la survivance d'une dizaine de catégories, genres nominaux ou "préfixes de classe" dans les langues bantoues. « Texte
[7] Émile Durkheim, Les formes élémentaires de la vie religieuse, 1912; Paris, P.U.F., 1968, p.270. « Texte
[8] Émile Durkheim, Les formes élémentaires de la vie religieuse, 1912; Paris, P.U.F., 1968, p.213. « Texte
[9] Jacques Soustelle, L'univers des Aztèques, Paris, Hermann, 1979, p.165. « Texte
[10] L'expression est de l'astrologue Jean-Pierre Nicola. « Texte
[11] Jacques Soustelle, L'univers des Aztèques, Paris, Hermann, 1979, p.136. « Texte
[12] Paul Valéry, in Cahiers, Judith Robinson (éd.), Paris, Gallimard, 1973, vol. 1, p.510. « Texte
[13] Mircea Eliade décrit l'espace profane en opposition à l'espace sacré : "Toute vraie orientation disparaît, car le "point fixe" ne jouit plus d'un statut ontologique unique : il apparaît et disparaît selon les nécessités quotidiennes. A vrai dire, il n'y a plus de "Monde", mais seulement des fragments d'un univers brisé, masse amorphe d'une infinité de "lieux" plus ou moins neutres où l'homme se meut, commandé par les obligations de toute existence intégrée dans une société industrielle." (in Le Sacré et le Profane, Hamburg 1957; éd. fr. Paris, Gallimard, 1965, p.23). « Texte
[14] Henry Corbin, Temple et contemplation, Paris, Flammarion, 1980, p.201. « Texte
[15] Le champ social ne peut s'organiser que sous réserve d'une plasticité trop lâche ou d'une intimité trop étroite. La sociabilité communautaire réside aux confins de l'immensité de masse comme de l'exiguïté de communion. (Ces trois formes de sociabilité - masse, communauté, communion - ont été distinguées par Georges Gurvitch dans sa Dialectique et sociologie, Paris, Flammarion, 1962). « Texte
[16] Les signes automnaux sont liés à des archétypes temporels (Balance : le Retour ; Scorpion : la Durée ; Sagittaire : la Spirale), les signes hivernaux à des archétypes structurels (Capricorne : le Cristal ; Verseau : le Code ; Poissons : la Matrice), et les signes printaniers à des archétypes énergétiques (Bélier : le Choc ; Taureau : la Bombe ; Gémeaux : le Flux). « Texte
[17] Le comte balte Hermann de Keyserling (né un 20 juillet), auteur du Journal de voyage d'un philosophe et des Méditations sud-américaines, note dans son autobiographie sa prise de conscience de la terre comme partie constituante de sa nature (in Voyage dans le temps, tr. fr. aux éd. Stock, Paris, 1961, p.224). « Texte
[18] S. Czarnowski, "Le morcellement de l'étendue et sa limitation dans la religion et la magie", in Actes du Congrès International d'Histoire des Religions, Paris, Champion, 1925, p.352. « Texte
[19] Jung (né un 26 juillet), architecte improvisé, a entrepris la construction de sa demeure idéale, de son "temple" symbolique, près du lac de Zürich. « Texte
[20] Cf. René Schwaller de Lubicz, Le Temple de l'Homme (Paris, Caractères, 1957, 3 vols). Comme le souligne Mircea Eliade, "Le Temple resanctifie continuellement le Monde, parce qu'il le représente et à la fois le contient." (in Le Sacré et le Profane, Hamburg 1957; éd. fr. Paris, Gallimard, 1965, p.53-54). « Texte
[21] Gaston Bachelard, La poétique de l'espace, Paris, P.U.F., 1957; 1974, p.205. « Texte
[22] Goethe (né un 28 août, donc Vierge par le Soleil comme Lichtenberg) note dans ses Affinités électives : "Un coeur qui cherche sent bien qu'il lui manque quelque chose." (in Romans, tr. fr. aux éd. Gallimard, Paris, 1954, p.229). Fin connaisseur du coeur humain, il distingue "vivre avec quelqu'un" de "vivre en quelqu'un", et souligne que "L'esclavage volontaire est le plus beau des états. Comment serait-il possible en dehors de l'amour ?" (in Maximes et réflexions, éd-tr Geneviève Bianquis, Paris, Gallimard, 1943, p.246). « Texte
Patrice Guinard: L'Espace qualitatif
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jacques halbronn Remarques autour de la Défense et illustration de l’Astrolge d’André Barbault (1955)
jacques halbronn Remarques autour de la Défense et illustration de l’Astrolge d’André Barbault (1955)
On peut se demander si les astrologues professionnels, comme les appelle l’auteur, n’ont pas intérêt à ce que l’astrologue soit compliquée, faute de quoi les praticiens et les enseignants se trouveraient au chomage, les enseignants étant censés former à l’interprétation des thèmes de naissance, véritable sésame. Pour l’astrologie septénale, un tel créneau ne fait guère sens car son ergonomie la rend particulièrement accessible. C’est d’ailleurs c’est cette accessibilité que le jeune Babault (né en 1921) réfute à commencer par une astrologie constituée de notices à la disposition du public. Pour Barbault, l’astrologue est un artisan, à la façon de son père, maréchal -ferrant « spécialisé dans la fabrication, la réparation et la modification des fers des pieds des chevaux. Cette profession technique exige une habileté manuelle, une connaissance des métaux et une grande sensibilité envers les animaux. Le Maréchal-ferrant s’occupe également de l’entretien et de la préparation des chevaux pour la compétition. Enfin, il dirige les services vétérinaires et contribue à la préservation de la santé des chevaux. » Barbault dénonce les charlatans (pp/ 281 et seq), les incompétents qui n’ont pas reçu la formation nécessaire mais il n’hésite pas à opposer l’astrologie professionnelle, donc exigeant un réglement de la part du client des « authentiques chercheurs désintéressés » Effectivement, l’argent drainé par ces professionnels ne contribue pas à soutenir la recherche astrologique.Par ailleurs, Barbault semble avoir du mal à capter la dimension sociale du conseil astrologique alors que, paradoxalement, ‘il se passionne pour l’astrologie mondiale. Il met au pilori les « horoscopes des journaux » indiquant aux lecteurs les « moments favorables », une des « grandes superstitions modernes » mais il entend utiliser 45 « cycles planétaires », qui sont autant de combinaisons. Le cycle Saturne Neptune retient tout spécialement son attention en raison de ses propres performances passées et futures: de la mort de Staline à l’attente de 1989, nouvelle conjonction liée au destin astral de l’URSS, date qui figure dès 1955, 36 ans après.
