Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)

Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
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mercredi 1 juin 2016

Jacques Halbronn Conscience et Connexions avec la Nature, les Esprits...


Jacques Halbronn La terre colonisée. Les androïdes (femmes) laissés p...


Jacques Halbronn La Malbouche des soirées conviviales et culturelles.


Jacques Halbronn Le poids du vote féminin dans les élections au prisme ...


Jacques Halbronn Le Tribiblos de Claude Ptolémée. Le dernier livre divisé en deux

Le tribiblos de Claude Ptolémée. Le dernier livre divisé en deux.
par  Jacques  Halbronn

En 2104 nous avions publié un texte sur le même sité, intitulé  "La réception en français de la Tétrabible au XVIIe siècle". Nous avons pensé interessant de noter que la Tétrbible, ouvrage maintes fois commenté et notamment en France par des astrologues. Nous montererons que la  Tétrabible fut en réalité à l'origine une "Tribible" étant donné que le Livre III aura été  artificielleemnt coupé en deux, ce qui n'aura pas été sans conséquence sur le  fond dans la mesure où l'on aura évacué de la pensée astrologique la partie consacrée au thème de conception, laquelle constitue la première partie du Livre III et non sa totalité.
Le début du Livre IV aurait pourtant du mettre la puce à l'oreille:
"Nous venons de présenter les données susceptibles d'être considérées  avant la naissance". Cela résume le précédent livre, le troisiéme.
Comment  les commentateurs et traducteurs du XXe siècle ont-ils résumé le dit Livre III dans leur chapeau introductif
Le Livre unique de l'astrologie  (Nil Ed. 2000)  rendu par Pascal Charvet (avec la collaboration scientifique de Robert Nadal, Yves Lenoble et Jean-Marie Kowalski) ":
"Thèmes de naissance individuels : prévisions concernant la naissance, la durée de la vie, le corps et le tempérament, les maladies et les caractéristiques de l'âme".  Pas un mot sur le "thème de conception" qui est le cœur même du Livre III. D'où les rubriques toutes liées directement au milieu familial: les parents, les frères, les garçons et les filles, les jumeaux, les êtres difformes,  les enfants que l'on ne peut élever, la durée de la vie (en fait dans les premières années), la conformation du corps et du tempérament, les maux dans leur forme aigue et les pathologies chronique du coros, les caractéristiques de l'âme., les pathologies mentales,

