Site de l'Association La Vie Astrologique (ex Mouvement Astrologique Universitaire). 8, rue de la Providence. 75013 Paris/ Une approche historico-critique de la littérature astrologique.
Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)
Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
.
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jeudi 8 octobre 2026
]jacques halbronn MAster Class en Histoire de l’Astrologie . La dégradation pré-ptoloméénne de Saturne.
Posté par nofim le 8 octobre 2026
]jacques halbronn MAster Class en Histoire de l’Astrologie . La dégradation pré-ptoloméénne de Saturne.
L’Historien de l’astrologie ne saurait se dissocier de l’Histoire du monde; Ce n’est que grâce à nos avancées au regard de la science historique que nous sommes à présent en mesure de mettre en perspective le sort réservé à la planéte Saturne,à savoir la dégradation de son statut central par son intégration au sein de l’ensemble planétaire, sur un pied d’égalité. Passage du THEOS au DEMOS?
C’est ainsi que dans notre étude du traumatisme qu’avait subi l’astrologie avant la Tétrabible laquelle n’est jamais qu’une tentative assez réussie de solution de continuité qui n’aura guère connu de critique digne de ce nom avant nous, le cas du détronement de la planéte Saturne doit se connecter avec la stratégie égalitaire d’une phase DEMOS/ Entendons par là que Saturne au cours du millénaire précédent le notre (déterminé par rapport à la vie de JC) aura subi une révolution copernicienne qui lui aura fait perdre sa centralité au sein du systéme solaire, non point d’un point de vue astronomique stricto sensu mais sous l’angle astrologique. Nous avons déjà eu l’occasion de traiter de cette question mais nous ne l’avions pas fait au prisme historique de notre astronomie septennale. Il y a un paradoxe avec le passage en phase DEMOS, c’est que ce qu’on pourrait prendre pour une avancée se révéle être une récession. C’est ainsi que la mise en place d’un « septénaire », incluant Saturne, aux cotés des luminaires et du quatuor Mercure- Vénus-Mars et Jupiter, allait faire perdre à cet astre sa centralité. Cette dégradation allait se consolider à partir de la fin du XVIIIe siècle avec l’émergence de ce qu’on appelle les transsaturniennes »invisibles.(cf notre communication L’évolution de la pensée astrologique face aux découvertes des nouvelles planétes du systéme solaire (1781-1930) – 103e Congrès national des Sociétés Savantes, Nancy,1978,fasc V) Nous écrivions, voici une cinquantaine d »années qu’il y avait eu « crise de la pensée astrologique (..) Ce sont les solutions qui seront imaginées par les astrologues modernes,pour intégrer ces nouveaux venus, tout en respectant plus ou moins une tradition qui les avait ignorés qui présente un certain intérêt du point de vue épistémologique ».
S’il n’est guère possible de fixer la date d’une telle révolution, au sens plein du terme, puisque le roi Saturne y perdra son trône, en revanche, il est aisé de connaitre la date d’une restauration de sa dignité millénaire, puisque nous en sommes le principal artisan; C’est en 1992-1995 qu’allait se déclarer l’idée d’une Astrologie selon Saturne. (Supplément au Bulletin de la S.A.F n°9) Ed de la Grande Conjonction). Cette période est à qualifier, d’ailleurs, du point de vue de notre Astrologie Septennale de THEOS, avec Saturne dans le signe fixe (donc au centre d’un des 4 quadrants) du Scorpion, marquant la culmination d’une phase THEOS de recentrage. D’ailleurs, ce moment n »etait pas isolé, puisque notre approche est fondamentalement synchronique, elle coincide avec une série de reconnaissances de nos activités: parution de l’article Astrologie dans l’Encyclopaedia Universalis, réédition de nos Clefs pour l’astrologie (Iere éd. 1976, Ed Seghers), proposition de la part d’Elie Garbarz, d’assurer le secrétariat de l’association LDJ (Liberté du judaïsme) et retour (par le biais d’un mariage) une relation de couple qui avait été suspendue en 1977, 15 ans plus tôt, étant entendu que de telles périodes sont de courte durée en raison d’un processus d’antithèse et d’alternance qui va à l’encontre d’une astrologie mondiale de la longue durée. C’est dans la seconde éditon des Clefs (pp. 132 et seq) que nous présenterions notre modéle Saturno-centré comme étant le seul à prendre en compte et nous le qualifions alors de « paradigme universel » avec une « table des phases de Saturne pour le XXe siècle. Nous y reprenions notre exposé de 1986 sur la ‘Pensée Astrologique » Comment expliquions nous, en 1993, la « mise en place du cycle saturnien? « A force de tenir compte de cet astre qui joue le