Barbault est impacté par une telle inflation de signifiants, les 45 conjonctions venant compléter les 12 signes et les 10 planétes alors qu’en astrologie septénale, il n’y a pas le moindre cycle planétaire, qu’il y a 8 et non 12 signes et que seule la planéte Saturne nous importe, ce qui rend ipso facto sa modélisation infiniment plus accessible sans devoir passer par le savoir faire des astrologues dont Barbault nous dresse un tableau influencé par le métier de son père, maréchal ferrant, tout travail devant être jugé sur pièces (le fer à cheval porte bonheur), telle étant la déontologie de l’artisan qui nous semble tout à fait hors de propos et inappropriée!
sur le web
Offrir un fer à cheval, une tradition séculaire
« A quand remonte la croyance selon laquelle le fer à cheval porterait bonheur ? Il s’agit en réalité d’une pratique ancienne. En effet, il existe une tradition d’offrir un fer à cheval en cadeau, et qui remonterait au Moyen Âge. Les gens considéraient aussi comme un signe de chance le fait de trouver un fer à cheval sur la route »
Barbault semble signifier que celui qui n’a pas la compétence ne saurait parvenir à des résultats satisfaisants pour son client et en même temps, il fustige une prévision trop générale. et trop répétitive qui reléverait du « charlatanisme » en ce qu’elle n’impliquerait aucun travail ponctuel- au coup par coup- de la part de l’astrologue. Or, pour l’astrologie septénale, tout au contraire, le recours à un seul et même module est notre priorité et en cela nous rejoignons, en effet, l’astrologie des journaux avec ses 12 périodes mensuelles si ce n’est que notre division est en 8 secteurs, la division en 12 nous apparaissant comme une hérésie au regard du binaire. Quant à l »usage que Barbault fait des aspects pour baliser le « cycle planétaire », avec le sextil et le trigone, évolutifs et involutifs, il n’est pas davantage recevable car c’est le semi-carré de 45° (90/2) qui est l’aspect en dialectique avec la conjonction en astrologie collective/mondiale, la seul qui nous semble opérationnelle.
L’on peut regretter que Barbault ne soit pas parvenu à évacuer l’astrologie personnelle et n’ait pas pris ses distances par rapport à l’astronomie moderne des transsaturniennes, entrainant son cadet Jean pierre Nicola dans un tel travers avec le mirage de son RET. La notion de cycle planétaire correspond chez lui à un refus du découpage zodiacal car pour lui, un aspect n’existe qu’entre planétes et non avec les axes saisonniers qui ne seraient que des abstractions, des fictions. Mais ce faisant, Barbault se privait d’un repére géométrique stable et récurrent. Même Albumasar avec ses conjonctions Jupiter- Saturne tenait compte de l’Elément dans lequel elles avaient lieu:
Aperçu IA
« Albumasar (Abū Ma’shar, 787-886) relie les grands tournants de l’histoire humaine aux cycles de conjonction de Jupiter et de Saturne, structurés par les quatre éléments et leurs triplicités zodiacales. »
Tout laisse à penser que Barbault restait fasciné par la complexité de la carte du ciel à décrypter. Il aimait le mot « synthèse », ce qui le conduira 12 ans plus tard à publier « les astres et l’Histoire » où il fournir, dès la couverture, un graphique intégrant les conjonctions comme repére central avec une courbe ascendante et une courbe descendante alors que pour nous, c’est l’évolution des aspects de Saturne avec les axes qui découpe le temps socio-politique, ce qui est bien plus économique.
Barbault n’a pas compris que l’astrologie en tant qu’instauration pour l’Humanité est liée à un arrangement tardif d’un systéme solaire primitif et non un quelconque effet environnemental. L’astronomie n’est que la matière à laquelle l’astrologie impose une forme, cela lui aurait évité de tomber dans l’hérésie transsaturnienne!
jacques halbronn Remarques autour de la Défense et illustration de l'Astrolge d'André Barbault (1955) dans astrologie septennale
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dans astrologie septennale
JHB 31. 07 26
mardi 28 juillet 2026
jacques halbronn André Barbault et sa stigmatisation de l'Astrologie "populaire"
jacques halbronn André Barbault et sa stigmatisation de l'Astrologie "populaire"
Barbault s'en prend à l'Astrologie Populaire et c'est pour lui la solution, le reméde, que de s'en démarquer pour le salut de l'Astrologie. A la fin de son ouvrage "Connaissance de l'Astrologie" (Ed Seuil, 1981), initialement proposé aux Ed Seghers pour leur collection "Clefs", quelques années plutôt, il écrit (p. 183) :" Nous en sommes, en tout cas, pour l'instant aux ravages de l'astrologie populaire, obnubilée par son décan zodiacal de naissance (..) que lisent, en même temps, des milliers de gens et qui en concerne des millions! (..) L'explication de ce renouveau actuel repose sur le rapport des représentations astrologiques avec le système des valeurs contemporain.(...) Je ne crains pas de dire que ce malheureux courant d'astrologie populaire exprime une revanche de la vie psychique profonde trop refoulée (..)." Barbault dénonce "la gangrène de cette astrologie populaire stupide ainsi que l'astrologie sérieuse délaissée aux mains d'un amateurisme naif (...) Je n'ai pas cessé de dire, depuis des années, qu'il fallait sortir l'astrologie de son ghetto" Dans son introduction, Barbault avait averti " Réduire l'astrologie à son état d'exercice prévisionnel constitue une mince saisie de sa vérité (..) Il fustige " les chroniques astrologiques de la presse, perpétuant au coeur de la vie moderne les croyances de la Babylonie pré chrétienne et de la Rome antique, distribuant , chaque jour et chaque semaine la raison de présages relatifs à la santé, à la situation et aux amours des natifs de chaque décan zodiacal (..) Il est exact qu'il y a encore aujourd'hui, comme il y en eut depuis toujours, des inconditionnels à la foi de granit qui croient en l'idéalité d'une astrologie parfaite, révélée par une gnose antique et transmise par les fils de la lumière et de la sagesse..."
En 1976, au lendemain de la parution de nos Clefs pour l'Astrologie (Ed Seghers) nous avions réussi à convaincre la rédaction du magazine féminin "Cosmopolitan" de faire paraitre notre "Astrologie Sensorielles" qui s'ancrait sur des tests liés aux sens, eux mêmes connectés avec des séquences de dates, ne recourant aucunement aux données de naissance (heure, jour, année). Nous ne suivrons donc pas Barbault dans sa stigmatisation d'une Astrologie "populaire" et nous croyons en une Astrologia perennis qui aura toujours été la même, au fil des siècles et non à quelque astrologie ayant intégré de nouvelles planétes, ce qui est une façon de disqualifier les astrologues du passé.