En note, on peut lire 'n° 192)  "A la différence de l'astrologie universelle, l'astrologie généthliaque bénéficie de la connaissance de la date de  naissance de l'individu". Un tel commentaire vaut pour le livre IV mais non pour le Livre III.  Ce qu'on appelle "astrologie généthliaque" recouvre non seulement le thème de naissance mais aussi le thème de conception. Cette astrologie se diviserait donc en deux volets bien distincts, l'un axé sur le thème de conception(dee génération en quelque sorte)  et l'autre sur le thème de naissance.
Le fait que l'astrologie actuelle ignore le thème de conception conduit à un grave contre-sens dans la compréhension de la Tétrabible, d'où le probléme qu'il y a à demander à des astrologues de se pencher sur la Tétrabible, avec le risque évident d'anachronismes.
Pourtant,  le début du Livre III est sans équivoque :"  Le point de départ de  la connaissance de l'homme est par nature  le moment précis où la conception a lieu". Certes on reconnait que l'on ne dispose pas toujours du moment de la conception mais c'est bien à cette étude et à elle seule qu'est consacré le dit Livre III "au cas où" cette information serait disonible. Si d'aventure, elle ne l'était pas, il conviendrait, nous semble-t-il, que l'on ne se servît point du dit Livre III qui y est consacré, ce qui tombe sous le sens et on l'a vu, le début du  Livre IV  est très explicite à ce propos. Signalons la traduction latine  du début du Livre IV  "ante nativitatem"  ce qui renvoie au thème de conception et "post nativitatem", ce qui renvoie au thème natal.(cf Ptolemy's Tetabiblos in the translation of William of Moerbecke,.^ed.  G. Vuillemin-Diem, et C. Steel,  Leuwen University Press,  Louvain, 2015)
La façon dont l'édition Charvet découpe le Livre III  ne peut que créer de la confusion:" 4. Subdivisions de l'astrologie des thèmes de naissance (sic)' On rappellera que les prévisions prévues dans ce Livre ne font guère sens une fois que la naissance a  déjà eu lieu. Le but du Livre III  consiste à préparer les parents à tout ce qui peut survenir lors de la naissance et en son lendemain. Autrement dit, cela ne vaut que pour l'enfant en son état d'enfance et cela concerne l'enfantement. Ni plus ni moins. Le Livre IV prend le relais de ce premier stade qui mérite à lui seul tout un Livre. au regard de l'utilité que l'on attendait alors de l'astrologie.  La mentalité actuelle des astrologues est décalée car étant sur la défensive, ils entendent montrer que l'astrologie confirme ce que l'on sait déjà par ailleurs. Mais telle n"était pas la position des astrologues d'autrefois qui se limitaient à prédire, donc à dire ce que l'on ne  savait pas encore.
Le Livre III ne couvre donc que ce qui a trait au milieu familial, aux maladies pouvant affecter l'enfant etc.ce qui correspond en gros auc premières maisons astrologiques mais ici point question  des dites maisons!
le Livre IV   quant à lui précise, a contrario, son objet: "'parmi les sujets accidentels   et extérieurs à lindividu qui doivent être traités maintenant, celui de la fortune matérielle et des honneurs vient en premier etc" On perçooit là un distinguo épistémologique: le Livre III serait plus lié à la médecine et le Livre IV  pencherait plutôt vers la divination et concernerait les thématiques des maisons qui suivent celle relatives à la famille. Soulignons que si les thématiques recoupent celles des maisons, la méthode de travail  recourt à d'autres outils et  notamment aux aspects. Tout se passe comme si la thématique des maisons astrologiques avait emprunté à  l'astrologie exposée dans la Tétrabible aux Livres III et IV ( avec l'horizon séparant les deux  registres), ce qui nous intéresse au prisme de l'Histoire de l'Astrologie, les maisons astrologiques, absentes de  la Tétrabible prétendant parvenir aux mêmes résultats par d'autres moyens
Il convient toutefois de signaler une anomalie au sein du Livre III, à savoir le chapitre consacré à l'Ascendant.(De gradu horoscopi, dans la trad. latine sus mentionnée).
On lit "Une difficulté  surgit souvent au sujet de la donnée première  et la plus importante: l'heure exacte de naissance". On voit bien que ce chapitre n'est en fait pas à sa place au Livre III.
En réalité, le préambule du Livre III  couvre à la fois le Livre III et le Livre IV, d'où le développement sur l'ascendant et  l'on peut d'ailleurs se demander pourquoi on a 4 livres et pas seulement 3.  D'ailleurs, le "livre IV" ne comporte pas, quant à lui, de préambule à la différence des trois "premiers"
Il est assez évident qu'il n'est que la suite du Livre III.  Autrement dit, on aura artificiellement coupé le Livre III et en fait dernier en deux parties.  On ne peut nullement exclure que l'original ne comportait que trois Livres et non quatre, ik faudrait donc débaptiser  l'ouvrage en conséquence et le nommer  Tribiblos au lieu de Tetrabiblos.

Bibliographie complémentaire
toutes ces éditions relévent de la traduction de Nicolas Bourdin (1640), auteur que nous avons abordé à deux reprises, avec les Remarques Astrologiques de Jean-Baptiste Morin, Ed Retz  1975  et avec le Commentaire du Centilogue (sic). Ed  Trédaniel, 1993
1974  La Tétrabible ou les Quatre livres des jugements des astres ; (suivi de) Le Centiloque ou les Cent sentences / Claude Ptolémée ; [trad. par N. Bourdin] ; [notes de René Alleau et Sylvain Matton] , Paris Culture, art, loisirs
Elisabeth Teissier  Ptolémée Manuel d'astrologie. La Tétrabible.  Paris, Les Belles Lettres, 1993
Denis Labouré  Ed Loge Astrologique de France  1985
André Barbault  Tetrabiblos. Le livre fondamental de l'astrologie Ed Oxus  2007

