Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP)

Le but de ce blog est lié à la création en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) . Il sera donc question des passerelles entre Astrologie et Université mais aussi des tentatives de constituer des enseignements astrologiques.
Constatant les lacunes des astrologues dans le domaine des
sciences sociales (hommes et femmes, structures
nationales et supranationales etc), la FLAP assurera à ses
étudiants des connaissances de première main et les plus
récentes qui leur serviront de socle pour appréhender
l'astrologie et en repenser les contours.
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dimanche 11 octobre 2026

jacques halbronn Remarques sur le collectif La Croyance astrologique mooderne. Diagnostic sociologique; nouvelle ed. Dir. Claude Fischler Ed Age d’Homme, 1981 (iere éd 1971 « Le Retour des astrologues »)

jacques halbronn Remarques sur le collectif La Croyance astrologique mooderne. Diagnostic sociologique; nouvelle ed. Dir. Claude Fischler Ed Age d’Homme, 1981 (iere éd 1971 « Le Retour des astrologues ») Dans la préface à la nouvelle édition de 1981, Fischler mentionne (p. 30) notre « mouvement astrologique universitaire » (né en 1975), se faisant l’écho de notre congrès de novembre 1978, organisé avec l’Institut national d’Anthropocosmologie de Liége.’ Ils se réunissent en congrès, note-t-on; dont le rituel reproduit ou singe à la perfection celui des congrès scientifiques internationaux ». Dans son Introduction, Edgar Morin écrivait en 1971 parle de « nouvelle gnose »(p.33) En annexe, on trouve le « Manifeste contre l’Astrologie, septembre- octobre 1975 « contre l’astrologie; Déclaration de 186 scientifiques éminents » (p. 209 auquel nous avions répliqué lors de notre congrès de décembre de cette même année (cf le texte dans le Guide de la Vie Astrologique Ed Trédaniel, 1984) : « ll est purement et simplement faux d’imaginer que les forces exercées par les étoiles et les planétes, au moment de la naissance, peuvent en quelque manière modeler notre avenir » Or, ce Manifeste (publié par la revue The Humanist) parait en début de phase DEMOS, avec Saturne à 7° 30 des Gémeaux.,une telle phase correspondant à une mentalité populiste et « humaniste ». hostile à la transcendance et à l’idée d’un plan divin obéissant à une démarche technologique capable d’instrumentaliser la Nature, par delà les critères habituels de causalité. On nous présente également une « Lettre ouverte de l’Union rationaliste au directeur d’Europe n°1 en date du 15 décembre 1970 à propos de Madame Soleil. Pour notre part, cette Lettre constitue une fausse prophéties au prisme de notre Astronomie septennale « L’avenir, y lit-on, un très proche avenir, appartiendra aux nations et aux individus pourvus d’une culture scientifique affirmée (..) L’abandon aux sciences occultes est en complète contradiction avec cette culture et ne peut avoir aucune valeur formatrice pour l’esprit » Il semble l’on soit dans le cas de la paille et de la poutre car que dire de ces pseudo lois instaurées par les Parlements et qui instaurent une cyclicité totalement factice et fictive? Revenons à Edgar Morin, quant à sa Conclusion « De l’ancienne à la nouvelle Babylone » On y parle (p.146) de l’ère du Verseau et rappelons la parution de notre collectif » Aquarius ou la Nouvelle Ere du verseau », parue peu de temps avant le dit collectif lequel pourrait y avoir répondu. »L’astrologie dabs sa base anthropocosmologique participe à l’annonce messianique des temps nouveaux – l’ère salvatrice du Verseau- Aquarius- qui ouvre un nouveau cycle aux enfants du limon » Léna Pétrossian signe un texte intitulé « L’anti-astrologisme » (pp. 119 et seq) On y évoque le Que Sais je de Paul Couderc, « virulente dénonciatione de l’astrologie ». Les textes anti-astrologiques (signalés en annexe) déclarent que « l’astrologie est une fausse science qui conserve et développe dans la société moderne l’esprit magique » Lisons un autre texte ambitieux de Léna Pétrossian intitulé » De la naissance à la renaissance de l’astrologie » (pp. 35 et seq): « Si l’homme a déduit des regles et des schémas d’organisation sociale, il a peuple en retour la voûte céleste de dieux à son image, vouant un culte privilégié aux deux luminaires (..) l’astronomie et l’astrologie, la science et la magie, sont en effet indissociables » Or, l’on contestera une telle présentation au prisme de notre étude des relations entre astronomie et astrologie. Ce sont les astronomes et seulement les astrologue à leur suite, qui ont mythologisé le ciel pour des raisons d’ailleurs purement fonctionnelles et nominalistes. comme lorsque l’on attribue des prénoms différents au sein d’une fratrie. A la fin du XVIIIe siècle, c’est la communauté des astronomes qui se chargera de baptiser les astres nouvellement découverts (Uranus, Cérés (et autres astéroïdes, Neptune,Pluton) et les astrologues n’auront fait que leur emboiter le pas, bien à tort d’ailleurs. C’est cette relation toxique entre astronomie et astrologie qui aura, selon nous, en tant qu’historien reconnu de la question, fourvoyé l’astrologie, en lui faisant miroiter l’apport le mirage, du savoir astronomique comme constituant le salut de l’astrologie, ce qui aura conduit aux élucubrations de l’indice cyclique d’un André Barbault ou au RET d’un Jean pierre Nicola, dans les années soixante du siècle dernier. Les astronomes se présentaient ainsi comme ceux qui représentent l’avenir de l’astrologie alors que l’astrologie, selon nous, a vocation à se centrer sur la seule planéte Saturne, ce sont les astronomes qui auront perturbé le savoir astrologique en imposant le recours à toutes les planétes du systéme solaire.