JHB 28 07 26
mercredi 22 juillet 2026
jacques halbronn LA Vie Astrologique . Volguine et la publication des Remarques Astrologiques de Morin de Villefranche;( 1974-75)
jacques halbronn LA Vie Astrologique . Volguine et la publication des Remarques Astrologiques de Morin de Villefranche;( 1974-75)
Nous avions déjà contacté André Barbault à la suite notre découverte de ce texte à la Bibliothèque de l'Arsenal (en fait une seconde édition posthume de 1657) non signalé par Selva ou Hiéros qui avaient pu nous faire croire que l'on ne pouvait accéder à l'oeuvre de Jean-Baptiste Morin que par le biais de traductions à partir du latin, au vu de l'Astrologia Gallica (1661)- cf notre article l''astrologie de Morin de Villefranche - Nofim - Unblog.fhttp://nofim.unblog.fr › 2014/07/09 › lastrologie-de-m... ' "Nous avions() ce propos) rencontré en 1972. André Barbault qui habitait alors près de chez notre mère, dans. le quartier des Ternes (Paris )" En 1974, nous avons deux lettres de Volguine concernant une possible parution de ce texte de Morin dans sa revue niçoise, Les Cahiers Astrologiques. Nous en reproduisons ici des extraits:
Première lettre en date du 30 janvier 1974
"Cher Monsieur L'ouvrage de Morin de Villefranche dont vous me communiquez quelques pages est en effet inconnu probablement de la quasi totalité des astrologues français contemporain. J'adhère très volontiers à votre idée d'en publier quelques pages dans les Cahiers, dès la fin de l'enquéte sur Pluton (..) Verriez vous un inconvénient à ce que le texte soit retranscrit (par vous de préférence, sinon par mes soins) sous une présentation plus moderne, quoique respectant l'essentiel de la pensée et du style ? (..) Je vous remercie en tout cas très vivement d 'avoir pensé aux Cahiers astrologiques pour cette publications "
Seconde lettre en date du 25 avril 1974
" Cher monsieur. J'ai bien reçu votre lettre du 9 avril. En ce qui concerne les journées internationales que vous organisez vers le 10 septembre salle Addyar, j'accepte volontiers que les Cahiers Astrologiques y figurent parmi les organisations de soutien (..) Il me faudrait pour le 10 juin au plus tard la suite des Remarques Astrologiques de Morin car l'imprimerie sera arrêtée pour sa fermeture annuelle et je n'aurai plus autrement le temps de faire composer pour le n° de septembre"
A cette date, nous étions encore Vice président du CIA et le rédacteur en chef de Trigone, depuis 1973. Mais les choses allaient basculer et la vice présidence nous être ôtée. Par ailleurs, le COngrès aurait lieu non pas à la Société Théosophique de M. Lancri mais à l'Hotel Méridien de la Porte Maillot.(suite à un accord de l'ISAR de Julienne Sturm et de Paul Colombet (CIA). Finalement, c'est avec René Alleau et sa Collection " Bibliotheca Hermetica" ( passée des Ed. Denoel aux Ed Retz) que les choses se feront en 1975 et Volguine n"en rédigera même pas la préface. C'est encore dans ce cadre que paraitra en 1977 notre travail sur Abraham Ibn Ezra (avec une préface de Georges Vajda, avec lequel nous préparions une thèse qui paraitra en 1985 sous le titre Le monde juif et l'Astrologie (Ed Arché, Milan) Volguine nous proposera la direction des Cahiers Astrologiques (on y publiera notamment un texte d'Yves Lenoble) mais les choses prendront une autre tournure à sa mort le 23 juin 1976,à Nice, avec Paul Rogel comme leur propriétaire. (Fin d'Année 1975 – Juin 1983)
Cette correspondance nous permet de voir Volguine à l'oeuvre dans l'organisation de sa revue.
JHB 21 07 27
Libellés :
Alexandre Volguine,
Jacques Halbronn
lundi 6 juillet 2026
jacques halbronn Que nous enseignent les résultats Gauquelin sur l'Histoire de l'Astrologie et de la Mythologie
jacques halbronn Que nous enseignent les résultats Gauquelin sur l'Histoire de l'Astrologie et de la Mythologie
D'aucuns- dont Françoise Schneider Gauquelin - ont cru bon de souligner les reccoupements entre la typologie gauquelinienne des planétes et celle de l'astrologie mythologique comme pour le type martien, le type jupitérien. Inversement, l'on remarque l'absence de la planéte Mercure dans le corpus statistique Gauquelin. MAis Saturne est bien mis en évidence alors qu'en astrologie septénale;il n' a pas sa place parmi les significateurs que sont Mercure, Vénus, Mars et Jupiter. Même remarque pour la Lune, retenue par les dites statistiques, qui en astrologie septénale est en polarité avec le Soleil (absent, quant à lui, du dit corpus).
Selon nous, les statistiques nous révélent une astrologie primitive polyplanétaire antérieure à l'ère de l'astrologie septénale saturno-centrée, mise en place probablement par une humanité future (cf le fim Interstellar de Christopher Nolan) Le voyage dans le temps pourrait mieux s'envisager que le voyage dans l'espace. Dans cette astrologie première, Saturne n'occuppe pas la place centrale qui lui sera attribuée par la suite, il n'est pas encore sorti du rang. On peut se demander si les qualités attribuées à Saturne, dans le corpus Gauquelin, n'ont pas une dimension mercurienne;.. En mettant de côté Mercure, nous obtenons deux couples mythologiques bien connus: celui de Vénus et de Mars, et celui de Jupiter et de Saturne. Dans le premier cas, il s'agit d'une relation horizontale et dans le second d'une lignée vérticale, On retrouve ainsi, par le biais des travaux gauquelin une clef majeur de la Mythologie qui sera perdue avec la prise en compte de Mercure par les astronomes. Uranus est exclus en ce qu'il n'est pas visible à l'oeil nu.Mais par la suite, lors de la mise en place de l'astrologie septénale, le couple Jupiter- Saturne sera défait et Mercure. Mercure viendra s'associer avec Jupiter dont il sera le messager, Mars et Vénus ne changeant pas de statut. D'où l'opposition Mercure Gémeaux, Jupiter Sagittaire et Vénus balance, Mars bélier, dans le tableau des domiciles.
On notera, par ailleuss, que les ivinités avalées par Saturne sont celles qui ne donnent pas leurs noms aux planétes sous l'Antiquité. On les retrouvera lors que bapteme des astéroides au début du XIXe siècle: Cérés, Pallasn Junion, Vesta.