JHB
31 05 16

Jacques Halbronn Contrubution à l'histoire des maisons astrologiques


Jacques Halbronn Contribution à l’histoire des « maisons astrologiques »

Posté par nofim le 1 juin 2016
Contribution à l’histoire des « maisons astrologiques »
par  Jacques Halbronn

Il n’est pas nécessaire de découvrir de nouveaux documents pour faire avancer la recherche historique. Dans bien des cas, les documents disponibles n’auront pas été  pleinement exploités. Notre  relecture de la Tétrabible (ou plutôt u Tribiblos, cf notre récente étude sur ce même site NofimLe tribiblos de Claude Ptolémée ». Le dernier livre divisé en deux. ») aura montré que l’astrologie dite généthliaque  avait initialement comporté deux volets, le thème de naissance mais aussi et d’abord le thème de conception.  Le premier s’intéressait au cours de la vie au sortir de l’enfance et l’autre se focalisait sur le seul temps de l’enfantement et de l’enfance. Or, tout montre que la pratique actuelle du « thème astral »  combine ces deux problématiques autrefois séparées et qui le sont clairement  chez Ptolémée, même si cela a échappé à des astrologues qui s’y sont intéressés comme Denis Labouré, André Barbault, Elizabeth Teissier oi Yves Lenoble au cours des 30 dernières années. qiui n’ont lu la Tétrabible qu’au prisme de leur pratique courante, risquant ainsi l’anachronisme.
Il faut rappeler qu’au départ le systéme des maisons  ne comportait pas le contenu que l’on connaitra par la suite. A aucun moment Ptolémée ne  désigne les maisons sur la base de la distribution des significations  qui s’imposeront par la suite et qui a donné d’ailleurs une iconographie largement oubliée, elle aussi – décidément,  laquelle  recoupe peu ou prou certaines arcanes du Tarot comme la Mort pour la maison VIII  (cf nos Recherches sur l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot, parues avec le reprint de l’Astrologie du  Livre de Toth, Paris Trédaniel 1993 et  en 2015 notre étude dans la Revue Française d’Histoire du Livre, consacrée aux Livres d’Heures)
Louis Cruchet propose l’historique suivant , reprenant d’ailleurs en partie nos propres travaux sur  maisosns astrologiques et  arcanes majeures du Tarot::


L’Anthropo-Bio-Cosmologie : l’ABC des relations
Anthropologiques entre la Biologie humaine et le Cosmos


Significations des maisons astrologiques et significations des planètes
La signification des maisons astrologiques soulève quelques questions. Actuellement, elle n’est guère en rapport à leurs positions relatives sur la sphère locale, car, par exemple, la maison VIII, en relation à la mort, se situe au-dessus de l’horizon alors que sa signification devrait la situer en-dessous. L’histoire nous apprend que la signification des maisons fut assez tardive et qu’elle s’est précisée par affinité avec les planètes. Nous verrons que les différentes traditions relatives à ces affinités ne sont pas toutes contradictoires. Mieux, il semble se dégager de l’histoire des maisons associées aux planètes une cohérence attribuable au système des triplicités des maisons. Nous verrons que les études statistiques peuvent aussi contribuer à l’association des planètes aux maisons et nous introduirons les résultats de nos propres statistiques.
Les maisons dans l’histoire astrologique
Les significations des maisons ont eu de grandes difficultés à s’imposer et à s’harmoniser au cours de l’Antiquité grecque. Claude Ptolémée n’en parle pas dans sa Tétrabible, au IIe siècle de notre ère, mais les témoignages de Marcus Manulius (Manulius, pp.71-75, 2008), au début de notre ère, et ceux de Firmicus Maternus (Maternus, p.109-113, 2002) au IVe siècle, sont intéressants. Les auteurs ne donnaient pas les mêmes significations aux maisons, parce qu’ils possédaient des sources différentes et les aggloméraient de façon inégale, mais Manilius les faisait correspondre aux dieux qui, pour certains, avaient leurs équivalents planétaires.
Les maisons ou « lieux » dans l’Antiquité