rôle d’une horloge, dans le cadre de ce qui aurait pu être une religion saturnienne, il est possible certaines instances dans l’organisme humain se soient accoutumées à enregistrer ses déplacements (..) On notera que les fêtes des Saturnales qui se tenaient à Rome (…)ont pu évoquer l’idée d’un bouleversement de l’ordre social (…) C’était en effet l’occasion pour maitres et serviteurs d’échanger pour quelque temps leur statut de façon assez symbolique » Nous concluions (p. 141) « le paradigme universel, par sa simplicité de formulation peut être utilisé par des non -astrologues dès lors qu’ils connaissent bien le terrein sur lequels ils doivent l’appliquer » En vérité, il manquait à notre travail d’il y a une trentaine d’années certaines pièces qui ne permettaient pas encore de l’imposer, notamment le découpage des quadrants de 90° et les deux phases de 45°, ce qui impliquait un abandon de la dialectique équinoxial -solsticial. « Nouus pensons, écrivions-nous à la fin de l’Astrologie selon Saturne (fin 1994) que l’intérêt accordé à Uranus, Neptune et Pluton n’a guère été profitable à l’Astrologie » En fait, nous n’avions pas suffisamment déconstruit l’astrologie des « domiciles » planétaires en mettant en évidence à quel point la volonté d’intégrer Saturne au sein d’un tel dispositif avait été une catastrophe pour la pensée astrologique; on pense notamment au fait de placer les luminaires dans un seul et meme quadrant – Lune Cancer Soleil lion alors que ces deux astres devanient initialement s’opposer. Mais l’insertion de Saturne allait forcer à cette solution de continuité. En outre, les événements en Europe Orientale, allaient, pour un temps, valider l’autre paradigme, celui élaboré par André Barbault, autour d’un autre cycle saturnien, relié à la « nouvelle planéte », Neptune..
IA En astrologie mondiale, l’astrologue André Barbault décrit la conjonction entre Saturne et Neptune (qui se forme entre le
printemps 2025 et le printemps 2026) comme un aspect majeur porteur d’un fort potentiel humanitaire et social »
/JHB 08 10 26
IA
Ce texte de Jacques Halbronn, extrait de ses réflexions en Histoire de l’Astrologie, développe sa thèse centrale sur la centralité perdue de Saturne et sa critique du modèle astrologique traditionnel.
Voici une synthèse des idées clés et des concepts théoriques abordés dans ce manifeste :
1. La critique de l’astrologie ptolémaïque (La Tétrabible)
Une solution de continuité artificielle : Halbronn considère la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle apr. J.-C.) non pas comme la référence absolue de l’astrologie, mais comme une tentative de sauvetage d’une discipline déjà corrompue et dégradée.
Le manque de critique historique : Il déplore que la tradition astrologique ait accepté ce modèle ptolémaïque pendant près de deux millénaires sans exercer de véritable critique épistémologique avant ses propres travaux.
2. Le concept de « Dégradation pré-ptoléméenne » de Saturne
La perte de la centralité : Au cours du premier millénaire avant l’ère chrétienne, Saturne serait passé du statut d’astre central et unique régisseur des cycles mondiaux à celui de simple planète parmi d’autres.
Le piège du Septénaire : L’intégration de Saturne au sein du système des sept astres traditionnels (Luminaires + 5 planètes) est perçue par Halbronn comme un nivellement par le bas, une stratégie égalitaire propre à ce qu’il nomme la phase DEMOS.
L’aggravation moderne : Cette perte de statut s’est accentuée à partir de 1781 avec la découverte d’Uranus, de Neptune et de Pluton (les transsaturniennes), qui ont repoussé Saturne au rang de planète intermédiaire, diluant encore son rôle.
3. La dialectique Halbronnienne : Les phases « DEMOS » et l’Astronomie Septennale
Le paradoxe DEMOS : En astrologie halbronnienne, la phase « Demos » (liée à la multitude, à l’égalitarisme) tend à complexifier inutilement le système en ajoutant des facteurs (le septénaire, puis les transsaturniennes), ce qui constitue en réalité une récession conceptuelle.
L’Astronomie Septennale : Le modèle d’Halbronn refuse la multiplicité planétaire. Il prône un retour à un cycle unique basé sur les mouvements de Saturne (qui met environ 28 ans à faire le tour du zodiaque, soit 4 périodes de 7 ans).
4. La « Restauration » de Saturne (1992-1995)
Halbronn revendique la paternité d’un retour aux sources de l’astrologie primordiale. Entre 1992 et 1995, il formalise l’idée d’une Astrologie selon Saturne (ou Saturnisme), où Saturne redevient l’unique aiguille du temps cosmique et social, restaurant ainsi sa « dignité millénaire ».
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