JHB 05 07 26
mercredi 17 juin 2026
Jacques halbronn Saturne et les Quatre Elements. Le point aveugle de Saturne chez les historiens de la question
Jacques halbronn Saturne et les Quatre Elements. Le point aveugle de Saturne chez les historiens de la question
En 2006, il y a 20 ans, Alain Petit, historien de la philosophie, a publié dans le collectif Philsopphie, ville et architecture. La renaissance des quatre élément Sous la direction de Thierry Paquot et Chris Younès (Ed de la Découverte) un texte intitulé "Le cinquième élément Pensée antique de la quintessence chez Platon et Aristote" Vingt ans plus tard, les lacunes de l'auteur en matière d' Histoire de l'Astrologie hypothèquent singulièrement son louable travail. Entre temps, en effet, nous avons mis en évidence, notamment par l'étude critique de la Tétrabible de Ptolémée; la différenciation entre Saturne et les 4 planétes situées entre le Soleil et le dit Saturne. (Mercure, Vénus, Mars et Jupiter), celles -ci devant être distinguées des luminaires. Nous signalions les perturbations survenues dans l'exposé du Tétrabiblos du fait de l'introduction de Saturne, ce qui conduisit à placer la Lune avec le Soleil (autour du solstice d'Eté) pour faire de la place à la dite planéte, celle-ci perdant, ipso facto, son statut à part.. Il est probable qu'Alain Petit n'aurait pas rédigé son texte comme il l'a fait en 2006, s'il avait été averti de notre genése de la Tétrabible. Pourtant l'accent que nous avons mis sur Saturne remonte à 1993 (Clefs pour l'Astrologie. Ed Seghers) suivi d'un texte intitulé L'Astrologie selon Saturne où nous insistions sur le caractère central de cet astre au point de traiter, par la suite, d'un saturnocentrisme de notre "systéme solaire, mais, cette fois, bien après la parution du texte d'Alain Petit. Sur un autre plan, le rapport du 4 au 5 était bien connu en Astrologie Chinoise dont Petit ne semble pas avoir tenu compte, cette école traitant d'un cinquième élement, associé à l'idée de quintessence et ce point là; en revanche, aurait pu et dû interpeller ce historiens depuis longtemps! En 1976, dans notre étude du Sefer Yetsira ( Livre de la Formation) nous avions signalé un glissement du sénaire vers le septénaire, dû au changement de statut de Saturne.
Petit note
"Les éléments sont des dieux pour Empédocle, comme le feu l’était pour Héraclite.
Ce qu’il y a de plus véritablement divin, en dehors de l’amour
et de la haine, sur lesquelles je vais revenir, qui en quelque sorte
préside à leur assemblage ou à leur dissociation, les premiers
dieux ce sont les éléments. Ils portent d’ailleurs éventuellement
des noms de dieux (le feu c’est Zeus). Vous avez une équivalence
entre les noms des dieux et les noms que nous donnons
classiquement aux éléments. Il arrive à Empédocle de les
nommer par les noms de dieux plutôt que par leurs noms
d’éléments." Mais ne pourrait-il s'agir des planétes affublées de noms de dieux? Petit signale enfin qu'Aristote serait l'auteur d'un "Traité du Ciel", ce qui n'est pas sans évoquer , évidemment, les astres, une piste qu'il n'aura pas suivi suffisamment. Il écrit :'
S’il y a transformation d’un élément dans un autre, c’est
précisément ce qui va permettre à Aristote de subordonner les
quatre éléments au cinquième. C’est un point décisif que si je
veux garder les quatre éléments dans leur souveraineté aristocratique,
de pair, il faut que je refuse qu’ils se transforment les
uns dans les autres. Si je concède qu’ils se transforment les uns
dans les autres, je vais arriver à une position comme celle
d’Aristote, qui consiste très exactement à dire que les quatre
éléments, dans leur jeu de circulation et de transformation
mutuelle, ne sont pas ce qu’il y a de plus haut. En quelque sorte,
c’est la raison du titre et de la doctrine du cinquième élément, le
cinquième élément d’Aristote c’est l’élément qui se subordonne
les quatre et qui, lui, ne se transforme en aucun autre, et qui ne
provient d’aucun autre. Il est en ce sens là l’élément absolu"
jacques halbronn Vers une nouvelle révolution copernicienne:de l’héliocentrisme au saturnocentrisme.
La description du système solaire constitue un enjeu majeur de la recherche astronomique, d’où l’importance accordée au passage à l’héliocentrisme, la Renaissance;
Sur le web
« La révolution copernicienne, appelée aussi copernicianisme, est le renversement de la représentation du monde et de l’Univers du XVI e au XVIII e siècle, provoqué par la parution de l’œuvre De revolutionibus orbium cœlestium de Nicolas Copernic en 1543. »
Or, il apparait qu’une nouvelle crise de la représentation de notre ciel se profile, il s’agit du passage à un saturnocentrisme, selon de nouveaux critères prenant en compte l’impact du ciel sur notre humanité terrestre, Saturne tendant à détroner le Soleil en raison de données cycliques jusque là négligées en raison de la défaveur de l’Astrologie rencontrée dans le milieu astronomique. Parmi les obstacles épistémologiques rencontrés, il convient de signaler l’émergence d’une astronomie trans-saturnienne, à partir de la fin du XVIIIe siècle.(Herschell 1781). Or, cette ‘avancée » astronomique, due au perfectionnement de l’optique, aura décentré notre perception du systéme solaire et cela aura notamment impacté l’astrologie du XIXe siècle en la conduisant à réviser le dispositif de la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle),fervent défendeur du géocentrisme combattu par Copernic au milieu du XVIe siècle. Si l’héliocentrisme a impacté nos représentations, il en est certainement de même pour ce « saturnocentrisme » à venir.
sur le web
« Les articles consacrés à l’héliocentrisme notent très souvent cette conséquence évidente que la Terre devient une planète comme toutes les autres, »
De même, Saturne serait « une planéte comme les autres ». Or, selon le saturno-centrisme, il n’en est rien. Cela tient à la synchronie instaurée entre la planéte Saturne- et elle seule – et notre Humanité dans le cadre de la Création de notre monde. Saturne, présentée comme la séptième planète doit en fait être mise à part, et ne pas être inclue dans un « septénaire »! De même,dans le Livre de la Genése, le septiéme jour est il traité dans un autre chapitre, le nom de Shabtay, attribué à cette planéte, dans la littérature hébraîque se retrouvant d’ailleurs dans le nom du Shabbat, considéré par le judaisme comme un jour tout à fait à part.
X Commandemens:
Souviens-toi de faire du jour du repos un jour saint. Pendant 6 jours, tu travailleras et tu feras tout ce que tu dois faire. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui habite chez toi. En effet, en 6 jours l’Eternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et il s’est reposé le septième jour. Voilà pourquoi l’Eternel a béni le jour du repos et en a fait un jour saint.
Il ne sera pas utile, dans cet aticle d’exposer les grandes lignes de notre Astrologie Septéanale (en raison de ses périodes successives de 7 ans) Nous avons montré comment la Tétrabible donne une version erronée du « systéme », en ajoutant Saturne au dispositif 2 plus 4, soit les luminaires plus Mercure,Vénus, Mars et Jupiter, en occultant la centralité de Saturne, erreur que l’on retrouve dans le Sefer Yetsira, où l’on est passé d’une distribution des lettres 4 plus six plus douze (soit 22) à 3 plus 7 plus 12, ajoutant la lettre resh aux six lettres doubles(bagadkaphat), en tant qu’ayant une double prononciation (présence ou absence du Dagesh) tout comme les 4/6/ 7 planétes ont deux « domiciles » (diurne et nocturne) dans la Tétrabible, d’où l’importance que nous accordons à une juste description des langues en raison du paralléle entre alphabet et cosmos/ (cf L’Abrégé de grammaire hébraïque de Baruch Spinoza (le Compendium grammatices linguae hebraeae) paru en 1677 à Amsterdam dans l’édition latine de ses oeuvres posthumes ». )
Selon nous, le passage de l’héliocentrisme au saturnocentrisme signifiera pour l’Humanité un passage majeur de la Conscience, un aboutissement.