Manilius
Maternus
maisons
lieu de
signification
dieu/planète
lieu de
signification
(faste ou néfaste)
I
naissance
destinée
Mercure
vie

II
Typhée


argent
Porte d’En-Bas
III
mort
Déesse
Lune
frères
Déesse
IV
père, enfant
Génie
Saturne
parents

V
santé, maladie
Génie

fils
Bonne Fortune
VI
du travail


santé
Mauvaise Fortune
VII
mort (Pluton)


épouse

VIII
Typhée


mort
Porte d’En-Bas
IX
(la Fortune)
Dieu
Soleil

Dieu
X
mariage

Vénus


XI

Fortune
Jupiter

Bon Démon
XII
du travail



Mauvais Démon

Les premières significations des maisons étaient soucieuses d’une certaine cohérence relative au mouvement diurne. En témoignent ces deux auteurs qui placent la mort, la Lune ou « Déesse », la Porte d’En-Bas et les « Daimons » (Génies) en-dessous l’horizon, plus précisément entre la maison II et la V, et la Fortune, le Soleil ou « Dieu » et le bon Démon en-dessous de l’horizon, entre la maison IX et la XI. Pluton et la mort sont justifiés par Manulius dans la maison VII parce que le couchant est le lieu des morts (chez Maternus, la mort de la maison VIII semble être une répétition de la « Porte d’En-Bas » de la maison II).
Les dieux/planètes de Manilius seront, en Occident, les planètes correspondant aux mêmes maisons de l’astrologue romain (excepté Vénus en X), sans que nous sachions si l’auteur fut la source du Moyen Âge tardif que nous allons examiner maintenant. »
En fait, Cruchet  s’en tient à des données bien connues dont  il présente un tableaiu synthétique/ Or, ,notre approche   va nettement plus loin en mettant ces données en perspective, diachroniquement.
Cela fait déjà longtemps que nous avions été interpellés par le fait que dans la Tétrabible, si l’on ne désignait point en effet,  les maisons  selon leurs appellations  « classiques », celles que rappelle Cruchet dans l ‘avant dernière colonne de son tableau, en revanche, ses chapitres successifs recouvraient parfaitement les dites attributions.  Comment expliquer une telle étrangeté?
Nous proposerons l’explication suivante : l’ancien dispositif  des significations des maisons (cf dernière colonne du tableau de Cruchet) aura été remplacé par  la colonne précédente en s’inspirant du protocole exposé dans la Tétrabible en ses Livres III et  IV lequel exposé successivement ce qui est relatif au thème de conception -donc dressé pour le moment de la conception – et au thème de naissance., ce qui aura finalement conduit à placer sur un seul et même thème, celui de naissance, les domaines censés  être dévolus respectivememt  à chacun des deux thèmes.
Cela conduit en fait  à un changement epistémologique   majeur. Alors que l’astrologue était censé prévoir ce qui se passerait à la naissance à partir de l’étude du thème de conception, il allait désormais décrire ce que l’on savait déjà concernant un être déjà présent!  Au lieu de prévoir, il se contenterait dès lors du moins pour ce qui est des premières maisons d’expliquer après coup, ce qui conduisait l’astrologie à renoncer à s’occuper de façon spécifique de prévoir les conditions liées à la naissance, par avance! On sait qu’une telle tendance aura fini par se répandre de préférer l’a posteriori à l’a priori avec le renoncement à l a  vraie prévision de ce qui n’est pas encore advenu, chez bien des astrologues modernes.
Voilà donc un nouvel exemple d’une déperdition voire d’une perversion du savoir astrologiique ancien  et qui n’a d’égal que l’abandon des étoiles fixes, lequel déséquilibre totalement la pratique astrologique notamment  en mondiale alors que la Tétrabible en traite. On voit à quel point il est vain de tenter de nous présenter l’astrologie actuelle  comme un aboutissement alors qu’elle nous apparait comme  bien corrompue au regard de ses états antérieurs.




JHB

Enquete sur l'espace du Bien Etre, Salon Naturally Pte de Versailles 2016