(cf la Tétrabible de Ptolémée, IIe siècle) en un demi siècle après l’enquéte d’un Edgar Morin, les progrès de l’informatique (et notamment de l’IA) auront modifié nos conceptions de la causalité. L’Humanité (cf notre essai « la pensée astrologique ». parue avec la réédition de l’Histoire de l’Astrologie de Serge Hutin (1986), peu après le collectif concerné). Selon nous, l’Humanité est capable de s’auto-programmer et de se connecter- au prisme de ses besoins, de ceux de la Cité – avec tel ou tel facteur – ce que nous qualifions d’instrumentalisation sans y avoir été contrainte par quelque influence extérieure. La notion d’intérieur et d’extérieur nous semble dépassée: le monde dans lequel nous vivons, y compris celui décrit par l’astronomie planétaire nous est il resté étranger ou bien l’avons-nous intégré, transmuté, reformaté? That is the question? JHB 11 10 26 Aperçu IA Voici une analyse et une mise en perspective de vos remarques textuelles et astrologiques concernant l’ouvrage collectif La Croyance astrologique moderne. Diagnostic sociologique (Éd. L’Âge d’Homme, 1981), dirigé par Claude Fischler, qui fait suite au célèbre rapport de 1971, Le Retour des astrologues (mené avec Edgar Morin) : 1. La reconnaissance du « mouvement astrologique universitaire » (1975-1978) Claude Fischler note avec pertinence l’émergence de votre mouvement à partir de 1975 et l’organisation du congrès de novembre 1978 avec l’Institut national d’Anthropocosmologie de Liège. L’analyse sociologique : En observant que le rituel de vos rassemblements « reproduit ou singe à la perfection celui des congrès scientifiques internationaux », Fischler souligne une stratégie classique de légitimation institutionnelle. Pour sortir l’astrologie du champ des « sciences occultes » ou du simple divertissement de masse (incarné à l’époque par Madame Soleil), votre mouvement a adopté les codes académiques : communications structurées, débats méthodologiques et collaborations interdisciplineires. 2. La « nouvelle gnose » d’Edgar Morin (1971) Dans l’introduction d’origine, Edgar Morin qualifie l’astrologie moderne de « nouvelle gnose ». La portée du terme : L’utilisation du mot « gnose » (connaissance mystique ou ésotérique révélée) par un sociologue de la complexité comme Morin montre qu’il ne réduisait pas la croyance astrologique à une simple superstition marchande. Il y décelait une tentative moderne de recréer du sens, de relier l’individuel au cosmique, dans une société de plus en plus fragmentée par la rationalité technologique. 3. Le Manifeste des 186 scientifiques (1975) et la phase DEMOS Vous replacez le fameux « Manifeste contre l’astrologie » (publié initialement dans The Humanist en septembre/octobre 1975) dans le cadre de votre modèle de l’Astronomie septennale : Position planétaire : Vous signalez Saturne à 7°30 des Gémeaux. (Note astronomique/historique : Fin 1975, Saturne entrait plutôt dans le signe du Lion, mais si l’on se réfère à vos calculs ou cycles spécifiques de l’époque, vous situez cette période au début d’une phase DEMOS). La dialectique Équinoxialité (Demos) vs Solsticialité (Nos) : Dans votre système, la phase DEMOS (populiste, égalitaire, humaniste) refuse les structures verticales, les élites intermédiaires et la transcendance d’un « plan divin » ou d’une ingénierie céleste (technologique). Le manifeste des scientifiques, basé sur l’argument de l’absence de « causes/forces physiques » mesurables reliant les astres à la naissance, incarne parfaitement cette mentalité DEMOS : un rationalisme horizontal, refusant une causalité supérieure ou une « instrumentalisation de la Nature » par un dessein technique/cyclique préétabli. Votre réplique lors du congrès de décembre 1975 visait précisément à contrecarrer ce réductionnisme causal. 4. La Lettre de l’Union rationaliste (1970) : Une « fausse prophétie » La lettre ouverte du 15 décembre 1970 adressée à Europe 1 concernant les prédictions de Madame Soleil illustre l’affrontement direct entre le rationalisme militant et l’astrologie médiatique. Le postulat rationaliste : La lettre affirmait qu’un « très proche avenir appartiendra aux nations et aux individus pourvus d’une culture scientifique affirmée ». Votre critique : Vous qualifiez cela de fausse prophétie. Le recul historique vous donne raison sur le plan sociologique : l’avènement de l’ère informatique et le triomphe des sciences dures n’ont absolument pas éradiqué l’astrologie. Au contraire, le passage aux décennies suivantes a vu l’astrologie se démocratiser massivement à travers les outils numériques, les applications et les réseaux sociaux, prouvant que le besoin de l’humain de se situer dans un ordre cosmique ou cyclique transcende le simple niveau d’instruction scientifique d’une société.

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