JH B 17 06 26
mardi 16 juin 2026
jacques halbronn Astrologie saturnienne et quintessence, le 5e Elément saturnien en Chine.
jacques halbronn Astrologie saturnienne et quintessence, le 5e Elément saturnien en Chine.
Commd le signale Olivier Peyrebrune (Gazette de la FDAF; octobre 2025); la Terre, 5 e élément occuppe une place centrale, qui correspond, selon nous, à Saturne.
Sur le web
Les 5 éléments chinois : le wu xing
Par audaladeco / Feng Shui / 25 mars 2021
Il est impossible de réaliser une expertise Feng Shui sans comprendre comment les 5 éléments chinois interagissent les uns avec les autres. Ce concept est appelé Wu Xing ou, plus précisément, « wu zhong liu xing zhi qi » ce qui signifie « les cinq types de chi qui prédominent à différents moments ».
Selon la cosmologie chinoise, tout ce qui existe appartient à l’un de ces 5 éléments ou phases. Ils forment les composants de base de toutes les matières, et de tout ce qui se passe dans la nature et dans notre corps.
Comme ils caractérisent le Chi, je vais vous expliquer comment, en Feng Shui, on analyse si les relations entre ces éléments sont harmonieuses ou non (cf le glossaire Feng Shui pour plus de notions fondamentales).
Quels sont les caractéristiques des 5 éléments chinois ?
Le principe des 5 phases est né, comme les 8 trigrammes, comme le concept du Taiji, des observations réalisées par les anciens. A partir de la substance naturelle, on définit une propriété dynamique qui sert ensuite à catégoriser les objets, les phénomènes, les saisons, la météo, les goûts, les organes, les émotions…
L’élément Métal : il est associé aux zones Ouest (chiffre 7) et Nord-Ouest (chiffre 6). Sa saison représentative est la fin de l’Automne et le début de l’Hiver. Il est associé au temps sec, au goût piquant, au chagrin et au son ré. Les couleurs du Métal sont le blanc, le gris, le doré et l’argenté. Il est relié aux organes respiratoires tels les poumons, la bouche, le nez mais aussi la peau. C’est la phase des trigrammes Qian et Dui.
L’élément Bois : il est associé aux zones Est (chiffre 3) et Sud-Est (chiffre 4). Sa saison représentative est la fin du printemps et le début de l’été. Il est associé au vent, au goût aigre, à la colère et au son mi. Les couleurs du Bois sont le vert et le marron. Au niveau des organes, on trouve le foie et la vésicule biliaire. Il est également relié aux jambes, aux pieds et au bas du dos. C’est la phase des trigrammes Zhen et Xun.
L’élément Eau : elle est associée à une seule zone, le Nord (chiffre 1). Sa saison représentative est l’hiver. Elle est associée au froid, au goût salé, à la peur et au son la. Les couleurs de l’Eau sont le bleu et le noir. Au niveau des organes, on trouve le rein. Elle est également reliée aux oreilles, à la vessie, aux systèmes sanguin et urinaire. C’est la phase du trigramme Kan.
L’élément Feu : il est associé à une seule zone, le Sud (chiffre 9). Sa saison représentative est l’été. Il est associé à la chaleur, au goût amer, à la joie et au son sol. Les couleurs du Feu sont le rose, le rouge et le violet. Au niveau des organes, on trouve le cœur et l’intestin grêle. Il est également relié aux yeux et à la langue. C’est la phase du trigramme Li.
L’élément Terre : elle est associée au Nord-Est (chiffre 8) et au Sud-Est (chiffre 2). Dans le carré lo-shu, elle est aussi associée au centre (chiffre 5). Il n’y a pas vraiment de saison représentative car on la retrouve au début du printemps et aussi au début de l’automne. Elle est associée à l’humidité, au goût sucré, à la concentration et au son do. Les couleurs de la Terre sont le jaune et le orange. Au niveau des organes, on trouve l’estomac et la rate. Elle est également reliée à l’abdomen, aux mains et aux doigts. C’est la phase des trigrammes Gen et Kun.
Ainsi, on voit que chaque élément ou phase possède un chi qui lui est propre, porteur de caractéristiques vraiment différentes. Chaque phase interagit avec les autres éléments. Ces interactions ont été étudiées et on distingue 3 cycles : le cycle de production, de destruction et de contrôle.
JHB 16 06 26
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Jacques Halbronn,
Olivier Peyrebrune
lundi 26 janvier 2026
jacques halbronn Astrologie septénale. Le Penelopegate 2013-2020 Phase Din Cherchez la femme!
jacques halbronn Astrologie septénale. Le Penelopegate 2013-2020 Phase Din Cherchez la femme!
17 Et à Adam Dieu dit: "Parce que tu as cédé à la voix de ton épouse, et que tu as mangé de l'arbre dont je t'avais enjoint de ne pas manger, maudite est la terre à cause de toi: c'est avec effort que tu en tireras ta nourriture, tant que tu vivras.
Le Chapitre III du Livre de la Genése est une leçon d'astrologie septénale donc une parabole illustrant une situation récurrente et nullement unique.. Le cas d'Eve, au Jardin d'Eden, est à rapprocher de celui de Penelope Fillon laquelle a reçu indument des sommes réservées aux emplois parlementaires. Le passage de Saturne d'une phase Hessed à une phase Din, d'une phase permissive à une phase de rigueur, constitue l'arrière plan du Penelopegate, entre 2013 et 2020, quand Saturne passe du Sagittaire au Capricorne.
sur le web
"En avril 2017, François Fillon est éliminé au premier tour de la présidentielle.
Fin 2018, Marc Ladreit de Lacharrière est condamné à huit mois de prison avec sursis et 375.000 euros d'amende pour avoir accordé un emploi en partie fictif à Penelope Fillon.
En 2019, le couple Fillon et Marc Joulaud sont renvoyés en correctionnelle. L'ex-Premier ministre doit notamment répondre de « détournement de fonds publics », son épouse de » complicité et recel » de ce délit. Le procès se tient du 24 février au 11 mars 2020.
· 2020 : condamnations en première instance :
Francois et Penelope Fillon sortent de la salle du tribunal après leurs condamnations, le 29 juin 2020.
Francois et Penelope Fillon sortent de la salle du tribunal après leurs condamnations, le 29 juin 2020.
