Site de l'Association La Vie Astrologique (ex Mouvement Astrologique Universitaire). 8, rue de la Providence. 75013 Paris/ Une approche historico-critique de la littérature astrologique.
Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)
Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
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lundi 4 mai 2026
jacques halbronn Réflexions sur le collectif conditionaliste "L'astrologie universelle" (1986)
jacques halbronn Réflexions sur le collectif conditionaliste "L'astrologie universelle" (1986)
Il y a 40 ans, la chanteuse Françoise Hardy présentait un volume de près de 600 pages sous le titre 'l'astrologie universelle" Le Zodiaque comme vous ne l'avez jamais vu, "avec la participation de Bernard Blanchet, Jean-Pierre Nicola, Richard Pellard et Philippe Pinchon". On y célébrait la parution quelque 20 ans plus tôt (1984) de La Condition Solaire.
La première erreur de cette Astrologie Universelle aura été de valider la division en 12 de l'écliptique, donnée fournie par les astronomes. Ce nombre 12 ne s'explique, historiquement, par la prise en compte de six astres, à savoir les luminaires plus un quatuor de planétes, Mercure, Vénus, Mars et Jupiter, cette demi -douzaine disposant de deux "domiciles", un diurne et un nocturne 'cf la Tétrabible de Ptolémée). Saturne ne s'ajoutera que par la suite, bousculant une belle symétrie, forçant la Lune hivernale placée à l'opposé du Soleil estival à se mettre à côté du Soleil pour laisser la place à Saturne, dont le rôle d'astre central, de curseur, n'était plus respecté. Inversement, l'astrologie conditionaliste allait attacher beaucoup trop d'importance aux planétes situées au delà de Saturne, à savoir Uranus, Neptune et Pluton (depuis 20 ans déclassé). Jean Pierre Nicola allait carrément considérer que ces trois transsaturniennes étaient destinées à constituer un groupe homogéne de trois planétes, faisant suite à un autre groupe de 3 planétes, Mars, Jupiter et Saturne, plus un premier groupe Soleil, Mercure, Vénus, la Lune étant mise à part. (cf Les représentations et les tests RET, pp. 65 et seq)
Cette division en 12 de l'écliptique n'est pas compatible avec la division en 4 saisons car elle introduit un diviseur impair (4x3) alors que la logique voudrait que l'on divisât en deux chaque quadrant et non en trois, ce qui donne 8 secteurs et non 12. Dans son Introduction, Françoise Hardy insiste sur la nécessité pour l'Astrologie de s'aligner sur l'astronomie, seule garantie de scientificité. Il fallait donc bien, selon son approche ne pas s'éloigner des acquis de l'astronomie, des plus anciens aux plus récents(cf supra), d'où la prise en compte obligée de planétes restées inconnues et invisibles, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle et au delà, ce qui constituerait la base, le fondement même du thème natal.
En 1976, dix ans plus tôt, nous avions publié dans la célébre série des Clefs (dirigée par Luc Decaunes) un volume sur l'astrologie qui rejetait carrément le thème natal et structurait les cycles planétaires en 8 secteurs, sur la base des équinoxes et des solstices. François Hardy insiste sur la double dimension de l'astrologie, à la fois céleste et terrestre mais elle pose mal la problématique car ce qui est terrestre, c'est le cycle des saisons, constituant un encadrement pour les cycles planétaires, d'où l'importance du 8 et non du 12. Les travaux statistiques de Michel Gauquelin ,dès 1955, ne retiendraient pas Uranus, Neptune et Pluton. Le plan terrestre, c'est évidemment celui de l'humain lequel ne perçoit pas à l'oeil nu les transsaturniennes et qui n'aura pas été en mesure; sur la plus grande partie de l'Histoire de l'Humanité, d'aligner la vie de la Cité sur des astres imperceptibles, ce qui conduit l'astrologie conditionnaliste à ne pas être assez à l'écoute, en prise avec le paramétre terrestre! Il y a là une sorte de mysticisme astrologique accordant aux astronomes modernes la mission d'éclairer l'Humanité par le biais de leur panoplie telescopique, quelque peu anachronique, on en conviendra, apportant ainsi à l'astrologie les clefs qui lui manquaient cruellement. On en revient au probléme posé plus haut, à savoir la détermination de la fonction centrale de Saturne qui aura été évacuée par les astronomes avant Ptolémée, lequel intègra bien à tort Saturne sur le même plan que les six autres astres du systéme céleste connu de l'Antiquité, générant ainsi une situation anarchique qui aura embrouillé l'astrologie jusqu'à nos jours
. JHB 04 05 26
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