"Le 29 juin 2020, François Fillon est condamné à cinq ans de prison dont deux ferme, une amende de 375.000 euros et dix ans d'inéligibilité. Son épouse à trois ans de prison avec sursis, la même amende, et deux ans d'inéligibilité.
Le couple et Marc Joulaud (trois ans avec sursis) doivent rembourser plus de 1 million d'euros à l'Assemblée nationale."
Sur le web Les indemnités de licenciement de 2013 perçues en phase Hessed de Saturne
'Penelope Fillon a reçu 45 000 euros d’indemnités de licenciement, selon « Le Canard enchaîné »
L’hebdomadaire affirme, dans son édition de mercredi, que l’épouse de François Fillon a touché à deux reprises des indemnités de départ : 16 000 euros en 2002 et 29 000 euros en 2013."
Penelope Fillon a reçu 45 000 euros d’indemnités de licenciement, selon « Le Canard enchaîné »
L’hebdomadaire affirme, dans son édition de mercredi, que l’épouse de François Fillon a touché à deux reprises des indemnités de départ : 16 000 euros en 2002 et 29 000 euros en 2013.
Penelope Fillon a touché au total 45 000 euros d’indemnités de licenciement payées en deux fois par l’Assemblée nationale, selon Le Canard enchaîné à paraître mercredi 8 février.
Bibliographie Patrick Stefanini avec Carole Barjon. " Déflagration. Dans le secret d'une élection impossible"/ Ed R. Laffont 2017
JHB 26 01 26
vendredi 26 décembre 2025
jacques halbronn L'astrologie chez Loys Leroy et Jean Bodin
L’approche de Loys Leroy
Citons aussi un auteur dont les réflexions précédent de peu la République de Bodin, il s’agit de Loys le Roy, auteur de Considération sur l’Histoire Françoise et l’universelle de ce temps dont les merveilles sont succinctement récitées (Paris, Fred. Morel), A la Royne Mère du Roy (Catherine de Médicis), juin 1567,:
“Tellement que selon les aspects, oppositions, conjonctions, distances, apparences, cachemens des astres descendent ça bas diverses influences rendant les hommes plus disposez en l’une saison qu’en l’autre à la vertu, aux lettres & aux armes, puis sortans de la mesme cause céleste grands & espouventables evenemens de guerres, famines, pestes, inondations, tremblemens de terre, seicheresses & bruslemens altérer tous cas humains par certaines révolutions de l’univers selon que les parties du ciel & de la terre correspondent & que la matière y est disposée.“12
“Lesquelles mutations adviennent en certaines saisons par la providence divine & la loi fatale du monde, tant selon le mouvement du premier ciel dont les autres mouvemens inférieurs dépendent & toute nature que par les conjonctions & séparations des planètes auxquelles les choses qui en sont composées obéissent. Aussi plusieurs passans outre, se sont efforcez déterminer par telles révolutions les aages & fortunes non seulement des hommes mais aussi des citez et des estats comme Platon en l’huitième de la République & au Politique, Ptolémée au Quadripartite & les anciens Chaldées & Egyptiens. D’avantage, les Arabes et plusieurs savants Chrétiens y ont adjouté les sectes des religions & entreprins juger de leur durée comme Pierre Dally Theologien & Cardinal de Cambray au traité qu’il a faict de la Concorde - Concordia, concordance, terme que l’on retrouve chez Joachim de Flore - de l’astrologie et de théologie auquel s’est opposé le Comte Iean de la Mirandole au cinquiesme contre les Astrologiens & Vives au deuxième de la vérité de la foy Chrétienne.”
Or, ce texte figurait également au Livre XI de la Vicissitude des changemens, ruines et conservations des Estats publics avec les causes des émotions civiles, leurs maux et remèdes13 du même L. Leroy, le traité étant une traduction par Regius du Livre V de la Politique d’Aristote.
Bodin et les grandes conjonctions
Le personnage de Jean Bodin est complexe. Considéré comme un des plus grands juristes de son temps14, il fut aussi l’auteur d’une Démonomanie des Sorciers dans laquelle, avant Kepler qu’il influença peut-être, il prône une voie intermédiaire entre le rejet et l’adhésion. A tort ou à raison, on lui attribue15 une Lettre de Mr Bodin parue en 1590, en faveur de la Ligue hostile à Henri IV. Bodin est rarement cité pourtant dans listes de sectateurs de l’astrologie. Ce texte fait partie d’un arsenal prophétique qui incluait, on l’a vu, en ce temps, les Centuries de Nostradamus : “S’il y a moyen de savoir les changements & ruines des Républiques à l’advenir”, première édition non corrigée, 1576 :
“Je toucherai seulement ceux qui ont été en réputation d’avoir mieux entendu les jugements du ciel, pour les changements des Républiques lesquels a esté Pierre d’Arliac (c’est-à-dire d’Ailly en latin Alliacus) Chancelier de Paris & depuis Cardinal l’an 1516 (sic) qui a rapporté les naissances, changements & ruines des Républiques & des régions aux conjonctions des hautes planètes & duquel Jean Pic, Prince de la Mirande (c’est-à-dire, de la Mirandole).”
“Et ne se faut pas arrêter à la grande conjonction des deux plus hautes planètes au premier point (degré) du Bélier, ce qui n’est jamais advenu ni par le calcul d’Alphonse ni aux conjonctions rapportées par le Cardinal d’Arliac (...) Et l’an mil cinq cents octante quatre Saturne & Mars se joindront au premier point & 46 minutes du Bélier & Jupiter au même signe, mais toutefois éloigné de douze degrés avec le Soleil et Mercure. Et ne retournent au même point sinon en 953 ans & 91 jours lequel nombre si on tire, en rétrogradant des ans du monde, quand une grande conjonction est advenue, on trouvera quasi semblables effets et changements.”
Bodin signale donc les rencontres planétaires de 1584 -à peu de distance de la date de publication de son ouvrage, Certes, Mars, Jupiter et Saturne seront en Bélier mais il n’y aura pas de conjonction exacte dans ce signe de Jupiter et de Saturne. Celle ci aura eu lieu au signe précédent des Poissons :
“... Ce que j’ai dit des grandes conjonctions se peut aussi dire des moyennes qui adviennent en deux cents quarante ans & des moindres qui adviennent de vingt en vingt ans, qui ont les effets plus grands si les regards (aspects) des autres planètes, éclipses ou conjonctions y sont mêlés (…) Car de dire que les étoiles fixes ayant changé leurs signes ont changé les triplicités des régions, c’est abuser de la science & faudrait aussi ruiner les principes & maximes d’astrologie qu’on voit être semblables es horoscopes humains & tels qu’ils étaient il y a deux mille ans (…) Aussi voit-on quatre ou cinq ans devant le changement de la République Romaine en Monarchie sous la puissance de César & alors que toute l’Europe était en armes, que la grande conjonction se fit au Scorpion. La même conjonction se fit l’an 630 (…) Et la même conjonction se fit au même signe l’an 1464... Mais la conjonction des hautes planètes (…) Nous voyons aussi la grande conjonction au signe de l’Archer (Sagittaire) l’an 74 après J.C. que toute la Palestine fut saccagée (...) Bref, s’il y a quelque science des choses célestes pour le changement des Républiques, il faut voir les rencontres (aspects) des hautes planètes depuis 1570, les conjonctions, éclipses et regards des basses planètes & des étoiles fixes lorsque se sont faites les grandes conjonctions & les rapporter à la vérité de l’Histoire & des temps & aux conjonctions précédentes. & ne s’arrêter du tout à l’opinion de ceux qui ont déterminé les triplicités aux régions, que j’ai vérifié ci dessus par exemples évidents n’estre pas assurées mais bien à la nature des signes & des planètes. Et toutefois rapporter les causes & les effets d’icelle au grand Dieu de nature & non pas l’asservir à ses créatures comme Cyprian Leovice Leovitius; qui assure par ses écrits que la fin du monde viendra en 1583 / 1584. Puisqu’il assure si fort qu’on n’en doit aucunement douter, pourquoi a-t-il taillé des éphémérides pour 30 ans après la fin du monde viendra en 1583 / 1584. Puisqu’il assure si fort qu’on n’en doit aucunement douter, pourquoi a-t-il taillé des éphémérides pour 30 ans après la fin du monde ?”
“Albumazar, Alcabice & Leopold (d’Autriche) appellent grande conjonction des deux hautes planètes qui se fait de 20 en 20 ans environ (conjunctio magna) et la plus grande est de Saturne & Jupiter au changement de triplicité qui se fait en 240 ans environ (conjunctio major) & la très grande qui se fait de Saturne & Jupiter au signe d’Aries (Bélier) en 960 ans environ (conjunctio maxima). Mais Messahala appelle très grande conjonction des trois hautes planètes qui ne se fait pas (comme dit Leovitius; Léovice) l’an 1583 mais seulement de Mars & Saturne au second degré du Bélier & Jupiter en est éloigné de douze degrés (...) Ces grands changements se voient plus évidents avec la conjonction des trois hautes planètes aux signes du Soleil et de Mars comme il advint l’an 1564 que les hautes planètes se trouvèrent conjointes au Lion avec le Soleil et Mercure.”
En réalité, nous le savons, le rythme est de 200 ans environ et non de 240 ans, tant il est vrai que l’astrologie est tributaire de l’astronomie et de son évolution. Une telle échéance pour les années 1560 était déjà familière à la fin du XVe siècle chez un Lichtenberger (cf. infra).
Libellés :
J. Bodin,
Jacques Halbronn,
Loys Leroy
vendredi 10 octobre 2025
jacques halbronn sur son Astrologie saturnienne du point vernal 1936, 1968, 1995, 2025 La loi votée en question
jacques halbronn sur son Astrologie saturnienne du point vernal 1936, 1968, 1995, 2025 La loi votée en question
Il y a 30 ans, nous publiâmes "L'Astrologie selon Saturne" (La Grande Conjonction 1994 et 1995 . Supplément au bulletin de la SAF n°9)
Les récents événements viennent remarquablement valider notre modéle capable d'annoncer des crises sociales et politiques non sans rapport avec la question juive, lorsque Saurne transite le signes des Poissons en direction du 0° Bélier lequel correspond au début du printemps dans l'hémisphère nord et de l'automne dans l'hémisphère sud., ce qui s'équivaut en astrologie septénale. Dans l'Avant propos de la troisième édition -29. 11 95, à la veille de notre anniversaire), nous signalions le lien avec les événements de 1968, lors du précédent passage de Saturne, sur la même zone.En 1995, il était évident que le prochain rendez- vous aurait lieu en 2025, quand Saturne passerait des Poissons au Bélier. A notre âge- nous auront 78 ans dans quelques semaines- nous avons vécu 1968, 1995 et 2025, sur une soixantaine d'années et nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir pu atteindre l'échéance de 2025
La comparaison avec le travail d'André Barbault est assez édifiante, lui qui s'intéressa à la conjonction de Saturne avec Neptune et non pas de celle de Saturne avec le point vernal. Entre deux conjonctions Saturne-Neptune, il y a 36 ans alors qu'entre deux conjonctions Saturne- Point Vernal, il y a 30 ans environ. Mais cela donne des calendriers décalés pour les deux modéles. Barbault aboutit à 1989 et nous à 1995, il aboutit et nous à 2025. En 1995, Saturne était au sextile de Neptune mais il va se trouver en 2026 en conjonction avec Neptune, en bélier, ce qui donne les mêmes dates que pour la conjonction Saturne avec le point vernal.
Sur le web;
"Les dernières conjonctions Saturne Neptune
1er décembre 1809 (Sagittaire)
4 avril, 5 septembre, 11 décembre 1846 (Verseau, 3x à cause de la rétrograde)
12 mai 1882 (Taureau)
1er août 1917 (Lion)
21 novembre 1952, 17 mai 1953, 22 juillet 1953 (Balance, 3x à cause de la rétrograde)
3 mars, 24 juin, 13 novembre 1989 (Capricorne, 3x à cause de la rétrograde)"
Si les dernières conjonctions Saturne-Neptune coincident avec les conjonctions Saturne- Point vernal pour ce qui est de 1989 et de 2026, en revanche, au XIX e siècle, on tombe sur des dates peu significatives avec une carence pour 1789, 1848, 1936, 1968 , 1995, notamment, dates révolutionnaires, de crise politique en France, lesquelles collent tout à fait avec notre modéle comme nous l'avions pointé voilà une trentaine d'années.(cf "Les sept fouchettes de 1789 à 1995", in L'Astrologie selon Saturne, 3e Ed. p 7)
Certes, pour la Russie, les dates de 1917, 1953 et 1989 sont significatives mais elles nous laissent sur notre faim pour 1936, 1968 et 1995; si l'on regarde les événements au regard de la France. Le doublon 1968-1995 pointant deux grandes crises sociales, des grève mémorables, échappe totalement au modéle de Barbault articulé sur Saturne-Neptune. Rappelons que Neptune n'a été découverte qu'e 1846 alors que le point vernal est connu de très longue date, avec le 0° bélier, début du Zodiaque.
Nous associons la conjonction Saturne Point vernal à la question juive En 1936-38, Léon Blum fut la cible de nombreuses atttaque antisémites sans parler de ce qui se passait en Allemagne, sous Hitler. En 1968, Pierre Mendés France, associé à Mitterrand, jugera qu'il devait prendre ses responsabilités. Nicolas Weil présente l'étude suivante:
"Pierre Mendès France voulait-il prendre le pouvoir en mai 68 ?
"Le décor a été planté par l'historien Robert Frank. Le 10 mai 1968, Pierre Mendès France, choqué par l'occupation policière de la Sorbonne et par les émeutes qui ponctuent les premiers jours du mois, revient de sa circonscription grenobloise à Paris à l'instigation de Michel Rocard et de Georges Kiejman. "Il cherche à susciter des médiations pour éviter le bain de sang", estime M. Frank. Le 19, Mendès somme le pouvoir de se retirer avant le vote sur la motion de censure qui interviendra le 22 (elle sera rejetée). Tandis que de Gaulle tente maladroitement de mettre fin à la crise en proposant un référendum le 24, Mendès France déclare : "Le plébiscite, cela ne se discute pas, cela se combat" ; et, le 27, il se laisse convaincre d'assurer une présence muette à la manifestation du stade Charléty. L'impression de vacance du pouvoir n'a jamais été aussi forte qu'en cette dernière semaine de mai, jusqu'au retour du général de Gaulle de Baden-Baden et à la contre-manifestation gaulliste du 30 suivie de la dissolution de l'Assemblée nationale. C'est François Mitterrand qui, au cours d'une conférence de presse restée célèbre par sa maladresse, proposera, quelques heures après Charléty, la formation d'un "gouvernement provisoire de gestion" dirigé par Mendès France, lequel se dit placé ainsi devant le fait accompli. Pour Mendès, les conséquences seront lourdes : il quitte publiquement le PSU en juillet (sa démission est motivée par son rejet des tendances "gauchistes et irresponsables" de ce parti) et finalement la vie politique active."
Cette configuration Saturne Points gamma correspond à une crise institutionnelle, notamment autour de l'usage de la dissolution par le Président de la République ( 1968, 1997, 2024) En 2025, la condamnation de Nicolas Sarkozy, conduit à la mise en cause de la Justice. Or, pour nous, le statut du Droit est l'enjeu principal de la cyclicité saturnienne, ce qui était déjà le cas en 1789 avec la Nuit du 4 aout (Abolition des Priviléges) et en 1848, avec la fin de la monarchie aux mains des Bourbons-Orléans. Chaque fois une Constitution fut mise en place . Les derniers événements d'octobre 2025 ont mis en évidence la prise de conscience du caractère toxique des lois. C'est ainsi que la loi sur les retraites pourrait être "suspendue"(cf Elisbeth Borne) si elle devait plomber la vie politique. C'est le passage de Saturne en signe cardinal (DIN) qui libèrerait ainsi la parole par rapport au travail législatif lequel risquerait de se couper de la réalité, laquelle se présente comme un retour du refoulé. Din est le principe de réalité et Hessed le principe de plaisir qui ne va pas sans une certaine dose d'ubris qui n'est plus de mise à ces moments là; En 1995, Alain Juppé, avait dû retirer sa "loi" sous la pression des grèves, sous la même configuration (cf supra)
La question du point vernal, rappelons-le, se présente à propos des ères précessionnelles.(cf notre intoduction à Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros, 1979). Cela renvoie probablement à un certain usage des étoiles fixes pour signaler le point vernal, à une époque donnée, ce qui aurait permis de cerner la question de la précession des équinoxes; Mais ce n'est pas à une constellation qu'il convient de connecter le point vernal mais bien à une étoile. La tradition des Etoiles Fixes Royales (Aldébaran, Régulus, Antarés, Fomalhaut) en témoigne.
JHB 10 10 25
".jacques halbronn La phase Din est dans l'informe, la phase Hessed dans le dépassement
".jacques halbronn La phase Din est dans l'informe, la phase Hessed dans le dépassement
Dans l'Astrologie selon Saturne, il y a 30 ans, nous avions certes abordé le passage de Saturne à 0° bélier (point vernal) mais nous avions conclu (p.7 Troisiéme édition, fin 1995) que les événements étudiés se situaient tous dans le signe des Poissons (entre 342 et 353° de longitude ("les sept fourchettes de 1789 à 1995"). Cela revenait de facto à valoriser un signe mutable et à placer un signe cardinal comme point de départ plutôt que comme point d'arrivée, comme matière et non comme forme, comme puissance et non comme acte. Cela signifiait qu'il fallait attendre à un revirement lors du passage de Saturne en bélier, vers un stade premier, primitif, donc porteur de toutes les options, tous les possibles. La phase Din correspond au stade de l'écrit et celle du Hessed au stade de l'oral où les choses prennent tournure, se déterminent, sortent de l'indétermination. du Din, avec l'intervalle de 45° entre Saturne et le point vernal.
Les langues qui en restent au stade Din sont prisonnières de l'écrit, ne savent pas le transmuter. Parmi les langues latines, seul le français accède au stade Hessed du fait de son traitement de l'écrit et donc de son dépassement, ce qui implique une liberté, une libération par rapport à un état premier qui est celui de l'écrit, de ce qui est gravé et n'a pas encore eu accès à la prononciation, ce qui est, nous dit-on, le cas du tétragramme (Exode III). Pour pouvoir accéder à l'oralité, il importe que l'écrit n'ait pas été corrompu. Or, dans la plupart des cas, l'écrit se sera aligné sur une option orale parmi d'autres, ce qui nuit à sa fonction. Il importe que les deux stades ne s'interpénétrent pas ni dans le temps, ni dans l'espace.
En ce qui concerne la vie politique, comme dirait l'Ecclésiaste, il y a un temps pour le Din et un temps pour le Hessed. La solution de la cohabitation reléve du Din, en ce qu'elle ne tranche pas, d'où son nom/ Dans l'histoire de la Vé République, la cohabitation envisagée et/ou realisée est le fait d'une phase Din, d'indétermination comme ce fut le cas en 1997. En 2025, Saturne revient à la même position qu'en 1997 (au bout de 28 ans) mais avec un temps de rétrogradation en poissons. (entre septembre 2025 et février 2026)
sur le web:
" Paris, lundi 6 octobre. – La démission de Sébastien Lecornu de son poste de Premier ministre, acceptée ce lundi par Emmanuel Macron, n’aura finalement été qu’un feu de paille. Alors que la scène politique anticipait un geste fort du chef de l’État vers une large coalition ou une ouverture à la gauche, c’est un scénario de continuité, teinté de crise au sein de la majorité présidentielle, qui se dessine. Un choix qui ressemble à un déni de la nouvelle donne parlementaire et confirme la réticence obstinée du Président à nommer un chef de gouvernement issu de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES)" En 2017, lors de son élection à son premier mandat, pour Macron, Saturne était dans le signe mutable,donc en phase Hessed et il s'agissait alors de dépasser les clivages Gauche Droite.Mais Saturne entra, dès le début de 2018 en capricorne, donc en phase DIN
Macron déclarait alors
"Je ne vous dis pas que la gauche et la droite ne signifient plus rien, n'existent plus, que c'est la même chose. Mais ces clivages dans les moments historiques sont-ils indépassables?", a interrogé celui qui cherche à incarner le renouveau en France, sous les applaudissements nourris."
JHB 10 10 25
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